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Teíse nommée Sebastopolis devint une grande ville , Scquelle a conservé jusqu a présent son ancien nom en ce-lui de Savatopoli. C’est le même peuple que les Ab-stiens de Procope. Voyez ce mot.
APSINTHUS. Voyez Apsynthus.
i. & 2. APSORUS ou Apsorrus ,ville Sc rivière,c’est la même chose qu’ABSARE.
APSORUS ou Apsorrus. Voyez Apsyrtides.
ÁPSUS, rivière de la Macédoine, selonPlutarque,in Flamin. César, de Bel. Civil. I. 3 , c. 13 , dit qu’il campasur les bords de l’Apsus aux confins des Âpolloniates 3 ildit encore ( ibid. c. 19) qu’il n’y avoir entre le camp dePompée Sc le sien, que l’espace de la rivière ApJ'us.Lucain , 1 . '5, Strabon 1 . 7 , p. 31 6, Sc Ptolomée, 1 . 3 , c.13, en font austi mention. Les interprètes de ce dernierrexpliquentparSpiRNAssE ; d’autresdisent qu’ils’appelleprésentement TAspro ; d’autres disent que c’est Ureo ;c’est-à-dire, en bon françois, que l’on ne fait quel nomlui donner. Le P. Lubin dans ses tables géographiques,dit que l’Apsus coule dans le pays des anciens Taulan-tiens, qui est la partie occidentale de la Macédoine,entre l’Illyrie 8c l’Epire, Sc se décharge dans la merAdriatique. Il allègue ensuite Plutarque, dont voici lesparoles de la traduction de Dacier, dans la vie de Fla-
sus; mais qu’il étoit là fans rien faire, à cause de ladifficulté des lieux. Après avoir donc pris le com-mandement, & renvoyé Publius, il commença à con-sidérer & examiner Pallié te du pays. Il est natu-rellement fortifié comme celui de Tempe, mais il n’apas comme lui de beaux bois, des forêts d’une verdure(ínarminte, des endroits délicieux Sc d’agréables prai-ries. A droite Sc à gauche ce font de longues Sc hau-tes montagnes, qui font en bas une vallée fort profon-de , le long de laquelle coule l’Apsus , allez semblablepar sa figure 8c par sa rapidité au Penée. Il coule aupied de ces montagnes qu’il défend, 8c ne laisse en-tre deux qu’un petit chemin , taillé dans le roc, siescarpé & si étroit, qu’une armée ne pourroit y passerque très-difficilement, & avec des peines infinies, quandil ne íeroit pas défendu ; Sc pour peu qu’on le défen-dît, il seroir absolument impraticable.
APSYNTHUS , ville de Thrace , selon Etienne leGéographe, qui remarque que le canton s’appelloitApsunthis. Au mot JE nus, il observe que c’est la mê-me ville. Il ajoute au même endroit, qu’à l’embouchu-re de l’Hebre, qui se partage en deux branches, estsituee la ville d’zEnus, bâtie par les Cyméens ; maiscelle-ci, poursuit-il, a été appellée ainsi , parce qu’au-
{ >rès d’Olsa est une rivière nommée zEnus, 8c un vis-age de même nom. Denis le Periegete , v. 575 , nom-me Apsinthius , une rivière de la Thrace, au bord delaquelle les Bistonides faisoient leurs bacchanales ; mais,comme il n’en parle qu’en passant, il n’en fournit quele nom , Sc l’épithete de Thracien. Je soupçonne quec’est moins le nom propre d’un fleuve qu’une épithetede l’Hebre, ainsi désigné , parce qu’à son embouchureétoit Apsynthus, qui est aujourd’hui Eno ; & queDio-dore a dit ì'Apflnthien , en sous-entendant le mot fleu-ve , pour dire le fleuve qui coule à Apsynthe. Eustathe,expliquant le cinq cens soixante-cinquiéme versduPe-riégete , fait un peuple nommé les Apsinthiens ; maisje ne vois pas que Denis en ait parlé, comme le ditOrtelius.
APSYRTIDES, iflesdu golfe Adriatique , selon Etien-ne le géographe , & Strabon, I. 7, p- Es Pline, 1 . 3 ,c. 26 , écrit Absyrtides. Joignant cette côte, dit Stra-fion, ( il parle de celle d’Istrie) 'font les ifles Absyrti-des, où l’on dit que Medée tua son frere Absyrte quila poursuivoit. Quoique j’aie tâché de réfuter ce senti-ment au mot Absare II, & q ue j e s c i S persuadé ques’il y a quelque chose de vrai dans ce fait, ilnes’estpas passe dans ces ifles, j ai cependant cru en devoirrapporter les principaux témoignages, d’autant plusqu’ilséclaircissent la géographie, qui est mon plus grandobjet. Hygin , Fabul. 23, parle ainsi : TEete ayant suque Medée avoir pris la fuite avec Jason, se munitd’un vaisseau , Sc envoya son fils Absyrte, avec des gensaimés, à fa poursuite. Absyrte, Payant suivie jusqu’àïfle de Corcyre , dans la me r Adriatique, chez le roi
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Alcinous, Sc voulant décider la querelle par la voye desarmes, Alcinoiís s'entremit pour les détourner des voyesde fait. Cet auteur ajoute peu après : le lendemain ,lorsqu’ils furent venus en jugement, Medée , ayant faitvoir quelle étoit femme de Jason, fut remise à íbnmari. Néanmoins, après leur départ, Absyrte, craignantson pere á cause des ordres qu’il en avoir reçus, lespoursuivit jusques dans 1 Ifle de Minerve, où Jason sa-crifia à la Déesse , tua Absyrte qui survint, Sc Medéel’ensevelit. Ils partirent de-là, Sc les gens de Colchide,qui avoient accompagné Absyrte, n’osantse présentersans lui à y£ete, rétablirent en cet endroit, bâtirentune ville qu’ils nommèrent Apí’ore du nom d’Absyrte-Cette ifle est dans l’Istrie, attenant celle de Pola, Scprès de l’ifle de Veglia : c’est ainsi que parle Hygin.Ceux qui examineront ma version fur le texte de cetauteur, verront que je fuis les corrections de Cluvier.(. Ital. ant. I. 1 , c. 21 , p. 214.) Il y a plus d’embarrasfur le nombre des Absyrtides. Ptolomée, l. z, c. 17,dans fa description de l’Illyrie , ne met qu’une ifle qu’ilnomme Apsore. II y place deux villes, Crepsa Sc Àb-sore. Mêla, /. 2 , c. 7, fait deux ifles distinctes d ’Ab-fore Sc Absyrtis. Le passage de Mêla n’est rien moinsque clair 3 car il donne tout de fuite les ifles du golfeAdriatique, in Adria Apsoros , Dy fcelados, Absyrtis ,Isa , Pityia , Hydria , hleclrides , Nigra Corcyra 3 Scc.On ne voit point là combien il y avoit d’Apsyrtides-Cellarius , Geog. ant. I. 2 , c. 8 , p . 623 , lui impute den’en avoir mis qu’une feule , quoique Ton trouve dansMêla Abforos Sc Absyrtis 3 mais c’est de quoi il le blâ-me , & il prétend que ces deux ifles n’en font qu’une 3au jugement de Ptolomée. Voisins a cru que Dyscela-dos étoit une ifle chimérique, forgée d’une épithetemal entendue dans ce vers d’Apollonius , /. 4, v. 565 ;
Icrsrx n A vtjíîácì£gç ts kuì ìfttpTH fl ituucc,
C’est-à dire, IJfa , où Ton entend un bruit terrible, SCla délicieuse Fytiée. Cluvier trouve qu’en effet les Ap-syrtides étoient au nombre de quatre 3 selon lui, la plusgrande, qui est au milieu, a nom Cherzo 3 la seconde,quî en approche le plus pour la grandeur,est au midi, SCs’appelle Osero 3 les deux autres font au nord 3 savoirFerosina Sc Cao. 11 prétend que ce qui a engagé lesanciens à n’en faire qu’une ifle, c’est quelle ne font sé-parées que par de petits bras de mer fort étroits, qui nefont que comme des canaux, d’où vient qu’encore aprésent on les désigne souvent par le nom de Tisse deCherso. Apollonius Sc Mêla n’en ont désigné que deux,apparemment parce qu’ils comprenoient les deux sep-tentrionales avec celle du milieu. Pline, /. 3, c. 21, aTendrait cité, n’a pas tant songé à nommer les ifles, qu®
Mêla emploie les deux mots, parce qu’il les a trouvesexprimés différemment en différens auteurs. Cette viH eest présentement nommée Osero par quelque change-ment de lettres, Sc est dans la plus grande des ifles, m 1 "le canal même. C’est delà que l’ifle voisine a pris si 011nom. C’ést là qu’étoit le temple de Diane, si nous encroyons les fables des Grecs. Les gens de la fuite d’Ap-syjrte, n’osant aller retrouver leur roi, s’y établirent Sc Ybâtirent cette ville. U y avoit encore une autre vifl enommée Crepsa par Ptolomée, Sc Çrexa par Pline, &même, à juger fur Texprelsion de ce dernier, on pout-roit croire que le nom de Crepsa ou Crexa a été com-mun à cette ville & à Tisse. Les fables des Grecs ajou-tent que plus de sept cent vingt ans avant Tére vulgaire,les Absyrtiens, partant de ces ifles, allerent fonder dansle continent «J’Istrie la ville de Pola. Mais, comme ob-serve sagement Cluvier, on n’est pas obligé d’y ajourerfoi, puisqu’ils mettent furie pont Euxin, dans le v _ o1l "nage de la Colchide, une contrée, une ville Sc une riviere,qu’ils disent avoir pris leur nom de TavantUre du m c 1,13Absyrte. On peut voir fur ce sujet Hygin, Fab. 26. Pl ine ’1 . 6 , c. 4 & 9. Ptolomée, /. 2. c. 17. Arrien, (PsPtiPonti Eux.) & Procope, Gothic. I. 4. Apollodore m 1 ''même dit qu’Absyrte périt par les embûches de fa s® u .^Sc que son corps, emporté par le Phase , riviere de i-Colchide, fut jetté sur les ifles du pont Euxin, q ul cprirent le nom d’Absyrtides. .
Le Golfe voisin de Tlstrie, où font les Absyrtides,