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ne sait fi c’est pour honorer leurs divinités. Ils les don-nent à leurs prêtres, qui s’en servent à diverses sortesde superstitions. Chaque famille se fait des loix à songré , 8c c’est apparemment ce qui ' les porte si souventà en venir aux mains les uns contre les autres.
Au commencement de i7°3 » on Y avoit déja bâti unfort, pour servir en cas de besoin à la sûreté des Espa-gnols. II est placé au quartier de S. Denys , dans un lieuapptllé Concho par les Indiens.-On lui a donné le nomde Notre-Dame de Lorette ; il a quatre petits bastions,Sc est environné d’un bon fossé.
GALIMNO , Corneille dit après Davity , que c’estune iíle de la mer Egée , qu’elle est située entre cellede Pat'no 8c de Co , & qu’elle est habitée par des chré-tiens Grecs. Ils ont voulu dire fans doute que Calymnaest un des anciens noms de l’iíìe nommée Claros parles Grecs , elle est nommée Calamine dans la cartede Berthelot , Sc Calamo dans celle de de l’Iíle. Lesnoms de Patino Sc de Co employés par Davity Sc Cor-neille , font pour Patmos 8c Cos, deux iíles dont le nommoderne est Palmoía 8c Lango , ou Stanchio.
CALINDA, ville maritime de la Lycie , selon Pto-lomée , L $ , c. 3 , Pline , /. 5 , c. 27 ; écrit Calynda , '&le P. Hardouin reproche à Hermolaus, d’avoir substituéà ce mot Calydna. contre le témoignage de tous les ma-nuscrits Sc des éditions anciennes. Etienne fait mentionde Calynda, ville de la Carie , Sc Hérodote, l. 8, c- $7 »parlant d’Artemise , femme de Mausole roi de Carie,fait mention d’une galere de Calyndiens qui avoíentleur roi particulier, allié , mais non pas sujet d’Arte-xniíe , comme le dit le P. Hardouin. Pline met cetteville dans la Carie ; comme elle étoit aux confins de laCarie Sc de la Lycie , elle a pu être à ces deux provin-ces en divers tems. Strabon, l. 14, p. , écrit CA-i,ymna. C’est fans doute une faute , ou de lui ou de ses
copistes.- C’est de cette ville que prenoient leur nom ,les montagnes qu’Hérodote , /• 1 , c. 162 , nomme
K&Àt’dls.cí 'tiûèu,
CALINDOCA, Voyez . Calindoea. 2.
1. CALINDOEA, ville de Macédoine dans laMyg*donie , selon Ptolomée , /. 3 , c. 13.
2. CALINDOEA, ville de l’Inde, en deçà àGange , selon le même , /. 7, c. 1. Son ancien interprètelatin lit Calindoca.
CALING/E , Pline , /. 6, c. 17, distingue deux lot-tes de peuples dans les Indes qu’il nomme ainsi : C a ~HngA mari proximi , les Calinges au bord de la mer.Ce peuple étoit du nombre des Brachmanes. Les autresetoient surnommés Gangarids. Calings, l. 6, c. ip -3différens des Gangarides , qui n’étoient point Calinges ,&■ difiérens des Calinges, qui n’étoient point Gangarí"des. 11 ajoute que la capitale de ces derniers s’appelloRParthalis ; que j e r0 ; avo ít pour fa garde soixante milsehommes d’infanterie, mille chevaux, sept cens éléphans.Quelques-uns ont cru que Parthalis étoit Bengale , sep~posant qu il y a une v jH e fig ce nom : mais outre qUSì existence de la ville de Bengale est sujette à contra-diction, cette ville est supposée être au-delà de l’em -bouchure du. Gange , & Parthalis de Pline étoit endeçà. Pline dit, que parmi les Calinges, les
femmes etoient secondes dès l’-âge de cinq ans, Sc qu’el-les ne passoient point la huitième année. Mais il ne rap-porte pas cela comme une vérité ; il fe contente de nom-mer des auteurs qui l’ont dit, Sc les laisse garants de cequ’ils ont avancé.
CALINGII, ancien peuple de l'Arabie heureuse Jleur principale ville étoit Mariaba , dont le nom signifieles seigneurs de tous. Le P. Hardouin observe que. cenom dans ce sens-la n est point de la langue arabesquequi se parle aujourd hui. * l n pi ìn _ 1< c 2 g
* CALINGON PROMONTORIÚM.CC/Í^*
est au génitif p- u nel. J C est-a-dire, le promontoire desCalinges. Pline, l. 6 ,c. 20, compte six cens vingt-cinq mille pas depuis ce cap jùsqu’à l’embouchure duGange. Cette distance ne s accorde pas mal avec cellequi est entre le Gange Sc le cap de Cagliamera ouestla ville de Negapatan, vis-a-vis de la pointe septen-trionale de l’iíle de Ceylan ; & il se trouve qu’Elïenmet vis - à-vis de la Taprobane des istes qu’il nommeCalinges KaÀ<yy«v. II y a apparence que ces istes dépen-doient de ce peuple. yî ííS/HíiI . 1. 16,
CAL
CALINIPAXA , ville de l’Inde , selon Pline » 1.6,c. 17.
CALIORDI, peuple de la Chersonnese Taurique;selon Pline , /. 4, c. 12.
CALIPIE. Voyez. Calibie.
CALIPO , ou Garipo, petite ville de Turquie enAsie dans la Natolie, à l’embouchure de la riviere deLalí, dans la mer Noire ou elle a un assez bon port.
Baudrand, édit. 1705.
CALIPPIA > ifle de la mer Egée, selon Antoníndans son Itinéraire maritime.
. CALIPUS ( a ), [génitif Calipodis"} riviere de l’an-cienne Espagne dans la Lusitanie, selon Ptolomée, l. 2,c. 5. Niger croît qu’on la nomme présentement Rujfano ,Goropius dit que c’est Palma. Baudrand ( b ) dit que c’estle ZadaoN , comme la nomment les Portugais , les au-tres écrivent Zadan , riviere de Portugal dans la pro-vince d’Alentejo. Voyez. ZadaoN. ( a ) Ortel. Thefaur.( b ) Ed. 1682.
CALISÍA , ville de la Germanie, selon Ptolomée,, c. 1. Ortélius conjecture qu’elle étoit quelque partvers Cltisbourg.
CALISSAl, peuple des Indes, au-delà du Gange,selon pline, l. 6, c. ip.
CALIT éE, peuple de la Libye intérieure, selon Pto-lomée , /. 4, c. 6. Cet auteur dit qu’il s’étendoit jusqu’aumarais de Nuba.
CALITURE. Voyez, Caleture.
CALIUR, ville de l’Inde en-deçà du Gange, selonPtolomée, /. 7, c. 1.
CALKA, royaume d’Asie dans la Tartarie. IIa la Sibérie Sc le royaume d’Eluth à l’occident, lesEaouri au nord-est, la Tartarie orientale à l’orient, 8cla Tartarie occidentale au midi. Ce pays comprend lapartie septentrionale du grand desert sablonneux, quïs’étend le long de la Chine jusques - là. C’est dans ceroyaume que prennent leur source l’Orkou, qui se joi-gnant à d’autres rivières, perd son nom avant que d’ar-river à Selinga; Sc le Kerlon qui vase perdre dans lelac Dalai, qui se vuide par l’Argus dans l’Amoer. Ou-tre l a ville de Calcahan , ou Thula, ou Caracarom*qui est la plus grande, il y a celle de Kudac, résidencedu Kutukta Lama; & celles de Targana , d’Yalai, ouYalich, Sc de Par; 8c quantité de Hordes. Ce pays faitpartie du Mongul, qui est l’ancienne patrie des Tarta-res Mogols, qui ont fondé dans F Indonstan l’empire quiporte leur nom. Le Kutukta Lama, dont je viens deparler, est un pontife idolâtre des Tartares ; mais quel-stue vénération qu’on ait pour lui, il n’est que le vicairedu grand Lama qui réside à Poutala, auprès de la villede Lassa ou Barantola, au royaume qui porte aussi cesdeux noms. Ce pays est bordé à l’occident par une lon-gue chaîne de montagnes , qui s’étend depuis les In-des jusqu’à la nouvelle, Sc qui est i’Imaus des anciens.* Carte de la Tartarie par de Pljle, comparez aussi cellede Witfen 8c d’Isbrand Ides.
CALKER. Voyez, Calcar.
CALLABAS, gros bourg d’Asie dans l’Indouftanfur la route de Surate à Agra, par Brampour Sc Seronge,a six costes [cosses] ou lieues indiennes de Chadolki-Sera, Sc à deux d’Akmate. C’étoit autrefois la résidenced’un raja, tributaire du Mogol. Le plus souvent quandles caravannes passoient, les marchands etoient volés,& il exigeoit d’eux des droits excessifs ; mais Aureng-Zeb étant monté fur le trône, lui fit couper la tête , Sca un grand nombre de ses sujets. On éleva proche dubourg fur le grand chemin, des tours percées tout à l’en-tour de plusieurs fenêtres, dans chacune,.desquelles onmit une tête d’homme , de deux pieds en deux pieds.Tavernier dit les avoir vues en 166$ , Sc parle de cetteexécution comme d’une chose a fiez récente alors. * Voya»ge des Indes , 1. 1, c. 4.
CALLAE, ville de la Mauritanie. Antonin la nom-me ainsi , selon quelques exemplaires , Sc Cell^ selond’autres.
CALLAECÏ, 8c Callaici, ancien peuple del’Es-pacrne, au nord de la riviere de Duero, On les a aussiappelles par corruption Galljeci Sc Gallœci ; carcomme le remarque Cellarius, leur nom ne vient pasde Galli , mais de l’ancienne ville Callé , située à l’em-bouchure du Duero fur une colline. Le port qui étoit