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Tome premier. A - B.
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<jues, dans lun desquels on enseigne les humanités Sc lathéologie : un couvent de cordeliers , dans leglise des-•quels on volt une grande quantité de mausolées de mar-bre de personnes illustres de l'un Sc de l’autre sexe; deuxmonastères de religieuses, un hôpital où l’on reçoit les

Î iauvres, Sc un couvent de capucins dans le fauxbourg dea ville.

Hors de la porte de la ville qui regarde du côté del’orient, on volt les restes d’un ancien amphithéâtre,qui étoit d’une hauteur extraordinaire. Long. 25, 3.Latit. 45, ?6-

Le Val d’AOSTE ou le duché d’Aoste ou d’AousTE ,en latin Ducatus Augufianus , partie de la Savoye, se-lon le théâtre de Piémont Sc de Savoye. Cette vallée tireson nom de la ville d’Aoste qui en est la capitale. Elle peutavoir environ 3 5 mille pas de longueur, depuis le pas deBard ou de saint Martin, près des frontières d’Yvrée Scdu Milanés jusqu’au mont doux, Mons Jovis, qu’on ap-pelle présentement le petit Saint-Bernard, où cette val-lée est terminée par la Tarantaise Sc le Faucigny. Elleabonde en pâturages Sc en toute forte de fruits. Elle est ar-rosée par la grande Doire, sur les rives de laquelle onvolt les châteaux, les tours & les maisons de campagnede personnes de qualité, qui font en grand nombre dansce pays. La plupart de ces édifices sont fortifiés par la natu-re & l’art.

Tout le pays dont les habitans font nommés en ItalienVali’ostani 3 appartient au duc de Savoye depuis plu-sieurs fiécles, fous le titre de duché du Val d’A oufte. Ila été autrefois habité par les Salasses, dont j’ai rapportéles guerres Sc les principales révolutions au mot Salas es.

La plupart des anciens monumens qu’on trouve dansle Val d’Aouste, font mention de l’empereur Auguste. Ily a entre autres Une inscription de marbre dans la ville ,conçue en ces termes :

IMP. CESARI. AUGUSTO.PONTIFICI. MAX. COS. XIII.

TRIB. POT. XXIII. PATRI. PATR.

Hors de la ville, au-deífous du bourg d 'Ameville, prèsde l’églife paroiílîale de Saint-Léger, dans un enfonce-ment de la vallée, il y a un pont d’une grandeur remar-quable que les habitans du pays appellent le Pontd’E.\\est d’une feule arcade d’une prodigieuse hauteur, bâtisur un torrent très-profond. Il est construit de telle forte,que non-seulement les hommes & les bêtes y peuventpalier commodément, par le moyen de deux portes àchaque bout Sc y être à couvert, étant voûté par le haut,mais qu’il sert en même tems d’aqueduc pour conduireles eaux en abondance de la partie occidentale de la val-lée à l’orientale ; ce qui est fort commode Sc utile pourtoute la campagne voisine, Sc pour celle en particulierdu bourg d’Ameville. Caius Avilius le fit bâtir fousl’empire d’Auguste, Sc c’est peut-être de lui qu’Ame-ville a tiré son nom.

Ce pays est gouverné fous la souveraineté du duc deSavoye, par un premier Conseil de Commis, comme onles nomme dans le pays, & levêque d’Aoste en est lechef. Ce Conseil a quatre mandemens fous lui, Sc onappelle de ses sentences au Sénat de Chambery. Le pre-mier de ces mandemens est celui du Val d’Aoste, où il ya un président, un juge ordinaire ou lieutenant de juge,une cour des enquêtes, composée de Pairs, d ’ImpairsSc de coutumiers ou praticiens. Le second mafidementest celui de Digne, considérable par la noblesse de seshabitans, par la force de ses places fortifiées par l’art &par la nature, par ses bains salutaires, & par les minesd’or, de fer & d’autres métaux. Le troisième est le man-dement de Bard, où il y a une forteresse imprenable,bâtie dans un lieu très-étroit, par où il faut nécessaire-ment passer pour entrer en Piémont. Le quatrième est lemandement de Monjouï, célébré â cause du grand che-min qui passe au-dessus d’une montagne très-rude, auhaut de laquelle il y a une bonne forteresse. Les Ro-mains pavèrent autrefois ce chemin de grandes pierres.

Il y a dans ce duché un grand nombre de famillesnobles , honorées de titres de barons Sc de comtes.Les deux plus anciens comtes font celui de Val deCogne , dont l’éveqne d Aoste est seigneur temporel,Sc celui de Chalant érigé , en mil six cens dix-sept,

APA

par Amedée I. duc de Savoye 3 ce comté donne so stnom à la maison de Chalant, l’une des premieres duduché de Val d’Aoste. Les baronnies font au nombrede neuf, lavoir, Ameville, Fenix, Châtillon, Vallesa,Clyt, Qart, Ghignod, Castro Argento & Saint Etienne,près de la ville nommée le bourg de la Rué. Il y a en-core plusieurs autres seigneuries moins considérables,comme Saint Martin de Nuz, Entrou, Rema, Avise,Sarre, Chiusalet, Cormajor, Entracque, Brison ,. SaintVincent, Bosia,Hona, Chiamporciero & Mares.

AOUR, bourgade des Indes au royaume de Madu-ré dans fa partie septentrionale, au midi de Trichira-pâli. C’est une des plus grosses bourgades du royau-me, à quatre lieues de la capitale.

1. AOCJS, selon Meziriac sur les Epîtres d’Ovide i-pan.p. 3 59, rivière de l isse de Cypre. L’auteur du grandEtymologicon , citant Zoïle, nomme Theias, pered’Áoa, mere d'Adonis, qui s’appelloit aussi Ao, Sc il ditqu’un sseuve de Cypre en prénom le nom d’Aous.

2. AOUS 3 c’est la même rivière de la Macédoine,que l’on nommoit aussi z£as. Voyez Ai A s 2.

AOUSTE. Voyez Aoste.

ÁPACHES, selon Baudrand, éd. 1705 , peuple ds1 Amerique septentrionale , dans le nouveau Mexique »& dans la partie la plus avancée vers le nord. Ils fontfort étendus en ces quarders-là , Sc les Espagnols dequi ils dépendent en partie, les divisent d’ordinaire enquatre nations ou peuples, savoir :

Les Apaches de Ferilio , au midi :

Les Apaches de Xila , leurs voisins :

Les Apaches de Navaio, plus au nord:

Les Apaches Vaqueros, plus à l’est.

De Laet, dans fa description des Indes occidentales,/. 6, c. 26, dit que les Apaches font une nation aulhnombreuse que guerriere : ils demeurent, dit-il, fousdes tentes, fans maisons fixes, à la façon des Noma-des. Ils différent des autres sauvages rant en langageque dans la maniéré de prononcer, parce qu’ils pèlentbien plus lentement leurs mots. Ils ont plusieurs fem-mes qui s’habillent aussi bien qu eux de peaux de cerfs-Ceux qui font surpris en adultéré, parmi ces sauvages,font condamnés à avoir le nez Sc les oreilles coupées,ce qui s exécute à la rigueur. Plusieurs d’entre eux révè-rent le soleil Sc la lune comme des divinités.

APADNA, ville d’Áiie, dans la Mésopotamie, selonle Livre des Notices , cité par Onelius. Dans séditiondes Notices procurée par le P. Labbe, de l’Imprirneri edu Louvre, il n’est fait aucune mention d’Apadna 3 marsdans celle de Pancirole, p. 229,, elle est nommée dansl’espece de carte, qui représente les villes fur lesquelless’étendoit la jurisdiction de l’ossiciet qui commando^en Mésopotamie, On y voit Apadna, entre le Tigre SSl’Euphrate. Dans la carte précédente ( ibid. p. 227, )qui marque le département du commandant de l’Os'rhoéne, on voit Apatna. Ortelius dit que c’étoit peuf-être la même ville, d’autant plus que l’Osrhoéne étoi £entre ces deux fleuves. Il ne les croit pas non plus f<? sCdifférentes d’ApHPHADANA de Ptolomée. Il devoir dh ede laquelle Aphphadana de cet auteur 3 car il en ifl etdeux dans la Mésopotamie, l une à 74 deg. 30' de long-& à 3 4 deg. 36" de latit. 3 l’autre qu’il écrit ApphadA^^à 74 deg. de longit. & à 3 5 deg. 30' de latitude. Il y. aapparence qu’Ortelius a parlé de la premiere, qui éto jCcertainement dans l’Osrhoéne , Sc par conséquent da stSla Mésopotamie.

APADNAS. Procope, JEdific. /. 5, nomme ainsi lin ®place de l’Isaurie, où il dit que Justinien éleva un n 10nastere. .

APADNO. Daniel (a) parlant de l’antechrist, s e |°^la plupart des commentateurs, ou d’Antiochus Eprpss^nés , selon ceux qui suivent le sens littéral, (b) dit q 11 ^dressera fa tante à Apadno entre les mers, fur ssfss-ss,tagne illustre Sc sainte, & qu’il montera jusq ua ,sommet, Sc que nul ne lui donnera du secours, d sde savoir où est situé Apadno. Les uns l'entendent ^mont des Oliviers , où les fidèles s’assembleront, 0l’antechrist ira les attaquer, & où il dressera fa r . enentre les deux mers, la Mer Morte Sc la Mer Méditéranée. D’autres prennent Apadno dans un sens a PP e 1 atif, pour spn pelais ou sa tente : l’assiéte de sa tente