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Tome second. C - F.
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s’est rendu célébré par son livr© des Institutions de,1’Eloquence. Quelques-uns ont prétendu que S. Do-minique y étoit né aussi ; mâis, comme le remarque deVayrac; t. i , p. 325 , la ressemblance Sc l’affinité desnoms a produit cette erreur, Sc Fhonneur d’avoir pro-duit ce Saint est,dû à Calaroga, petit bourg d’Espagneau diocèse d’Osma. Corneille qui Favoit attribué à Ca-lahorra, Sc fait l’éloge de ce Saint dans l’article de Ca-lahorra, corrige cette faute dans celui de Calaruega.

( a ) Vayrac , Etat présent de l’Espagne, t. 1, p. 324.

( b ) Ibid. t. 2, p. ^77. ( c ) Ibid. t. x > p. Z24. ( d ) Voyez.

Varticle Calaguris 2. Parmi les conciles dont on parledans cet article , on cite celui de Tarragone en 6 14.Je n en connois aucun de ce nom. On a voulu vraisem-blablement parler de celui qui fut tenu en 615 à Egaradans la province Tarragonoise.

CALAJATE, ville de P Arabie heureuse , vers legolfe Persique , dans la contrée d'Osman, à trente-cinq lieues de la ville de Mascate > 8c à trente du capde Raz-al_Gate, entre l’un 8c Pautre lieu. Elle a étédétruite par les Portugais à cause d’une trahison quel’on y trama contre-eux. Cette ville étoit très-grande,comme Pon en peut juger par ses ruines qui ont unefort vaste étendue. L’on y voit encore des temples Scdes maisons , dont quelques parties subsistent encore.H y a sur son rivage des pierres d’une grande blancheur,les unes plus grosses , les autres plus petites ; mais tou-tes merveilleusement travaillées par la nature. Dansquelques-unes on voit des roses parfaitement bien gra-vées , 8 c d’autres figures dans les autres. * Corn. Dicì.Le P. Philippe , voyage d’Orient.

CALAIS > ville de France en Picardie , au comté deGuines , au bord de la Manche, qui étant très - étroiteen cet endroit, est nommée le pas de Calais , parceque c’est-ià que le passage de France dans Piste de laGrande Bretagne est le plus court. ( a ) Le port de Ca-lais est à trois lieues de Gravelines , Sc à íept de Bou-logne vers le nord. Ce tPétoit autrefois qu’un villagedépendant du comté de Boulogne. On commença à lafortifier , Sc à y faire bâtir un château en 1228. Phi-lippe de France , comte de Boulogne , la fit entourerde murailles en 1308, Sc en 134-7 > elle étoit si forte ,qu’Edouard III roi d’Angleterre , ne put la prendreque par famine. Les Anglois la gardèrent jusqu’au moisde Janvier de Pan 1558 qu’elle fut reprise par le ducde Guise. Parle traite de Chateau - Cambresis , il futdit, qu’elle demeureroit pendant huit ans au pouvoirdu roi, Sc qu’ensuite on la remettroit aux Anglois. Ceterme étant expiré, la reine Elifabeht fit quelques dé-marches pour la ravoir ; mais le chancelier de l’Hôpitals’obstina à la garder, parce que( b ) durant les premièresguerres de la religion > qui commenceront trois ans aprèsla paix de Château-Cambresis, les Anglois s’empare-rent du Havre de Grâce , Sc violant le traité de paix,ils perdirent leur droit fur Calais ; ils ne conservèrentpas l e Havre, qui fut repris parles François. L’Archi-duc ( c ) Albert la prit en 1396 , 8c elle fut rendue deux'ans après par le traité de Vervins. Quoique la situationde cette ville, à portée de P Angleterre- 8c de la Hol-lande , la rende considérable, on n y compte que cinqmille habitans. II n’y a qu’une paroisse Sc quatre con-vens. II y arrive , Sc il en part régulièrement deux foisla semaine deux bâtimens appelles paquebots , qui vien-nent de Douvres à Calais, 8c vont de Calais a Douvres.( 3 ) 8c ( c ) Piganiol de la Force, Description de la France,fi 3 > P- 39. ( b ) Longuerue , Descrip. de la France, pre-mière part. p. 59. \

La figure de cette place, en y comprenant la citadelle,forme un quarté long , dont les deux grands côtés fontchacun de six cens toises , Sc les deux petits de deuxcens cinquante. L’un de ces grands côtés regarde lamer , Sc est bien fortifié. L’autre regarde la.campagne,est fortifié de bastions revêtus , bien flanques , cou-verts de demi-lunes aussi revêtues , Sc de bons fossesde vingt-quatre à trente toises de large, que l’on peutremplir d’eau de la mer ou d’eau - douce, suivant lesbeìoms. Le petit côté qui fait face au fort de Nieulai,e ^ couvert par une inondation. Celui que l’on appelleJ attaque des^ Gravelines , est encore mieux fortifié.

. oat . e Cucuit de cette place est enveloppé par un bonchemin couvert, auquel on a pratiqué un avant - fossé

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du côté de la basse ville. On ne l’a pas Continué au côtéde Gravelines à cause de la hauteur du terrein.

Le fort de Nieulai est une píéce parfaite dans fafortification à quatre bastions , Sc on peut delà en moinsde vingt-quatre heures , former une inondation pourdéfendre Calais, Sc empêcher la circonvallation.

La citadelle de Calais est grande. Elle conserve sonancienne enceinte 8c son fossé. Le chevalier de Ville ya fait une nouvelle enceinte fortifiée de trois bastionsirréguliers , à oreillons Sc épaulemens. Elle est si avan-tageusement située, qu’elle commande à la ville, au port,8c à toute la campagne des environs.

On entre dans le port de Calais par un long canalque le roi a fait faire > au moyen de deux grosses jettéesde charpente , à la tête desquelles font deux ouvragesa corne couverts d’une demi-lune , l’un Sc l’autre bienrevêtus d’une bonne muraille à la maniéré du maréchalde Vauban, Sc entourés d’un bon fossé 8c chemin cou-vert. La situation de ce port est des plus heureuses ,mais il a plusieurs incommodités : car un bâtiment n’ypeut entrer fans courir beaucoup de risque , soit qu’iírange la jettée de F ouest ou celle de F est. II n’a bail-leurs point de rade , l’abrí même n’en est pas bon »mais la tenue est des meilleures.

Le pas de Calais est un bras de mer qui sépare íaFrance de F Angleterre , Sc qui n’a que six ou sept lieuesde large , ensorte que dans un tems serain , on distin-gue parfaitement bien de Calais les côtes d’Angleterre.

Le canal de Calais est un ouvrage d’une grande uti-lité à cette ville , par le moyen duquel on peut allercommodément par eau de Calais à S. Orner, à Grave-lines , a Dunkerque , à Bergues 8c à Ypres.

Selon les observations de Facadémie royale des scien-ces de Paris , Calais est de 32 minutes plus occidentalque Fobservatoire , 8c fa latitude est de 50 degrés 57minutes.

GALALESTON, forteresse de Perse dans la provincede Kerman , à cinq milles de Bander-Congo vers lecouchant, Sc à trois de la mer. Cette forteresse est fortancienne , dit Gemelli Careri , dans les voyages ,t. 2, p- 302 ; ou plutôt, poursuit-il, c’est une ville quia*peut-être été bâtie autrefois par un roi de Perse, furle sommet d’un rocher fort élevé. Elle a trois milles detour, 8c l’on n’y peut arriver que par un sentier foreétroit 8c rempli de précipices. II n’y a pas aujourd’huiune maison entiere , toutes ayant été détruites par leteins depuis plusieurs siécles , à ce que Fauteur cité enput juger par les ruines. On y voit des tombeaux deMahométans 8c une mosquée ruinée ; mais rien ne mar-que plus l’ancíenne grandeur de cette ville que les troiscens grandes Sc belles citernes qu’on y voit ; qui fontpour la plupart comblées , y en ayant peu qui ayentde l’eau.

CALALONGA, autrefois petite, ville , Sc présen-tement village de Fille de Majorque. On la nomme aussiCiNEU. Ce lieu qui est un assez bon port, est à cinqlieues fle la ville de Majorque vers le levant. * Ban-'dr and , édit. 1705.

1. CALAMA , ancienne ville d’Afrique. Elle étoitentre Constantinople Sc nipponne ( a ), mais plus pro-che de la premíere que de l’autre , c’étoit la patrie deNectaire. Elle étoit épiscopale ( b ) , Sc quelques-uns lamettent dans F Afrique propre ; maís on doit plutôt lacompter entre les villes de la Numidie , car la noticades évêques d’Afríque met Quod-Kul- Deits , évêquede Calama [ CalamenJIs'] entre les évêques de Numidie.Nous avons vu que 8. Augustin parle souvent de cesiège. Ce saint nomme Mégalius évêque de Calama ,primat de Numidie Poffidíus, successeur de Mégalius,-assista a la conférence de Cartage , 8c dans une notice( c ) dressée vers la fin du IX. siécle, sous l’empereurLéon, le Sage, la ville de Calama est nommée la pre-mière entre les villes de Numidie. Selon la carte d’A-frique pour la notice ecclésiastique ( d ) , Calama étoitenviron à quinze milles romains Sc au midi occidentald’Iiipponne , Sc à plus de quatre- vingt-trois de Cons-tantine. Ortélius met en question si cette vum est lamême que la Calamata que les cartes de Barbarie met-tent à peu près dans ce même canton. Baudrand , -fansciter Ortélius , donne ce sentiment comme probable( ut vidctur,) Maty Sc Corneille décident ia chose affir-