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ANPADORE ou Are adore. Corneille décrit sous cenom la même riviere de Candie que Baudrand nommeAnapoí)a Ri : il dit que les anciens 1 ont nommée Cata-Ractus, & que Ptolomée Sc Suidas en font mention.
n trouve dans Ptolomée Cataraólus, riviere dont l’em-oouchure est au midi de Piste de Crète, & ses interprètesà donnent pour nom moderne Anapadore , Sc c’estainíi que Niger écrit ce mot, si on s en rapporte à Orte-lllls 3 mais en consultant Niger, in gcog. comment. I. 11 ,P; Z 46 , on y trouve Anapodare, Sc pour augmenter| embarras, le P. Cornelli, dans fa carte très-détaillée depfle de Candie, nomme cette riviere Zuzuro Fiume.Baudrand dit, dans l’article rapporté ci dellùs , fous lell tre Anapodarî , au-dejj'ous de Dermata. Il devoir dire,au couchant de Dermato .
1. ANSA , ville de la Gaule Lyonnoife. Ives de Char-tres en fait mention dans ses lettres, Epifl. 238 6* 239.Baudrand dit quelle étoit près de la Sône, à quatre lieuesLyon, vers le nord en tirant du côté de Maçon 3 qu’ils y est tenu un concile , & quelle a été auslì nomméePaulini. Le P. Labbe, dans fa géographie des con-tes, dit : Anfa , Anse, ville non loin de la Sône , àstuatre lieues de Lyon. Il marque quatre conciles dissé-qus tenus à Anfa, savoir celui de 1025, fous Jean XIX,dans leg lise de S. Romain ; Burchard, archevêque deByon, y présida ; on y décida quelques disputes fur les0s dinations : celui de 1075 , fous Grégoire VII3 celui del l0 7 , fous Paschal II : Jean archevêque de Lyon y pré-J'da. Ives de Chartres en parle dans fa vingt-huitièmelettre ; & enfin celui de 1298, ou 1299, fous Bonifaceqlll ; Berard de Villard, ( Ber ardus de j/ìltanis ) arche-vêque de Lyon, y présida. Ces conciles font nommés■dnjdnum concdium , au singulier, ou Ansana concilia , aupluriel. Cette ville subsiste encore, presque au bord oc-cidental de la Sône ; elle est à quatre lieues nord de
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de Sienne, à laquelle l’abbé des trois Fontaines, près deRome, de qui il dépendoit, l’avoit cédé. * baudrand jédit. 1705.
ANSENE. Corneille dit que c’est une petite ville d’E-gypte, dont il est parié dans Ptolomée 3 quelle est situéeenviron à vingt lieues du Caire, proche du Nil, fur unepetite montagne, & que les auteurs latins lui donnent lenom d 'Angira.
Comme Corneille ne cite aucun garant de cet article,il ma été impossible d en trouver la source. Il est vraique Dapper ,p. 80, dans fa description de l'Afrique, ditque Veneria Sc Anfene font deux places fort près Tunede l’autre , où il y a fort peu de monde 3 mais il ne mar-que ni leur distance du Caire, ni leur rapport avec 1 an-cienne géographie. Le nom d’Anfene ne fe trouve enaucune façon dans Ptolomée, à moins qu’on ne veuilledire que c’est rAyyúfausrox/r de cet auteur, que ses interprè-tes rendent par Angyrorum civitas. D’un an o e côté, bau-drand place une ville nommée Ánjina , fur le bord occi-dental du Nil, dans le Said : il ajoute qu on y voyoit en-core quelques restes d’antiquité, selon Abuífeda 3 maisqu elle est réduite en bourgade depuis cent ans. CommeAbuífeda ne traite nulle part des villes d'Egypte cians lesouvrages que nous avons de lui en Europe, je soupçonneBaudrand de serre trompé, en le citant pour un aiítre 5ce qui lui arrive assez souvent. Le géographe de N ubieparle bien d 'Ansana 3 ville sur le Nil, à six journées dechemin de la ville de Buzir 3 mais il la met fur le bordoriental du fleuve où étoit aulli 1 'Arcyrorum civitas dePtolomée : il ajoute que c’est une ville ancienne, bienbâtie, avec des jardins Sc de belles promenades 3 on ya des fruits Sc des grains en abondance. C’est cette ville
3 ue l’on appelle communément la ville des Mages , Scoù Pharaon fit venir ceux qui dévoient disputer contreMoise au jour marqué. Insine , qui est l’ancienne An ri-
'-‘uental de la Sone 3 elle elt a quatre lieues nord de Moue au jour marque. Insine , qui ett l ancienne An ri-Byon, à une, ouest de Trévoux, à six de,Maçon. Longit. noé ,està une bien plus grande distance du Caire que de22 latit. 45.dég. 55'. __ vingt lieues.
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2. ANSA (P j riviere d’Itaìie , en latin Alfa : elle couledans le Fnoul, près d’Aquilée, & fe rend un peu au-deífòus dans le golfe de Venife, entre Grado Sc Marano,dans les Lagunes, où étoit autrefois le port d’Anfa.Baudrand > ed. 1705.
.3- ANS A, port de mer, dans le golfe Adriatique, auFfioul. II est fameux par la défaite du jeune Constantin,qui y fut tué dans la mêlée par les troupes de l’empe-reur Constans son frere. ■* Baudrand , éd. 1705.
ANSAMUM, ville de la seconde Mocsie, selon le li-vre des notices de Fempire, fiel. 29.
ANSANA. Voyez Ansene.
ANSANCTI VALLES. Voyez ANSANcsus.
1. ANSE, petit golfe. Voyez Ance.
2. ANSE , petite ville de France, dans le Lyonnois ,P r oche de la Sône : elle est petite, mais fort ancienne ,a yant été fondée au lieu même où l’empereur Augusteav pit fait un camp , nommé Antium. Longitude 22, 18.atitude 45 , 5 6 . On y voit encore des restes du pa-ais de ce prince, Sc des murailles de son camp. VoyezAnsa 1.
ANSÉATIQUES , nom que l’on a donné à plusieursVl 'les qui avoient formé entre elles une société pour leurc °mmerce. On a cherché l’origine de ce nom , Sc com-nie la plupart de ces villes étoient, ou au bord de lalr *er, ou fur des rivières par lesquelles on y pouvoir com-muniquer, quelques-uns ont crû que ce nom étoit pu-rernent allemand , Sc signifioit près de la mer ( An See )ma is dans les collections étymologiques de Leibnitz, 1Z art - P- 20, on trouve une étymologie plus naturelle 3ravenr l e mot Hanse , qui, dans l’ancienne langue des, ‘fiuiands, signifioit une fociete. Le savant Lambecius,ans son histoire d’Hambourg, se moque de ceux quictu forgé des étymologies ridicules, telles que Eayn ,n an se j Sehe j Sc Anfehe ou Amschestatte , & se tientHan 2 B anse. Voyez Hanse Teutonique au mot
E^Ai^OONI A , en latin Ansidona Sc Cofi ,, ville rui-J t alie j en Toscane, dans les Maremmes de Sien-Qu ’ Ur la côte : on en voit encore quelques restes àf < au sud-est d’Orbitelle, Sc sur les confins de
d e r] e , église. On prétend quelle fut ruinée du teins- le cFf ï eroa S ne ; mais depuis, elle n’a pas laissé d’êtree 'heu d’un comté astez étendu, sous la république
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ÂNSER , nom latin d’une riviere d’Italie, qui coule àLuques, & dont le nom moderne est Serchio.
ANSIANACTES, peuples d’Afrique , dans la partieoccidentale de l iste de Madagascar , au-dedans des ter-res , à trente lieues de la côte, en allant vers fille de Ste.Marie, selon Flaconrt, cité par Baudrand 3 mais ce nomest écrit Andanactes dans le livre même de Flacourt,hijl. de l’ijle de Madagascar c. 9 , p. 1 5. J’y trouve quece peuple est riche en or & en ris.
ANMBARII, ancien peuple de la Germanie, selonTacite, German. Junius, cité par Ortelius, le prend pourceux qui habitoient le pays où est présentement Deven-ter. Le même Tacite, Annal. L 13 , c, ; ;, dit quêtantchaste pat les Causses , ( Chaud ) ils se saisirent d un paysque les Romains avoient forcé les Frisons d aban-donner, où ils effiiierent des chicanes deja part des do-mains , qui ne voulurent pas les laisser jouir de cepays qu’ils avoient occupé. Hertius, ( notit. veteds Germ.populor. 2 part. 2 c. 4 §. ) croit qu’ils furent nommés in-différemment Amsivarii, Ampsivarii ou Ampsicarii,Sc dérive leur nom à'Amisus , Amfer ou bmjer , qui estI’Ems. Il observe que Sulpice Alexandre , dans Grégoirede Tours, hijl. Franc. I. 2, c. 9, les met au nombre desFrancs. Julius Honorius Orator, ou aíticus, ( car onleur attribue également la cosmographie, qui porte tan-tôt le nom de F un , tantôt le nom de l’autre, ) & Isidorenomment ce peuple Arnjìbari Sc Amjìvari. Les deux syl-labes Bari ont été changées ainsi par les Romains, Scviennent du mot Bauer , qui répond au mot latin Inco-la , & fe prend encore pour signifier un Paysan. Nousdisons de même manant , qui, dans fa signification origi-nale , ne vouloir dire qu’habiranr.
ANSICO, royaume d’Afrique, a pour bornes, au le-vant, selon Pigafet, la riviere d’Umbre, qui fe jettedans le fleuve de Zaire, Sc le royaume de Wangue 3 a ucouchant, le pays des Amboes , voisins de Lovango 3 auseptentrion, quelques déserts de la Nubie 3 Sc au midi,les provinces de Songo & de Sonde, qui font partie duroyaume de Congo On trouve dans ce pays deux fortesde bois de fandal , du rouge Sc du blanc. Ce dernier estcelui qu’on estime davantage. Les habitans le réduisenten poudre, le mêlent avec de f huile de palme , s’enfrottent le corps, & prétendent que cela est bon pour lasanté. Ils sont vigoureux Sc lestes 3 le peu de cas qu’ils