668
T U R
T U R
» auprès de laquelle demeure un grand nombre de Pef-35 cheurs y fait le fond d’une Baye. Cette Province pro->3 duit du ris en grande abondance. II y a auffi de bons pa-33 turagcs & quantité de bétail. Hean est fa ville capitale33 & le Siégé du Mandarin qui en est le Gouverneur. La33 Province du Sud , qui est une Iste triangulaire faite par33 la mer, a la riviere de Domea à son Est, & celle de Roxbo33 à son Ouest qui la sépare de Tenan , ayant la mer à son33 Sud. Cette Province est un Pays extrêmement bas, plat33 & uni. Elle produit du ris tres-abondamment. II y a33 auffi de grands pâturages, & beaucoup de Pefcheurs au-33 prés de la mer. La Province de l’Oùest àNgeamau Sud,33 le Royaume de Laos à l’Ouest, la Province de Cachao à3 >fEst,&cclle du Nord au Nord. C’est une grande Con-ss tréc fort agréable , & d’un fond également fertile en33 pâturages & en bois. La laque est ce qu’elle produit prin-33 cipalement. On y trouve auffi une grande quantité de33 vers à í'oye. La Province du Nord est un grand Pays qui33 stiít le Nord de tout le Royaume. Elle a celuy de Laos à33 fOuest, la Chine à l’Est & au Nord, le Royaume de Bao33 ou de Baotan au Nord-Oiiest, & elle est bornée au Sud33 par trois des principales Provinces deTunquin, fçavoir>3 la Province de fOuest, & celles de Cachao &de fEst.33 La plus grande partie consiste en une campagne, où font33 plusieurs montagnes fort hautes qui produilènt de for.33 C’est particulièrement fur ces montagnes qu’on trouve33 les élephans sauvages de ce Pays-là. Les autres parties de33 cette Province produisent de la laque & de la í'oye.
TUNTOBRIGA. Ville ancienne des Callaïques Brac-cariens. Ce n'est aujourd'hui qu'un bourg ou village duPortugal situé dans la Province deTra los-Montes , & ap-pelle Bargua ds Regoa.
TUNZA. Petite riviere de la Romanie,anciennementTanarus. Elle fe décharge dans f Archipel prés de la villed’Eao du côté du Levant. * Maty , Ditt. de Holl. 1701.
TUOLA & Tavola. Les Auteurs Latins appellent ainsiGolo, riviere qui a son cours dans Piste de Corse.
TUPAX. Province du Mexique. Elle a pris son nomde la riviere deTsíp.-tx ou T«xp<t, qui aprés savoir traverséefe va décharger dans le Golfe de Mexique, vis-à-vis d’uneIsic qu’on appelle ds los Lobos , à cause des loups marins quiy font. L'air de cette Province est mal sain, ce qui vientde f excessive chaleur, & de ce que la côte de la mer y estfort basse & fort plate. * Laët, Défi r. des Indes Occid. liv . 5.chap. 5.
TUPIGUAS. Sauvages de l’Amerique dans le Brésil.Ils occupent le Pays qui est depuis le Gouvernement deSaint Vincent jufqu’à Pernarnbuco. C’étoit anciennementune Nation puissante, mais les guerres que les Espagnols &les Portugais leur ont faites depuis qu'ils ont découvertces Régions en ont fait périr un fort grand nombre. LesApiapitanges, les Mariapfgtanges & les Guaracayos fontleu rs voisins. * Laët, Defcr. des Indes Occid. liv. 15. chap. 3.
TUPINAQUINS. Sauvages de f Amérique Méridionaledans le Brésil. Ils font venus habiter depuis plusieurs sié-cles le long des limites de Pernarnbuco. Leur nombre quiétoit fort grand autrefois a beaucoup diminué, lis étoientanciennement fort enclins à la vengeance, &époufoientplusieurs femmes; mais la plupart d eux ont embrassé leChristianisme, où son dit qu'ils perfeverent. * Laët, Defcr.des Indes Occid. hv. 15. chap Z.
TUQUEME. Vallée de f Amerique dans le Gouverne-ment de Lima. On la trouve aprés celle deMotupe. E leest fort agréable & couverte d arbres, & son y voyoit au-trefois plusieurs villages dont les masures paroissent encore.De cette Vallée à celle de Cinto , il n’y a que pour unejournée de chemin ; mais il est fort difficile, parce qu’onn’y volt que des motes de fable & des pierres íeches, fansarbres , fans herbes & fans aucuns animaux. Ainsi c’est unpur descrt, où il est fort mal aisé de ne fe pas égarer quandon y marche fans guides. *Laët, Defcr. des Indes Occid. hv. 10.chap- 19.
TURANO. Riviere du Royaume de Naples appelléeauffi Salto , en Latin Tluvius Turatm & Saltas, anciennementTelonius- Elle a fa source prés de Tagliacozzo dans l’A-bruzzeUltérieure , & va fe mêler au Velino, un peu audessous de Rietí ville de l’Ombrie. * Maty , Dift. de Holl.170T.
TURAPHYLUM. Nom que les Latins donnent à Te-cort ou Techort, ville d Afrique dont Ptolemée fait men-tion.
TURBULA. Ville ancienne des Bastitans en Espagne-Les Géographes croyent que c’est le petit bourg ou vi age de l’Andalousie nommé aujourd’hui Tobana. ~
, TURCAL. Gros bourg de Perse fur la route de Conj tantinople à Ifpahan. II est situé auprès d’une montagnefur laquelle est une Forteresse. La riviere qui vient decat baigne les maisons du bourg. 11 y a en ce lieu-Iades beaux Caravanferas de cette route. * Tavernier,ges de Perse, ch z. r
TURCHEIM. Ville d’AIemagne dans la haute AHace»en Latin Tunheimum. Elle est située au pied des montagnefur la riviere de Fach, & fut autrefois libre &Imperia e.L’Electeur Palatin la posséda ensuite par engagement,aprés quoy elle passa sous l’obeïssmce des Archiducs d AUtriche comme dépendante du grand Bailliage de Hagu e 'nau. Cette ville qu’on trouve à une lieue de Colmar # 3quatre de Briíack, fut cedée à la France en 1648. p as iTraité de Munster. * Audiffret, Geogr. anc.& mod. Totite z ‘Maty, Dicl. de Holl. 1701. ,
TURCILIS. Les Anciens ont nommé ainsi la riviere «Morvedre, qui a son cours en Espagne dans le Royautéde Valence.
TURCOCHORI. Village dans la Beotie, en Latin T«''cocboriim, anciennement E latea. II est situé au Nord du m° nParnasse fur le Cephifo , & il y a un Can pour loger I eEtrangers. Ce lieu paroît avoir été autrefois une Pl aCeconsidérable. On y voit beaucoup de fragmens de colo®nés & de marbres antiques. II n’est presque habité qu e P îsdes T ures qui y ont une Mosquée, & il y a hors du vist a ê eune Chapelle pour les Grecs. * Spon, Voyage deGrece. »
TURCOMANIE Pays de la Turquie en Asie, qui eltla partie Occidentale de l’ancienne Arménie , en L atiaTurcsmama & Armenia Turcica. 11 a pour bornes au Nord,Géorgie ; au Levant, l’Erivan & l’Adirbeitzan , provincede la Perse ; au Sud, le Diarbecx, & au Couchant l’Anato^
lie. Ce Pays est divisé en quatre Gouvernemens Genc
raux, qui sont ceux de Cars, d’Erzerum , de Van Sc “Tchildir.
TURCOMANS. Peuples de la Turquie en Asie,q u !occupent la partie Occidentale de la Turcomanie, Apassent pour les plus riches Bergers de tout l'Empire Otoman. Ils habitent à la campagne fous des tentes q u 1transportent d’un lieu à l’autre, selon les besoins de R ur ^troupeaux qui sont tres-nombreux. Ces troupeaux cousistent en chameaux , brebis & chèvres. Les Turcom a0ont la même Religion que les Turcs, & font gouvernez p a .un Chef tributaire du Grand Seigneur. Herbelot,parle des Turcomans dans fa Bibliothèque Orientale, r 3 P'porte que selon Mirithond , dans la vie d’Ogouzkhan > * een fans de ce Prince , & une partie des Peuples qui en l° n ^descendus, sc répandirent non feulement dans le Mau^nahar; mais encore au-delà du Fleuve Gihon , & fur !confins de la Province de Khorafan, & cju’ayant Pfemmes du Pays, ils eurent des enfans qui retenoíent a alleur Langue quelque chose de la rudesse de celle deRUperes, ce qui donna lieu à ceux du Khorafan de les appeler Tmkman ou Turcomans, c’est-à-dire, semblables al ^Turcs.Un autrcAuteur dit dans une Histoire qu’il a decnà un Prince de la Postérité deTamerlan,que lesTurcom 3 ^habitoient autrefois un Pays au-delà du Turquestan ’qu’étant venus en grand nombre dans la Perse,les habitales nommèrent , à causc qu’ils a voient beaucp^r
de rapport avec les T ures leurs voisins , & qu’ils ven ° ie i eSdu même côté.L’Auteur duNighiaristan,qui veut qu eSelgiucides soient issus des Turcomans, parle d’euxgrand mépris, comme étant d’une origine tres-basse» , .pendant ils ont fait parler beaucoup d’eux dans la soi teannées, car pendant le régné de Sangiar, Sultan de l 3 P^ emiere race des Selgiucides , une Peuplade ou Colonieces Turcomans, vint s’établir dans les Pays de Banian,Candar , de Kotlan & de Kafanian, dans la Province ^Bandakhschan ,& de là jufqu’aux environs de la viseBakh, au nombre de quarante mille familles. Cesssurcmans, pour indemniser ceux qui les avoient reçus uleurs T erres, s’obligerent de donner tous les ans p ar . .
niere de tribut vingt-quatre mille moutons à $ang 13 ^’mais il arriva que fur quelque diffèrent qui s’éleva sorqualité des moutons qu’ils dévoient livrer, l’Officier comis par le Sultan à la levée de ce tribut, fut tué p arTurcomans , qui cesserent de le payer pendant st ue f 5 us -années. Ce refus causa plusieurs guerres, & ensin sc* 1