ARA
1. ARAGUS, rivìere de llbérie Asiatique. Strabon ,t ïv- l , 1 >P a g' zoo, dit quelle le mêle avec le Cyrus. Pto-jamee, /. 5, c. 12. , ne ia nomme point, mais il la dési-gne p a r l e nom jg fl euve . De Lisse, dans une de ses cartestiu Ibéâtre d u Monde, la nomme Alazonius. En ve-st aut de l’Arménie, dit Sttabon, il y a des passages diffi-Çiies aux rivières de Cyrus & d’Aragus, qui, avant leurjonction ont deux places fortes à seize stades l’une de l’au-^ e ‘ Celle qui étoit fur l’Aragus étoit nommée Seumara >° u >-mme portent les manuscrits, Seusamora. Com-jne Strabon , /. 11, p, ^00 & 302 , nomme peu après le
cj lv f Alazonien, cela peut faire une difficulté z savoir,
S 1 n E pas différent de l’Aragus : par le passage cité, ony ie j lc o' e voir que ces deux fleuves se joignent. Strabona Eve lui - même lorsqu’en décrivant le Cyrus, il dit4 ju ayant fa source en Arménie , il se répand auffi - tôtflans une plaine , où ayant pris l’Arrabon qui tombe duCaucase, & d’autres ruisseaux, il s’écoule par un canalvtroit dans l’Albanie : que roulant ses eaux abondantesentre ce pays Lc l’Arménie dans des campagnes où il y acl excellens pâturages, après avoir reçu plusieurs rivières;avoir, Alazon, la Sandobane, la Roetace & la Chane,qui, toutes, portent bateaux, il se jette dans la Mer Cas-pienne. Pline, /. 6, c. 10, dit que T Alazon qui séparaites Iberes de l'Albanie, descendoit du mont Caucase &omboit dans le Cyrus. L’Aragus de Strabon, l’Alazo-d^p 1 m< 7 me 5 l’Alazon de Pline &c le fleuve anonyme0 1 tolomee me paraissent être la même riviere, avecautant plus de vraisemblance qu’il ne s’y en trouvePoint présentement d’autre qui réponde à l’idée qu’ils^otis en donnent. Cellarius les distingue pour concilierstrabon. II met deux sources, dont l’une; savoir, la plusOrientale, porte ses eaux à Artanissa & à Harmastis ;jatitre plus occidentale arrose Sura, puis va se joindre àvautre au-dessous de ces trois villes, après quoi coulantflans un même lit qui n’est pas encore celui du Cyrus ,E"Ss passent à Seumara, puis á Zalissa, & enfin se per-flent dans ce fleuve au-dessous d’Harmozica. Après cela, Cyrus prenant son cours vers la Mer Caspienne, secharge de l’Alazon auprès d’Osica. La difficulté est queétat moderne de ces rivières ne justifie pas assez ces dis-tinctions fi bien imaginées.
2. ARAGUS, nom latin de I’Arga, riviere d’Espagne.Voyez Arga.
3. ARAGUS, riviere d Epire dans le pays des Molos-ses , lelon Baudrand. Il cite Strabon, qui n’en parle au-cunement.
ARAJOLAS, village de Portugal, dans l’Alentejo, àdeux lieues d’Evora en tirant vers Saniaren. Baudrandcroit que c’est l’ancienne Calantica , & cite Vasconsel.ARAIS. Voyez Araxe.
ARAKIL VANC, c’est-à-dire le Monastère desAeôtres, monastère d’Arménie au bas du mont Ararat.Chardin , dans ses voyages, t. 1 -,p. 137, en parle ainsi:a n pied du monr, il y a dans un village de Chrétiens unMonastère nommé Arakil Vanc, c’est-à-dire le Monas-ter e des Apôtres. Les Arméniens ont grande dévotionPt>nr ce lieu, croyant que Noé y fit fa première demeure,les premiers sacrifices après le déluge. Ils disent qu’ontrouvé les corps de S. André Sc de S. Mathieu, &Rue l e crâne de cet évangéliste est resté dans l'église dej? Monastère : ils content cent autres particularités de celeu, & tout ce territoire dont ils font leur Terre^ctinte ; mais, ajoute le voyageur cité , elles font toutes1 éloignées du vraisemblable , qu’on mériterait en les^pportant detre accusé de conter des songes & des côn-es laits à plaisir. Corneille a cru que le village s’appelauffi Arakil Vanc. Mais il se trompe ; le nom du
ARA
353
y a ge est Acourlou , selon de Tournefort, Voyage due yaw j i ettre X1X ^ p m 14< j. R ajoute que ce couvent estp/ra ’ .H passe par ce village un ruisseau qui tombe desmont Ararat ' & R ue quelques géographesPro/ ] l es ont pris pour l’Araxe, dont ils ont mis mal àAR a t *° urce dans cette montagne.
4^ raUNUM. Voyez Arlon.
Syri e à ^ ° u LE P AYS d ’ Aram - Ce nom est donné à lade Seip Ca j l ^ e d’Aram. Genes. c. 10, v. 22, cinquième fils^ouiipss âont les des.cendans peuplèrent la Syrie, & fonten pi u p S Ar améens. L’écriture firinte distingue la Syriesurcrra leUrs Parties qui, par distinction, prennent unn au nom général d’Aram.
ARAM DE BETH-ROHOB, c’est-à-dire ìa contrée dela Syrie, qui étoit le territoire de la ville de Rohob.
ARAM DE DAMAS ; c’est ce que l’on a appelle la Dà-mascéne, c’est-à-dire les environs de Damas.
ARAM DE MAACHA , contrée de la Syrie, où étoitla ville de Maacha.
ARAM NAHARAIM, c’est-à-dire la Syrie des deuxfleuves; savoir, le Tigre & l’Euphrate ou la Mésopo-tamie.
ARAM DE SOBA, contrée de la Syrie où étòit la villed oSoba. Voyez Araméen.
ARAMA, ville de la Palestine dans la tribu d’Asôr.Josui j c. 19, v. ;6.
ARAM3IGARA, ville dê l’Inde en deçà du Gange,selon Ptclomée, A 7, c. 1. Ses interprètes lisent Brama-gara.
ARAMATHA , ville métropolitaine des Ammonites,selon Joseph, allégué par OrteliuS, au liv. 7 ; mais jôtrouve que Joseph, au liv. 7, c. 7 , de ses antiquités ,nomme Rabath la métropole, ou, si l’on veut, la capitaledes Ammonites. Les exx la nomment aussi de même.
ARAMATHAIM, la même que Ramathaim.
ARAMA VA, ville de l’Arabie heureuse, selon Ptolô-mée, /. 6 , c. 7. *
ARAMBYS, ville d’Afrique fur l’Océan Atlantique,selon le périple de Hannon, éd. Hudson.p. 2 , qui dit quece fut Une des villes fondées par les Carthaginois dans levoyage qu’il décrit.
1. ARAMEENS. Don Calmetj dans son dictionnaire,au mot Aram , dit qu’Homère 8c Hésiode nommentainsi les peuples que les Grecs des rems plus nouveauxont appellés Syriens. Le prophète Amos, c. io, v. 7 ,semble dire que les premiers Araméens avoient eu leurdemeure dans le pays de Kir , c’est-à-dire dans llbérie,aux bords du Cyrus, Lc que Dieu les en avoir tirés com-me il avoir tiré les Hébreux de l’Egypte ; mais on ne faitquand arriva cette migration. Elle doit être fort ancien-ne , puisque Moïse nomme toujours Araméens les Sy-riens, & les peuples de la Mésopotamie. Les peuples deSyrie ont souvent fait ia guerre aux Hébreux. David lesassujétit, & les obligea de lui payer tribut. Salomon con-serva sur eux la même autorité; mais depuis la sépara-tion des dix tribus d’avec celle de Juda, il ne paraît paso ne les Syriens généralement ayent été assujétis aux roisd Israël, si ce n’est peut-être fous Jéroboam II, qui réta-blit le royaume d’Israël dans son ancienne etendue. Rtg,
l. 4, c. 14, v. 25.
2. ARAMÉENS. Spener, Notit. Gtrm. ant. I. j, c. 1 ,P- 103 , remarque très-savamment à son ordinaire quequelques auteurs ont eu tort d’avancer que les Allemandsavoient ete anciennement nommés Araméens. Il traiteleurs conjectures d’une licence excessive.
3. ARAMEENS, peuple d’entre les Scythes, selonPline , 1 . 6 , c. 17, le seul auteur qui en fasse mention.
ARAMINHA, montagne d’Espagne, fur laquelle fontbâties les villes de Port-Alégre, d’Alegrette, de Maroua»Lc autres , selon Davity Ôc Corneille.
Cette montagne qui est ÌHerminius des anciens, n’estpoint en Espagne, mais en Portugal. Port-Alégre est uneville : Alegrette est un bourg, Marvao, qu’ils écrivent mall’un & l’autre Marouan _, n’est qu’un village ou un petitbourg tout au plus.
ARAMON, petite ville de France en Languedoc, audiocèse d’Usez près du Rhône, dans la généralité deMontpellier. Elle n’aguères plus de cinq cens feux, selonle dénombrement du royaume, t. z,p. 263. Cette villeproduit la meilleure huile de la province. Long. 22,24,latit. 43,52.
1. A R AN, iíles voisines de l’Irlande. Voy. Arran i.
2. ARAN, isle du royaume de France. V. Arran 2.
3. ARAN, vallée dans les Pyrénées, à la source de laGaronne, qui la traverse avant que d’entrer dans le paysde Comminge. Elle est à l’Espagne. Baudrand, éd. 1705,dit mal quelle est présentement à la France. Il avoirmieux dit dans sédition latine, éd. 1682, quelle a faitautrefois partie de la Bigorre, qu’Alphonse, roi d’Ara-gon, s’en rendit maître l’an 1192, Lc qu’elle est demeu-rée attachée à cette couronne depuis ce tems - la. DeMarca, de l iste & Longuerue la donnent à 1 Espagne. Lebourg de Viella ou Vieille en est le chef-lieu-
4. ARAN, petite riviere de France, en Provence. Elle
Tome I. Y y