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Tome premier. A - B.
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C’est la même que Paul Lucas décrit fous le nom•d 'Ajsangala.

ASSANCHIUFj ville d’Asie, atx Diaberck, fur leTigre, vers les frontières d’Arménie , à l’Orient de Ni-sibe. Elle est en mauvais état fous la domination desTurcs. On la prend pour la Tescaphe de Ptolomée.Voyez Asanchif.

ASSANGALA. Voyez Assangale’.

ASSANITAL, peuple d’entre les Sarrazins, selon Am-tnien Matcellin j 1 . 24, p. 2Z6.

ASS AP AN A, selon Corneille, iste de l’Amérique,dans la rivière de l’Orenoque. Il cite de Laet, qui s’ap-puyé fur la relation du chevalier Walther Raleigh. Maisdans la relation de ce dernier, p. 211 & 212. On lit :toute la journée nous navigeâmes fur une petite riviere,qui a à fa gauche l iste d’Assapara , & à droite le grandfleuve. Cette iste a vingt-cinq milles (Anglois.) de lon-gueur , & íìx de largeur. Au-delà de cette eau, qui tra-verse la grande riviere , il y a l’iste de l’Iwana... au-desius d’Assapara, Sc un peu à 1 ouest z à droite ob voirune riviere nommée Aropa ; celle-ci vient du nord fejerter dans l’Orenoque.

ASSAQUE. Tavernier, dans ses voyages de Perse ,t- r, 1 . 3, c. 6 , décrivant une route de Constantinopleà Ispalian, par le Pont-Euxin, ou la Mer noire, compte70 milles de K a fia à Assaque. Assaque est, dit-il, la der-niere ville du côté de l’Europe, Sc elle appartient aulîiau grand Seigneur. Il passa auprès une grande rivieredu même nom de la ville, & de l’autre côté font lesterres du grand Duc de Moscovie. C’est par cette riviere,ajoute-t-il, que descendent les Cosaques , qui font tantde mal au Turc. Ajsaque est une orthographe corrompued’AzACH , que quelques-uns disent au lieu d 'A\oph\car c’est la même ville. La grande riviere qui y passe estle Don, le Tanais des anciens, axi midi de l’embouchureduquel cette ville est située Sc forme un assez grandgolfe nommé la mer d’Azoph, au fond des Palus Méo-tides. Voyez Azoph.

1. ASS ARA , riviere d’Afrique » dans la MauritanieCefarienfe , selon Ptolomée, 1 . 4, c. 2. Quelques exem-plaires portent Asarath , Sc Castaldt rend ce nom parcelui de Sesfis j selon Ortélius.

2. ASSARA, lieu d’Asie, dans le département de laMésopotamie, selon les Notices de l’Empire, feót. 26.

ASSARAGdï, peuple ancien de la Lybie intérieure,selon Ptolomée, 1 . 4, c. 6. Ils étoient à l’orientdu montAranga.

ASSARAMEL : Oft lit dans le premier livre des Ma-chxbées , c. 14, v. 27 , le huitième jour du mois Elui ,lan 172, la troisième année du Grand Prêtre Simon, enAsaramel ou Ajsaramel y ou Saramel. Quelques inter-prètes de l’Ecriture rendent ces noms par celui de Jé-rusalem.

ASSAREMOTfî, au niêrne livre des Machabées,c. 4, v. 15, le Grec porte ; & ils les poursuivirent jus-qu a Assaremoth. La Vulgate rend ce nom par celui deGezeron. Voyez Gadara 2.

ASSARON. Voyez Saron.

ASSASSINS ou Assassiniens , ancienne nation de laPhénicie. JeanBromton, Cronic. Anglu y p. 1243 , lesappelle Assassini. Mathieu Paris , p. 927 , Assessini ,Sc Guillaume de Tyr Assissini. On croit que ce font euxauxquels Ammien Matcellin 1 . 14. donne le nom d’As-sanit^e 3 Marin Sanut d’ARSASimç ; Vincent de Beau-vais , Specul. Hift. L 32 3 c. 66 3 dTÍARsAsiNi, Nicetusles désigne par ìl %k<rm 3 Roger de Hoved , Annal.pari.p. 7163 les nomme Assasi Sc Accrut ; Guillaume deNeubrige Heusesii ; enfin Arnold, 1 . 5, c. 4, les désignefous le nom d’HEissEssiM.

Ces peuplc-s habitoient les montagnes du Liban aunord-est de la ville de Tyr. Ils prétendoient être issus dugrand Arface, fondateur de l'empire des Parthes,d’où ilsprenoient le nom d 'Arsaciens , que l’on changea parcorruption en celai d'Assassins. Ils ne connoissoient pointlesloixde la pudeur, & s’unissoient à la preiniere Femmequ’ils rencontraient, soit leur mere , leur fille ou leursœur. Ils avoient un chef que les historiens des croisadesnomment Senex , ou Vztuius 3 ou Anáqnus de montanisjle Vieux de la montagne, traduit du mot Cheih ou Schcik,qui veut aussi bien dire seigneur, comme homme âge.Dans les tems reculés les dignité? étant occupées par âes

gens âgés-, lé mot de vieux marquoit aussi bien un iíl ^ lìì ".

me constitué en dignité qu’un homme avancé en a » e .’

enfin, dans toutes les langues le mot qui exprime le "

gneur, dérive de celui qui exprime vieillard. Tous les

historiens fe réunissent â dire que ca petit sotivera”

réussissent toujours à faire assassiner ses ennemis, 3 c q u 1

étoit redouté de tous les princes Chrétiens Sc Mahome'

tans. Lorsqu’il avoir résolu de faire périr quelqu’un, 1

proposoit au premier venu de ses sujets d’aller le tuer *

lui assurant que c'étoit un moyen infaillible de gagh er

le Paradis ; Sc pour lui donner une idée des plaisirs ss ue

l’on y goûte, il le faifoit transporter pendant son f 0 . 111 '

meil dans des jardins dune magnificence extraordinaire»

qui étoient pratiqués fur une montagne fort élevée où 1

avoir foin de lui fournir tout ce qui peut satisfaire R

sens. On l’eix faifoit sortir de la même maniéré q ll0li

l’y avoir fait entrer, Sc on lui faifoit espérer la p° s 7

session de ce séjour délicieux , dès-qu’il auroit exectst^

l’assaffinat qu’on lui proposoit. Il n’y avoir point de pÇ rl

auquel ce malheureux ne s’expofât pour obtenir ce qst ° n

lui promenoir. Voici c* qu’en dit le Sire de Joinvilst’

Vie de Saint Louis, c. $6 3 feuille 105 3 il étoit témpi 11

oculaire; -, Encore le roi séjournant en Acre, lui vlllC

jj une autre ambassade du prince des Beduens, qui s’ a P'

jj pelloit le Vieil de la montagne , & un jour , apd s

jj que le roi eut ouï messe, il fit venir devant lui ce*

jj ambassadeurs, & les fit afleoir pour dire leur messi 1 ^’

33 alors commença à parler un admirai, qui étoit I e

j, chef de l’ambassade , & demanda au roi s’il ne rot 1 '

jj noissóit point leur seigneur le prince de la montagn e ."

jj Le roi lui répondit que non : car il ne l’avoit jatn alS

jj vu, mais bien avoir ouï parler de lui, & l’admi ra ’

33 dit au roi : Sire, je m’ésmerveille donc moult ss ue

33 vous ne lui avez envoyé tant du vostre que vous eus-

jj fiez fait de lui vostre ami 3 ainsi que font l’empj -

j, reur d’Almagne, le roi de Hongrie, le Souldan “.

jj Babyloine 3 c plusieurs autres rois Sc princes , qui *st

33 envoient tous les ans des beaux préfens, pour ce q 11 !.

jj connoissent bien que fans lui, ils ne pourroient o* 1 '

jj rer ne vivre si non tant qu’il lui plairoit j Sc pouf ^

j, nous envoie il par devers vous, pour vous dit? ^

jj avertir que le veuillez ainsi faire, comme les atu re ?.j

j, ou tout au moins que le faciez tenir quitte de ce qss 1

jj paye chacun an au grand maître du Temple Sc axial

jj Hospital j Sc en ce faisant il se tiendra content tj

jj vous. Bien, dit Monseigneur, que s’il faifoit tues

jj maistre du Temple ou de l’Hospital ( ce qu’il p° lir rf

33 toit aisément faire ) il n’y gagnerait rien 3 car ií 1 e (

jj auroit incontinent un autre en fa place 3 Sc pouf ^

jj ne veut-il pas mettre ses gens en péril, en un 11

j, dont il ne pourrait tirer aucun profit. Le roi ayant e

^ tendu parler cest admirai, lui respondit, qu’ií fe c °i A

j, feilleroit fur ce qu’il lui avoir dit, Sc qu’il revint

jj soir par devers lui, pour en avoir responfe. ,

jj Er quand fe vint au vespre , qu’ils furent revCí j lJ

3 j devant le roy, ils trouvèrent avecq’ lui le maistte

jj Temple dune part Sc le maistre de l’Hospital ^ a(C c g

jj Sc lors leur dit le roi que derechef ils lui

jj qu’ils avoient dit au matin. Et ils lui respond irÉ

jj qu’ils n’étoient pas conseillés de le dire encore st

jj autre fois devant ceux qui étoient présents au llia . ut

jj Et adonc les maistres du Temple Sc de l’Hospit a * ^

33 commandèrent qu’ils le dissent encore une

jj & ainsi le fist l’admiral j qui lavoir dit le matxst

jj vant le roi, Sc le dit ainsi qu’il est contenu < ^ e ^ l L' a is'

j j après que l’admiral eut mis fin â son parler, les 1,1

jj tres leur dirent en Sarrasinois qu’ils vinssent au (J? ^

jj parler à eus, Sc qu’ils leur diraient la respost

j, roy. Et au matin quand ils furent devant eus, apC (é

^ dirent que trop follement leur seigneur avoir st 1 u r

jj telles paroles au roi de Fraxice, & que fi n ’fi í0

jj l’honneur, & qu’ils étoient venus devers lui c

jj messagers j qu’ils les feraient tous jettes Sc vo us

jj la mer d’Acre en despit de leur seigneur. vsll is

jj commandons (firent les deux maistres ) qxxs v ° l ^ e j 3 pï

jj en retournez devers votre seigneur, Sc v0 stí e

j j quinte jours vous apportez au rai lettres cls

,j prince par lesquelles il contente Sc appade

tj tant qu’il soit satisfait de lui & de vous- j

jj Avant qxle les quinze jours fussent P a stes > s |e

mesmes messagets ne faillirent pas à revenir e . ^jj jj 1