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Tome second. C - F.
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su pied » est devenu avec ie tems une ville qui a fait ou-blier i’autre, & que l’on a nommée dans le nouvel âgeFortus Calle, d’où est venu le nom de Portugal, queporte aujourd’hui le royaume que l’on nomme impro-prement en latin Lufitania , quoiqu’il ne réponde pasexactement à la Lufitanie des anciens, qui étoit toutesau midi du Duero. La ville de Calle donna lieu fansdoute aux Lusitaniens de nommer Callaici ou Cal-X&Ci, ceux qui demeuroient au nord de l’embouchurede la riviere qui les bornoit de ce côté. Cependant elleétoit apparemment ruinée, lorsque Strabon, Pline 8 c Pto-lomée écrivoient; car quoiqu’ils fassent mention desCalUci 8 c Callaici, ils n’en font point de Calle. An,'tonin est le plus ancien qui en ait parlé. Le P. Har-douin dans son édition de Pline , lit toujours GalU-cia & Gallaica gens. Les Grecs ont nommé ce peuple, Silius Italiens, l. 3, v. 352, les a imités encela. * Geog. anti. 1. 2, c. 1.

Quidquid duro fine Marte gerendum ejl

Callaici conjux obit irrequieta Mariti.

Autrement les Latins ont dit CalUci 8 c CalUcia parla diphthongue JE. Ce peuple en comprenoit fous luiplusieurs autres ; savoir :

Bracari, Grovii, Querquernì ,

1 Cœlerini, Limicí, Artabri, 8 cc.

Mais il ne íeroit pas possible de leur assigner des bor-nes certaines; il vaut mieux s’en tenir à la division dePtolomée qui les distingue en Callaici Bracarii , 8 cCallaici Lucenses.

Les premiers tiroíent leur nom distinctif de la villeBracara, aujourd’hui Brague. Ils s’étendoient depuis leDuero jufqu’au Minho.

Selon le P. Bríet, leur pays répondoit à une grandepartie du Portugal qu’on appelle Entre Duero etMinho , Se partie de T r A o s M o n t e s. Leurs vil-les étoient.

Bracara Augura , aujourd’huiForum Quacernorum,

Aqua Calidce Cilinorum ,

■ Aqua Flaviœ Turodorum ,Coeliobriga Coelerinorum ,

Forum Limicorum,

.Merva Luangorum ou MerviaVolobriga Nemetanorum ,

Forum Narbasorum , peut-êtreCambetum Lubenorum ,

Brague,

Villa Beja,

Orenfe,

Chaves ,

Villa de Conde,Ponte de Lima.Lobies,

Víana ; ce rapportest incertain,Tor de Moncorvo,Miranda de Duero.

Leurs rivières étoient

\ Le Duero au midi ,J Le Minho au nord,X L’ma,

J Cavado,

Les autres, à savoir, CalUci Lucenses, étoient ainsisurnommées , à cause de la ville Lucus Augufti , aujour-d’hui Lugos. Leur pays étoit entre le Minho 8 c l’ancien-ne Asturie. C’est présentement la Gallice , qui feulea conservé l’ancien nom : leurs villes étoient :

Litcus Augufii, aujourd’hui Lugos,Flavium Brigantium , La Corugna ,

Janasus, Compostelle,

Quelques-uns le confondent avec Flavium Brigantium.

Iria Flavia C&porum,Daclonium ,

Ocellum , peut-être

■Artabrorum Promontorium ,'fiaudiomerium »

■berna Mons ,

Mavia lambris Bedmrum ,

Le Padron,

Mon Fort de Le-mos ,

Mondonedo,

Le cap de Finísterre.Muros ,

Namancos ,

Ste Marie de Fínis-terre,

CAL

Lapatîa Cory Promontorium, ouTrileucum ,

Pintia ,

Fy de Graviorum ,

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Cap d’Ortegal,Villa-Pun,

Tuy,

Leurs rivièresétoient :

Nabius ,

Mearus »Via,

aujourd’hui R; 0 Eu deMiranda ,Rio Mai OT,D 11a.

CALLAN. Voyez. Callen.

CALLANTIA. Voyez. Callatia.

CALL ANT18, ville de Sicile » où Suidas dit que Ierhéteur Caeçilius étoit né, c’est la même que Calata.

!• CALLAO, petite iíle de l’Amérique méridionalef ur la côte du Pérou, au fud-est de Piste de S. Laurent.Voyez, l’article suivant.

2 - CALLAO, ville de p Amérique méridionale dansle Perou. Elle est éloignée de Lima de deux lieues, 8 cs’étend le long de la mer, de façon qu’elle se trouvebeaucoup plus longue que large. Elle a au nord la ri-vière qui p a ff e R long des murailles de Lima, 8 c un pe-tit fauxbourg dont la plûpart des maisons font construi-tes de roíe a u x . A P est ce ne font que de grandes plaines »dans lesquelles on voit plusieurs belles maisons de cam-pagne , ou font de beaux vergers arrosés par des canauxqui reçoivent leurs eaux de la riviere. Il y a dans cesvergers plusieurs arbres fruitiers , le plus grand nombrefont des oliviers, dont les fruits font infiniment plusgros que tous ceux que nous avons en Europe. Les au-tres arbres sent tous propres au pays, hors les orangers8c le s citronniers. A l’ouest est la rade ou le port, ou-vert du coté du nord-nord-ouest, d’où vient son venttraversier; mais comme il soufle rarement dans ces cli-mats , 8e qu’il y a peu de force, étant abbatu par les cha-leurs , il n’est pas à craindre. * Le P. Feuillée , Journald’observations , t. i,p. 5°3*

La ville de Callao * est bâtie fur une langue de terrebasse 8c plate. Elle fut fortifiée fous le régne de Philip-pe IV. durant la vice-royauté du marquis de Mancera.L’enceinte est flanquée de 10 bastions du côté de terre,Le de quelques rédans 8 c bastions plats fur le bord de lam er ' ou sent établies quatre batteries de canon, pourcommander le port 8 c la rade; cette partie étoit en mau-vais état en 1713. II y avoit cinq brèches, Le la mer dé-truifoit de jour en jour la muraille; depuis qu’on a faitun quai de pierre, dont la situation arrête la lame dufud-ouest, 8 c cause un retour de marée du côté du nord ,qui sape les murs de la ville. La largeur du rempart estde deux profils dífférens ; les courtines n’ont par le hautque huit pieds de large, deux 8edemi de terre-plein, au-tant de banquette, 8 c trois de chemise de moilon à mor-tier , de chaux 8 c de sable, le reste de P épaisseur est debriques crues, avec un petit mur de moilon en-dedans;íe rempart des bastions a 5 toises de terre-plein, pavéde dales à joints incertains, pour servir de plate-formeaux canons, le tout de maçonnerie peu solide. Chaquebastion est voûté, 8 c a son magasin de choses nécessairespour fournir P artillerie dont il est armé. II doit y avoir70 pièces de différens calibres, parmi lesquelles il y a10 coulevrines de 17 à 18 pieds de long du calibre de24 > dont il y en a 8 de montées poiir battre en rade, quiportent, â ce qu’on dit, jusqu’à la pointe de la galerede Piste de S. Laurent, c’est-à-dire, près de deux lieues.* Frofìer , Voyage de la mer du sud, t. 2 , p. 340.

Outre l’artillerie du rempart, on voit encore plus de120 pièces de fonte de différens calibres, destinées àl’ar-mement des vaisseaux du roi, VAmirante, la CapitanO-8 c le Goviertjo, quí servoíent du tems que les Galbonsvenoient à Portobelo , à escorter P Armadilla de Pana-ma , 8 c à transporter au Pérou les marchandises qui ve-uoient d’Europe 8 c au Chili le Real Situado. Aujour-d’hui ces vaisseaux sent tellement négligés , qu’ilss° lltincapables de prendre la mer fans un radoub cosfi -râ-ble; néanmoins le roi entretient toujours des troupesde marine au nombre d’environ quinze cens hommes,avec les officiers majors ordinaires. ,

Le niveau du terrein de la ville n’est eleve que de 9à ïo pieds au-dessus de la plus haute mer, elle surmontenéanmoins quelquefois » de maniéré qu elle inonde lesdehors de la ville 8c en fait une ífle, còmme il arriva en