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liers, qui se maintinrent jusqu a l’arrivée de Pompéedans la Syrie j alors tout le pays de ce nom fut réduit enprovince romaine. C’est dans le territoire d’Apamée ,le plus fertile qu on puisse trouver, Sc dans lequel Se-ieucus faiíoit nourrir cinq cens élephans, que se donna,fous l’empereur Aurelien, le fameux combat entre far-inée des Romains St celle de Zénobie, reine de salini-té , qui, ayant perdu la bataille, se retira dans Palmire,où Aurelien f assiégea St la prit. On croit que Jérémie,disciple des apôtres,, fut le premier évêque d’Apamée,depuis érigée en métropole, & que c’est le même quiaffilia au concile de Nicée. Domntis Sc Jean ses succes-seurs furent présens , l’un au concile de Chalcédoine,St l’autre au premier de Constantinople. Marcel en étoitévêque fous l’empereur de Théodoíe : les payens le firentmourir, pour avoir entrepris la démolition du templede Jupiter, après avoir publié la loi de l’empereur con-tre l’idolâtrie. L’église d’Apamée compte trois autresmartyrs; savoir, Cafus Sc Alexandre fous l’empire d’An-tonin, & Maxime fous Dioctétien. L’histoire ecclésias-tique fait mention d’un second S. Marcel, iflù d’unenoble & riche famille d’Apamée, lequel, dans le cin-quième siécle, fut archimandrite ou abbé des Acemetesà Constantinople. Ce qui reste aujourd’hui de cette villemérite encore l’attention des curieux : on y voir plu-sieurs grandes mosquées , St plusieurs maisons bâties degrandes pierres blanches & noires entremêlées. Ungrand château fort ruiné, & construit de ces mêmespierres, s’éleve fur une éminence à l’un des bouts de lavflle : l’Oronte baigne les murs de ce château, St rem-plit de très - beaux fossés qui font taillés dans le roc.Comme l’Apamée moderne s’étend plus dans la plaineque fur la colline , ce fleuve traverse toute la ville, Sc luidonne de grandes commodités : une machine de dixhuit grandes roues éleve seau à une grande hauteur, Stla fait entrer dans des canaux soutenus par des arcades,d’où elle est distribuée aux fontaines publiques St parti-culières, St aux jardins qui font dans le dehors. Vis-à-vis du château il y a une belle mosquée, accompagnéed’un jardin, presque fur le bord de la riviere, au-devantde laquelle est une haute colonne de marbre ornée debas reliefs d’une excellente sculpture, qui représententdes figures humaines, plusieurs espèces d’animaux, desoiseaux St des fleurs. II n’y avoir autrefois qu’un simplecommandant à Hama; mais il y a aujourd’hui un pacha,dont le gouvernement est assez étendu. '
2. APAMËE, ville de la Bythinie, à l’orient de l’em-bouchure de la riviere Rhyndacus, fur la Propontide ,entre les villes de Cyzique St de Prusse. On la nommoitauffi Myrlée. -Philippe, roi de Macédoine, fils deDe-metrius, pere de Perlée , la saccagea, St la donna à Pru-fìas, roi de Bithynie son gendre , qui, Payant rétablie ,l’appella Apamée du nom de fa femme ; c’est ce quenous apprenons de Strabon, /. n , p. 563. Etienne legéographe dit : Myrlée , ville de Bithynie, présentementnommée Apamée , fut bâtie par Myrlus , chef des Co-lophoniens. Mais Nicomede Épiphanes, fils du roi Pru-íïas, la nomma Apamée du nom d’Apama fa mere ;d’autres disent qu’elle fut nommée Myrlée à cause d’uneamazone appellée ainsi, tel est le sentiment d’Etienne.U est aise de voir présentement pour quelle raison Scy-lax de Cariande, ( Pcripl. p . 35.) qui écrivoit longtemsavant les régnes de Prusias Se de Nicoméde , n appellecette ville que Myrlée , l’autre nom ne lui ayant pasencore été donné ; & Ptolomée, /. 5, c. 1, qui écrivoitlongtems après, ne se sert que du nom d’Apamée, quiétoit le nouveau. Pline, /. 5 , c- 32 , fait la même dis-tinction , & dit : celle qui est présentement nomméeApamée est la Myrlée des Colophoniens \ficut Apameaqua nunc , MyrUa Colophoniorutn : ces mots font malponctués dans les éditions du P. Hardouin , où l’ontrouve/:cac Apamea , q U <z nunc MyrUa Colophonïorum ;cette ponctuation renverse le sens de Pline, St lui faitdire ce qu’il ne dit pas. Qws, nunc ne fçauroit se rappor-ter à Myrlee, qui étoit le nom ancien', mais à Apaméequi étoit le nom usité du rems de Pline. Cet auteur neparle pas juste, quand il dit qu’elle étoit dans les terres[Intus j) czt elle etoic fur la cote du consentement me-me de Ptolomee, /. 3, c. 1. Elle reçut une colonie ro-maine, comme il paroit par une lettre de Pline le jeune,I. 10, Epist. 5 6,8c par un passage d’Ulpien, I, 1 , Dïgesi.
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de Cenfìbus. Baudrand dit que cette ville est présente-ment nommée Apami , dans la province de Becfangdfur la mer de Marmara , St dans le golfe de Montagnaà 25 mille pas au septentrion de Burle , Sc à cinquantede Cyzique au levant. C’est, dit-il, le fìég^dun évêquegrec. Quoique Scylax de Cariande mette cette vilsedans la Phrygie, il ne faut pas la confondre avec celledont il est question dans l’article qui fuir.
3. APAMEE , ville d’Asie dans la Phrygie. Elle étoitsurnommée Cibotos , selon la carte fiAgatochsmon. Elleétoit sur le Méandre. Ptolomée, /. 5, c. 2 , la nommeApamea Cibotos par un o bref 3 mais Strabon, /.
Jiib fin. écrit h-nfiua « r,
Les médailles varient auffi. Spanheim écrit AnAMEsltíMArCrAC KIBOTOC. Le P. Hardouin, in Plin. I. 5, c. 29,fournit la légende d’une médaille de cette maniéré : AnA-MEnN KíBoTOC MAPCIAC. Saumaise, Exerça, in Solìnuttij
р. 826, préféré l’a , Se veut que la ville ait été surnom-mée K ificiTo ;, c’est-à-dire un coffre , parce que c’étoitune ville d’étape , & comme le magasin d’une infinitéde marchandises. Strabon,/. 12 ,p. 5 76, dit que Lao-dicée & Apamée étoient les deux plus grandes villes dela Phrygie. Il dit auffi, p. 577, que c’étoit une vilsemarchande de l’Asie proprement dite, Sc qu’elle étoitla premiere après Ephèse. Elle est située, dit-il, à l’em-bouchure du Marlyas, qui coule dans la ville même, Siqui au sortir delà se jette dans le Méandre. Elle prenoitson nom d’Apamée que Strabon, ibid , dit avoir été semere d’Antiochus Soter son fondateur, & la femme deSeleucus Nicator, & la fille d’Artabaze. Etienne setrompe, quand il dit qu’elle étoit la mere de Seleucus,dont elle étoit la femme. Tite-Live a donné dans semême erreur dans le passage ci-dessous. C’étoit la prin-cipale ville de la Phrygie. Sa position étoit fur le Mar-syas vers les sources du Méandre. Voici ce qu’en dit Tite-Live, l. 38, c. 13. Le consul campa près d’Antioche secle Méandre. Les sources de cette riviere ne sont pas loinde Célenes. Cette ville étoit autrefois capitale de laPhrygie ; on passa ensuite assez près de ï ancienne Cé-lenes , & on appeila 1 a nouvelle ville Apamée du nomfi Apamée , sœur de Seleucus. La riviere Marfyas a fasource près du Méandre, auquel elle se rejoint 3 Sc l’onprétend que Célenes est le lieu où Marsias osa disputesà Apollon la gloire de bien jouer de la flûte. Pline, /• j*
с. 29 , parle dans le même sens : la troisième , dit-il, (dentend les assemblées de l’Asie) se rend à Apamée, q« el’on appelloit autrefois Célenes, Sc ensuite Cibotos. Elseest située au pied du mont Signia, Sc est arrosée par seMarsias, l’Obrima Sc l’Orga , rivières qui tombent clansle Méandre. C’est là que le Marfyas commence à repa-roítre après s’être caché fous terre à peu de distance csefa source. Etienne le géographe dit auffi qu’Apasnée, quel’on appelloit auparavant Célenes , est de la grandePhrygie. Plusieurs historiens ont distingué Célenes dsï Apamée de Pisidie, de laquelle les notices épiscopalesfont mention 3 Sc que celle d’Hiérocles nomme o
par corruption 3 mais comme la Pisidie, la Phrygie Sc seLydie se tondissent, il a été facile de donner à ï’une sesvilles frontières de l’autre, Sc de mettre l’Apamée Ci-botos dans la Pisidie, en avançant cette province „pse svers le nord qu’elle n’étoit naturellement 3 d’ailleurs se snotices ecclésiastiques ne conservent pas toujours aisedivisions les bornes des provinces telles que le gouverne-ment civil les a marquées. ,
4. APAMÉE, ville asteienne dans là Médie ou dans seParthie, selon Strabon, /. 11 ,p. 514 Sc 524, qui se ss e 5tantôt dans l’un de ces pays, Sc tantôt dans l’autre 3 d ° l *il faà conclure qu’elle étoit aux confins de ces den^contrées, ou dans la partie de la Médie qui a été au ^trefois aux Parthes. Car dans le passage où il metville dans la Parthie, il la nomme Apamée auprèsRagœ 3 or tout le monde convient que Rag<& étoit hanla Médie. Pline , l. 6 , c. 14, dit : les autres vilse* ^Médes font Phazaca, Aganzaga, Apamiesurnommée & ^phane. Cellarius, Géogr. ant. I. 3 , c. 18 , observe quesurnom étant auffi le nom d’une ville de la Syrie, a P ^être transporté delà à la ville d’Apamée. Il a ser ce sej^nom une pensée qui seroit fort bonne si elle étoit appseTsur l’autorité des manuscrits : auffi ne la donne-t-n st 1pour une conjecture. Il doute s’il ne faudroit pas 11liaganç au lieu de Raphane , parce que Ptolomée recC C c