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Tome premier. A - B.
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*^ n nicr par ses ennemis, & délivré par Sanche duc de^ascogne, il donna par reconnoissance son comté au«js du duc Sanche, nommé Guillaume, qui unit le com-le a ton duché fous le régné du Roi Lotnaire. Les soc-f e fleurs de Guillaume jouirent de Bourdeaux jusques à* e xtinction de leur race, après quoi le duché de Gasco-8 ,le fut uni à celui d’Aquitaine par les comtes de Poi-lle «. * Longuerue , Description de la France, i part.P • i6ç).

L’archevêché de Bourdeaux est fort ancien : il y en aqui prétendent que saint Gilbert en a été le premiercveque, 8c qu'il vivoit dans le premier siécle : il n’estpas fort néceflàire d’adherer à ce sentiment ; mais ilest constant que ce siège avoir des prélats vers lan 300.Auriental évêque de Bourdeaux , assista avecFavien Ion«iacre, au premier concile d’Arles, quijfut tenu contre lesLfonatistesen 314. Onnefçait pas précisément le tempsque cet évêché fur érigé en archevêché. Les archevêques

Bourdeaux prennent la qualité dePrimats d’Aquitaine,quoiqu’clle leur soit disputéepar les archevêques de Bour-gs. II y a quatre cents cinquante paroistes dans l’écenduedu diocèse de Bourdeaux, & environ cinquante annexes,ce qui fait cinq cents clochers. Les terres de Montravel,de Belvez, de Bigaroque, & autres qui font en Peri-S° r d, appartiennent en propre d l’archevêché, quoi-qu’elles soient dans le diocèse de Perigueux, & dansc elnì de Sarlat. Ce fut Arnauld, archevêque de Bour-deaux Sc neveu du Pape Clement V, qui les acheta en1307. L’église cathédrale est dédiée à saint André; sonchapitre est composé d’nn doyen, de trois archidiacresqui sont ceux de Médoc, de Cerne Sc de Blaye ; d unchantre, d’un trésorier, d’un sacristain, d un ccolatre,d’un soudoyen, d’un souchantre, 8c de vingt-quatrechanoines. Dans le fauxbourg de saint Sernin il y a unecollégiale qui porte le même nom, Sc ce chapitre aprèscelui de la cathédrale est le plus considérable du pays.Dans le douzième siécle, cetoient des chanoines régu-liers de saint Augustin qui onr été sécularisés depuis. Lacollégiale de saint Emilion est encore un chapitre allezconsidérable du diocèse de Bourdeaux. Il y a trois sémi-naires à Bourdeaux, dont le plus ancien fut fondé en 144Z,par un archevêque de cette ville, pour entretenir les jeu-nes gens dans les études, 8c les élever jusqu’à ce qu’ilssoient prêtres. Le grand séminaire est dirigé par les PP,de saint Lazare qui sont aussi obligés de faire des mis-sions. Le troisième est celui des Irlandois qui étudient.U a été doté en partie pat la reine mere. * Piganiolde la Force, Dcsc. de la France,/. 4, p. 147.

L abbaye de sainte Croix de Bourdeaux étoit autrefoishors de l’enceinte de cette ville : on croît qu’elle fut fon-dée par Clovis II, vers l'an 650; mais qu’ayant été dé-truite par les Sarrasins, Charlemagne en fut le restau-rateur. Elle fut encore détruite ; & n’étoit qu’un simpleoratoire du tems de Guillaume II, comte de Bourdeaux.11 la fit rebâtir, la dota & y mit treize moines, 8c unabbé. Elle est de l’ordre de saint Benoît & de la congré-gation de S. Maur.

Le pape Jean XXII donna pour nouveaux soffragansa cette métropole, outre les anciens qu’elle avoit déja ,Condom, Sarlat, Luçon, 8c Maillezais, vers l’an i ; 17.* Baillet , Topogr. des Saints.

Le parlement de Bourdeaux fut établi par le roi LouisXI, en 1 461, Sc ce même prince ayant donné la Guien-ne en appanage à son frère en 1469, le parlement futtransféré à Poitiers, où il tint ses séances jusqu’en 1472,que Charles érant mort, cette cour fut rétablie à Bour-deaux. La généralité de Bourdeaux , la Saintonge, le Li-mousin, font du ressort de ce parlement. La Soulle enétoit aussi ; mais elle en fut distraite, vers la fin du siéclepâlie pour l’unir au parlement de Pau. Le parlement deBourdeaux n’étoit d’abord composé que d’un petit nombred’oíficiers ; mais 0n a fâit depuis tant de créations decharges, qu’à présent il y a au moins cent treize officiers,íçavoir un premier président, neuf présidens à mortier,dont cinq fervent à la grand’chambre, 8c quatre sontenvoyés tous les ans à la tourncllc ; quatre-vingt-dixconseillers, dont trente fervent à la grand’chambre, 8ctrente dans chacune des chambres des enquêtes. Deceux de la grand’chambre on en envoyé dix tous les

à la tournelle } Sc cinq de chaque chambre des en-

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quetes. Ces dernieres ont chacune deux présidens, quioutre leur commission de président lotit obligés d’avoirune charge de conseiller. Outre ces chambres, il y aune chambre des requêtes du palais qui juge en premiersinstance les causes de ceux qui ont droit de Committi-mus, 8c dont les appellations sor. t portées au parlement.Cette chambre est composée de deux présidens, & dehuit conseillers. Ces charges n’onc été créées que pourservir dans cette chambre ; & les conseillers qui veulentpostëder des charges dans le parlement, 8c conserverleur rang de conseiller dans la chambre des requêtes,font obliges de s’en faire pourvoir dans cinq ans,après lesquels s’ils entrent dans les charges du parle-ment, ils n’ont rang que du jour de leur réception*Il y a un procureur général, Sc deux avocats géné-raux.

II y a dans la généralité de Bourdeaux neuf grandessénéchaustèes, avec sièges présidiaux. Celle de Bourdeauxest appellée la senéchauflee de Guienne. Celle deLibourne a fait partie de celle de Giienne jusqu’eti1639 qu’elle suc érigée en sénéchauflee. Périguenx, Sar-lat, Agen, Condom, Nerac, Bazas, les Lanes,ouDax*Ces présidiaux, à la réservé de ceux de Libourne, Sar-lat Sc Nerac, ont été créés en 15 51,8c établis en 1551,sous le régné d’Henri II.

Le Sénéchal de Bourdeaux prend la qualité de grandsénéchal de Guienne. Sa charge est d’épée, 8c périt pacmort. Les jugemens qui se donnent au siège du sénéchalsont prononcés en son nom , 8c les sentences «'expédientau/Iì cn Co n nom. La fonction de ce íenéchal est d’as-fembler la noblesse, lorsqu’il en reçoit l’ordre du roi8c de la commander. II a aussi le droit de confirmer lesmaires qui sont faits tous les deux ans dans les villes deLibourne, Blaye, Bourg, 8c Saint-Emilion, pour raisonde quoi il a un droit de rétribution de dix-sept écus d otpour Libourne, autant pouí Blaye, de dix pour Bourg,8c de pareille somme pour Saint-Emilion. 11 a d’ailseurssix cents trente livres de gages assignés fut le convoi deBourdeaux.

Les jurais de Bourdeaux ont la justice criminelle pacprévention avec le lieutenant criminel : Sc comme ilsont une compagnie de soixante archers qui font garde àl’hôtel de ville, 8c qu’ils sont par là plus à portée defaire exécuter leurs décréts, cela fait qu’on s’adrefle plusvolontiers à eux, 8c qu’ils jugent la plupart des affairescriminelles qui s’y commettent.

On a établi dans la généralité de Bourdeaux deux siè-ges d’amirauré, donr l’un est à Bourdeaux, 8c l’autre aBayonne. Chacun de ces sièges a un lieutenant généralde l’amirauté, 8c un Procureur du Roi.

La cour des Aides de Bourdeaux fur établie en 1629 ,8c est aujourd'hui composée de six présidens 8e de vinge-huit conseillers, fans compter les deux avocats-géné-raux & le procureur-général. Elle n’a dans son reflorcque six élections, qui composent présentement le paysraiilable de cette généralité. Sa jurisdictioii ne s erendpas fur le Marsan, la Bigorre, le pays de Labour 8c kSoulle: lorsqu’il y a des contestations pour les tailles dansle Marsan ou la Bigorre, elles sont portées aux séné-chaux, si le commiflaire départi n’en prend-point con-noiílânce. Quant aux pays de Labour Sc de la Soulle,il n’y a point d’impositions ordinaires pour le roi ; maisil y en a eu plusieurs d’extraordinaires pendant les der-nieres guerres.

Le bureau des finances de Bourdeaux est un des seizeétablis par François I ; il sot d’abord à Agen, 8c ne soccomposé, comme les autres, que de cinq trésoriers.Henri III fit deux créations de deux trésoriers en cha-que bureau. Elles font des années 1377 8c 1586 , il ya eu depuis plusieurs autres créations : en sorte que cçbureau a aujourd’hui vingt-cinq trésoriers, deux avo-cats, & deux procureurs du roi, parce qu’on en établitun pour le domaine en KÍ39. Le reflorc de ce bureauétoit autrefois d’une grande étendue: mais on en déra-cha onze élections , lorsqu’on forma celui de Montau-banen 163 3. Et pour indemniser en partie celui de Bour-deaux, on lui donna les élections de Saintes 8c de Co-gnac, qui en onc été démembrées en 1694, lorsqu'o»a établi une généralité à la Rochelle. Le bureau desfinances de Bourdeaux a aujourd’hui k même étendueTerne I. Part. j. M