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Tome premier. A - B.
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de ion palais fera fur la montagne illustre Sc saints,entre les deux mers. Porphyre ( c ) difoit qu 'Apadno étoite ""M d’un endroit, dans les montagnes de l'Eiymée011 oe la Perse, où Antiochus Epiphanes avoir dreiìé ses*f ntes > 6ntr - Euphrate & le Tigre, lorsqu’il entreprit412 piller le temple de Bélus ou de Diane d’Eíymais ;mais Ion dessein ayant été découvert, il fut obligé de íe■leurer. Symmaque traduit : il dressa les tentes de fa ca-™erie entre les mers. Fuiler : (d) il dressera la tente dea Punique entre deux mers. Chez les Romains 011 met-t0 *ï. quelquefois au haut de la tente du général une cui-, r e , °u une tunique couleur de pourpre, pour donner0 lignai de la bataille ( e ). D. Calmer traduit l’hébreue cette forte. Il dressera ses tentes dans Apadno deseux Mers, ou dans Padan des deux Mers ( f ), qui est letncme que Padan des deux fleuves. La Mésopotamientuée entre PEuphrate Sc le Tigre, deuxgtands fleuves,& justement comparés à la mer, fur-tout dans leurs dé-bordemens. Antiochus Epiphanes étant allé faire laguerre à Artaxias, roi d’Arménie , qui s c toit soulevé“ntreliii ( g ) > mena son armée 6c dressa ses tentes dansla Meloporainie, & entre les deux fleuves du Tigre &e Euphrate. II se placera sur la montagne illusre. L’Hé-breu, íur la montagne de Zobi. Il montera jusqu’à sonommet, 6c il mourra sans que personne lui donne letpoindre secours. Antiochus Epiphanes revenant de Per-e a Babylone, tomba de son chariot, Sc se froissa touses membres. Il mourut misérablement dans les monta-gnes de Tabès, comme nous F apprennent les histo-riens (h). Théodoret (>) croit qu’Apadno étoit un lieuvoisinage de Jérusalem. S. Jerôme (k) dit d’une ma-niere plus précise, qu’Apadno étoit près de Nicopolis,autrement Emmaus, où commencent les montagnes deJudee. Reland (*) a montré qu’Emmaiis, à qui l’on don-*j e I e nom de Nicopolis, étoit fort différente d’Emmaiis,àont parle S. Luc ( m ), qui étoit à soixante stades de Jé-rusalem. Procope ( n ), parlant de certains lieux qui fu-rent rétablis par Justinien aux environs d’Amida en Mé-sopotamie , nomme en particulier Apadno Sc Birthus.Ce qui confirme notre 1 en riment, qui entend parApadno des deux Mers la Mésopotamie , nommée enhébreu Padan-Aram, ou Aram-Naharaim , la plainea Aram 3 ou Aram des deux Fleuves. * ( a ) D. Calmet 3dict. de la Bible, (b) c. 11, v. 45. ( c ) apud Hieron. in 1 . c.iJianelis. (d) Miscell, 1 . 5. (e) Pl utaTC% i n Fabio, in Bruto.Isiaor Orig. 1 . 10, c. z z. Lìps de milit. Rom. L 4, c. 1 z.w Voyez Genes. c. 2.4, v. 10. Deut. c. 23, v. 4. Judic. c.3 , v. 8. Genes. c. 25, v. zo, c. z8, v. z. ( g ) Appìan. Sy-riac. Porphyr. apud Hiern. in Dànielis, c. xi. (h) Polyb.in Excerpt. Vales. p. 144. (‘) in Daniel, c. xi. (k) in Da-niel, 1 . c. (1) Palxst. 1 . z, c. 6, Sc 1 . 3, p. 78S. ( m ) c. 24,v. 13. (n) de zEdif. 1 . 1 , c. 4.

APAIS, nom d’une ville, selon Hésyche. S’il en avoirAit quelque chose de plus, peut-être pourrions-nous sa-voir íi les habitans n’en étoient pas les mêmes que lePeuple dont il est question dans l’article suivant.

T , peuple de l’Asie mineure , au-dessus de

rebnqnde. On les appelloit auparavant Cercit^e , fe-°n le témoignage de Strabon, 1 . 1 z, p. 548. Pline , 1 . 6 ,c : í, les nomme Cercet^ï. Scylax j p. 30 j dans son Pé-V? e ’ às appelle Ktfx.ÍTxt , Sc dit qu’ils étoient voisinses Ach&i (qui étoient fur le Pont Euxin).

APALACHE. Corneille êc Rochefort, hist. des An-, es 3 donnent ce nom à un pays de l’Amérique septen-l0 tlale 5 dant ils appcdlent les nabitans Apalachites. Ce*b°cn’est point en usage, du moins présentement y on ne11 P°int non plus les monts Apalites, mais les monta-jî n es d’Apalache. C’est arbitrairement qu’bn déàmine“ornes de la prétendue province d’Apalache; car lest Pàches sont des sauvages qui, originaires des moh-a í,nes dont je viens de parler , fe font répandus pardepss^ e.n différens endroits de la côte en-deçà, & au-dea 1 C U ca P de la Floride. La difficulté de les distinguerf 0ls ‘| UCres Floridiens a fans doute fait donner quelc

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_êler avec les Ápalaciies, mais que les Espagnols qui

firent ensuite des établiilemens fur la côte septentrionaledu golphe Mexique, eurent affaire aux Apaiaches qu’itórencontrèrent dans une bays qui porte encore aujour-d'hui le nom de S. Marc ci’Aoalacne. Garcilallo de laVega, dans Í011 histoire de ia conquête de b, Floride >chap. z, observe que si D. Alvar Nugnés Cabeça de usa

a parlé du pays des Apamontsav

nés comme a un p.-ys ruae,

ique-

an tre no . 1 ' n d’Apaiaches à des peuples qui étoient d’uneqnj l la hon. Il est du moins certain qrte les FrançoisFloral 0113 Charles IX, firent un établissement dans laNouv e l| ^ avoient nommé Floride Françoise, oṵ Ll i'cí’h ^ France tout ce que les Espagnols possèdent au-Ceorgi^ 1 » 111 nor< ^ du cap de la Floride , la Nouvelle® une partie de la Caroline, n’ont rien eu à

loutagneux , stérile, Sc presque désert, c’est qu’iì n yvoit pas pénétré bien avant, Sc qu’il n’en a écrit que furle rapport cle ces sauvages qui cherchoient à donner auxEspagnols une idée désavantageuse de leur pays, afin deles détourner d’y entrer plus avant. Don Ferdinand dêSoro en a parcouru une partie, mais ses mémoires n’ontpas mis son historien en état de nous en donner uneidée bien nette, 6c encore aujourd’hui on connoît fortpeu 1 intérieur de ce pays où rien n attire íe s Espagnols.

La premiers campagne de Soto fe termina au grandbourg des Apaiaches, selon Garcilallo de la Vega, & ily palla l’hiver. Il n’est pas facile de marquer la situationde cette bourgade. De l’Isíe l’a placée environ zo lieuesau nord da port d'Auté 3 aujourd’hui S. Marc d’Apala-che & non pas Sainte-Marie 3 comme il le nomme, &après lui le P. Laval Mais on ne peut accorder avec cettesituation la marche de Jean Annasco que Soro envoyapendant l’hyver avec trente lances à l’endroit où il avoirdébarqué d abord, & qu’il avoir appellé la baie du S.Esprir, car cette baie est tort loin au sud est du portd'Auté. Dans le même tems Diégo Maldonero eut ordrede ranger la côte à l’ouest, 6c découvrit le port d’Achúsi,lequel est marqué fort diversement dans les carres. Jeande Lacr dit qu’il étoit à 75 lieues d’Auté, ce qui ne peutconvenir qu’à la baie de Pensacole.

Les Espagnols ont eu un fort bel établissement à SaintMarc d’Apalache, & ils y avoient converti un grandnombre de sauvages ; mais les Anglois, assistés des Ali-bamons, le détruisirent en 1705. En 1721 les Espagnolscommencerent à s’y rétablir , & y bâtirent un petit fort.Les Apaiaches n’y revinrent pas en grand nombre, plu-sieurs s’étanr établis à la Maubile auprès des François.C’est du nom d’Apalache •qu’un a nommé Apalochine lafeuille d’un petit arbrisseau qu’on appelle aullî cajsine 3Hist. de la N. France, par le P. Charìevoix, tom. 1.

APALEENS. Solin parle d’un peuple de ce nom, qu’ildit avoir eu pour voisins les Messagetes, & que Plineassure avoir disparu. Il n’y a rien qui empeche de croireque plus d’une nation Américaine a une origine scytheou tarare ; mais c’est fans aucun fondement réel queGeorges de Hom assure , comme une chose qui n’estpoint douteuse, que les Apaiaches, peuple de la Flori-de , font les Apaleens de Solin. Journal d’un voyage enAmérique 3 par le P. Charìevoix. ” -

APAMATUC , riviere de ì’Amérique septentrionaleou elle arrose la Virginie : elle vient du côté du sud, Scse jette dans celle de Powathan. * Baudrand, éd. 1705,de Laet, 1 . 3., c. 14.

1. APAMEE, ville ancienne de la Syrie fur l’Oronte,selon Strabon,/. 16,p. 732 , Sc Eustarhe, expliquantDenis le Périégete in vers 918 , clit qu’elle avoit eu aussiles noms de Pharnasca & de Pella. Strabon dit qu’on l’aauslìnomméeCHERRONES us, c’est-à-dire presqu’ifle, nomqui marque fa situation. Quant aux deux autres noms,elle avoit le premier lorsqu’elle n étoit encore qu’unvillage, dit Eustathe. Elie eut celui de Cheríbnnese,lorsqu’elle fut devenue ville, & les Macédoniens luidonnerent le nom de Pella, suivant la coutume qu’iìsavoient de donner les noms de leurs villes à celles d’A-sie, selon la remarqué du même Eustathe à l’endroit cité.Les conciles la mettent dans la seconde Syrie. Voici cequ’en dit de la Roque dans son voyage de li Syrie &dumont Liban, t. 1, p. , éd. de Paris ; & p. r94, éd.d’Amst. 1723.

Apamée, que les Orientaux appellent Hama, est en-core plus grande, quoiqu’à moitié ruinée, qu’Emeíe.Elle doit fa fondation à Seleucus Nicanor, qui lui donnale nom de fa femme. Suivant Strabon, Apamée, bâtiefur une colline exposée au midi, étoit presque touteentourée des eaux d’un lac protond formé par 1 Oronte,eníbrte que c’étoit une presqu’isie qui ne tenoir qu a laterre ferme que par un isthme de Jeux stades de lon-gueur. Après Seleticus, Apamée a eu des rois paiticu-