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Tome premier. A - B.
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ANO

après i avoir nétoyé , ils l’envoient en Portugal. Il y a du fort Dauphin, il y en a une dénuée entierement deauflì quelques chars-civettes dans la montagne, mais on feuillages, de même que les collines voisines. Les Fran-çois y ont fait souvent creuser , dans l’espérance d’ytrouver quelques mines cl’or ou d’argent. Ils se sontsur- tout attardés à un endroit d où sortent sept sourcesd’eau coulante, qui s’umlìant,forment un ruisseau oùilsdécouvrirent plusieurs pierres ou malles , entremêléesd’une terre jaune, argileuse , & d’un grand nombre depeutes paillettes blanches & noires, qui reluisaient com-

nen ure pas un grand profit. Les habitans sont pauvre-ment vêtus , les femmes ont La tête Sc le haut de corps àdécouvert ; elles ont seulement un morçeau de toiletourné autour (Pelles, depuis le dessous des mamellesjusqu’aux genoux.

ANNONAY, selon Baudrand, éd. 1705, ville deFrance,dans le haut Vivarais, fur les confins du Velay Sc

du Forêt, au bord de la petite riviere de Deurne , qui me de L argent. Ils eurent le foin de les broyer & de lesfe rend dans le Rhône à deux lieues plus bas. Elie est en- faire passer par la lessive j mais ce qu’ils en séparèrent deviron à sept lieues de Valence vers le couchant, Sc à sept matière se trouva trop léger. Depuis environ trente toi-

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au midi de Vienne en cirant vers Viviers , d’où elle est àquatorze lieues & dans un fond, au bas d’une côte demontagne. Long. 22, 2.0, latit. 45, 10. Piganiol de laForce, desc. de la France 4,/v 103 , dit qu elle a titrede marquisat,&quelle a passé de la maison deLevi-Ven-tadour, dans celle de Rohan-Soubise. Son nom latin estAnnoneum ou Annoniacum, & vient, selon quelques-uns,de ce que les Romains y avoient de grands magasins debled.

ANNONE. Voyez Anone..

1. ANNOT ou Anot, petite ville de France, dans lesmontagnes de Provence, fur la riviere de Vaire, environà trois lieues de Glandève. Elle est capitale d’une vi-gnette , Sc, en cette qualité , elle entre aux états deProvence. Long. 14, 32 , latit, 44, 6.* Baudrand „ éd.1705.

2. ANNOT ou Aneth, l’une des istes Sorlingues.Davity, c. 1 ,p. 345 , dit qu’on y trouve non-seulement

des mines detain ; mais

pins, de grues , de ciguës, de hérons Sc d’autres oiseaux ter leurs ignames ou leur ris, faire quelques assemblées ,

circoncire leurs enfans , entreprendre la guerre, faireleur encrée dans des maisons nouvellement bâties, ouenterrer leurs parens : ils le font aussi lorsqu'ils ont euquelque songe.

aussi une abondance de la-

ies au-dessus de ces sept íòurces jusques au sommet de lamontagne, l’herbe paroît jaune Sc flétrie, à cause dusouffre métallique dont elle reçoit cette couleur. Le som-met est couvert d’une verdure fraîche Sc agréable. LesPortugais , à ce qu’on prétend , ont trouvé autrefoisde l’or, en creusant au pied de cette montagne, ducôté du septentrion ; mais depuis que les grands dupays les en ont chassés, la place où ils avoient creusés’est remplie. * Corneille, dìét. Flacourt hist. de Mada-gascar , c. 2.

Il y a de deux fortes de peuples dans certe province ,des blancs & des noirs. Les premiers font distingués entrois autres , qui forment comme trois dégrés difrèrens,fous les noms de Rohandrians,d’Anacandrians&d’Ond-zats. Les noirs font auflì divisés en quatre sortes, savoiren Voadziris, en Lohavohits , en Ontfoas & en Onde-ves. Tous ces peuples n’ont ni temple, ni religion 3 ilsimmolent seulement des bêtes en certaines occasions,comme quand ils font malades, ou qu’ils veulent plan-

Avant que les François eussent pris possession de laprovince d’Anoflì, elle avoir été gouvernée par les Zaf~

marins.

ANO , Anoposcenos & Anotisphorus, nom d’uneriviere que l’on nomme auflì Anecus. Elle coule en Si-cile, Sc, après avoir caché ses eaux fous la terre, elle seperd dans la mer auprès de Syracuse. Ortelius Thesaur.

croit que c’est I’Anape. .

ANOEGATH ou Anygath , ville de la Libye inté- feramini ou Blancs , fous un prince qu’ils honoroient

rieure , selon Prolomee, L 4 , c. 6. . , comme un Dieu : il s’appelloit Andian-Ramach, &, après

ANOLUS , ville de Lydie , selon Etienne le géo- sa mort, on le nomma Andian-Moroarive : il avoit èts

graphe. _ chrétien , Sc baptisé à Goa : il fa volt lire & écrire en

ANONE, selon Baudrand, éd. 1703. Château d’Italie, caractères européens, Sc parloir bon Portugais 3 maisau duché de Milan. Les François l’appellent Non & la sitôt qu’on l’eut ramené en son pays auprès de son pere,Roque de Non. U est sur le Tanare dans l’Alexandrin, qui s’appelloit Andian-Tsiamban , il quitta le christia-& presque tour enclavé dans le Montferrat qui le borne, nisme , Sc embrassa plus qu’aucun les superstitions duIl est à cinq milles d'Asti au levant, en tirant vers Ale- pays : ií fut tué d’un coup de mousquet dans Patraque du

village de Fanshere, qui étoit le lieu de fa résidence.Vers Pan 1644, les François, voulant fe fortifier fur lapointe méridionale de la province d’Anoflì contre le ri-vage , bâtirent une forteresse, à laquelle ils donnerentle nom de Fort-Dauphin , Sc ils drelíerent une colonie,après avoir réduit la plus grande partie de la provincefous leur obéissance.

L’an 1631 le sieur de Flacourt, gouverneur alors de cs

cinq_

xandrie , dont il est à íeize milles. Longitude 2.6 , lati-tude 44, 52. Ce château a été plusieurs fois maltraitédans les dernieres guerres d’Italie. Ptolomée fait mentiond ' Anordum.

ANONUS FONS , fontaine du Péloponèse , dans laLaconie, dans le voisinage du mont Taïgete, selon Pau-sanias,/• 3 , c. 20 ,

ANOPssîA, chemin & montagne de Grece , dans la

Locride, auprès de la ville d’Alpenus, selon Hérodo- pays, fit ravager la contrée de Franshere par quarantet q, L 7. François & autant de Nègres, armés de mndaches, SC

ANOPODARI. Voyez Anapodari. > de zagaies ou dards. Cette troupe renversa les huttes ds

ANOPOLIS, surnom donné à la ville d’Araden dans ces barbares ,& emmena quantité de vaches & de bœufs 3Pille de Crète, à cause de fa situation élevee, selon Etien- plusieurs habitans du pays conçurent une aversion exçne le géographe, in voce ApaéV. f traordinaire contre les François , fur ce que le viceroi

ANOSSI , province de Pille de Madagascar, situee a vendit plusieurs esclaves nègres & négrefles à un Hol-25 dég. 18 min. de latit. elle s’étend depuis la province landois, appellé Vândremester , gouverneur de Pist ede Manatengha jusqu’à la riviere de Mandrerei, qui Maurice. Ce qui les irrita le plus contre les François,est au 26 dég. On l’appelle autrement Carcanossi , ou c’est qu’il y eut seize filles de la race de Lahavohils q llJAndaobeizaha. Elle comprend plufieurs istes & prés- fe trouvèrent enveloppées dans le nombre de ces escla-qu’istes qui la bordent. Ce pays est fort agréable : il est ves, dont la plupart moururent de chagrin fur nies »environné de hautes montagnes , diversifie par des plai- avant que d’arriver à Piste Maurice. Ceux qu’on des'nés Sc des coteaux très-fertiles. Le terroir qui borne cette cendit à terre s’enfuirent dans les montagnes , où ils ° ntprovince seroit bon pour planter des arbres fruitiers, vécu en sauvages.

Sc rapporterait beaucoup s’il étoit cultivé. Ses principa- ANOT. Voyez Annot i.

l eS rivières font Fanshere, Acondre, Imanhal, Manan- ANOUT, petite iste, dans le Schager-Rack , c’est' a 'baron, Manghasia , Harangazavaë , Fantac Sc Sama. La dire, dans cette partie de la Mer de Danemarck, entreplupart fe vont jetter dans celle de Fanshere , & il y a la Norwegue au nord, le Jutland au couchant, la Suéde

fur toutes beaucoup de bourgs qui appartiennent auxprincipaux du pays : les plus remarquables font, Fans-here, Imanhal, Cocombes, Andravoude, Ambonnera-nahan, Maromamou, Imours, Manambaro, Valtema-lame , 5 Marofoutouts Sc Famanghaa, fans quantité devillages Sc hameaux qui font dans cette province. Il

sy

trouve plufieurs montagnes touffuçs. A quatre lieues masquable.

au levant, & Piste de Zeeland au midi. Elle gît par l eS;6 dég. 30" de latitude , & par les 30 dég. 3' degitude. Elle est entourée d’un banc de fable, dont uij epointe s’avance à il’est-nord-est, & une autre vers 1®midi : un autre banc de fable, détaché de celui-1 3 »s’avance vers le couchant. Il n’y a aucune habitation rs-