méridionale de l’iste d ’Aaroé, qui est apparemment XAu-r se de des Hayes. Corneille fait un second article de cetteville tiré de d'Audifret, sous le nom d ’Asens., qui est levéritable ; mais il semble les distinguer , du moins il n’a-■vertit point que ce soit la même ville. Long. 28, larit.
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ASSER, tribu. Voyez Aser.
i . ASSER A, ville des Chalcidiens, selon Etienne legéographe.
2. ASSERA, selon Baudrand,/d. 1705, ville de Tu»quie en Europe, dans la Macédoine , fur la riviere deVera, environ à cinq lieues de Salonichi, ducôté du sep-tentrion occidental. C’est XAjJorus de Mygdonie de Pto-ìomée.
ASSERIÁTËS, peuple d’entre les Alpes, selon Pline,1 . ; , c- i ç). Simler conjecture que ce peut être Val deSerra.
ASSERIM, château aífez fortifié dans l’Indoustan, à15 lieues de Surate, vers le midi, & autant de la côte dela .Merdes Indes, selon Massée , citépar Baudrand. Il ap-partient aux Portugais depuis longtems. C’est un rochereù l’on monte ordinairement pieds nuds, pour mieux as-surer ses pas, à cause que le roc est fort haut, droit 8cglissant par tout. Si l’on veut allerparun autre endroit, ilfaut se faire tirer en haut avec-des cordes dont on se sertaustì pour tirer les vaches & les autres choses que l’on yveut mettre. Cette roche est environnée de plusieurs au-tres au dessus desquelles elle est élevée comme un fort quilèur commande. Comme cette place est la clef de toutescelles que les Portugais possedent au septentrion de Elu-de , elle est extrêmement enviée des rois voisins. On yfait garde en tout rems, principalement en certains en-droits , par où l’on peut voir tout à l’entour. Il y a ausommet une grande plaine entourée de grosses pierres,,qui fervent comme d’arrillerie à la fortereste , 8c qui enroulant en bas emporteroient tout ce qui seroit sur leurpassage. Il s’y fait toutes les nuits une espèce de patrouillepar quelques soldats mêlés avec les habitans de ce lieu.Ils portent pour cela des flambeaux d’un certain bois quiforme des cannes , qu’on appelle bois de torche, parcequ’on les porte allumés comme des torches, 8c qu ils du-rent fort longtems fans que le vent ou la pluie les puisseéteindre. Au contraire , plus il pleut, plus ils br ûlent. Cslieu est l’afyle des médians , qui s’y retirent afin deviterd'être punis. On les y reçoit pour amasser des soldatsdans une demeure , où ceux qui y font semblent bannisdu reste du monde. Les soldats , ou les paysans qui yétoient du rems que vivoic Govea, auteur Portugais,dont ces détails iotlt tirés, étoient environ sept cens,avec leurs ménages , enfans & femmes. Les Portugais fesaisirent de ce lieu du rems du gouverneur François Bar-rer o. * Com. Dict. Govea , Progr. de L’église , l. 3.
ASSBRÍNA, lieu particulier de Piste de Tenedos, se-lon Suidas , in voce
ASSER-SUAL. Voyez Hazer-Sual.
ASSES , (les) peuple d’Afrique en Guinée, dans lacôte d or, mais fort avant dans les terres & au couchantde Rio de Volta, selon Jean Léon, cité par Baudrand, éd.1705.
ASSESIATES, peuple d’Italie selon Pline, 3 , c. 21.
Il tiroir son nom de la ville Ajscjìa , ville d’íllyrie qu’il nefaut pas confondre avec Assise , qui est bien loin del’Illyrie.
ASSESUS, ville des Milesiens. Pausanias & Hérodoteen font mention, si nous en croyons Ortélius, Thésaur.Hérodote, i.i , c. 19, parle de certe ville 8c du templede Minerve, surnommée Astesienne, lequel fut brûlé parrimpétitoíìcé d’un vent qui y poussa les flammes , durantque l’armée ennemie brûloir les grains qui étoient furpied. Mais je né trouve point que Pausanias en ait parlé.
ASSIDÉENS : c’étoit moins un peuple particulier
g u’une partie du peuple Juif , dit D- Calmes dans Ionlictionnaire. Ce nom se trouve aux pseaumes LXXVI 1 I,' ir. 1 , 8c LXXXIV, f. 9, & souvent dans les Machabées,l. 1 ,c.i, v. 42, c. 7 , v. 13 & c. 14 , v. 7. On dispute furl’origine de ce terme. Les unscroyent qu’il vient de l’hé-breu Chassidim , c’est-à-dire miséricordieux S pieux 3saints ; & fauteur de l’Ëcclésiastique,c. 44, V. 10, faisantieloge des plus grands hommes de fa nation, leur donnele nom d 'hommes de miséricorde , qui est équivalent àcelúi à'AJJidcens pris dans le sens que nous venons de
dire. S’efrar. in Macc. 1 . 1 , c. 7 , v. 13, Grót. Tirin 3 & c ‘D’aucres soutiennent que les Assidéens sont lesque les Eíféniens , dont la manierede vivre a été nlouée par Joseph, par Philon 8c même par Pline, & P a ,plusieurs autres après eux. Ce sentiment paroît connrrnpar le quatrième livre des Machabées, c. 7, qui donnenom d’AsDANiM aux Esséniens. D’autres ont cru q ue eAssidéens s'étoient partagés dans la fuite, 8c avoient p ro "duit les Saducéens 8c les Pharisiens. Le nom de Saduceenssignifie ]ufie, 8c celui de Pharijiens signifie séparés , P oU £marquer qu’ils fe distinguoient des autres Juifs par I ejustice & leur bonne vie.
Scaliger a prétendu que lés Assidéens étoient une ç00frairie de Juifs, dont la principale dévotion consistof- *entretenir les édifices du temple; ils ne fe conrentorentpas de payer le tribut ordinaire d’un demi-sicle par t ete >ordonné pour i’entretien du temple, ils s’eh imposoien £volontairement d’autres. Ils juroient par le temple , n soffroient tous les jours, hors le onzième du mois deTizri, un agneau en sacrifice, qui étoit appelletion des AJJidéens pour le péché ; & c’est de cette sectfque sortirent les Pharisiens qui -produisirent les Efl c 'niens. L’Ecriture nous représente les Assidéens commeune secte nombreuse- qui étoit distinguée par sa valeuf& par son zélé pour la loi du Seigneur. Synagoga AJj l "dsiorum sortis yirïbus ex Israëlomnis yoluntarius in l e S e ‘
* Maccab. 1 . 1, c. 2, v. 42.
ASSIDONA. Clusius soupçonne.qu’il y a eu autreso 15dans l’Espagne Bétique une ville nommée ainsi , de la-quelle Xeres be la FroNtera tient présentement » aplace. Alphonse de Cârthagene est du même sentiment*
* Ortel. Thésaur.
AS-SIETE-IRMAOS. Voyez au mot Ad l’article AnSeptem Fratres. Voyez aussi l’article Sept Freres.
ASSIN , en Ecoste* Voyez Assyn & Assynt.
ASSINARUS, selon Thucydide, /. 7, Asinarus so'Ion Diodore , /. 13 & Plutarque, in Nids ., rivieie d®Sicile. Les géographes conviennent assez que c’est auj©n r 'd’hui la riviere de Falconara. Voyez le 1 article de cenom.
ASSINÉ , selon Bosman , Affihi selon De l’iíle, Ass-ole selon Baudrand , royaume d’Afrique en Guinée*Voyez Issini-
ASSINIBOULS , AssiNirëoits , ou Assinipoels : I ebaron de la Hontan , dit Assimpouals. De la Potherie,Ameriqueseptentr. 1.1 ,p.íj6 , dit que c’est un peuple del’Amérique septentrionale; quelques-uns les appellent le sPouls ; d’autres disent les Assinipoils. Cette nation nftuée au nord du Canada , à l’orient des Christinaux ,étendue autour d’un lac qui porte le même nom qu elle,& qui communique à l’orient à celui des ChristinauX*C’est de ce tac que fort la riviere nommée par les Frafl'çois , riviere de Bourbon , laquelle va , en serpentantvers le nord-est , fe perdre dans la baye de Hudson aj 1port nommé port Bourbon par les François , &port Nel-son par les Anglois. Leur nom vent dire hommes de B 0 'che. Ils se servent aussi de calumets, & demeurent à deu^cens cinquante lieues du fort Nelson. Ils ont de granditraits marqués fur le corps. Ils font posés & paroisseavoir beaucoup de flegme. Ils approchent assez du carac-tère des Flamands. Leur lac qui est rempli d’isles, s’étenddepuis le 280 d. jusqu’au 283 d. 30' de longitude* *Bise, carre du Canada.
Les Affiniboils, qu’on trouve nommés Poualaks dafl s
^ ues relations, font un peuple sauvage du Canadle pays est aux environs d’un lac, qui porte > súnom : mais comme ils ne font pas fort sédentaires, ° nlesvoit souvent du côté du lac supérieur & de la b a sfd’Hudson : très-peu de François sont allés chez *aussi tout ce qu’on dit de leur lac n’eft guère son dé stf® jdes relations assez incertaines. On estime commune 1 * 1 ® ^que le fleuve Bourbon , qui fe décharge dans la pají 1 ! encidentale de la baye d’Hudson , sort de ce lac , auss',que le fleuve 8t. Laurent. Des Sauvages ont dit lachose de Miffiffipi, & des Sionxont assuré ail P. de C» a ^levoix qu’il en sort un quatrième fleuve qui coule a F 0 ,cident,&par conséquent se décharge dans la Mer du^ uOn prétend encore que le lac des Affiniboils a 800 Itede circuit, qu’il est rempli d’iíles, & que les ôauvaZl’appellent le lac des IJles : mais tout cela est fort i flCtain. * Journal du P. de Charleyoix t