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Tome premier. A - B.
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lequel étoit située la ville de Nicomédie, dont il porteaujourd hui le nom.

AST ACES, riviere d’Asie, dans le Pont, selon Pline,J. z, c. 103. Le P. Hardouin dit Astaces ou AJiacenos jç’eít-à-dire, dans le pays de L’Astacene : on uomnioit As-tacene le pays qu’arrosoit cette riviere. Pline, ibid. avoirdit que l’Aftaces arrose des campagnes où des jumens,nourries de lait noir, font subsitter la nation. Pinet tra-duit : la pâture de toute la campagne que le fleuve As-tuces arrose rend le lait noir aux jumens qui y paissent.Corneille a métamorphosé ces jumens ( Equ &) en brebis.

ASTACHAR, ville d’Asie, dans la Perse, près de lariviere de Bend-Emir ; quelques-uns la nomment lstx-char. Elle est proche de Persepolis ; mais elle-même estpresque aulli ruinée & réduite en village. Chiras, villevoisine, s’eíl aggrandie de st.s ruines. C’est fans doute lemême lieu duquel Chardin parle ainsi, r. 9, p. 173 : j’ar*rivai à Mircasgon ou Estakre. C’est un gros bourgde trois cent maisons , à deux portées de mousquet dutemple de Chelminar. Il y a un grand & beau caravan-serai, des marchés couverts , des mosquées, & diversesruines de grands édifices , qui justifient ce que 1 histoirerapportes savoir, que ce lieu éroit la demeure des sou-verains de Chiras duranc l’été, à cause de ìa fraîcheur dulieu. En effet, ce terroir est frais dans toute certe saiíon :il y fait toujours du vent, & l’on dit qu’un auteur appel*loir Chelminar le temple des vents, parce qu’il y ventoitperpétuellement. Le nom de Mircasgoon, qui est le nomcommun Sc ordinaire de ce lieu, se rapporte à ce qu’ondit de son ancienne grandeur, car il signifie lieu privé, oufavori du prince. Le Brun n’en parle que sous le nom deMier-Chas-Koen, qui, prononcé par un Flamand» re-vient astêz au Mircasgoon de Chardin.

ASTACIA. Voyez Astacana.

ASTACILICIS, ancienne ville d’Afrique , dans kMauritanie, selon Pcolomée, 1 . 4, c. 1. Marmol croît quec’est Tefezaca » mais il change le nom d ’Ajlaciiis en celuid’Es.TAZiEE , qui est inconnu à cet auteur. Les éditionsde Noviomagus Sc de Bertius portent Ax-«-«x>-»,r, Afiaú-liçìs > sédition des Aides porte As-tagius , Ottélius quia suivi cette derniere, a été copié par Baudrand & Cor-neille.

ASTACOENI. Voyez Astacaní,

ASTACURES, nation de l’Afrique proprement dite,selon Ptolomée, 1 . 4, c. 1. Le même auteur met un peu-ple presque de même nom, Astacuri, dans la Lybieintérieure.

1. ASTACUS , ville de Bythinie. Etienne le Géogra-phe dit qu’elîe prenoic son nom d’Astacus, fils de Nep-rane Sc de la nymphe Olbia, Sc cite Arrien dans ses bi-'tyniaques. Berkelius produit un paffage de Memnon,ou il paraît qu'elle fut bâtie par une colonie de Méga-riena vers le commencement de la XVII e olympiade.Strabon, 1 . iz, p. y6; , dit : après le rivage de Chalcé-doine fuit le golfe Astacene, qui fait partie de la Pro-pontide, & dans lequel la ville de Nicomédie est située.Cette ville porte le nom de son fondateur qui étoit roide Bithynie ; car il y en a eu plusieurs de ce nom , demême que des Prolomées en Egypte, à cause de la gloireque s’étoit acquise le premier. Il y a eu auffi dans lc mê-me golfe la ville. d’Astacus bâtie par les Mégariens Sc parles Athéniens, rétablie par Doédalsus. C’est elle qui adonné le nom au golfe. Elle fut détruite par Lysimachus,Lc ses habirans furent transportés à Nicomédie par lefondateur de cetre nouvelle ville. Ces détails de Strabonfont voir qu’Astacus & Nicomédie ne font pas une mê-me villes mais deux villes différemrrìent situées, quoiquefur le même golfe, dont l’une n’a commencé qu’après ladestruction de l’autre. Cependant les auteurs latins re-gardent ces deux noms d’Astacus & de Nicomédie com-me ne signifiant qu’une même ville. Ammien Matcellin,1 . zz , dit : Astacus qui, dans la fuite, fut appeliée Ni-comédie; Trebellius Pollio, tn Gallien . dans l’histoired’Auguste, dit de même : pour roettré le comble à tantde maux,, les Schytes s’étoìent jettésfurla Bithynie, Lcavoient détruit des villes entieres. Enfin ils brûlèrent &saccagèrent Astacus, qui a été depuis appeliée Nicomé-die. Il y avoir longtems qu il n’étoit plus question d’As-tacus lorsque fe pafferent les guerres que ces deux histo-riens décriveht.

2. ASTACUS, ville de Grece, dans l’Acarnanie, selon

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Strabon, 1 .10,p. 459. Thucydide en fait auíîì mention.L z, c. 4, auílì-bien que Ptolomée, 1. 3 , c. 14. Ce oe^nier nomme Astacus ville des Acarnaniens , Lc ne Pí- .point de Stratos ; fur un fondement si léger Gerbefis est imaginé que l Astacus de cet auteur étoit k nielville, qui est nommée Srratos par Strabon, & Stratus pPline- Mais Strabon parle de iun &de l’autre, ílV \ 1p. 45a d alibi. Baudrand , ea. i68z , dit qu’AstâCUS ewune ville de Macédoine dans l’Acamame , & cite 1 ^cydide qui ne s’est jamais aviié de dire qu’Astacusdans la Macédoine, ni que 1 Acamanie fût une provide ce royaume. . _

AST A,, peuple ancien dans la Thrace, selon Et ieDle Géographe.

ASTAGENI » selon Ptolomée, liv. 6, c. 7. Asat^ 1 ” ’selon l’ancien interprète latin ; ancien peuple de ïA& Dheureuie. ,

ASTAGOA, ville d’Afrique, au Mono-Emugi. ve fles confins du Zanguebar, fur la riviere des bons '*Bnu*.mná » éd. 1705. , ,

ASTAMAR ou Actamar , {le lac de) c’est le wêMque le lac de Van. Voyez ce mot. ,

ASTANDA, ville d’Asie» dansi’Arie,selon Ptoloiu £ »1.6, c. 17.

ASTAPA, ville d’Espagne, selon Tite-Live, 1 .28 . c& z}. Quelques-uns ont cru, â cause de la ccnforuj _djî nom, que c’est présencement Steppa, ou comme « atfes écrivent Estepa. Morales n'est pas de ce sentim^'dit Orcéhus; il croît que c’étoit une autre ville à p lC * Ê qruinée, à dtux lieues delà, près de la source du X® 0 , 1 ’Les habirans de dette ville, par une bravoure défespe^'voyant leur ville astiégce, aimereht mieux s'égorgeruns les autres, mettre le feu dans la ville Lc s’y b rU 1avec elle, que de subir le joug du vainqueur. Baudradit Astepa. Tite-Live écrit Astapa. _ ^

ASTAPAil, peuple de la Lybie, selon Etienne le G jeraphe. C’étoic apparemment parce qu il habitoit aub 01aeí’Astapus, qu’on lui donna ce nom. # u

ASTAPUS, fleuve d'Ethiopie. Voyei les articlesMeroe sc du Nil.

ASTARA ou Astarabat* Voye* AsteRà6at.ASTARAC, petite province de France dan$k*rcogne, avec rirrede comté, au gouvernement de G»^ne, généralité d’Auch, parlement de Toulouse, chan’*^des comtes de Navarre. L’Astarac n’est point dans 1 Amagnac, comme presque tous les géographes t’ anIl£ jgcent. Mein. dressesfur les lieux. De Longuerue, desc-la France, i’ e part. p. 20z , observe que Forigine denom est incertaine, Sc ne se trouve marquée enlivre de Fantiquitc avant le X e siécle. Ce qu’il y a de c ^tain , c est que , pour lors, du rems du prince Garfje 1Courbé , ce pays portoit déja le nom d’Astarac » g,ce même prince le donna à son plus jeune fils AmaO^qui fur surnommé Nonnat , c’est-â-dire en gascon. ^enfant tiré dú ventre d’une Femme morte en couch^- ^postérité de ce prince a duré jusques au XV e siécle §c ^régné de Louis XI, fous lequel mourut Jean III, c °. e td’Astarac, qui ne laissa qu’une fille nommée Mar[Tqui épousa Gaston de Foix-Grailli, comte de G' an£ ^js--(Kendale) en Angleterre, Sc captai de Buch. L elir [( eriere-petite-fille Marguerite, héritière des biens d &cemaison, épousa Jean-Louis de Nogaret, duc d’Ep erndont le fils Bernard, qui lui avoir succédé en t£>U Ájfísgrands biens, étant mort Fan 1661, les biens furent ^réellement, & le comté d’Astarac ayant été longk^décret, fut enfin adjugé au duc de Roquelatire.d’Astarac est peuplé & fertile. II y a quatre villes;

Mirande, capitale,Castelnau de Barbarens,

Maffeoube,

Simorre.

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Quelques-uns écrivent. Estarac. cule

ASTAROTH, selon D. Calmer, Dìct. de k ^ ’ 0 aAstaroth - Carnaïm , ou simplement CaRM* - sl} iCarnéa , ville de la Palestine, au-delà du J Dtl tre cest®six milles ou deux lieues d’Adraa ou Edraí, ell nl és A s "ville & celle d'Abila. Il y avoir deux lieux floj 11 y un ifitaroth dans la Basanée, distants de neuf u 11 ' 2 e vi^ el’autre, entre Abila Lc Adraa. II y avoir encore u &de Carnaïm aux environs de Jérusalem , dit E°voce Astaroth Lc in Carnaïm. On croît que le n °taroth-Carnditn 3 vient de la déesse Asiarte, T u ^ 0 té ç