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k ville d’Ephefe. J’ai déja averti que-ce canton nomméAsie sur une des cartes de De Tille, répond pour les'bornes, à ce qui est appelle Ionie dans une autre. L’Asieen ce sens faisoit simplement une des onze provincesdans lesquelles fut partagé tout le diocèse d’Asie , commele remarque Schelstrare.
L’ASIE SUPERIEURE. Hérodote,!, r, c. 72 , faitmention d’une partie de TAsie, qu’il nomme ainsi : Il yavoir, dit-il, 510 ans que les Assyriens possédoient lahaute Asie, lorsque les Medes commenceront les pre-miers à s’en détacher. Cellarius, Geog. ant. 1 . 3 , c. 2-,•conclut de-là que si la haute Asie étoit le royaume d’As-syrie étendu le long du Tigre & de la Medie , la basseAsie étoit par conséquent vers Babylone , capitale d’unroyaume distingué de celui des Astyriens 3 car , ajoute-t-il, les noms de supérieure, d’inférieure, de haute,ou de basse, se donnent à l’occasion des montagnes oudu cours des rivières 3 & cela convient bien ici, car T As-syrie &la Medie, avec tout le terrain voisin de la merCaspienne , est haut 8c montagneux ; la Babylonie aucontraire est basse, unie & toute en plaine; les fleuves,tels que-le Tygre 8c les autres qui se joignent à lui, onttous leur pente depuis TAssyrie vers la Babylonie. Ontrouve encore cette distinction de haute 8c basse AJìe em-ployée par Hérodote , 1 . 1 , c. 77, mais dans une signi-fication bien différente; parlant de Viorne, de la Carie,de la Lycie, Sc autres provinces maritimes subjuguéespar Harpage, général de Tarmée de Cyrus, il appelleces lieux le bas de TAsie ; mais il nomme au-contrairele haut de TAsie,Sardes Sc les lieux voisins, où étoitCyrus. A l’égard de TAsie supérieure au premier sens,il y auroit peut - être de la témérité à en marquer.au-jourd’hui les bornes.
1. ASIE, ville de la Lydie, auprès du montTmolus.C’est là que Ton inventa la gui tarte à trois cordes, selonEtienne le géographe 8c Suidas.
а. ASIE, ville ou bourgade d’Asie , dans la Susiane ,selon Ptolomée, 1 . 3, c. 6- Ortélius dit que c est uneville ; mais Ptolomée, qu’il cite, ne dit pas que c’ensoit une , il la compte seulement pour la derniere detrois , tant villes que villages, qui font le long duTigre.
3. ASIE, iste de TEthiopie, selon Etienne le géogra-phe. Il est le seul qui mette une iste de ce nom en Ethio-pie.
4. ASIE. Eusebe nomme ainsi le port des Juifs & desPhéniciens fut la mer Rouge. Voyez Asiongaber.
5. ASIE. Virgile, AEneid . 1 . 7, v. 700, met auprès duCaïstre un lac de ce nom, qu’il fait retentir du chant desCygnes, selon le système des poètes.
Quant sese è pajlu référant & longa canorosDantper colla modos : sonat amnis & Asia longéPuisa Palus ...
Il avoir dit dans ses Géorgiques, 1 . r, v. 383 :
Qutt A fia circum
Dulcibus infiagnis rimantur prata Càifiri.
Homere dit de même, Iliad. 1 . 2, v. 461.
c’est-à-dire, dans la prairie d’Afie près des eaux duCdifire . Ces deux poètes ont voulu parler du même lieu,qui étoit fans doute assez près de la ville du même nomqu’Etienne dit n’être pas éloignée du mont Tmolus.
б. ASIE, montagne de Gréce, dans la Laconie, selonPausanias, 1 . 3, c. 24. Il dit que de son tems on y mon-trait encore les ruines de l’ancienne ville de Las, qu’onavoir abandonnée & bâtie ailleurs dans une valée aumilieu de trois montagnes. Il ajoute qu’entre ces ruineson voyoit encore debout un temple consacré à Minerve,surnommée Asie, & que Ton prétendoit avoir été bâti parCastor 8c Pollux, après leur heureux retour de Vexpédi-tion de la Toison d’or. Cet auteur fait entendre que leshabitans de la Colchide, où ces deux Héros avoient été,adoraient Minervefous ce surnom, & par conséquentce sut par imitation qu’ils le lui donnerent auflì en luiconsacrant le temple qui le donna à cette montagne- LesColques pouvoient bien avoir eux-mêmes imité ce cultedes Ephésiens, dont la ville étoit métropole de la vraie
A SI
Asie, 8c avoir donné ce surnom à la Déesse, pour mo-quer en même - rems Toriaine du culte qu’ils lui re *'
que r en meme-tems i originedoient.
ASIGRAMMA, ville des Indes fur le Gange, f e '° nPtolomée, 1 . 7, c. 1.
ASINALUS SINUS. Voyez Asiné i. ,
ASINARA, iíle d’Italie fur la côte occidentale de kSardaigne , où elle tourne au septentrion. Son circuit elde 28 milles , & elle a un château assez vieux qu’on ap'pelle Castilazzo de TAsinara ; elle est censée de lavince ou cap de Logudori, & n’est qu a quatre millescap Monrefalcone, 8c à quinze milles au nord de j âville de Sassari, à laquelle elle appartient. C’est prcs d ecette iste que les Génois perdirent une bataille navalecontre les Aragonois en 1409. Les anciens la nommoie^la grande iste d’Hercule. * Baudrand, éd. 1705. Long-Lát. 41.
ASINARIA. Il y avoir â Rome une rue & une p° rtede ce nom.
ASINDA, selon Ptolomée, 1 . 7 , e. 1 ; Austnda, k"Ion son interprète latin, ville ancienne de l’Inde, eíl 'deça du Gange.
ASINDUM, ville de Tancienne Espagne, au pays desTurdetains. Clusius, au rapport d’Ortclius, conjecturéque ce pouvoir être Medina-Sidonia, mais Molet cro 11que cette derniere est l’Asyla de Ptolomée ; 8c elle n®sautoir être routes les deux.
1. ASINÉ, ancienne ville du Pelopponese, dansMessenie. Strabon, 1 . 8, p. 3 59 ,8c Pline, 1 . 4, c. 5 »disent que le golfe Asinéen prenoit le nom de la vss ed’Asiné. Pausanias parle bien de cette ville, mais il ° edit pas quelle fut détruite de son rems. Il le dit d’u nSautre ville de même nom, située au pays d’Argos- T eP. Hardouin semble les avoir confondues en citant éauteur. Strabon dit que le golfe Asinéen fut aufîi nornu 16Messeniaque, à cause de Messene. Ce nom l’empo rtaavec le tems.
Baudrand croit qu’AsiNÉ est aujourd’hui Anchois'château dans la Morée.
2. ASINÉ , village de TArgolide , auprès de la wSt »& à Tendrait où commence le golfe, selon Strabon, 1 - ^ ’
р. 369. Ç’avoit été une ville de laquelle Pausanias, 1 -
с. 36, raconte ainsi la destruction. » Dans le tems q ue» les Lacédémoniens,commandés par leur roiNicandtf»» fils de Charille, petit-sils de Polydecte , entra à mé» armée dans TArgolide ; les Asinéens se joignirent a» eux, & ravagèrent ensemble ce pays. Les Lacédém 0 '» niens s’étant retirés chez eux , ceux d’Argos vins£p c» assiéger Asiné , dont les habitans se défendirent afl e,, bien ; mais enfin ceux-ci voyant une partie de let* 1 "®» remparts occupés par Tennemi, ils embarquèrent eft» cachette leurs femmes & leurs enfans, & cédant j.» ville 8c le canton, qu’ils ne pouvoient plus garder
« retirerent par le moyen de leurs vaisseaux.» Paufaé 'fait assez connoîrre qu’ils allerent de-là fonder la vill e Pimême nom dans la Messenie. Ce peuple, au-reste , ele même qui avoir été connu sous le nom d’Asinéens amont Parnasse. ,
3. ASINÉ, ville de Tiste de Cypre, selon Etienne 1géographe.
4- ASINÉ , ville de Cilicie, selon le même.
1. ASINE, ville de la Laconie, selon le même-il y a apparence qu’il se trompe, & qu’il a voulu ^d’Asine, dans TArgolide, selon Berkeliús, qui °?qu’il ne trouve en aucun autre auteur ancien, qu’il y aeu une ville de ce nom dans la Laconie : cependant ^télius y en mec une fur Tautorité de XenophonStrabon, & de l’aveu de Berkeliús Scylax de Carya^ £commence par Asine fa description de la Laconie. Ail n’est pas impossible que la ville d’Asine ait été^Pprise dans la Laconie, & qu’ensuite après avoir, et ^ e ssésiégée, prise & détruire par ceux d’Argos, elle aJt - s _d’être comptée enrre les villes des Lacédémoniens » Pque ceux d’Argos joignirent à leur pays le te r dé , ^cette ville , comme le dir Pausanias à Tendrait Jj (eSdessus. Corneille brouille étrangement ces rAsines dans un article, & cite Mâty, qui pen Epoint. \ e s
z. ASINE. Ortélius met un* iste de ce nom ents gssetSporades, & cite Pomponius Mêla. On trouve en ,dans Tédition d’Olivarius, p. 79 , fol. vers. Cali p