ÀST
e s étend qu’à dix ou douze milles de chaque côté.11 peut juger par ce qui vienc d’être dit que le climat du• ^ excellent, 8 c seroic très-fertile , shl pleuvoirtems ’
de
. n rems ; mais il n’y pleut pomc tour leté ; ..
y tombe me me que quelques goûtes d’eau pendant leP ^tems. Tout le relie de l’eté il y régne une sécheresseU-aate, qui eít cause que dans la plus grande partie den - ro yaume, on ne peut recueillir m grains, ni légumes,so * poindre chose pour la nourriture. Lorsque íes eauxt stL ^ c °ulées, l’herbe croît en moins d’un mois à la hau-Ur ne deux aunes, ce qui fournit du tourage à tout le: mais il ne produit ni grains, m fruits , ni légu-* s > 8c on l es dre du royaume de Cafan par le Wol-an ‘ s ^ caravanes des Calmoucks qui y viennent tous lesc b 5 , a Ppurtent des beliiaux , des cuirs , Sc autres mar-a slQil ;s nécessaires à la vie ; en échange ces caravanes^ e ®?ortsnt de l’argent ,des melons, du ris, des étofesautr - 3 denrées, qui viennent de Perse à Aítracan. Co*.n-e . c - pays ne íauroit se passer des Calmoucks, on lesâ Os- toujours ménagés &c favorisés, comme vassauxy e L- majesté Czanenne ; mais en 1716, le Gzar paruta oir les humilier. Trente mille tartares Kubans s’étantau -- s au mois de Décembre vers Astracan , attaqué-at la caravane des Calmouks, qui étoit campée á quel-^ es lieues de la ville. Comme ils croient trois contre,> ds remportent aisément la victoire , & taillèrent entrois mille Calmouks. Le commandant d’Astra-‘ ^ le prince Bekewlt q vinrent avec trois mille hom-v ' Saa secours de la caravane, & verdoient par un secondl e , at drer raison de l’entreprise des Kubans ; quandl e ^ ent H' a l de ceux-ci montra un ordre ligné du Czar, part d ll2 l il leur étoir permis d’attaquer les Calmouks par0 où ils les trouveroienr. Le Commandant voyant cetjddte se retira dans la ville, Sc les Kubans le voyant rentréfuirent encore une fois fur les Calmouks, & leur tue-£ nt beaucoup de monde. Il n’y a pas d’apparence que cecâì ^ fut faux 8 c supposé, & il est bien plus naturel de^» te stue le Czat l’avoit donné pour punir les Calmouksaí) avo ‘t ferméFembouchure de la riviereDaria, 8 c d’avoirj l!l donné les foires de Sibérie ; ou bien que c etoit dansA v uede ménager les Kubans, pour s’en servir contre leure en cas de besoin.
~ S quartier desTartares qui demeurent auprèsd’Astra-an n e st q U a trois ou quatre werstes de cette ville. Ilsûnt Mahométans quoique íujets du Czar ; mais il yenucja beaucoup qui ont embrasé la religion Grecque,n es nomme Tartares Nagaï : leur visage est tout ridécomme celuicì une vieille. Ils portent des vestes d’ungrosdrap gris, lur lesquelles ils mettent une espèce de casaquede peau de mouton noir, dont ils tournent en été la
PetitsPuis
- v+w luunvwi* "VU y UWUl lUUtllvlll t.11 CLt Xcì.
‘aine en dehors & en hiver en dedans. Leurs bonnets fonttonds & de peau de mouton ; leurs bottes font de cuir dec beval Sc très lourdes. Leurs femmes font assez belles.EllesPortent ordinairement des robes de toile blanche , leurc °ssure est un bonnet blanc & pointu. En hiver elles met-* e ot une pelisse de peau de mouton noir, par dessus leur^ toile. Elles s'occupent à 61 er, à carder & à fairebits quelles vendent à Astracan. Les Tartares vi-esss Pèche & de leur bétail qui consiste en chameaux,h^ux, boeufs, vaches & brebis. Leurs chevaux fontmais bons coureurs 8 c soutiennent la fatigue. De-Par- ! |! l2 ^ c I ue tems ils s'appliquent â Fagriculrure. Laplu-dansl entr eux habitent fous des tentes, 8 c campent l’étéA j, s es endroits où ils trouvent les meilleurs pâturages.q u i |PP r oche de l’hiver ils vont à Astracan chercher ceoes ^ ost nécessaire. Le gouverneur leur fait distribuera u arn oes pour se défendre contre les tartares Kubans &^ J es qui coureur fur eux dès que les rivières font gelées;Par l° n * es ^>rce de rapporter ces armes an printems,onM^e leur esprit inquiet fait craindre une révolte. Ilsl’o n =Urs Murses particuliers auxquels ils obéissent &s 0nt en , retient roujóurs deux en otage à Astracan. Ils nechar ûés d’aucun impôt, seulement en rems detr e hs fournissent des cavaliers. Cette nation peut met-ta rs rmlle hommes fut pied. * Hijí. Geneal. des Ta-Lcs^X*
d’enrr’e ttare . s ont une forte de civilité assez íìnguliere. Unde f aller P ^ aen 1 7 1 Ç Pousser,dontil est parlé plus haut,lien r>û -?°} r avec fa femme qui étoit auffi Françoise. LeSuide J es es attendoit étoit à 16 milles d’Astracan. Lec °uduisit dans un bocage fort agréable où le
AST 48 y
Tattare étoit fous une tente tics-propre , vêtu magnifi-quement , 8 c fumant fa pipe de tabac. Ii les reçut cordia-lement, leur fit présenter du caste 8c des confitures. Pouf-fer demanda à voir les femmes du Tartare : Cela n’estpas permis, dit le Tartare, mais comme vous êtes étranger8 c mon ami, je veux bien les faire venir. Une demi-heureaprès ils virent, à la distance d’un jet de pierre , septfemmes de bonne mine, qui pouvoienc toutes passer pourbelles, biles sortaient d une efpéce de berceau de rosiers,8 c entrerent dans la tente des hommes, saluèrent & bai-sèrent les étrangers , par l’ordre du maître, qui les fiesortir auílì-tôc, parce qu il appréhenda que ses voisinsne s’apperçussenr de cette complaisance. Ces femmesqui n’avoient jamais vû de femme habillée à la Françoisecomme madame Pousser, la menèrent dans le berceaud’où elles étoient sorties. Lorsque les hommes croientà table , ils entendirent madame Pousser, qui jettoit descris & appelloir au secours. Les hommes coururent auf-si-tôt vers cec endroit & trouvèrent les sept femmes quirioient 8 c qui venoient de la déshabiller. Elles direntquelles s’étoient déshabillées toutes nues devant elle lespremieres, quelle avoir pris plaisir à lesvoiren cetétat,8 c qu’ellesvouloient la voirà leur tour. Le Tartarepreslépar les prières de Pousser leur commanda de la laisser, &:dit au mari, que cette maniéré de fe mettre toute nueétoit la plus grande civilité que puisse faire une femmede ce pays à une autre femme qui lui rend visite. Pouf-fer & fa femme qui craignoient quelque autre civilité, fehâtèrent de s’en retourner à Astracan, où le Tartare leurenvoya le lendemain routes sortes de présens pour lesapaiser. * Mémoires de L’empire liujj'ìen , t. 1 3 p. 2.33.
Les Tartares quota nomme Indiens à Astracan se fontraser la tête d’iine étrange maniéré dans un certain temsde Fan née. Ils en font tirer jusqu’á la racine des cheveuxavec la pointe d’un canif, en forte que le sang leurcoule le long des joues. Leur prêtre ou celui qu’ils em-ployeur pour cela , leur donne le premier coup , & lors-qu’il ne le fait pas comme il faut, ceux qui font présensrecommencent en criant Sukfemakfe , Sukfemakfe , ouBajfou Baksou , en dansant & sàutant. Ils estiment celaune espèce d’offrande à leur idole Sukfemakfe : ils de-meurent dans la Slabode des Tartares.
On ne trouve plus aucuns vestiges de l’ancienne villed’Astracan , qui n’ctoit pas dans l’endroit où se voit laville moderne ; mais environ à 7 werstes du cote del'á On y voie cependant en creusant la terre quelquesossemens humains. Il y a trente ans qu’on y découvritdu salpêtre dans les montagnes, & on y a travaillé de-puis avec beaucoup de succès.
L’ancienne & la nouvelle ville d’Astracan ont beaucoupsouffert en dissérens tems , car outres les incendies, elleaéré prise & pillée plusieurs fois. En 1554, les Tar-tares Nogais, dont elle etoit la ville capitale , attirèrentcontre eux les armes du Czar Iwan Basilowitz pour avoirdonné du secours aux Tartares de Cafan leurs alliés.Ce prince après la réduction de Cafan sit marcher sonarmée vers Astracan : auílì-tôt qu’eile fut à la vue desmurailles de cette grande ville , le Czar volant de rangen rang déclara à ses troupes que cetoit-là où ils dévoientrecevoir la récompense des peines de la campagne, queles richesses d’Astracan étoient à eux s’ils avoient le cœurde s’en emparer. La ville fut prise 8 c toutes ses richessesabandonnées au pillage. On tua tout ce qu’on trouva lesarmes à la main. Le Czar commandai ceux qui échap-pèrent à la fureur du soldat de se faire baptiser, 8 c tousceux qui le refusèrent furent étouffés dans les eaux du fleu-ve. En 1Ù70, le rebelle Stenko Razin s’en étant rendumaître par la trahison de la garnison & de la plus grandepartie des habitans qui étoient dans ses intérêts,tous les of-ficiers Ruffiens fureur ou hachés en pieces ou cruellementpendus par les pieds, 8 c tous ceux chez qui les Cosaquescrurent trouvera piller furent inhumainement massacrés.Stenko ne jouit cependant pas long-tems de fa conquê-te; caisson parain, nommé Cornélis Jacolof, commandantdes Cosaques, qui étoit resté dans l’obéissancedu Czarson souverain , 8 c de qui Stenko ne se défloitnullement,l’arrêta dansSaritza, &le conduisit à Moscou, où il re-çut le châtiment que méritoient tous les crimes qu’il avoircommis 8 c fait commettre. * Histoire des Czars , t. 1 ,
ASTRACAN , ( La Royaume d’ ) selon De 1 Isle ,