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juge-mage, qui ressortit au sénat de Chambéry. Il y aquatre portes à cette ville, outre celles du château. Ellescommuniquent à quatre faux bourgs , dont trois lbat as-sez considérables ; celui du Bœuf, celui du Sépuichre, 3ccelui de la Perriere. Le fauxbourg du Bœuf tire son nomd’un temple des payens qui y adoroient un bœuf.
a. ANNECY LE VIEL, village situé à une demi-beue, & fur un de ces coteaux qui environnent la plainedans laquelle est la ville dont on vient de parler. On lenomme Annecy le viel, parce qu’il est préciíé ment dansle même lieu où étoit f ancienne ville d’Annecy 3 on ytrouve encore plusieurs anciens monumens.
A une Lieue, sud-ouest de l’extrêmité du lac dont onu parlé dans l’article précédent, se trouve la célébré ab-baye de Sanué,de l’étroite observance de S. Bernard. Lesreligieux vivent auffi austérement qu à Septionds. Al’on elld’Annecy le viel est le hameau du Pont de Brogni,qui a donné naissance au cardinal de ce nom, lequel pré-sida au concile de Baie. Mémoires fournis par M. le C. deGmidu k'illard , comte de Lyon.
3 .Le Diocèse d’ANNECY, est fort grand, 3c contientle FauiÏÏgny, le Chablais, le pays de Gex, 8c une partiedu Bugey, car il n’a perdu pour le spirituel que la villede Genève, avec un petit nombre de villages à l’entour,& ce qui étoit de son diocèse dans le pays de Vaud ; maisses revenus & ceux de son chapitre sont à présent fortmédiocres, & ses évêques ont perdu tous les beaux droitsde régale dont ils joiussoient. * Longuerue , desc. de laFrance, part. a, p. 314. f
Annecy a eu ses seigneurs distingués des comtesdu Génevois. Airnon, Irere de Guillaume, comte deGenevois, eut la seigneurie d’Annecy , 3c comme il futfait évêque de Maurienne, après lui Annecy fut uni audomaine du comte de Genevois. Les derniers ducs de Ge-nevois y ont eu leur résidence 3c leur maison. * Longue-
ru e, ibid.
ANNEQUE, forteresse de Plndoustan, fur la monta-gne de Gates. * Voyages de la compagnie holland. t. 4,P*
ANNESEL, ville d’Afrique , selon Anronin , Itiner,sur la route de la grande Leptis, vers Alexandrie, à tren-te mille pas d’Auziqua, 3c à seize mille d’Auzui, selonVexemplaire du Vatican, d’autres portent dix-huit aulieu de seize.
ANNESTLJS, ville de P Arabie heureuse : elle fut dé-truite par Gallus , qn Auguste avoit envoyé pour subju-guer ce pays, selon Pline, /. 6, c. 28, qui dit que cet offi-cier rasades villes dont les écrivains n’avoientpoinr par-lé 3 sçavoir Egra , Annestus , Esca, &c. Car c’est ainsiqu’on lisoit dans les vieilles éditions ; mais le P. Har-douin trouve dans tous les manuscrits N egra 3 Amnes-trus , N esca , 3cc.
ANNIBAL, général des Carthaginois ; fa marche & lesAvantages qu’il remporta fur les Romains, & dont il nesçut pas prositer, le rendirent si célébré que son nom aC[ é donné à beaucoup de lieux. Ainsi on trouve dans lesauteurs latins plusieurs noms géographiques ou le siene ntre, & qui méritent d’être expliqués.
A NNIBALIS CASTRA , c'est-à-dire, LE Camp® Annibal. Baudrand croit qne c’est un port du royaume"S Naples, dans la Calabre ultérieure , nommé li Cas-Te lli • mais au mot Cafira Annibalis ,ûo us prouvons queCe ne peut être ce lieu.
v ANNIBALIS DI0D0S 3 e n latin Transitas ,c est-a ~dire le passage d’Annibal. J’en ai parle au mot Al-Pes , au cinquième passage. * Appianus ín Ibericis. ,
annibalis insula 3 c’est-à-dire l’Isle d An-
^SAr, Pline, /. 3, c. s, nomme plusieurs isles vis-à-visPalma, ville située dans la partie méridionale de 1 lueV; a Ìorq ue . Ces isies sont Maenaru , ac Triquadra & parva.annibalis ; Triquadra est ici le nom particulier dune1 différente de la petite iste d’Annibal, 3c au lieu du*s 0t Parva, Florien vouloit que l’on lût patria, comme1 Ce héros étoit né en cette iste, ce qui n’est fondé furPrésentement on ne volt rien de pareil autour def»k 0t< l lle , & le P. Hardouin croir-que ces istes ont été
iUbt nergées.
^ANNIBALIS PORTUS 3 c’est à-dire le Portn Nibal. Quelques-uns croyent que c’est présente-VitJ Un y dtege de l’Algarve dans le Portugal, nommé
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A n ova de Portimaon près de Lagos 3 d autres
disent que c’est Albor, autre village à une demi-lieuede la même ville. Mêla, /. 3 , c. 1, le met dans là Luíì-tanie , auprès de Lacobriga , ancienne ville , près deLagos.
ANNIBALIS S CAL JE c’est-à-dire, Les Echel-les d’A nnibal , lieu maritime de l’Espagne Tarrago-noise, entre Barcelone &Tarragone: on l’appelle pré-sentement la costa de Garaf , à six lieues espagnolesde Barcelone, vers le couchant.
ANNIBALIS SPECULJE , c’est-à-dire, les Es-chauguettes d’Annibal , ou de« tours de terre élevéesfur des montagnes d’Espagne , pour voir de plus loin lesmouvemens des Romains ses ennemis. Tire - Live 3 cPline, l.z, c. pi, Sel. 35, c. 14, en font mention, 3 cHirtius de bell. hisp. les désigne fans les nommer* C’estla même chose que l’on appelloit auffi les Tours d’An-nibal.
ANNIBALIS TUMULUS , c’est-à-dire le Tom-beau d’Annibal. Voyez Libyssa , ville maritime deBithynie.
ANNIBALIS TURRES 3 c’est-à-dire les Toursd’Annibal , c’est la même chose que Spécula. Pline enfair mention, /. 2 , c. 71.
1. ANNIBI, peuples 6í montagnes de la Serìque, selonPtolomée, /. 6, c. 16. Ses interprètes marquent que cesmontagnes font présentement dans la Tartarie.
2. ANNIBI, montagnes 3 c lac que Mercator, & après luiM rs . Sanson Sc autres auteurs, ont mis dans leurs carresde la Tartarie ; mais après les diverses relations plusexactes qu’on a eues de ce pays, on a retranche cesnoms qui sont de l'ancienne géographie. En comparantces cartes ,011 trouve que ce lac 3 c ses montagnes font en-tre les fleuves l’Obi & le Jeniscea.
ANNIUM, ville du Péloponnèse dans l’Elide , se-lon les anciennes éditions de Srrabon, /. 8. Casaubonlit , au lieu de ce mot, Samicum. Voyez ce moc, 6cArene.
ANNOBON, iste d’Afrique, sur les côtes de Guinée 'quelques-uns disent mal Anabon , Annabon , 3 c mê-me Nobon. Ce nom signifie la bonne année, 3 c lui a étédonné par les Portugais qui la découvrirent les premiers.Elle est au 1 dég. 50' de íatit. sud, à 50 lieues du conti-nent d’Afrique. Baudrand lui donne dix lieues de cir-cuit ; mais les relations des voyages de la compagnieholl. t. 2, p. 508, &suiv. ne lui en donnent que deux,& ajoutent qu’il y a deux hautes montagnes, qui etantcontinuellement environnées de nuages , causent de fré-quentes pluies dans l’iíle- Il y a plulieurs vallées fertilesen bananes, patates, oranges, ananas, tamarins, cocos.On y trouve des limons, des citrons, des noix, des si-gnes , du bled de Turquie , du millet en abondance. LesHollandois y ont eu des oranges, dont une seule pesoittrois livres poids de Hollande. Il y a des bœufs 3 c desvaches , & encore plus de cochons 3 c de boucs 3 despoules, des pigeons 3 c autre volaille, sur-tout d u pois-son en abondance. Elle produit beaucoup de coton, 3 c ona observé que Dona Louisia de Silva en Portugal, entiroit jusqu’à 8000 ducats par an. Le gouverneur est Por-tugais, 3 c a ttès-peu de blancs avec lui, tous les au-tres font Mores , qui lui sont soumis 3 c fort attachés àla religion catholique. Au côté du sud-est de l iste sontdeux rochers, dont l’un est très-bas,presqu’à fleur d’eau,8c l’autre assez haut & fort étendu. On trouve fur cesrochers une multitude d’oiseaux si privés , qu’ils selaissent prendre avec la main : l’eau est si profonde en-tre ces deux écueils, que les navires y peuvent passer.Du même coté de l iste, il y a une bonne aiguade dontl’eau coule de la montagne, dans une vallée remplied’orangers & antres arbres fruitiers ; mais ce n’est qu’a-vec beaucoup de peine qu’on .y en va prendre à cause desbrisons 3 les Nègres y ont fait un retranchement de ma-çonnerie seche, d’011 ils peuvent beaucoup incommodesceux qui veulent faire descente.
La rade est du côté du nord-est, on y peut ancrer sor7, 10, 13, 16 brasses, fond de fable tout proche deterre, par le travers d’un bourg où est le retranchementde pierres 3 quand les habitans ne peuvent empêcher ladescente , ils abandonnent leurs maisons, qui font cons-truites de bois & de fable, & se retirent dans les mon-tagnes. Ils font bien armés 3 presque tout le revenu del’iíle consiste en. coton. Les Negres le ramanent,