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a sa source dans les montagnes qui font au midi occi-dental de Signe, d où coulant vers le couchant, elle serecourbe vers le midi, passe à la paroisse de la Cadiére,■ììc se jette dans une petite anse, à l’occident de laquelleest le village de Bandol, entre 1 ’iste Rousse & la rade duBrusc.
Corneille, guidé par u-n atlas, qui est celui de Blacu ,se trompe lorsquil met l’embouchure de l’Aran entreCastis &c la Ciotar.
1. ARANA , ville ou village de la Drangiane , selonPtolomée, /. 6 , c. 19.
2. ARANA, iste voisine de celle de Taprobane j selonles interprètes de Ptolomée, /. 7, c. 4 , dont quelquesexemplaires portent Aerana.
ARANAS , ruisseau d’Espagne, dans la Navarre. Il afa source à Salvatierra, dans le Guipuscoa, & coulantvers l'orient, il arrose Echarriaranas Sc Huarte Araquil, '& tombe dans l’Arga, à l'occident de Pampelune.
ARANATIUM. Voyez Herenatium.
ARANDA DE DUERO , ville d’Espagne dans lavieille Castille fur le Duero, qui baigne ses murailles 8 cfertilise son terroir, & qui , selon la remarque de deVayrac , Etat de l’Espagne 3 t. 1, p. z 17 , l’enclommageauíli quelquefois par ses débordemens.*. Elle est aslezgrande & assez belle. Sa situation-est entre Osma 8 c Val-ladolid. C’est la Rauda des anciens. Long. 14, 34, latit.41,40.
ARANDA DE EBRD, ville d’Espagne, dans VAra-gon. Les cartes ne la marquent point. Elle fut érigée encomté en faveur de la maiíon de Ximenès de Orrea.
ARANDIS, ville ancienne d’Espagne, dans la Lusi-tanie , selon Ptolomée, /. 2 , c. 5. Molet croit que c’estprésentement Portes Vedras, ville de Portugal dans l’Es-tramadure. C’est peut-être la même que l’Arannum d’An-tonin entre Faro (Efuris _,) 8 c Bejti \Pax Julia) selon laconjecture d’Ortelius.
ARANDORE, fort de l’iste de Ceylan, dans le royau-me de Candy, à cinq lieues du Pic d’Adam. Les Hollan-dois Pont construit 3 mais le roi de Candy s’en est rendumaître par surprise. C’est ainsi qu’en parlent Maty 8 cCorneille. Le premier dit de plus Arandore 8 c Ar-ranííari. Ce dernier est en effet le vrai nom. V. ce mot.
1. ARANE, ville de la petite Arménie, selon Ptolo-mée, A 5, c. 7. Antonin, Itiner. la nomme Aranis.
2. ARANE, lieu quelque part vers le Péloponèse. Stacsen fait mention au iv c livre de sa Thébaïde, v. 80.
Dederat nec non socer ipse regendasJEgïon 3 Aranenque ò> quas Thefeia Tree^enAddit opes 3 ne rara moyens inglorius iretAgmina.
Quelques-uns croyent qu’il faut lire Arenen. Pausa-ïiias fait mention d’Arene, in Me ff'eniac.
ARANGAS, montagne de la Lybie intérieure, selonPtolomée, A 4, c. 6.
ARANIS. Voyez Arane i.
ARANIOS, Aranus , selon de Piste, Atlas petite ri-vière de Traníilvanie. Elle a ses sources dans les mon-tagnes du comté d’Abrobania, d’011 coulant vers le nord-est, elle se tourne enfin vers Porient dans le comté deTorda, où elle serpente vers le nord, puis vers le midi,pour se rendre enfin dans le Maros. Sa source est bienéloignée de la ville de Colosv/ar, ou la met Baudrand.
AR ANIW AR, fort de Transilvanie, au comté de Weis-sembourg, sur la rive septentrionale du Maros. * Del’IJle 3Atlas.
I. ARANJUEZ, selon Corn. D ici. maison de plaisancedu roi d’Espagne, dans la nouvelle Castille, à sept lieuesde Madrid , fur le chemin de Tolède. Avant que cl’y ar-river, on passe la riviere de Xarama, une demi-lieue en-deçà, fur un pont de bois. On entre ensuite dans degrandes allées dormes 8 c de tilleuls à perce de vue, quile traversent & composent une étoile. H y en a une quiconduit jusques fur un pont construit fur le Tage, quise joint dans cet endroit au Xarama. Philippe II fit cou-per cette célébré riviere pour l a faire passer autour deson parc, ce qui tonne la plus agréable iste du monde.Sitôt qu on a passe ie dernier pont, l'on apperçoit deuxstatues tie bronze, dont 1 une jette de l’eau par ses brascoupés. A un pas dela on est íur les bords du baffîn de lafontaine de Diane, qui est au milieu, fur une hauteur
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de pièces rapportées de pierres, de bois, de mousse Scde terre, où lont attachées quantité de figures de toutessortes d’animaux , qui jettent de l’eau en même teinsquelles la reçoivent des tuyaux qui la conduisent duTage. Autour du baíìin il y a huit mirtes, dont les bran-ches font couchées de telle forte que chacun de ces ar-bustes forme un vaisseau très bien marqué. Sur chacunde ces vaisseaux est une petite statue qui jette de l’eau con-tre les bêtes qui font fur la hauteur du milieu. On trouveensuite la fontaine de Ganymede, qu’on voir sur son ai-gle ail haut d’une colonne 8 c à côté dans le bassin : unMars, un Hercule 8 c une autre divinité en pierre ou enbois blanchi & plâtré. La fontaine de la Gelojerie est dansune allée qui coupe celle-ci. On lui a donné ce nom,parce qu’au haut il y a un quarté qui forme comme unede ces jalousies qu’on mer au-devant des fenêtres. Surla droite on en voir une autre qui a au haut une espècede molette dorée 3 & en rentrant dans l’allée du milieuon arrive à la fontaine des Harpies, la plus agréable detoutes. Le baíìin en est quarté, & aux quatre coins il ya des colonnes , fur lesquelles font les figures de ces sa-les animaux qui vomissent de l’eau contre la statue d’unhomme , qui étant astis sur la colonne du milieu , cher-che une épine à la plante de son pied. En avançant versle bout du jardin, on découvre dans la même allée lafontaine de dom Juan de Aujlria , qu’on appelle alnstparce que la figure qui est au haut, & qui jette de l’eaUpar les cheveux, a été faite d une pierre qui fur trouvéedans un vaisseau turc après la bataille de Lépanthe. Ellôa, deux bassins, & au bas quatre petits Cupidons, avecdivers emblèmes. On voir au milieu d’une espèce d’é-tang un mont parnasse, où font quantité de jets d’eaux 3mais la plus belle fontaine de toutes est un grand bastîn,au haut duquel il y a un Cupidon. Son carquois estrempli de flèches, qui, routes , jettent de l’eau. Au basfont les trois Grâces de marbre, comme tout le reste, SCaux quatre coins il y a quatre grands arbres , du hautdesquels on volt autant de jets d’eau qui tombent dansce bastîn3 ce qui étonne beaucoup, parce que les tuyauxqui conduisent l’eau au haut de ces arbres lont si bien ca-chés qu’on ne les voie pas. On ne peut disconvenir qusce jardin ne soit beau 3 mais les allées font presque tou-tes trop étroites, & il semble qu’on ait voulu épargner laterre pour les compartimens, qui ne font ni fort grandsni fort larges. Les berceaux qui les couvrent font bas*Outre ce jardin, il y a un beau fruitier que l’on dit êtreaffermé environ vingt mille francs. Le palais n’est p aSfort considérable. Le dessein en est comme celui de tou-tes les maisons d’Espagne, où il y a beaucoup de petitescours. Celle-ci est de pierre & de brique, & doit être unquarté compolé de quatre cours 3 mais il n’y en a encorequ’une de faite. Dans cette portion est une chapelle enrond qui est assez belle. Il y a aussi une fort grande placsdevant le château à laquelle aboutissent une infinitéd allées. On en voir une assez grande & fort bien entre-tenue tout autour de l’iíle , le long de la riviere & d ucanal. Elle est au bout du village, du côté par où l’on ’ aà Alcala d c Henarès , fort large & fort longue, 8 c endeux ou trois endroits on y trouve de grands ronds oùles carosses peuvent tourner aisément. Il y a de chaqtiecote deux rangs de très-beaux ormeaux , & afin qu’d ssoient mieux nourris, on les humecte par de Veau qu’onfait couler quand on veut entre ces rangs d’arbres. Cé tceallée aboutit à un pont qui est íur le Tage, & qui est f ci \mé par une porte. Ainsi lorsque le roi va se promener nAranjuez, il y est comme en un lieu retranché par aeSponts, qu’il faut nécessairement passer avant qne l’on Yarrive. Au sortir d’Aranjuez pour aller à Tolède qui enest à six lieues, on ne trouve que des bruyères Sc oe*broussailles pleines de lapins, de daims & de cerfs jusqu aune maison du roi qu’on appelle de las A^equias- to n S'1 4 > 3°, latit. 40. ,.
x- ARANJUEZ, petite ville ou bourgade de l’Anaerìque septentrionale, dans la nouvelle Espagne, ss ariS *province de Nicoya qui fait partie du pays de Ni cara ,gua. Elle est fur les frontières des sauvages , nomm eChômes , & éloignée seulement de cinq lieues deprincipales bourgades, & un peu moins de la Mer du Sn* L>e Laet, Ind- Oceid. 1 . 7, c. 22.
ARANIUM, ville de l’Ethiopie fous l’Egypte,
Pline, /. 6 , c. 29.