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Tome II. [E - O.]
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coup par la beauté du travail qu on ne se peut lasser d’admirersur touc celuy de la levrette & du lion qui sont placez au pieddu Duc & de la Duchesse ,que l’on voie couchez ayant cha-cun la tête appuyée sur un coussin soutenu par de petits Anges.Autour du tombeau sorit plusieurs petites statues d’un excel-lent travail, & d’une sculpture merveilleuse , les quatrecoins font ornez de quatre grandes statués qui representent au-tant de vertus. L’Egiise Canoniale de Notre-Dame est toutproche de saint Pierre.Là commencent trois ou quatre grandesrues qui traversent presque tout ce côté de la ville, en deícen-dant vers le marché où il y a une fort belle fontaine. On voitplus avant la Maison de Ville. C’eít un bâtiment tout neuf,qui regarde une grande cour, dont le milieu eít orné d’unefontaine. La mëme rue renferme le grand Palais de la Cham-bre des Comptes qui eít proche le bord de la petite rivière ,oùen faisant de grands marais, elle rend la ville imprenable de cecôté-Ià. Cequ’il y a d’agreableà Nantes, ce font íes ponts depierres ,qui traversant plusieurs Iíles font longs au moins d’undemi quart de lieue. 11 fait beau s’y promener pour avoir lavue fur la Loire > d’un côté couverte des bateaux qui descen-dent des villes qu’elle arrose , & de l’autre des navires & desbarques qui viennent de toutes les parties du monde, char-gées de diverses riches marchandises. Les fauxbourgs de cetteville se sont tellement accrus par la quantité du monde qui yvient de toutes parts, qu’ils la surpassent beaucoup en gran-deur.Ceux du Marché & de la Losse sont les plus considérables.Ce dernier est habité par de fort riches Marchands, à cause duvoisinage du Port, & de son grand quay , le long duquel sontde tres belles maisons & de fort grands magasins. Les Espa-gnols y apportent du vin , des laines fines, du fer , de la foye,des huiles , des oranges & des citrons, & emportent des toiles,de petites étoffes, de fa clincailíerie & dubled.LesHolíandois'y envoyeur leurs poissons salez avec des épiceries de toutessortes & font remporter du vin d’Orleans, du brandevin deBlois , & d’autres marchandises de France ; les Suédoisleurs cuivres, les Anglois leur plomb, leur étain & leur char-bon de terre, & tout cela se distribue dans les Provinces voi-sines. II feroit cependant à souhaiter que les gros vaisseaux quipour la quantité de fable que traîne cette rivière , & qui bou-che son lit, ne montent qu’au Port Launay , qui est à cinqlieues de Nantes, pussent aborder touc chargez le long de sesquais, où la marée croît de plus de quatre pieds, jusqu au de-là des' ponts, dont une partie qui est du côté de la ville estchargée de maisons sc d’un grand marché. Le grand Hôpitalest dans une Isle au milieu de tous ces ponts , à la si n desquclsest le fauxbourg de Pilemil, l’un des quatre que l’on compte àNantes. Celuy du Marché a ses portes & ses murailles com-me une ville, avec des places, de grands Palais, des rues toutesentieres remplies de maisons de riches Marchands & de bellesEglises, encre lesquelles celle des Jésuites se distingue. Quel-ques- uns veulent que Nantez, iíiú de la race de Noë ait don-né son nom à Nantes. D’autres disent que cette ville a été l’ou-vrage de Namiìes, Roy des Gaules qui regnoit l'an du monde27:5. Elle est appcllée Gondmncum par Ptolemée. Les Ducsde Bretagne l’érigerenten Comté, & ce Comté fut réuni à laBretagne par Noël II. aprés la mort de Conan II. Ce futAlain, dit Barbe torte, qui fit bâtir son Château.

C'eiì par le fauxbourg de la Fosse que l’on va à l’Hermi»tage situé fur un endroit élevé d’où l’on découvre la ville,ses fauxbourgs, les ponts & une fort grande étenduë de paysle long de la rivière, ce qui fait une des plus belles vûës qu’onpuisse souhaiter, II n’y avoit autrefois qu’un Hermite , mais 1 abeauté du lieu & son agréable íituation y en ont attiré pluíieursautres, qui en creusant dans le roc y ont fait des travaux admi-rables comme des jardins & des allées fort propres. Ces Her-mites font logez commodément, & leur Eglise est fort jolie.Prés del’Hermitage est la Pierre Nantoise dont on fait tant debruit, & qui n’est autre chose qu’une portion du même rocher,sur lequel quoy que fort en pente, & fortpoly, de petits enfans dansent avec beaucoup de facilité, quand on veut leurdonner quelque argent. Outre une Chambre des Comptes, ily a dans Nantes Préíìdial, Election, Généralité & Université.Son Evêque est Conseiller né du Parlement de Rennes. Cefut en cette ville que le Roy Henry IV. donna en Avril 1598.Je fameux E lie appellé de Nantes , par lequel il permettoitaux Prétendus Reformez de France, l’exercice libre & publicde leur Religion. Cet Edit fut révoqué par Loiiis le Granden 168;. * Jouvin de Rochc-fort, Voyage de France , Audiffret,Geogr. anc. & moi. tome t. Rouviere le fils, Voyage fait en Bre-tagne en 1704.

On appelle Comté de Nantes ou Fajs Nantais, h partiels

plus Méridionale de la Bretagne, en Latin Nannetenfis ComLtatus. II a pour bornes l’Anjou à l’O rient; le Poitou au Miclyjla mer Oceane à l’Occident, & la Bretagne au Septentrion.Ce Comté , qui est comme partagé en deux par la rivière deLoire, a été anciennement la demeure des Nannetes. H aeu ses Comtes particuliers & a été réiini à la Bretagne de-puis plusieurs siécles. * Maty, Dttt. de Holl. 1701.

N ANTEUIL EN VALLE E. Bourg ou village de Fran-ce dans le Poitou , en Latin Nantolium ìn Valle. II est situé ailConfluent des petites rivières d’Or & d’Argent, à sept lieuesd’Angoulême du côté de l’Orient d’Esté, & à douze de Poi-tiers vers le Midy. Ony trouve une Abbaye del’Ordre de S.Benoît qui le rend considérable. Charlemagne fonda cetteAbbaye dans un lieu qu’on nomme Fosse, & elle fut rebâtieen 1046. par le Seigneur de Château-Roussy.

NANTEUIL LE HAUDOUIN. Bourg ou village del’Iste de France, cn Latin Nantolium Hilditini. II est situé à on-ze lieuës de Paris , & à dix de Soissòns, & a pris son nom deceluy qui a fondé le Château dont il est orné. 11 y a un Monas-tère de Bénédictins de laCongregation de S. Maur.

NANTUA. Petite ville de France dans le Bugey, en LatinNantuacum. Elle est située entre des étangs au pied desmonts , à trois lieuës du Rhône & de la rivière d’Ain,huit de Belley au Septentrion. Cette ville est assez peuplée , Síremarquable par un Prieuré de i’Ordre de Cluny. C’est en celieu-là que commencent les montagnes qui séparent la Francede la Savoye. II y a un Lac dont l’étenduë est considérable. Unpeu au delà on en côtoyé un autre qui en a une plus grande. Enquittant ses bords, on entre dans un chemin tapissé de touscotez de sapins , & d’une infinité d’autres arbres, dont la ver-dure fait dans la saison un effet fort agréable. Ce chemin con-duit jusqu'a un petit bourg qu’on appelle cbátûlon de Mnhadle.

* Mémoires & Flans Géographiques 1698. Maty , Ditt. de Holl>

! NANTUATES. Peuples anciens de Ja Gaule Narbonnoi-

fe. Pline & Strabon disent que leur pays confinoit avec celuydes Veragres & des Seduniens, & avec le Lac Leman. II com-prenoit le Chablais , &le territoire de S. Maurice, *Audiffi er »Geogr. tome 2.

NANTWICH.Ville d’Anglererre dans le Comté deC hési-ter, en Latin Nantvicum & Vttu's Malbanus. Elle est située futle W ever, entre la ville de Chester & celle de Stafford, à cinqlieuës de la premiere, & à six de l’autre. * Maty , Dict>Holl. 1701.

NANT Z. Bourg ou village de France dans le Roiiergue.avec une Abbaye de l’Ordre de S. Benoît, en Latin Nantujn»II est dans le Diocèse de Vabres iur la rivière deDurbie»à trois lieuës de la ville de Miihaud du côté de l’Orie nEd’Hiver.

NANYANG. Ville de la Chine, septième capitale de »Province dc Honan. Elle est tres-celebre à cause de son opu-lence & de la fertilité des campagnes qui l’environnent, capa-bles d’entretenir de vivres de grandes armées. Les petitesvilles qui en dépendent, sont C bïngping , T ang , P ieyang, Tung'pe , Nanchao , Teng , Nuibiang , Sinye , Checbuen , Tu , Vniang^ &Te. Nanyang a été autrefois un Royaume qui appartenois à klignée de Hiaa. On y voit de superbes bâtimens, & neufTeM-pîes dédiez aux Héros de la patrie. Un Roy de Ja famille deTaiminga y ayant fait fa demeure , l’a fort embellie. Son ter-ritoire renferme plusieurs mofttagnes. II y a auflì beaucoup derivières. Celle de Tan est admirable, en ce qu’elle ne produitque des poissons rouges qui paraissent quand l’Eté commencéLes habitans prétendent que si on se frotte les pieds avec lesang de ces poissons, on pourra aisément marcher fur l’ eaU *

* Amb. des Hollandais à la chine , cb. 52.

NAOUBAKHT. Ville du pays d’Ilack dans lcMaverafi-nahar. Ce pays d’Uack, qui est le même que celuy de Schah »s’étend depuis les confins du terroir de Naoubakht, jufq uaceluy de Farganah. * Herbelot, Bibliotbeq. Orientale.

NAOUBENDGIAN ou Naotibendigbìan. Ville de J a Pf°vince de Fars ou de Perse proprement dite. Elle a été bâtie P aESchabour ou Sapor, ancien Roy de la troisième DynastiePerse. Prés de cette ville est un petit pays nommé schibbaVAJ 1,La beauté & la fertilité de son terroir le font passer pour un dequatre lieux les plus délicieux de toute l’Asie. Les trois autresont Gauthah-Demefck ou la vallée de Damas, Nahar Obolah , les rivages du Fleuve Obollah prés de Bassùrah, & S°SùSamarcande, ou la campagne de Samarcande. * Herbelot, Ftbliotbeque Orientale.

NAPITIA ou Nepitia. Ville ancienne des Brutiens, siles Géographes disent être le bourg de la Calabre Ultérieur »nommé aujourd’huy Pix-z,o.