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Tome premier. A - B.
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AST

K^ eriIlast ie, selon Ptolomée, 1. 2, c. i r.

^ xç RACAN , Astrachan , ou Astrakan , villeD / lS • ^ n ,Tar tar i e , dans l’isle appellée par les Rulìês

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°iS 0l ~Ojïrojf, c’est-á-dire , la longue ijle , que le Wol-8 a rorme à 11 lieues de son embouchure. Tous ceux quiparlé de cette ville , tant géographes que voyageurs,nc varié sur fa latitude. Elle est, selon les observations^ue l e czar Pierre le Grand fit faire en 1719 & 1721 ,Uc * a m er Caspienne, au 46 d. 18 m. Struys , dans ses°y a ges, t. 2 , dit quelle est éloignée de 50 lieues de la1 ui;S as P‘ enne 3 êc le P. Avril, qui a remonté lui-même? Wolga, ne la met qu’à 13. Celui - ci compte , fansp UCe les lieues géographiques de quinze au degré,d» U s re a en tendu les lieues Rulfiennes de 60 au degré j«r. qu e l a différence n’est pas si grande quelle led abord.

ville est à 2000 werstes, ou 400 lieues Alle-^des de Moscow, selon le Brun , Voyage 3 p. 90, 8C1. : " an est à peu-près à moitié chemin. Elle est située àk t âu Wolga ( ce qui doit s'entendre de fa principaleRanche,puisqu’il entoure l’ifledeDolgoi de tous côtés)ast s l’ancienne Scythie ; mais on nomme aujourd’hui^ a §aia, tout le terrain contenu entre le Wolga, le Jaicií,d’iV ner Caspienne ; & le pays en général, le royaumej Astracan , d’après fa ville capitale. ( Olearius 3 Voyagef ', 4 j p. 315.) On tient qu’un roi Tartare nommé As-Ì'ìn^ an J ^' a bâtie, & qu il lui a donné son nom. De-» dans fa carte d’Afie pour l’histoire de Genghiz-atl > la nomma Hadgi Tercan ou Astracan. II meproit que le premier nom est le véritable , & que le® c °nd s’en est formé par abréviation. Les historiens de, en ghizcan & de Timur-Bec parlent d’une dignité qui«nnoit de grands privilèges ; celui qui en étoit gratifiéG ar quelque puissant souverain, étoit qualifié Tercan1y u °iqu’il en soit, les géographes Arabes qui ont parlée ta mer Caspienne, ne font aucune mention d’Astra-> ce qui fait voir que c’est une ville assez moderne;est q ! on flethestein se trompe quand il dit qu’elle: e taignée de la rivière de quelques journées. Elle est’fitnediatement au bord du Wolga.t A r!^ £ Oot-ooi, où elle est située , est nommée tati-®t Ditsoí, tantôt Dolgoi , & tantôt Dulgoi par Qléa-^ Cette iste est toute sabloneuse & stérile, de sorteSqa la réservé de quelques jardins &c terres que les hâ-itans d Astracan cultivent, elle ne produit rien dú tout,on plus que la terre ferme à la droite : mais à gauche ,Vers la riviere duJaick,elle a de très-bons fourrages. Audeça du Wolga, vers le couchant, s’étend une longuebruyere dé plus de 70 lieues d’Allemagne, jusqu’au Ponc-Euxin, & vers le midi une autre de plus de 80 lieues lelong de la mer Caspienne. Mais ces aéierts ne font pointsi stériles qu’ils ne produisent du sel en plus grande quan-tué que les marais de France 8c d’Espagne. Ceux de cesquartiers les appellent Mozahoïski , Kaingow'a , &CwosfoFsRij ils font à 10,15 & 3 o werstes d’Astracan *j ont des veines salées que le soleil cuit & fait nagerur 1 eau de l’épaisseur d’un doigt, comme un crystal dej?che, & en si grande quantité qu’il ri’en coure que deuxpour 40 ìiv. Il sent la violette comme en France ,da es s .^ OS í :o vites en font un grand trafic. Petreius ditCa ns . * on histoire de Moscovie, qu’à deux lieues d’Astra-0r j .F a deux montagnes qu’il nomme Busin , quiPli j enï âu sel de roche en si grande abondance, queUip !lc ^ ^ente- mille hommes y travailleroient incessam-Q n . c » ils n’en pourroient pas tarir les sources. Maisj a j° lc iue ces montagnes soient imaginaires, il est cer-^ "j que le fond des veines salées, dont nous venons dePerler, est inépuisable, & que l’on n’en a pas sitôt enlevép ' cr °ute, qu’il s’y en fait aussitôt une nouvelle. Le mêmef Q] trei .us s e trompe aussi quand il dit que ces niontaghesqu\ tm , nt âs sel la Medie, la Perse 8c l’Arménie, puis-. L ces états ne manquent point de marais salans, non^ que l a Moscovie.

pi er a V1 ‘* e d’Astracan est ceinte d’une bonne muraille dere ?.qui a une lieue de tour & dix portes. En sortantsuivre \ Saint Nicolas ou Nikoolske Waiate , on peutlp rou- ? j 0urs âc la riviere, en montant, pour en faireff^arate ip ^ on P a, ^" e a l a P orte rouge , ou Krasnievil| e . 5 î .endroit le plus élevé 8c le plus avancé de lata nota j Qlre avan Çant un peu dans le pays on fe rencl à

e du magasin à bled ou Gïctnìe Warate 3 laquelle

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est fermée ; mais il y en a une autre qui donne dans la ci-tadelle par laquelle on y entre & on en fort. Ce magasin,qui est hors de l’enceinte des murailles de la ville , estaussi ceint d’une muraille de pierres. On va de-là à làMotfugoskie - stéarate , proche de laquelle , à quelquèdistance de la ville, on trouve une autre porte de bois,qui n’est pas comprise au nombre de celles de la ville 3c'est la porte des Tartares, qui habitent de ce côté , cul’on tient constamment une garde Russienne. On trouveensuite la porte Rcsoltisnìe & celle œe wisnefensk-e 3 en-tre lesquelles il y a deux tours aux murailles à 3co pasde distance l une de l’autre. De celle-ci on retourne versia riviere pour se rendre à celle de Spaskìe , & de-là àcelle àTJJadnie , hors de laquelle est la poissonnerie , lemarché au pain, aux herbes, &c. A quelque distance ohvoir une autre tour, ensuite la porte de Garenskie 8 cproche de là en dehors le marché au bois & le quartierdes boulangers, auxquels il n est pas permis de demeurerdans la ville. O11 passe dc cette porte à celle de Kabats -kie j après avoir passé devant une autre tour , entrVdë& la précédente. De ces dix portes il s’en trouve sixfur la riviere, & deux à la citadelle , qui fait pâmede la muraille de la ville. Elle en a une troisième qu’onnomme Priefimiskinske 3 ou la porte nette

qui

donne dans la ville, vis-à-vis du Bazar, ou de lágrande rue nommée Bolsjaulìts , où fe trouvent les prin-cipales boutiques des Ruffiens & des Arméniens. Eripassant par Cette porte pour entrer dans la citadelle, onvoit à gauche legíife de Saboor 3 qu’on commença debâtir eh 1698 , aux dépens du métropolitain qui fenommoit Samson. Ce prélat a ses droits lur le ciergé j& son propre Prikaes ou bureau chez lui. Il est aussimétropolitain de Tirck ( Terki) ville sous la domina-tion du czar, en-deçâ de la mer Caspienne, fur les mon-tagnes de Circassie, environ à 700 werstes d’Astracan.Comme oh travailloit en 170I au-dessus du dôme decette église, il en tomba une partie, les fondements enétant trop fossiles. Cette église estquarrée & a deux centìpas de tour, le frontispice foixante-cinc[ de large , &íes côtés quarante-sept de long ; le derriere de ce bâti-ment est en partie sur la muraille du palais du métros c*litai n , qui est le principal édifice de cette ville , d’unegrande étendue & tout de pierre. Àílez proche de-là Scau plus bel endroit de la place de ía citadelle, est le pa-lais du gouverneur ; c’est un grand bâtiment de bois ceintd’une muraille séparée, aussi de bois, avec deux portes ,l’une par devant & l’autre par derriere. La chapelle de lacour est hors de l’enceinre de ce palais. Entre la porte ci®devant, où il y a toujours une garde & le palais du gou-verneur , on trouve une belle baífe-cour. L’enceinte de lacour se nomme Iv/an BogaslooFì Ce Palais contient unStand nombre départements bien éclairés & fort agréa*blés, & sur-tout un grand salofbfbrr élevé, dont la vueeit charmante de tous côtés. Il y á toujours une garde àla porte de la citadelle , qui est bien garnie d’attillerieiEn y entrant, on voit à droite la chancellerie, qui est unbâtiment dé pierre composé de plusieurs appartements *& il y a dans la chambre du gouverneur une table cou-verte d’un tapis rouge;

L’église d Tsdwiejinjt est la principale église d’Astra-can , après celle de Saboor 3 elle est de briques plâtrées.Le dôme en est doré aussi bien que la croix, qui a troisbrasses de long3 celui du deítous est verd de même queceux du clocher. Toutes les autres églises font de bois jaussi bien qùe íes monastères de Troyts & àe Pettenske 3dont le dernier est pour des filles;

Toitt fe vend le matin au bazar ou marché des Tar-tares , où les Ruffiens & les Arméniens peuvent aussi dé-biter leurs marchandises 3 mâis cela n’est pas permisaprès midi , tems auquel fe tient celui des Ruffiens, oùles Arméniens font aussi admis. Les Indiens fontleúr né-goce dans leur Caravahserai. >

La plupart des rues font étroites , 8 c assez passablesquand il fait sec 3 mais ìmpratiquables quand il tombéde la pluie , parce que le terrein y est fort gras & rem-pli de sel Elle est gouvernée par le gouverneur & troisbourguemaîtres, dont le premier préside à la maison deville 3 le second prend soin des Cahbacks , où se vendentles vins, la biere & l’hydromel ; 8 c le troisième a la di-rection de la pèche de fa majesté.

On voit au delà de la riviere , hors des enceintes de ,a

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