CAM
Le chapitre devroic être composé de cinquante cha-noines , & ne l’est que de quarante-trois, les autres cano-nicats ayant été unis i’un à la prévôté, un autre au doyen-né > un autre aux quatre archidiacres , qui en partagentle revenu également, un autre aux grands vicaires, un
CAM
6 7
pollutions des jugemens^ rendus en premíere instancepar les prévôtés de S. Gery, de Ste Croix & du S. Sé-pulcre, Sc par les mayeurs Sc échevins de quatre-vingt-neuf villages ou hameauxdont le Cambresis est com-
_ _ posé ; comme auffi de quelques villages de la chatelle-
autre à la fabrique dé ï’église, Sc deux ont été partagés nie de Bouchain. II y a encore dans la magistrature deen quatre, Scie chapitre les confère aux ecclésiastiques u d., «-«- 1 , 4 . 1 -nelle a uonr rh.f se
qui ont rendu service à l'église. Les dignités de ce cha-pitre font le prévôt, les quatre archidiacres, le doyen,le chantre , Se l’écolâtre, qui font ordinairement chanoi-nes. Le doyen 8e l’écolâtre ont quelque revenu de plusque les autres. Des quarante-trois canonicats de cetteéglise, trois font affectés a des nobles ; six à des gra-dués en droit ; quatre à des gradués en théologie; septà des prêtres; un à un médecin prêtre'8c gradué ; deuxà deux serviteurs de l’Eglíse ; & vingt qui peuvent êtrepossédés par toutes fortes de personnes. Le revenu dechaque chanoine est d’environ deux mille livres par an.
Il y a encore dans cette église huit grands vicaires , vingt-cinq ou trente chapelains obligés à résidence , & plusieursautres chapelains qui n’y font point obligés. II y a dansla bibliothèque du chapitre plusieurs manuscrits très-an-ciens. * Piganiol, Desc. delaFrance, terne 6, pag. i<7.
C * ,. r °. J ;
ambrai ( a ) a un gouverneur, un lieutenant de roi,un major, un aíde-major, un capitaine des portes. La ci-tadelle a son gouverneur particulier & son état-major.
Les états fournissent l’ameublement des casernes & lechauffage de la garnison de la ville Sc de la citadelle ( b ).
Ces états font composés du clergé , de la noblesse Sc dutiers-état de Cambrai Sc du Cambresis. Le clergé est re-présenté par les députés des chapitres de l’église métro-politaine, de S. Gery , de Sainte-Croix, Sc par les abbésde S. Aubert, du S. Sépulcre Sc de Varicelles. La no-blesse est représentéq par les seigneurs de Prémont, de . . * ~ - ,
Thun-Saint- Martin, de Ligny , d’Auvaing , de Saint Cambrai est composé .d’un bailli semonceur, oe quatreOUe, d’Arleux, de Clermont, d’Esne , Sc par les gen- '—E de ™ îsenr.-semans. d un orocureur d ot-
tilshommes qui ont leur demeure dans la ville de Cam-brai. Le tiers-état est représenté par le magistrat de laville. Le roi n’a d’autre domaine dans le Cambresis' quecelui du bailliage de la Feuillée , qui ne rapporte pas
Cambrai la justice du marché, laquelle a pour chef lebailli de la Feuillée, qui y fait la fonction de semon-ceur, Sc conjure les échevins de faire droit aux parties.Ce tribunal connoît des saisies 8c arrêts , tant en causeréelle que personnelle, Sc les appellations de ses senten-ces vont au parlement de Douai.
L’officíal de l’archevêque de Cambrai exerce deu»fortes de juridictions; l’une ecclésiastique, qui est lameme que celle qu’exercent les officiaux des autres dio-cèses ; Sc l’autre civile qui lúí est particuliers. Commejuge civil il peut connoître de toutes les affaires en ma-tière personnelle dans la ville de Cambrai, pays deCambresis, & en la ville de Qhâteau-Cambresis, où ilest au choix des habitans de se pourvoir en action per-sonnelle , ou pardevant le magistrat, ou pardevant l’of-ficial. Quand l’official de Cambrai juge en matière ci-vile, II est obligé d’en faire mention dans ses juge-mens ; alors les appellations en font portées au parle-ment de Douai.
Le baillage du Cambresis , autrement appelle laCour du palais , parce qu’il tient ses séances dans la courdu palais archiépiscopal, est composé d’un grand baillisénioneeur , dqs hommes de fiefs , qui doivent être aumoins quatre , d’un procureur d’office 8c d’un greffier. Sajurisdlâion est personnelle & féodale; elle s’étend danstous l es villages , terres Sc métairies qui appartiennentà l’archevêque.
Le baillage du chapitre de l’églíse métropolitaine de_ ambrai est composé d’un bailli sémonceur, de quatrehommes de fiefs, ou francs-semans, d’un procureur d’of-fice & â'un greffier. II exerce la justice haute , moyenneSc baffe, dans l’église, les cloîtres, les maisons des cha-noines » les maííòns, terres Sc métaires qui appartien-nent à ce chapitre, ou qui en relevent. L’appel des ju-
cent écus par an. Sa majesté ne retire de Cambrai Sc du gem ens qui y sent/endus, tant en matière civile que
1 . . J . . o . ,_M T . rií . _ _1__^ J _ T'ì._î
Cambresis qu’environ cinquante mille livres d’aídes or-dinaires par an. Les états fournissent outre cela la plusvalue des fourages dont le roi ne paye que sept sols sixdeniers de la ration. Le droit fur l’eau - de-vie qui seconsume dans le plat pays Sc quelques impôts qui se le-vant dans la ville furie vin, la biere Sc le bois, rap-portent par an environ trente-huit mille liv. ( a ) Piga-p. 195. ( b ) Ibid. pag. 183.
Les juridictions de Cambrai font le bailliage de laFeuillée , le magistrat, l’officíalíté , le bailliage du Cam-bresis, le bailliage du chapitre de l’église métropoli-taine, le bailliage Sc prévôté du chapitre de S. Gery, lebailliage Sc prévôté du chapitre de Sainte-Croix, le bail-liage Sc prévôté du chapitre de S. Aubert, Sc le bailliage6c prévôté du S. Sépulcre. * Piganiol, p. 176.
Le baillage de la Feuillée est un établissement des an-ciens comtes de Hamaut, p dur le fief de la Feuillée, quiconsiste en quelques maisons dans la ville de Cambrai,Sc qui est le seul domaine que le roi ait dans cette ville.Ge bailliage est composé d’un bailli -semonceur, -des
criminelle, va directement au parlement de Douai.
Le bailliage du chapitre de S. Gery a le même nonUfbre d’oíficiers que.le précédent, Sc haute, moyenne Schalle justice fur les terres Sc métairies de ce chapitredan s vingt-deux villages du Cambresis, L’appel des ju-gemens , en matière civile, va à la cour du palais, 8 cen matière criminelle, au parlement de Douai. II en estde mêtne des baillages du chapitre de Ste Croix, del’abbaye de S. Aubert Sc de l’abbaye du Saint Sépul-chre.
I- CAMBRE, ancien lieu d’Italíe dans la Campa-nîe , aujourd’hui Cavtyana dans la terre de Labour prèsde Fourrot.
2. CAMBRE, abbaye de filles ordre de Cîteauxdans les Pays-bas, au Brabant. Elle est située près deBruxelles.
CAMBRESIS, petite province de France dans laFlandre françoise : elle n’a.pas plus de dix lieues de lon-gueur ; mai elle est bien peuplée Sc fort fertile. Elle a pris'son nom de la capitale qui est Cambrai. Les terres font
matie ^ f ^ ^ greffier. Il ne connoît que des à la vérité un peu sèches ; mais bonnes, produisant toute
fh nt reS Modales, Sc les appellations de ses jugemens forte de grains, 8c des lins dont le fil est si fin, que celat portées au parlement de Douai. a donné lieu à y commencer la manufacture des toiles
.... parlemen* __
■ L **»ê®** Est composé d’un prévôt qui fait la fonc-tion de jemonceur , dans les affaires criminelles Sc de po-ice; de quatorze échevins, de deux collecteurs, de deux:conleillers-pênsionnaíres, de deux greffiers , Sc d’un re-ceveur. Le gouverneur Sc l’intendant renouvellent touses ans les échevins, en vertu d’une commission du roi.es autres charges ont été érigées en offices permanens,le magistrat qui les a achetées, a revendu celle de re-ceveur. Le magistrat confioît en.premíere instance detoutes les actions civiles , réelles Sc personnelles entretes bourgeois & habitans deDville Sc banlieue, comme& 1 - e .w k.olice, des affaires criminelles, des cas royaux1 P^gies. II jugeoit même en matière criminelle enre , r 5 ’ ma * s depuis que ce pays est fous la do-.^,^ a Francel’appel des jugemens, tant enFt , • F^de que criminelle, est porté au parlement de.L ouai. De magistrat de Cambrai connoît auffi des ap~
de Batiste ou de Cambrai. Les pâturages y font excel-lens., íùr-tout pour les chevaux 8c pour les moutons,dont la laine est tres-fine Sc très-estimée. II y avoít au-tre iois des vignes dans le Cambresis , mais le vin enetoit d’une très-petïte qualité , Sc on les a ariícbées.* Piganiol, p. 15 1.
Les habitans du Cambresis sent communément, vifs& ont du génie pour les sciences. Le peuple y est la-borieux , Sc ne manque pas d’industríe. Ce pays faifoitanciennement partie du royaume de France. Voyez- cequi en a été dit à l’articíe précédent. Le commerce duCambresis consiste en grains, en moutons Sc en lames,que l’on envoie dans les provinces voisines , Sc en toi-les fines que l’on envoie en France, en Espagne Sc aux
Indes. * Piganiol, p. 189. . ,
1. CAWÍBRIA, quelques - uns ont prétendu qu’au-
trefois l’ííle de la Grande-Bretagne fut divisée en trois
Tome 11 í ij