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Tome premier. A - B.
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ARA

ChiU-nmar. L’Arase est: donc la rivière qui coule pré-ienC'jment à Schiras j 8 c qui étant jointe au Mcde, formeianviere, nommée fur les cartes Bendemir. Le Medeuoit être ia source plus orientale de cette riviere. A sé-gard de cette derniere, il est étonnant que si peu d an—'■'tens en ayent parlé, vu que, selon toute vraisemblance^c’ett d’elie que La Mcdie 8c les Mcdes avoient pris leur«o.m. Car je ne m’arrcte point à ce que Plutarque le géo-graphe dit que Médus est un des anciens noms de 1 £u-|>btate : si Strabon & Quinte-Curse avoient entendu par-ler de ce steuve sous ce nom, ils en auroient averti. Voy.

^ 3* AB.AXE, steuve de Perse dans la Mésopotamie.Aenophon, dans l’expédition de Cyrus, en fait mention,

• t- Bochart a cru que c’est le Chaboras ; mais CellariusCi '°it, avec plus de fondement, que c’est le Saocoras dePtolomce, 5c il le prouve par la distance de cinquantepatasangues qu il y avoir depuis le trajet de l’Euphrate a■fhapíàque jusqu a ce fleuve.

4- ARAXE, riviere d’Asie. Hérodote, A i , c. loi, &Denys de Sicile, disent que Cyrus fut obligé de la pasterJorsqu’il marcha contre les Maílagetes. Le premier, par-lant de ce peuple, dit : on tient que cette nation est gran-de & brave. Elle est située à sortent, au-delà de 1 Arase.Etienne le géographe dit que les Mastagetes etoient Scy-tnes. Or, comme le remarque Cellarius , Géog. ara.Personne n’a dit qu il y ait eu des Scythes en-deçà deiOxus , d’où il s enfuit que l’Araxe est ce nie me fleuve,0L1 quelque steuve au-delà. Ce qui favorise ce íentiment,c est que les mêmes choies que Mêla, /. 3 , c. 5, dir deS-t Araxe , Polybe , A 10, c. 45, le dit de 1 Oxus 3 d oud paroît que le premier a mis dans une feule descrip-teur, les choses qui étoient particulières à diftérens fleu-ves nommés Araxe. Le même Mêla parle de l’Oxus dansk même chapitre. Quant à f Araxe d’Hérodote, on pour-rit dire avec quelque apparence que c est le Wolga ,Puisqu’il hsi attribue quarante embouchures ; ce qui nec pnvienr qu à ce steuve. D’ailleurs, Aristote (. J^ide Vos-Mm in Mtla , 3 . c. 5,) dit que le Tandis est dérivé de

* Araxe. On lait que le Don, le Tanaïs des anciens, nepeut erre dérivé que du Wolga, par le canal de com-inuuication entre ces deux fleuves. La chronique deTltéophane, ad Ann. Mundi 6170, fait mention de leurjonction , & nous avons vû depuis le commencement dece siécle Pierre le Grand, empereur de Ruííìe, établir denouveau une communication de l’un à sautre. Ainsi leWolga est le même que Y Araxe cs Aristote, 5c peut-êtrele même que celui d’Hérodote.

Il est certain que le nom d’Araxe a été donné à plu-sieurs fleuves voisins de la Mer Caspienne, & que la géo-graphie de ces lieux-là n’étoit pas allez débrouillée dute ms des anciens, pour qu’ils n’ayent pas souvent pns destivieres pour d’autres.

ARAX1NA , A’pA/v*, contrée de la grande Arménie ,sidon Strabon, 1.1, p. 73. Ce nom se trouve encore écrit,

tt ,/>. 509 , 517 <y seq. par »?, au lieu de D, Ap«|w , cest'si s’accorde mieux avec Procope, qui écritAR.AXIS. Voyez Araxa.

,, ARAXUS, promontoire du Péloponnèse en Elide,Clon Ptolomée, A 3 , c. 16. Strabon, A 8 ,/c 3 3 5 - Pausa-

lìiast’est

e

A 6, in fine ■> 5c Polybe, A 4, c. 63. Niger dit quecap de Tornesc , 8c Bordonius que c’est celui de

^arenza.

^ ^-AYA,capde l’Amérique méridionale, dans lanotf-„jo e . Andalousie : il s’avance dans la mer presque en an-p ai 3 !í vis-à-vis du cap occidental de l’ifle de la Mar-Pao 11 ^ 5 & côte de Test : il ferme le golfe que les Es-iiìie 110 S a PPssient Golfo de Cariaco, & que l’on pourroitUX a PP e ller golfe de Comana : ce golfe est fort largeen d ÌK) W niais il s etrécit un peu plus avant, pres-ii-, an VlS i a ' vls du chemin, qui va à la bourgade de Cq-b as - a ' si^terroir de ce cap, ainsi que du continent, estnis fl e S ? u a stuelques lieues, 5c couvert de buissons g ar-tiste s a ^ 0n 8 ,Jf :S épines fort algues. Derriere le cap ií y asel, s a e stui n’eft ni fort grande, ni bien abondante envharge^ì^'uie distance du rivage est cause qu’on ne peutfort m c e îsil qu’avec beaucoup de difficulté , ce qui estterre s e ^^ode pour les navires. Un peu au-dêdans lafort sp, c .° Ur be en forme de coude , Sc ouvre une baieli N c jctise, le long de laquelle il y a une grande Sa -

’ R que jusqu’à présent 011 rien a point trouvé de

ARB ^ w

semblable : elle n’est qu’à trois cens pas de la mer, 5ctous les mois de Tannée elle rend de rrès-bon sel 8c fortdur. Quelques nus croyentque les flots de la mer, pous-sés contre ìe rivage, entrent dans cet étang, d’où seaune pouvant sortir, est congelée en sel par le soleil. D’au-tres disent que la mer n’y peut entrer à cause de la hau-teur du rivage, 5c veulent que cette eau salée vienne desource, ou quelle y reflue de la mer par des canaux sou-terreins. Ceux qui vont charger du sel de cette saline yentrent avec des chaloupes à fond plat, 5c rompent le sel,qu’ils mettent fur le rivage après en avoir rempli ceschaloupes : elle est fermée de plusieurs côtés, principa-lement de celui du Sud, ou de hautes montagnes la bor-dent. Tout le pays d’alentour est stérile 5c sec , 8c rie starrosé d’aucunes rivières. Le roi d’Espagne, pour se ré-server l’usage de ces salines, y a fait construire un for{,muni de beaucoup de canon 3 il y entretient une garnisonde deux cens hommes. Ce fort est placé fur une rochemoyennement élevée fur la tête de la terre qni feu vi tonneà cent pas de la mer ou à peu-près : il est de forme quar-rée, avec quatre bastions aux quatre coins. Le côté quiregarde la terre ferme est revêtu d’une forte muraille depierre , de la hauteur de trente à quarante pieds : il y adeux autres côtés où la muraille ria que la moitié decette hauteur. Celui qui regarde la rade est le plus bas 5cle plus foible de tous. Ce fort est commandé par unemontagne qui en sépare une vallée : on sappelle San-Jago. Ceux qui y demeurent vont chercher leurs vivresà Comana deux fois la semaine, sans ce qu’ils reçoiventd’Espagne, comme huile, vin 5c habits. * Com. dict. DeLaet, Ind. Occid. 1. 18, c. 3.

ARAZOS, ville située fur le Pont Euxin,selon Etiennele géographe, qui rien détermine point autrement laposition.

1. ARBA. Voyez Arbé.

2. ARBA, ville de l’Achaïe, daiis le Péíopohnèse, se-lon quelques exemplaires de Pausanias, A 7, c. 18. Syl—burge veur qu’on lise en cet endroit Aroa 3 5c Kuhnius,qui l’approuve, ria rien changé au texte grec où l’on lit’Apjù'j, mais il met Aroan dans la version latine. Ondisoit également Aroa 8c Aroé.

3. ARBA, ville de l’ifle Scardone, dans l’Illyrie, selonPtolomée, A z in fine. Cette ifle a enfin quitté son anciennom pour prendre celui de cette ville, 8c s’appelle au/ïï-bien quelle Arbe. Il paroît même quelle n’a fait quereprendre son ancien nom 3 car Pline, A 3 , c. 21, nommeTille Arba , sans faire mention d’aucune ville.

4. ARBA. Voyez Arbe , montagne d’Espagne.

ARBACA, bourg de l’Arachosie, selon Ptolomée , 1 . 6 ,

c. 10 , 5c Ain mien Marceílin, A13 ,p. 278, édit. Lindebrog.

ARBACALA. On croît que c’est la même ville qu’A-bula , aujourd’hui Avila , ville d’Espagne, dans la vieilleCastille. * Baudrand 3 édit. 1682.

ARBACE, ville de la Celtibérie, selon Etienne legéographe. Ortelius croie que ce font ses habitans donton lit la défaite par Q. Cœcilins Metellus, dans les élogesdes Hommes Illustres, 5c qii’ils ne font pas diftérens desArevac^ 5 c Arrebaci de Ptolomée, de Pline 5c autresanciens.

ARB ALI, nation Sannate, selon Ptolomée, A 5, c. 9.Elle ctoit dans le voisinage du Wolga en Asie, dans sé-dition de, Noviomagus, p. 23 6 3 car pour celle de Bertius,elle met une lacune dans le grec, 8c Vali dans le latin.

ARBALON , lieu où un eflain d’abeilles vint se poserdans le camp au même temps que Drusus , général desRomains , venoit de livrer une sanglante bataille, aurapport de Pline , A 11 , c. 17. Julius Obsequens ,c. 132,met ce lieu en Allemagne, 5c Dion, A 54, en déterminela position entre la Eippe 5c le Weser.

ARBÁN, ville de France , au Bugey , sur les frontiè-res de Bourgogne. Les atlas de Blaeu 8c de Sanson écri-vent Arban , 8c le premier met ce lieu dans la Bresse; lesecond le met beaucoup mieux dans le Bugey. L’auteurdu dénombrement de la France , r. z, p. 189, écritArbent, 5 c rien fait qu’une bourgade de cent trentefeux. . - ,

ARBANA , ifle voisine de celle de Taprobane, íeloriPtolomée, A 7 , c. 4. Ses interprètes lisent Araná.

ARBANIUM j ville voisine du pont Euxin, félonEtienne le géographe. ..

ARBANUM. Corneille dit que les Latins appellent