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parties , savoir la Lhoëgrie , la Cambríe , Sc l’Albanie,même avant qu’elle fut connue aux Romains. Ce fontdes conjectures de favans qui veulent a quelque prix quece soit, suppléer par leur esprit ce qui manque à l’his-toire. Voyez. Bretagne.
2. CAMBRIA, nom latin du pays de Galles. Voyez.Galles.
CAMBRIDGE ou Cambrige, ville d’Angleterre,dans la province de même nom, dont elle est le prin-cipal ornement à cause de son université qui est une desplus florissantes de l’Europe. Elle est située fur la rivierede Cam, dont elle porte le nom , à 44 milles au nordde Londres , & est le Camboritum des anciens , qu'onappelle présentement en latin Cantabrigial'Du tems desRomains , c’étoit une de leurs principales colonies, Scune des 28 cités de Bretagne. Lucius, roi Breton, 8 cîe premier roi chrétien , fut instruit dans la religionChrétienne par des docteurs dé Cambridge, dont il dé-puta deux à Rome, Elvanus Sc Meduinus , pour avoirde plus amples éclaircíssemens fur quelques points dedoctrine. Je ne déciderai pas , si ce fut le roi Lucius oule pape saint Eleuthére, qui accorda de grands privilè-ges à cette université. II est certain qu’elle est fort an-cienne, Sc qu’elie a eu le nom d’université dès la fin dusecond siécle, lorsque Lucius régnoit en Bretagne, fousle pontificat d’Eleuthére. Les Saxons 8 c les Danois ladétruisirent; mais elle fut rétablie par la fuite. La villen'est pas des mieux situées ni des plus belles d’Angst -terre. Elle a 13 ou 14 paroisses, Sc est gouvernée com-me Oxford, par un maire, qui, lorsqu’il entre en charge,prête serment de maintenir les droits 8 c les privilègesde Funíversité, laquelle a autorité fur lui. * Etat -présent ■de la Grande-Bretagne , t. 1, p. 43.
L’uníversité a 16 collèges , dont quatre s’appeîlentfi ail s -, savoir Clare , Pembroke , Trinity , 8c Catherineffall. Les autres portent tous le nom de collèges » 8 echacun entretient un certain nombre d’aggrégés [Fel-lozvs ] Sc d’étudians. Ils ont tous des chapelles & desbibliothèques.
De tous ces collèges, les plus considérables font ceuxde la Trinité §c de S. Jean; mais„la chapelle du col-lège du roi l’emporte fur toutes les autres. C’est un mor-ceau d’une grande beauté.
Chaque collège est gouverné par un principal, q ulporte le titre de Mafler ou maître : hormis celui du col-lege du roi, qui s’appelle prévôt, Sc celui du collège dela reine à qui on donne le titre de président.
Cambridge a 10 professeurs > savoir en théologie , e stdroit, en médecine, en physique, en mathématiques, enhebreu, en grec, en arabe, 8cc. Outre un orateur pu-blic.
a On y prend le dégré de bachelier ès arts dans le ca-rême , Sc l’on commence dès le jour des cendres. Lepremier mardi de Juillet est toujours Dies Comitiorunt -ou 1 on prend le dégré de maître-ès-arts, Sc celui dedocteur dans les facultés. Trois ans après qu’on a étéfait bachelier, on peut être reçu maître-ès-arts; septuns. après on peut commencer à être bachelier en théo-logie, Sc au bout de trois autres années prendre le . dé-gré de docteur.
A la tête de ce grand Sc illustre corps , il y a un chan-celier, choisi par 1 université, Sc qui est d’ordinaire unseigneur du premier rang. A Cambridge on peut choisirun nouveau chancelier de trois en trois ans, ou bien lecontinuer, durante tacito confenjlt Sénatus Cantabri-gienfis , au lieu que celui d'Oxford est chancelier pourfa vie.
L y n a uffi un vice-çhancelíer, quí gouverne actuel-lement 1 université en la place du chancelier, qui n'estproprement qu’un poste d’honneur. Le choix du vice-chancelier se fait le 3 de Novembre chaque année parì'uníversité ; son pouvoir est indépendant de celui du
chancelier.
Le vice-chancelier a au-dessous de lui une espece demagistrats, qu’on appelle Proilors, 8 c quelques autres
officiers. '
CAMBRIDGESHIRE , province méditerra-née d’Angleterre, au diocèse d'Ely. Elle est bornéeau nord par le comté de Norfolc Sc de Lincoln^à l’o-rient par celui de Suffolc ; au midi par celui d'Essex ,& à l’occident par celui de Huntíngton. Este a cent
CAM
trente milles de tour, Sc contient environ 570000 arepens de terre, 8c 17347 maisons. Elle est fertile en bledSc en pâturages, en volaille, en gibier, en poisson Sc erssafran. II est vrai que vers le nord , la partie de cetteprovince , qu’on appelle l’iíle d'Ely, est marécageuse& sujette aux débordemens de l’Óusè Sc d'autres ri-vières , ce qui rend cet endroit mal sain Sc moins fer-tile en bled ; mais ce défaut est suppléé par fa grandeabondance de bétail, de poisson Sc de gibier. OutreCambridge capitale, la feule qui députe au parlement,les autres villes Sc bourgs ou l’on tient marché font :
Ely
Caxton
Linton
Merche
Wisbich
Soham.
* Etat présent de la Grande-Bretagne , t. 1, p. 43.
CAMBRIL, petite place d’Espagne en Catalogne»àr ia côte de la mer Méditerrannée. * Baudrand »édit. 1705.
} CAMBRISOPOLIS, ancienne ville épiscopalesi'A fie , dans le patriarchat d'Antioche, 8c fous Ana-zarbe Métropole. Selon une notice qu’Ortélius cite fous
nom de Guillaume de Tyr, Sc qui se trouve dans lerecueil de Schelstrate, t. 2 , p. 739, & 757. Une autrenotice de 1225 , la met dans l’Arabie, aussi bien qu’A-navarza [Anazarbe] fa métropole.
CAMBRIT, Corneille, dans son Dict. dit» ville deFrance en Bretagne. Elle est petite Sc située sur úne ri-vière qui se décharge dans la mer à cinq lieues delà.Conq n’est éloignée de cette ville que de six lieues.L’Atlas que cite Corneille l’a trompé. Combrit , carc _est ainsi que Sanson écrit ce mot, est une bourgade dudiocèse de Kimper, à une petite lieue de la mer, à unelieue Sc demie à l’orient de Pont - Labbé, sur la rivedroite 8c occidentale de la riviere de Quimpercorentin»a quatre lieues Sc demie de Conquerneau. Dans la Bre-ta gne de Sanson, ce lieu est à l’opposite de Benaudet;ruais dans les côtes de France de Taísin , au lieu deCambrit ou Combrit , il y a S. Morad , vis - à - vis deBenaudet. Le Neptune françois change cette situation.Combrit s’y trouve presqu’à égale distance de la mer,sie la riviere de Kimper, Sc du petit golfe dans lequelst perd la riviere qui descend de Pont-Labbé. Benau-siet y est beaucoup plus au midi. Combrit est une desconnoíflànces qui fervent aux navigateurs quí entrentdans. la riviere de Kimper.
CAMBRON , Camberona , abbaye régulière desPays-Bas dans le Hainaut, au diocèse de Cambrai, àdeux petites lieues de la ville d’Ath 8c à trois de Mons.Ses bâtimens ont tant d’étendue Sc d’apparence, qu’onla prendroit pour une petite ville. Elle est possédée pardes Cisterciens, fous la filiation de Clairvaux. Les bâ-timens, quoique vastes font cependant simples. L’an-crenne infirmerie fait juger du nombre de religieuxqu st .y a eu dans les premiers tems de la fondation.L eglife est magnifique, accompagnée d’un grand nom-bre de chapelles toutes de marbre, Sc ornées de richestableaux. Les chaires du chœur font parfaitement bientravaillées. II y a plusieurs sépultures de personnes illus-tres, entr’autres celle de Didier, évêque de Terouenne»qui est au sanctuaire, Sc en d’autres endroits, celles desseigneurs d’Enguïen Sc de Lignes. On montre dans letrésor la crosse de bois du bienheureux Fastrede , pre-mier abbé de Cambron, puis troisième abbé de Clair-vaux. On y voit auffi une chasuble de S. Bernard qui estde simple cotton, laquelle sert le jour de sa fête, 8 c àtoutes les premiers messes des religieux. Le cloître , leréfectoire , 8c le chapitre correspondent à la magnifi-cence de la maison. La bibliothèque est remplie d’ungrand nombre de manuscrits des peres de l’église. * Ex*trait de différons voyages.
C A MB US, nom latin kie la riviere de Kamp ouCamb, en Autriche.
CAMBUSIS, ville de l’.Ethiopie sous l’Egypte, se-lon Pline, /. 6, c. 29. Ortîíius 8c le P. Hardouin jugentque c’est la même place que Ptolomée, /. 4, c. 6 , nom-me K ícpiftíffav Ttí-p&zïct , c’est-u-dire , le trejor de Cambys .On fait par le témoignage de Strabon, /. X7, p. 7^0 »que ce roi s’étoit avancé dans ce pays-là jusqú’à l’iflede Méroé.