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Tome second. C - F.
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mativement ; le premier sans autre autorité que Bau-drand qui doute , Sc le second en copiant Maty. Cepen-dant Calamata ne se trouve ni dans les cartes de de fille ,ni même dans celles de Sanson , ni dans les descripteursde f Afrique , tels que Dapper sc autres ( a ) AugustinRetract. 1. 2, & Adv.Donatist. 1. 2 , Epist 207 (Q Dupin,in S. Optât. 1. 1, n ot. 51. ( c ) Apud Carolum À S. PauloSchelstrate , & altos■ ( d ) De F Isle , Atlas.

2. CALAMA , ancien village de la Carmanie , peudistant du rivage , selon Arrien, in Indicis.

3. CALAMA ou Galama - c’est ainsi qu’on lisoitce nom dans Justin , /. 15 , c. 1 > n. <5; qui dit que i’A-íîe sc l’Orient étoîent occupés par Antigonus, dont lefils Démetrius avoit été battu dès le commencement déla guerre par Ptolomée auprès de Calama. Bongars pré-tend qu’il faut lire auprès de Gaza. Isaac Vossius cor-rige au contraire ce nom auprès de Gamala , & fa cor-rection est approuvée par Graevius , qui la trouve con-forme à sédition des Juntes , dans laquelle il y a apitdGamalam . Voyez Gamala.

4. CALAMA > riviere de Gréce. ^ecCALAMo.

1. CALÀM/E , ville du Péloponnèse dáns la Mes-senie , selon Polybe , /. 5 , Sc Pausanias , /. 4, c. 3 1.

2. CALAMA. Voyez. Chaumes.

CALAMARCUM. Ortéiius trouve ce nom bien

diversement écrit dans Frontin > dont il cite le /. 2 , c. 2,Calamatium , Calamarcum. §c CaLAMATRUM.Pas une de ces orthographes , ajoute-t-il, n’est la vé-ritable , 8c je n’espére pas qu’on en puisse trouver unebonne dans les auteurs. II juge pourtant que ce lieu étoitdans la Pouille, fur un passage d’Eutrope , 6, dans la

grande Gréce, fur l'autorité de Plutarque, in Crasto ,vers Petilia 8c le marais de Lucanie.

1. CALAMATA. Voyez. Calama i.

2. CALAMATA. Gémiste cité par Ortéiius , dit•que c’est le nom moderne de Thalame , ancienne villedu Péloponnèse. Calamata, selon Baudrar.d , édit. 1/05,est une ville de Gréce en Morse, dans la province deBelvedere fur la riviere de Spinarza, qui se rend pouaprès dans le golfe de Coron, d’où elle n’est éloig n ^ eque de cinq à six mille pas. Elle est assez grande, maispeu forte, avec un ancien château, 8c est située pres-qu’au milieu , entre Misitra Sc Navarin. Elle fut prisepar les Vénitiens en 168;, 8c elle leur demeura P arla paix. Le général Morosini la fit démanteler ; 8c H sl'on t perdue avec le reste de la M orée durant les der-pieres guerres. Quelques géographes la prennent pourl’ancienne Thuria, que d’autres mettent à Cumafir a >bourg situé fur la riviere d’Arís à deux ou trois lieuesde Calamata.

CALAMENSIS , siège épiscopal d’Afrique dans laNumidie , selon la conférence de Cartage qui fait men-tíon de Poffìdonius son évêque. Harduin Colleíï. cône.î. 1, p. 914.

CALAMENTHA , ville de la Libye, selon Etiennele geogiaphe, qui dit qu’on l’appelloit aussi CalaMI^"the , Sc cite la Périégese d’Hécatée. II ajoute : II estmieux de l ecrire avec un I. avec Hérodote : c’est uneville des Phéniciens. II faut remarquer qu’Ortélius setrompe lorsqu il distïng Ue Calamentha, ville de Libye»£c Calamíntha ville de Phénicie. La différence ne con-siste que dans 1 orthographe. De quelque maniéré qu’onecrive ce nom, c etoit une des villes que les Phénicienspossedoient dans la Libye, ou dans l’Afrique. Héro-dote ne parle nulle part de cette ville, dans ce que nousavons de lui. Bochart dérivé ce nom du Phénicien í$mD”pGalmitka , qui veut dire sttuée fur une colline ; ce quinous apprend la situation de ce lieu. Les Syriens , dit-il,appellent les collines t;!D jj Galmatha Sc stiD’qj Geli-7natha . Ce font des mots usités dans les paraphrases del’écriture sainte, en cette langue. * Chanaan ,1. 1, c. 24.

CAL AMI ANES, istes d Asie dans la mer des Indes,entre Piste de Bornéo 8c les Philippines. Baudrand,Maty Sc Corneille ne mettent qu’u ne iíle de ce nom ,& disent qu’elle se_ nomme aussi Paragoia. De listefondé fur des relations plus récentes 8c plus sures dis-tingue les Calamianes de Paragoa , iflg étendue auHOríl de Bornéo, du sud-ouest au nord-est , èc dont lapointe du sud-ouest appartient au roi de Bornéo , &Fextrémité du nord-est aux Espagnols qui y ont un fort.Les Calamïanes soníau nord-est de Paragoa - §c ce sont

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plutôt des écueils que des istes. Cependant GemeíllCaret! dans ses voyages, f. 5 , p. 94 , qui nomme cesistes Calamiones , met Paragua de ce nombre. A 14ou 15 lieues au sud-ouest de Louban se trouvent lesCalamiones, province composée de 17 petites istes sou-míles, outre plusieurs autres qui ne le font pas encore rparmi les premieres il y en a une grande , nommée Pa-ragua.Proche du cap septentrional, on trouve les

trois sfles appellées Calamianes , qui donnent le nom àune province ; ces istes'& neuf autres voisines toutespetites , font habitées d’Indiens paisibles. Dans les unesil y en a cent cinquante qui payent tribut. Dans les au-tres moins. La principale chose que leur rapportent leursmontagnes est.la cire , dont ils font la récolte deux foispar an. On trouve fur les rochers proche de la mer desnids d’oiíeaux fort estimés , & l’on y pêche aussi de très-belles perles le long des côtes. Cet auteur semble dis-tJn guer les istes Calamiones au nombre de 17 au moins ,entre lesquelles est Paragua , des istes Calamianes.qu’ilne met qu’au nombre de trois. Cette distinction seroítd’une grande autorité s’il étoit bien sûr que fauteurait effectivement voyagé dans tous les pays où il dit avoire té sc qu’il eût recueilli ses mémoires fur les lieux. Maisquelques-uns en doutent.

j, CALAMINA. Fijyes, Calamo 2.

2. CALAMINA, ville de l’Inde , où Abdías , Do-rothée, Sc Sophronius, cités par Ortéiius, prétendentque l’Apôtre S. Thomas mourut. De la Croze, dans sonhistoire du christianisme des Indes, p. 28 6 , observeque le nom Calamína n’est point connu dans lis Indes.H le croît formé par confusion de termes du mot Cala,qui veut dire Château en arabe, Sc dm nom de Mina ,Dastelmïna ou Castel da Mina , que les Portugais ontbâti en Afrique fur la côte de Guinée. Je fuis fâché quecette conjecture si déraisonnable ait échappé à un biblio-thécaire sçavant, tel qu’est de la Croze. Les conquêtes desPortugais font assez récentes sc leur monarchie elle-même n’est pas plus ancienne que le XII e . siécle. Com-ment se peut-il faire que le château de la Mine ait étéune occasion de donner par abus un nom composé d’a-rabe sc de portugais à une ville qui est nommée Cala-mina ville des Indes par S. Hyppolite évêque de Por-to, auteur qui vivoit presque au commencement daXI e siécle , plus de cent ans avant que les Portugaismissent le pied dans la Guinée? Voyez, la page 30 del’appendice des œuvres de S. Hyppolite , publiées parFabricius , info L à. Hambourg 1716. Voyez. Melia-

ÍOUR.

3. CALAMINA, lac de la Lydie. Voyez, l’article sui-vant.

CALAMINA;, istes d’Asie dans la Lydie. Pline,l- 2 > c - 95 » dit qu’elles étoîent dotantes , que les ventsles poussoient d’un lieu à l’autre, Sc qu’on pouvoit lesfaire aller où l’on vouloit en poussant avec des perches;que durant la guerre de Mithridate elles sauvèrent biendes citoyens. Je parle à l’article S. Omer de quelquesistes dotantes, dontl’existence ne sauroitêtre contestée.Martianus Capella, /. 9 , c. 1, dit : » Ne fait - on pas , &"les anciens n’ont-ils pas été persuadés qu’il y a dans la» Lydie les Isles des Nymphes, que Varron auteur mo-" derne dit avoir vues, lesquelles au ion des dûtes s’éloí—" gnentde la terre fqrme » & vont en se mouvant d’abord" en ligne circulaire vers le milieu de l’étang, screvien-» nent ensuite vers le rivage--. Ilfaudroit voir celasoi-mê-ffie pour le croire. Pour ce qui est d u témoignage de Var-ron, cet auteur, /. 3 , c. 17, p- 68 , édit. Aid. ne dit pasqu’il ait vu dans la Lydie des istes, mais des poissons, qu!dans le tems qu’il sacrifioit, Sc qu’un Grec jouoít de laflûte, venoient par bandes vers le rivage sc l’autel, & quedans le mème tems il voyoit les istes Ludinorum , quiétoîent rongées. Ce mot Ludinorum , qui ne se trouveque dans cet endroit, a paru une faute aux critiques,.Ortéiius veut qu’il faille lire lydiorum. Fulvius Ursi-nus le corrige aussi de même. Scaliger aime mieux lireLudianorum qui n est guéres plus clair que Ludinorum ,Le même Fulvius Ursinus dans ses notes rapporte unfragment de Sotion , où il est fait mention de la dansedes istes qui font dans le lac nommé Calamina. Le P.Hardouín explique cette danse d’une maniéré assez na-turelle. On dansoit au son de la flûte , sc la terre curivage étant d’une nature à être ébranlée par les pieds