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ainsi Viterbe, ville d’Italie & ne cite point íbn auteur..Ses lecteurs l’ont trompé , ils dévoient lui dire qu’Arba-num, Fanum , Verulonia & Longula croient quatrebourgs que l’on a joints ensemble pour former la villede Viterbe , comme on voir par ce distique qui se lit auhaut de l’escalier de la maison de ville :
liane Fanum , Arbanum , Fetulonia-, Longula quondamOppida dant urbem : Prima elemenia F. A. U. L.
Au lieu & Arbanum , Vetulonia , Misson, dans son voyaged’Italie 1.1, p. 302, écrit Arban mur Vetuloni, quisont apparemment des fautes de ses copistes. C’estàcauíede ces quatre bourgs que Viterbe a été quelquefois nom-mée Tetrapolis.
ÂRBARINE, riviere de France , en Bourgogne. Cor-neille a été encore trompé par des cartes vicieuses. Al-barine, car c est ainsi que ce nom doit s'écrire , couledans le Bugey, Sc n’approche point de la Bourgogne.Sa source n’est point vers Nantua, mais bien au midi dece lieu, outre qu’elle en a deux. Voyez Albarine.
ARBÂS , montagne où Flercule passa la nuit, selonApollodore : elle n’étoit pas loin de l iste Gades.
ARBASERA, ville de l’Asie mineure , vers la Galatie,selon l’anonyme de Ravenne, /. z , c. 1 6 ,p. 80, le seulauteur qui en ait parlé.
ARBASES. Voyez Narbases.
ARBATH, lieu de la Palestine , & la patrie d’un desbraves de David, Reg. L z , c. 23 , v. 31.
ARBATTES , ville de la Palestine , dans la Galilée :elle fut prise & ruinée par Simon Macchabée, /. 1, c. ;.v. 23. ,
ARBE ou C a r 1 a t h-A r b é , c’est-à-dire lavulev'ARBÉ ou des Quatre. D. Calmer , dans son Dict. dela Bible , écrit Arbée , autrement Hébron. Arbée, ditce savant abbé, étoit apparemment le premier fonda-teur d’Hebron , comme Icône l’insinue. Arbée fut d’a-bord possédée par des géans de la race d’FIenac ; en-suite elle fut donnée à la tribu de Juda, Sc cédée en pro-pre à Caleb. Les rabbins, dont saint Jérôme a rapporté latradition dans ses questions hébraïques fur la Genèse ,dit qu’on donna à Hébron le nom a’Arbée, c’est-à-direQuATRE,à cause que quatre des plus illustres patriar-ches y furent enterrés , savoir Adam, Abraham , IsaacSc Jacob : d’autres croient que c’est parce que quatredes plus célébrés matrones de l’antiquité y ont eu leursépulture, savoir Eve, Sara , Rebecca & Liah ; mais,comme observe D. Calmer, on ne doit faire aucun fondsfur ces traditions rabbiniques. Je renvoie au mot Hé-bron , un article de cette ville plus étendu.
x. ARBE, Arba , iste dugolfe de Venise, sur les côtesde Dalmatie, dont elle fait partie,n’enétant qu’à quatreou cinq milles. Ceux du pays la nomment Rab. Elle nes’étend qu’à quinze mille pas d’orient en occident, fousla puissance des Vénitiens qui la possèdent depuis íong-tems. * Baudrand, édit. 1705.
2. ARBE j Arba , ville de la république de Venise .sur la côte méridionale de Piste d’Arbe : elle est sièged’un évêché suffragant de Zara. * Baudrand, édit. 1705.Long. 32, 54 , latit. 44, 55 .
3. ARBE , montagne d’Espagne , l’une des Pyrénéesdans l’Aragon : c’est elle qui donne le nom au petit paysde Sobr arbre parce qu’elle sépare la plaine, ou le platpays du haut pays qui est dans les montagnes au-dessusde celle d’Arbe , selon de Marca , cité par Baudran,édit. 1682.
ARBECA , château d’Espagne, en Catalogne, sur uneroche , avec un bourg de même nom au-dessous, selonde Marca L z , c . n , il est à douze mille pas de Lérida ,en allant à Tarragone. C’est peut - être I’Urbicua deTite-Live , ou l’U R B 1 a c A d’Antonin. * Baudrand ,édit. 1705.
ARBEIA , ville ancienne de l’isie de la Grande-Breta-gne. Le livre des notices de l’Empire ,/A?. 63 , en faitmention, Le Cambden croit que c’est présentement Ier-bey , village d Angleterre , au comté de Cumberland.
ARBEE. Métâphraste nomme ainsi une ville des Per-ses dans la vie de saint Acepíìnje, selon Ortelius. Ceifcla même qu Arbéie.
ARBELE cm Arbah-el , en Hébreu bffrDIV ; cesmots signifient des Campagnes de Dieu , ou de bellescampagnes , selon le génie de la langue hébraïque , quiajoure de Dieu aux mots , pour lignifier des choses ex-
cellentes en leur genre : delà vient, comme l’observe D>Calmer, que l’on trouve tant de lieux du nom d’Arbele*
1. ARBELE. Joseph, Ant.l. 12, c. iS , parle d’un hç unommé Arbele , dans la Galilée j assez près de Séphoris-
z. ARBELE ou Arbeles , village de la Galilée, st ueJoseph dit avoir fortifié la Caverne d’Arbeles au pi**'riel j Sc parlant de la même chose dans son livre de laguerre des Juifs, L z, c. 25 ; il dit avoir fortifié les ca-vernes d’auprès le lac de Gennesar ( Genesareth ) dans Ubasse Galilée. Le même auteur dit que, près d’Arbelesil y avoir des voleurs qui faisoient leur repaire dansdes cavernes de très-difficile accès, qu’Hérode les vain-quit ; mais qu’ensuite ils ne laissèrent pas de donnerbien des affaires à Ptolomée, à qui Hérode avoir con-fié ce pays.
Le P. Bonfrerius, p. 21, remarque qu’Adrichomedistingue en vain trois Arbeles dans la Galilée ; l’unedans la tribu de Nepthali, la seconde dans la tribu deZabulon , & la troisième dans la tribu d'Issachar. CePere croit qu’une suffit, qu’elle étoit à neuf milles deLégion, ou dans la tribu de Zabulon, ou dans celle d’Is-sachar, ou dans celle de Manassès, où étoit austï la villede Légion aux confins de ces trois tribus , Sc où étoit legrand Champ dont parle saint Jérôme.
^ 3. ARBELE. Saint Jérôme, après Eusébe, met Arbeleà l’extrémité orientale de Juda : sur quoi le pere Bonfre-rius observe qu’il n’en est fait mention en aucun endroitde l’écriture ; que le même saint Jérôme, au mot Bri. A,dit que c’est la même qu’Arbela ; que Bêla n’est autreque Bala , autrement Segor , sur la Mer Morte.
4. ARBELE , village de la Palestine, au-delà du Jour-dain , dans la dépendance de Pella , selon Eusebe.
5. ARBELE, lieu dont il est parlé dans la prophé-tie d’Osée, c. 10 , v. 14. On dit dans la Vulgate : Sicutvaftatus eft Salmana à domo ejus qui vindicavit Baal >c’est à-dire, comme Salmana fut vaincu par celui qui l ulfit la guerre après avoir vaincu Baal 3 ou simplement p arla maison de celui qui vengea Baal. Il veut désigner Ge-déon, comme on peut voir au livre des Juges, c. 6 ,v. z 5 , & c. 7,8 , v. 10. &c. mais l’Hébreu porte : comtncS almana a ruiné La maison d’Arbele au jour de la guerre > oU,comme traduisent quelques versions d’après l’Hébreu ,comme Sçalman Jaccagea Beth-Arbel au jour de la batail-le ; ce que quelques commentateurs, entr’autres Va ta-ble , expliquent de la prise de la ville d’Arbele par Sai-manasar : mais comme cet événement n’est point mar-qué dans l’histoire , il vaut mieux , dit D. Calmet, D Ai-de la Bible , lire en cet endroit avec saint Jérôme , & l emanuscrit Alexandrin Jérobaal , & l’entendre de la vic-toire remportée par Gédéon fur Salmana.
6. ARBELE, ville ancienne de Sicile. Cluvier n’en apu déterminer la place. Etienne le géographe en faRmention fur la garantie de Philiste, qui a écrit l’his-toire de Sicile. Suidas en parle auffi , Sc la nomme tantôtArbela au singulier,& tznmiArbeUsm pluriel. Il remarqnfque les habitans avoient la réputation d’être dupes ; d’o l1venoit le proverbe que l’on disoit à ceux qui y alloie slttrafiquer, en allant à Arbele, quelle fortune n’y fereZ'vous pas ?
7. ARBELE ou plutôt Arbeies. De Vaugelas Sc Cot'neille écrivent mal Arbeeles par deux U, ville de
se , selon Etienne le géographe. Strabon Sc Ptolomée l amettent avec raison dans l’Assyrie : mais PtolomÇ e ?tort de dire qu’elle étoit fur la riviere Capros ; elle ét° lCen-deçà , selon Strabon. Diodore de Sicile, /. 17 , c. 5 Ddit que c’étoit un village. Quinte-Curse, /. 4, c. p , n e °fait auffi qu’un village : jampervenerat ad Arbela vl cU sPnobilem Juâ clade faclurus. De Vaugelas a supprimemot de village, Sc a mis à la place celui de Bourg. Artt.ej 1 ’ô 6 , dit que c’étoit un bourg. Etienne en fait une y fStrabon l’appelle un lieu considérable. Elle étoit * oí n _ffie , puisque Darius y avoir mis ses trésors , qu’A' e ?
Bte y trouva lorsqu’elle se rendit à lui, selon f2 uin ^_Curse, l. 5 , c. 1. Elle étoit voisine d une montag° e u0l umee Ní K « r ^ iOÏ , stst Strabon, & tant la vist e st uemontagne étoient entre le fleuve Capros Sc I e Lys 11 ’que j ai dit ailleurs être le même que l’Adiabas. Cemontagne fut ainsi nommée, apparemment, à caulsla victoire qu Alexandre remporta fur Darius. Ce nepoint auprès d’Arbele que se donna la fameuse bataientre Darius & Alexandre. Plutarque le dit expre
P e
ment : mais proche le bourg de Gaugameles , a ^ n ^ e j|é