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s $c lui dirent : Sire 3 nous sommes revenus à vouspar notre Seigneur 3 lequel vous mande que tout ainsS Ue la chemise es abillement le plus près du corps , ausijj vo«j envoie-il fa chemise que voici , dont il vous faitjj présent 3 ensìgnisant que vous ejles celui roi seul lequel•*■> 1 syme plus & desre à vous voir , & pour plus grandeJJ a M ur ance de ce } voicy son anneau qu il vous envoyeuqui efl de fin or pur ^ & auquel eft son nom escrit ; &JJ e cct anneau vous espoufe notre Seigneur > & entend" désormais vous & luy soye\ tout un comme lesJJ 0L ê ts de la main. Et entre autres choses envoya iceliii" P^nce de la Montagne, un olifant de cristal au roi 8cP‘UÍieuts Sc diverses figures d’hommes faites austi dacristal, tables 8c échets de cristal, le tout fait à belles3> Curettes d’ambre liées fur le cristal, à belles vignet-Jj tes de fin or. Et sachez que si-tôt que les messagers■* J eurent ouvert l’étui où étoient ces choses, toute laJj ^hambre fut incontinent embasmée de la grand’ &louefve odeur qu elles rendoient, Le roi qui vouloir3) Suerdonner le présent que lui avoir fait 8c envoyé le** ]l le il prince de la Montagne, lui envoya par ses mes-** la gers 8c par frere Yves le Breton , qui entendoit Sar-JJ ra zinois, grand’ quantité des vestemens d’escarlate ,Jj S, 0u ppes d’or, Sc autres vaisseaus d’argent, 8c quand■^fiere Yves fut devers te prince des Beduyns il parla,J a lui, 8cs’enquist de fa loy ç mais,ainsi qu’il rapportaJ J au roi, il trouva qu’il ne croyoit pas en Mahomet,Jj & qu’il croyoit en la loi d’Heiy .... L’un des points^ êc commandemens de la loy d’Heiy est tel, que quandJj homme se fait tuer, pour faire Sc accomplir leCommandement dç son seigneur , Lame d’icelui quiainsi est mort, va en un autre corps, qui est plus aise,** plus beau, & plus fort que le premier, au moyen de quoij j ste tiennent conte les Beduyns de se faire tuer pourJj ‘amour de leur seigneur, croyant que leur ame re-tourne en un autre corps où elle est plus 1 fbn aise•’jstue devant.... Et devez savoir que frere Yves leJj breton raconta au roi que lui étant devers le prince* de la Montagne, trouva, au chevet de son lit un livretJj auquel il y avoir en escrit plusieurs belles paroles ,Jj que no'stre Seigneur avoit d’autresfois dites â monsieurJ* saint Pierre avant sa Passion ; 8c quand frere Yves lesJj eut lues, il dit au prince des Beduyns : Ha, Sire, queJj vous feriez moult bien, si vous lisiez souvent ce petit•>j hvre ; car il y a de très-bonnes paroles escrites. Er lé•>j vieil de la Montagne lui dit que si faisoit, 8c qu’ilJj ayoit moule grand’ fiance en monsieur saint Pierre. EtJj disoit qu’au commencement du monde lame d’Abel,Jj quand son frere Caïn l’eut nié, entra depuis au corpsjj de Noé, 8c que lame de Noé , après qu’il fut mort,jj revint au corps d’Abraham , 8c depuis lame d’Abra-jj ham étoit venue au corps de monsieur saint Pierre ;jj siquelle est encore avec le corps en terre. Et quandjj frété Yves l’eut ouï ainsi parler, if lui remontra queJj | a créance ne valoir rien, 8c lui commença à prescherjj * a Loi évangélique ; mais onques n’y voulut en-j» isndre.
u Et, disoit frere Yves, ainsi que je lui ai oui conterait^ Í01 s que quand celui prince des Beduyns chevauchoit’ a Us champs , il avoit toujours un homme devant lui, J ï 11 portoit fa hache d’armes, laquelle avoit le mancheM d argent, 8c y avoit au manche tout plain de couteauxj * ra nchans, 8c crioità haute voix celui qui portoit celle* j ac heen son langage : tournez-vous arriéré, fuyez-vous" de devant cellui qui porte la mort des rois entre ses" w-sins. »
â - d voit que le vieil de la Montagne, prince des Be-, s e l on Joinville, est le même que le vieil de lal u -° nta §nedes Assassins. Ce cri de celui qui marche devantjg 1 î ses couteaux attachés au manche de fa hache d’armes,s>-j vouement de ses sujets qui croyent devenir heureux^surent en exécutant ses ordres ; l’aveu que font sesg r fadeur 3 de la facilité qu il auroit à se défaire dupital' rria ^ tre des Templiers, 8c du grand maître des hos-bi eil lers de S. Jean de Jérusalem ; tour cela s’accordeGiLn ec ^ es P a ^ a 8 es que j ai rapportés auparavant.
, 1 hume de Tyr, /. ao, c. 31 8c 3 2,8c Sanuc, /. 3,
Part.
}. > c.
Un e j' * *■} > rapportent que ces Assassins envoverent
tr a (r ep “ tatÌOn a Amauri, pour lui déclarer qu’ilsem-çh ® r °\ ent \ a religion chrétienne, si on vouloir les dé-8er du tribut de deux millepiéces d’or qu’ils payeìent
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tous les ans aux chevaliers du Temple. Lés Templiersayant attaqué dans une embuscade cet envoyé , qui s’enretournoit, ie tuerent, & par certe cr uelle trahison empê-chèrent la conversion de ce peuple. On peut voir dansl’Histoire de France pat le P. Daniel, à l’année 1236, t. 3,
р. 27, comment le Vieuxde la Montagne , .prince des As-sassins, envoya en France deux de ses gens pour assassinerS..Louis avant son voyage de la Palestine, 8c comment lecontre-ordre qu’il leur envoya encore assez à teins lesauva.
Kalaku-Can , petit-fils de Gengis-Can , ayant passé leTigre 8c l’Euphrate avec une puissante armée, poussa sesconquêtes jusqu’aux extrémités de la Syrie 8c de la Nato-lie. 11 attaqua les Assassins , détruisit tous leurs forts, fitmourir le dernier de leurs souverains , nommé Moadin,exterminaune -partie de cette nation 8c dispersa l’autre.H if. Généalogique des Tatars.
U n'est donc .pas vrai, comme les premieres éditionsde la Martiniere le disent, que ce peuple subsiste encorefous le nom de Bedouinsi
ASSE-COMA. Antonin -, Itiner. nomme ainsi un lieud'Espagne fur la route deBrague â Astorga, entre Pria 8cBrevis, à 22 mille pas de la première 8c à 12 mille pas dela seconde. A u lieu de ce nom, l’exemplaire du Vatican.porte, As ego nia 3 leditiôn de Bertius préféré Afie-ronia.
ASSED-ABAD, petite ville de Perse , vers Amadan.Tavetmer , Voyage de Perse , l. 3, c. dern. lui donne 6 3d. q.o / de longitude, & 34 d. 50' de latitude.
ASSEDIM , ville de la tribu de Nephtali, dans la Pa-lestine. La vulgate èn fait mention au livre de Jofué, c.1 o, v. 35 ; mais, comme l’observe D. Caímet, D r cl.!'hébreu de l’endroít cité dans Jofué, ne lit pas Haíïòdim 3mais les villes fortes des Tyriens font Tyr 8c Emarh.
ASSEDONES. Voyez Esshdon'es.
ASSBDOTH, Voyez Azoth.
ASSEMON, t a ) Ássemona , la mênìe qu’AsEMON,
ÂsEMONA, OU ÀSMON, OuHesMONA, OU JESIMON , ville
du désert de Maon (b) au midi de la tribu de Juda. QC’est aussi un campement des Israélites dans le désert, (d)Afemona étoit la ville la plus voisine de l’Egypte du côtédu midi. * (á) D. Calmet , Dict. ( b ) Reg. 1 . x , c. 23 8c 24.(e) Jofué , c. 5 , v. 24. ( d ) Numer. c. 33 , v. 29. Numer.
с. 34, v. 4 8c 5.
ASSEN , autrefois abbaye dans les Proyincés-UnieS »dans le pays de Drente : ceux du pays l’éleverent à laplace où ils avòientfait mourir Otton II de la Lippe, évê-que d’Urrecht, en mémoire de leur repentir. Cette ab-baye , qui étoit bien fondée 8c riche, étoit possédée pardes religieuses de Liteaux. C’est maintenant le lieu oùs’assembient les, états du pays-. MM. de la Forêt de Bour-gon, Géogr. Bis. t. 1, p. 572, 8c Corneille , Dìcl. en’font une petite ville. Cen’estrien depareil. * Raima Ton-née! der Vereenigde Nederlanden.
ASSENDEFT, gros village de la partie septentrionalede Hollande , à une lieue de l’Ye.
ASSENEDE , gros bourg des Pays-Bas Autrichiens.C’est le chef-lieu d’un des quatre bailliages nommés lesquatre Offices , ou les quatre Métiers. Voyez ce qui enest dit au mot Amhacht , à l’article 4 Ambachten. 11 n’estéloigné d’Axel que de deux lieues. * Dict. Géog, desPays-Bas.
ASSENIS, peuple de la Louisiane. Voyez Cenis.
ASSENS , petite ville de Dannematck , dans l iste deFionie , fur le petit Belt, avec un bon port. C’est le pas-sage ordinaire pour fe rendre à Copenhague, 8c la Tra-versée est de quatre lieues,(F 7 oyage de Darmemarck p. 67.)On compte dix lieues , ou heures de chemin d’Assens àOdenfée,capitale désisté.Baudrand, éd. 1705, ne compteque cinq lieues. Corneille parle deux fois de cette ville ,une fois fous le nom d’AcENs, 8c dit qu’elle est à quatrelieues d’Odensée... qu’on va débarquer delà sur les terresde Sleswich, que le trajet est de deux lieues, Sc qu’on lefait entre deux isles, dont l’une s’appelle Boque, 8c l’au-tre A utile ; ii cire le voyage de des Hâves en Danne-matck 1664. Cet auteur compte les lieues à la f tan coi fe,au lieu que le premier voyage cité étant fait par un An-glais , les compte à la maniéré de son pays. De l’Iste comp-te austi quatre lieues danoises de 15 au dégré , 'depuisAssens jusqu’à Odenfée , & donne un peu plus de troisde ces mêmes lieues à la traversée, en côtoyant la partie
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