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ARANNUM. Voyez Aranbis.
ARANTIA , ville du Péloponèse, selon Pausanias , l.- ) 12. Elle étoit fur une colline nomrnee a cause d elle
Arantinus Collis , & la contrée où étoient cette villeR cette montagne,étoit aussi nomrnee Arantïa. * *
ARANTINUS COLLIS. Voyez Farticle précédent.
ARANTON. Voyez Arinto.
ARAPEIEN, partie de la tribu Aègéide dans 1 Attique*selon Démosthene 6c Etienne le géographe, Harpocra-tion 8c Suidas.
ARAPHIA, iûe de la Carie, selon Etienne , qui citeParthenius.
ARAPOTES : de mauvaises éditions de Pline , 5 >
C ‘ 10 , ont mis un lac de ce nom auprès d Alexandrie enEgypte, & fur ces conjectures on a décide que ce devoirctre le lac Maréotide. Pintien , dans ses corrections futPline, a trouvé qu’il falloir lire qui lotus antea Khacotesnom.inabj.mr 3 au lieu de qui lacus antea Arapotes ■ nomi-’iabatur. Mais on ne fait fur quoi cette correction estfondée.
AR APUS } riviere de la Carmanie, selon Ptolomeq,/• 6,c. 8. Ses interprètes lisent Chatrapus en cet endroit.
ARAQUIL, Aracillum 3 bourg d’Espagne en Navarre :on 1 appelle aulïï Huarte Araquil. U est fur le ruis-seau d’Aranas, près les monts d’Andia, à cinq lieues dePampelune, vers l’occident, suivant Garibay. * Baudr.
éd.-
ARA
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170$
ARA R, nom latin de la Saône, riviere de France quictte dans le Rhônas ses bucoliques.
fa jette dans le Rhône à Lyon. Virgile la nomme Ararisnans ses bnrnlimioc
Au
Ararim Partiras bibet aut Germanià Tigrïm.
Quelqu es . uns ont voulu conclurre de ce vers que Virgileav °at pris la Saône pour une riviere d’Allemagne ; maise st ce cas la faute seroit double d’avoir donné aux Alle-mands la Saône qui coule dans les Gaules, 8c aux Par-uaes le Tigre qui ne touche point à leur pays. Ce font
le bois s’est tellement endurci qu’on ne le sautoir distin-guer de la pierre du rocher. Cette montagne le détruittous les jours : elle s’est ouverte, & a formé un abîmeépouvantable où vont se précipiter les eaux que fournis-seur les neiges du haut j avec des rochers qui le détachentà tous momens 8c qui font un bruit effroyable en roulantdans l’abîme. * Voy. les voy. d ’Olearius. De Tournesort ya été j voici ce qu’il enditau t. z, de ses voy. duLev.p. 143.
Nous commençâmes à monter le mont Ararath fur lesdeux heures après midi ; mais ce ne fut pas fans peine.Il faut grimper dans des fables monvans, où l’on ne voirque quelques pieds de genièvre 8c d’épme de bouc. Cettemontagne qui reste entre le sud 8c le iud-íud-est des troisEglises, est un des plus tristes & des plus désagréablesaspects qu’il y ait fur la terre. O11 n’y trouve ni arbresni arbrisseaux , encore moins des convens des religieuxarméniens ou francs. Struys nous auroir fait' plaisir denous apprendre où logent les anachore'ttes dont il parle ;car les gens du pays ne fe souviennent pas d’avoir ouidire qu’il y ait jamais eu dans cette montagne ni moinesarméniens ni-carmes ; tous les monastères font dans laplaine. Je ne crois pas que la place fut rentable autre pan*puisque tout le terrein de l’Ararath est mouvant ou cou-vert de neige. Il semble mème que cette montagne seconsomme tous les jours. Du haut du grand abîme, quiest une ravine épouvantable, s’ily en eut jamais, & quirépond au village (d’Acourlou) d où nous étions partis,fe détachent à tous momens des rochers qui font unbruit effroyable ; ils font de pierres noirâtres 8c fort du-res. Il n’y a d’ammaux vivans qu’-au bas de la montagne*& vers le milieu ceux qui occupent la premiere régionfont de pauvres bergers 6c des troupeaux galeux, parmilesquels on voit quelques perdrix. Ceux de la seconderégion four clés tigres 8c des corneilles. Tout le reste dela montagne est couvert de neiges depuis que l’arche s’yarrêta 3 ces neiges font cachées la moitié de Tannée fousdes nuages fort épais. Les tigres que nous apperçumes ne
debrog. dit Sauconna : tzt emensus spatia flucluosa 3 (ilparle du Rhône) Ararim quem Aauconnam appellant 3 in-ter Germaniam primam fluentemsuum in noiiien asciscit.Orrelius conjecture que Polybe la nommée Scoras. EcPlutarque le géographe, dans Ion traité des rivières, enfait un chapitre particulier ,p. 1 a & 1 3 , où il dit qu’onl’appelloit d'abord Brigulus , Bpiyou xm , mais quellechangea de nom à cette occalion. Arar étant entré dansune foret pour chasser , trouva Celtiberus son frété dé-chiré par les bêtes sauvages. 11 en eut tant de douleur
t ‘ es Peuples 8c des ri vies es qui n’ont point ensemble le laissèrent pas de nous faire peur, quoiquils tussent à plusrapport que fe font imaginé y voir des critiques trop de deux cens pas de nous, & qu’on nous assurât qu’ils neu tiR. Ammien Matcellm nomme cette riviere San- venoient pas ordinairement insulter les passans : ils cher-^ona , a ce que prétend Paradin cite par Orrelius 3 mais choient à boire. Nous nous prosternâmes dans le fable,D trouve qu Ammien Marcellin , ù 15 , p. 60, ed. Lin- 8c les laissâmes passer fort respectueusement. O11 en tue
? uelquerois a coups de fusil ; mais la principale chaííe leait avec des traquenards ou pièges , par le moyen des-quels on prend les jeunes tigres que l’on apprivoise , Scque Ton mene promener ensuite dans les principales vil-les de Perse. Ce qu’il y a de plus incommode dans cettemontagne , c’est que toutes les neiges fondues ne se dé-gorgent dans l’abime que par une infinité de sources oùl’on ne sautoir atteindre, Lc qui font aulli sales que Feaudes torrens dans les plus grands orages. Tontes ces íour-. - ces forment le ruisseau oui vient palier à Acourlou, 6c
qtul fe bleíla mortellement & tomba dans le Brigulus, qui ne s’éclaùcit jamais. On y boit de la boue pendantqui, depuis ce tems-là, porta son nom. J’aidéjaremar- toute Tannée ; mais nous ' ’ ' "
que que les Grecs n’étoient jamais embarrassés de trou- '' ' rVer letymologie des noms propres géographiques. Ilsavoient toujours quelque prince ou héros, ou quelquenymphe de commande qu’ils faifoient arriver ou mourirans cet endroit; Sc ce prince, ce héros ou cette nymphePottoit toujours très-certainement le nom dont ils cher-c ?Qient l’origine. Plutarque est autant grec par cette ma-^lere qu’aucun autre écrivain de certe nation.
.Ce vers ne prouve point ce qu’on a avancé. Ararim> y ie >it à’Arar j qui étoit le seul nominatif usité dans les> eau -c siécles de la latinité. Araris pour Arar est inconnua tQ Us les auteurs latins avant Claudien. * Mém. de Tre-V0l! s j du mois de septembre 1729.îv.fîi RARAT H (I e mont) est htué entre F Arménie, la^ssdie 8c l’Assyrie. C’est propremenc une branche duy auc ase q u i va joindre le mont Taurus. Les Arméniensa Ppellent Médina; les Persans, Agri ; les Turcs, le montx ^ Wen d j Lc les Arabes , Subeilahn. C’est fur cette mon-c j s q ne qu’on prétend que s’arrêta l’arche de Noë après ledite”' 6 ' C ^ e Est d’une hauteur prodigieuse, & pour ainsilru ’cce!hble. Elle est couverte au pied d’un sable
trouvions cette boue pins dé-licieuse que le meilleur vin ; elle est perpétuellement àla glace, & n’a point de goût limoneux. Malgré Téton -nement où cette esiroyabie solitude nous avoir jettes ,nous ne laissons pas de chercher ces monastères préten-dus, 8c de demander s’iî n’y avoir pas de religieux reclusdans quelques cavernes. L’idée qu’on a dans le pays quel’arche s’y arrêta, & la vénération que tous les Armé-niens ont pour cette montagne, ont fait présumer à bien
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fins VaUt ’ a certaine élévation on trouve une pierre noireneìg e a ^ Une verdure. Le haut est toujours couvert deiioìd i c eriv ‘ ron né de nuages glacés , ce qui y cause unsonm^E'Tportable - ^ est enfin impossible d’arriver auqu’cvìí*’ 5 011 E-S Arméniens & les Persans prétendentLouve encore les débris de l’arche de Noë, 8c que
des gens qu’elle devoir être remplie de íelitaircs,Struys n’est pas le seul qui Fait publié : cependant ounous assura qu’il n’y avoir qu’un petit couvent abandon-né, au pied de l’abîme, où l’on envoyoit d’Acourlou tousles ans un moine pour recueillir quelques sacs de blé queproduisent les terres des environs. Nous fumes obligésd’y aller le lendemain pour boire ; car nous consommâ-mes bientôt l’eau dont nos guides aveient fait provision,fur les bons avis des bergers. Ces bergers y font plus dé-vots qu’ailleurs , & même tous les Arméniens baisent laterre dès qu’ils découvrent F Ararath ; & récitent quel-ques prières, après avoir fait le signe de la croix. Nouscampâmes ce jour-la tout près des cabanes des bergers ;ce font de méchantes hutes qu’ils transportent en didé -
beso
r ils
11 y.
sauroient
rens endroits, suivant le belom ; car ... .
rester <^ue pendant le beau teins. Ils nous avertirent tju i!n’y avoir aucune fontaine dans la montagne, excepté leruiíTèau & 1 abîme, où l’on ne pouvoir aller boire qu au-près du couvent abandonné, & qu’un jour ne suísiroit
Tome /. Y y ij