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Tome III. [P - Z.]
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c omans ayant appris que le Sultan Sangiardevoit marchercontre eux en personne, lui envoyerent des Députez pourlr nplorer la clemence, & lui offrirent, outre le tribut ordi-naire des moutons, deux Rothles d’argent , qui faifoiente nviron trois marcs par famille. Cette offre fut rejettée,Ce qui engagea le Sultan dans une guerre tres-malheureufeP°ur lui & pour ses Etats. Son armée fut entierernent dé-«tte, & il demeura lui-même prisonnier avec ses princi-paux Chefs. La plus grande élévation que la Nation desfurcornans ait euë , ajoûte le même Herbelot, a été dansj? fondation de deux Principautez ou Dynasties en Asie ,, ans parler de celle qu’ils ont euë en Egypte fous le nomoe Mamelus. La premíere de ces Dynasties n’a eu questuatre Princes, & a fini fan 873. de l’Hegire. La secondedura quarante-fept ans plus que celle-ci. Morad Beg,silsd Xacoub, qu, en a été le dernier Prince, fut tué fan a, 20.

à 1 Hegire par les troupes de Sc ha h Ismaël, Sophi dePerse.

. TURDETAINSouTanstícs. Peuples de f ancienne Be-î'que qui est aujourd’hui f Andalousie. On les estimoitlesplus sçavans d’entre tous les Espagnols. Ils avoient une'grammaire, plusieurs Livres qui expliquoient leurs anti-stUitez j avec grand nombre de Poèmes, & ils fe vantoientstue leurs Loix écrites enVcrs étoient faites depuis six mille®ns. IL étoient de douce humeur & civilisez, & quand ilsLirent fous l’obéïssance des Romains , ils prirent leursuaœurs entierernent, & même oublièrent leur propre lan-gage, tant ils aimèrent celui des Romains. Ensin leur Pro-v ince furpassoit les autres, non feulement en richesse & enpropreté d’habits, mais en honnêteté & en zele de Reli-g!on. Les tonneaux d’or qu’ils avoient faisoietit connoî-rre a quel point ils étoient riches. On portoit de leur Paysàns les autres grande quantité de froment, de vin & d’hui-des pois, du miel, de la cire & du vermillon, & mêmeon emportoit de là à Rome grand nombre d’habíts avecocs laines tres-fines. * Strabon , /iv. Z.

TURENNE. Ville de France au Bas Limoíïn , à deuxsieuës de Brive , & à quatre de Tulles & de SarJat, en La-tUl T urent, Tarinna &T orennu. Tu renne est Chef d’une Vi-Oymté considérable, qui s’étend entre le Quercy, ie Limo-jUì & le Perigord , & qui a huit lieues de long & sept decarge. Elle renferme cent huit Paroisses exemptes de taille,o vu t la plus grande partie est dans le Bas Limoíïn. La villeE le Siégé du Sénéchal, & le Château est en forte assiettessir un haut rocher en maniéré de navire, avec deux gran-oes forêts de neuf lieues de long. Beaulieu est une Abbayessir la Dordogne , avec un beau vignoble & les meilleursVlr |sdu Limoíïn. Les autres lieux de cette Vicomté ne fontpoint fermez, Ravoir Argentât fur la Dordogne,Servieres,Meyssar , Curmonté où. est le Château de P ras ,premiereBaronnie de la Vicomté, Puymarans, Château-MalemortP l 'és de Brive , Baronnie &c autres. Les Vicomtes de Tu-tenne ont été Souverains au commencement, fans mêmeíe connoître le Roy. C’est ainsi qu’en a usé Raimond, Vi-comte du temps de Louis VII. ce qui a causé l’exemptiono°nt jouissent encore aujourd’hui les habitans de la Vi-comté. Cette Terre est tombée par femmes en différentesPlaisons jusqu’à celle de la Tour d’Auvergne. * Davity,Lvnofin.

TURGO W. Contrée dans la Suisse, qui a pris son nom^esTaurisques qui l’ont autrefois habitée, ou de la riviereOeThur qui l’arrofe, en Latin Turgea ,T urgovia & Ttirgmn.L étendue en est considérable , mais les sept anciens Can-^ons n en occupent qu une partie. C’est dans cette partietju est la ville de Distenhow. Divers Seigneurs Ecclésiasti-ques & Séculiers occupent le reste du Turgow. Les Sei-gneuries d’Arbon,de Tanneg,de Guttingen,deGotthliebe' ue Bifchoffzel y font possédées par l’Evêque deConstan-t le Chapitre y a celle d’Altnaw. Le Domaine deAbbé de Saint Gai y est spacieux. II y a encore les Ab-Pijyes de Rhinow , de Fifchingen , de T obéi & de lahartreufe d’Itingen , & les Prieurez de MusterîingenUr le Lac de Constance, de Temikon, de Veìdbach ,e Calchere , & de Sainte Catherine du Val. Parmi lese, gneurs séculiers on compte ceux de Pfin , de Winsel-| en , Burglen, de Wengi & de Spiegelberg. Quelques-^ Us croyent qu’il n’y a que la Basse Justice qui leur appar-queV ^ que la Souveraineté estaux Cantons. Davity ditau p e ^fu r gow aboutit au Rhin&au Lac de Constance,a ^ s Rhmtal, au Comté de Verdenberg, à la Sei-o lrie uH oen f ax ôi aux Terrçs du Canton dc Zurich,

qui en tient même une partie considérable. C’est le plusgrand Scie plus peuplé Bailliage de tous les Cantons. Ilcontient plus de cinquante Paroisses.

TURI. Bourg d’íialic dans la Terre de Bari, en LatinTunes & T «ra. II est situé environ à dix lieues de Conver-sino du côté du Sud. C’étoit autrefois une ville de laFouille Peucctiennc. * Maty, I>st. de Hoìl 1701.

TURIA. Nom Latin de la riviere d’Espagne qu’on ap-pelle Gnadiiiquivir. C’est aussi celui de Tervel , ville duRoyaume d’Aragon.

TU RIAS. Ville ancienne d’Espagne. Plusieurs Géo-graphes croyent que c’est celle d’Albara^in qu on trouvedans 1c Royaume d’Aragon.

TURIASO & T uridfo. Nom que les Auteurs Latinsdonnent à Tarazona, ville Episcopale du Royaume d A-ragon.

TURIN. Ville d’Italie capitale du Piémont, avec titred’Archevêché,à douze milles de Pignerol,à vingt-deuxd’Ast & à soixante & dix de Verceil & de Milan, en LatinTaurin tm. Elle est située dans une plaine au pied des mon-tagnes & fur le bord de la riviere du Pô , qui commenced’y être navigable, & va à Ferrare, à la Chiefa & jufqu’àVenise. Turin,qu’on appelloit autrefois Augusta Taunno~rum , Taurafia & Taitrama , est le séjour des Ducs de Savoye,qui l’ont rendue une des plus belles & des plus fortes villesd’Italie, depuis qu’AmedéeiV. y transféra son Siégé Ducal.Ces Princes tenoient auparavant leur Cour à Chambery ,

I ou à Bourg en Bresse. Elle peut être divisée en nouvelle &en vieille ville, toutes deux encloses d’une muraille &d’autres fortifications qui paroissien t fort regulieres. LePalais du Prince est dans la nouvelle ville, & flanqué dequatre grosses tours rondes, défendues d’un large fossé,qui fait face à une grande Place remplie de Gendarmes, deCavalerie & de caroífesdes Officiers de fa fuite. Aprés quel’on a passé un Pont-íevis, on entre dans une grande courbordée d’un bâtiment presque fans fymmetrie. La Salleest grande & enrichie de peintures rares. L’efcalier est aussifort beau, & il y a une vieille galerie longue de cent pas,dont les murailles font couvertes des Portraits des Princes& des Princesses de la Maison de Savoye,avec les Statuésdes anciens Empereurs & Philosophes en marbre. On yvolt plusieurs pieces rares, qui font autant de prefens de laplupart des Têtes Couronnées de l’Univers , entre lesquelson remarque un petit chariot d’or attelé de six chevauxtout couverts dc pierreries; un petit château de même ma-tière avec son artillerie , & toutes ses fortifications tres-bien reprefentées; & deux armes à feu qui fe démontent,qui fe chargent & qui fe tirent d’une maniéré tres ingénieu-se; fans parler d’une tres-exquife Bibliothèque, qui estenfermée à la clef dans de grandes armoires. De-là on peutaller au Palais neuf, qui fait le commencement de la nou-velle ville. Quatre Pavillons en font le plan, avec autant degrands corps de logis qui les joignent, & qui font en mêmetemps une grande cour, dont l’entrée est une longue gale-rie avec une balustrade ornée de plusieurs figures de mar-bre qui reprefentent la plupart les derniersDucs de Savoye.Cette balustrade que soutiennent de hauts Portiques avecleurs colomnes,fait face à la grande Place de ce Palais. Aupied de son grand degré, est la figure de bronze du feu Ducde Savoye, fur un cheval de marbre reprefentéau naturel,& plus avant un fort beau parterre dans un Jardin remplide plusieurs Statues de diverses matières des plus habilesSculpteurs, & une Fontaine qui s’éleve au milieu d’uugrand bassin. Ce Jardin occupe un bastion de la ville. Dece Palais il y a une grande & large rue, qui fait la plus con-sidérable partie de la ville neuve, séparée de l’ancienne pardeux grandes Places, bordées damant de Palais qu’il y ade bâtimens, soutenus d’arcades propres à fe mettre à cou-vert contre les injures du temps, Á cette grande rue feviennent rendre presque toutes les plus belles de la villevieille,cn laquelle on voit présdu grand Marché, la hauteTour d’Horloge de la Maison de Ville. L’Eglife Métro-politaine Saint Jean ,appellce le Dôme , outre que son an-tiquité qui luy donne une forme toute extraordinaire, larend fort considérable, est dans une particulière vénéra-tion, à cause qu’on y garde le Saint Suaire, fur lequel onvoit empreint le visage & une partie du corps de Nôtre-Seigneur. II est dans une fort belle Châsse au dessus dugrand Autel, & on le montre publiquement en de certainsjours. 11 y a une Académie à Turin, & les Jésuites y ontun College. Presque à un bout de la ville est une forts

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