CAM
CAMBUSUM, l’une des bouches du Gange, FélonPtolomée , /. 7, c. 1. C’est la plus occidentale de toutes.Quelques-uns écrivent ce nom Cambysium. A Fest decette embouchure étoit Polura, ouPalura, queles Interprètes de cet auteur ont prise mal-à-propos pourla ville d’Orisa, ou Orixa ; cette ville étant non-seule-ment à Foríent du Gange, mais même au midi du fleuveGanga.
CAMBUVII MONTES , montagnes de Grècedans la Macédoine. Tite-Lïve en fait mention, l. 42»c. 53, en plus d’un endroit, Sc nous apprend au /. 44 -c. 2, que les gens du pays les nommoient Volusta-na:; elles font entre F Aliacmon encore voisin de fa source *& le Panyafus. Elles féparoientFElymiotidede laPéla-gonie, surnommée Tripolitis, à cause qu’il y avoit troisvilles, savoir Azorus, autrement Pélagonia, Pythium,autrement Piflea, 8c Doliche. Pythium étoit au pied deces montagnes, entre elles 8c le Panyaíus. Ces monta-gnes s’appellent aujourd’hui Voluzza.
CAMBYLA. Voyez. Cabyle.
CAMBYSES , riviere de F Albanie , fa source estdans le mont Caucase, selon Pline, l. 6, c. 12. Cetauteur met la source du Cyrus dans le mont Coranique;ce qui est à remarquer à cause du paíîage de Mêla. Cedernier, /. 3 , c. 5 , décrit ainsi le Cambyses 8c le Cyrustout ensemble : le Cyrus 8c le Cambyses sortent du pieddu mont Coranique, 8c leurs sources font voisines. En s’é-loignant Fun de l’autre, ils coulent long-tems.par l’I-bérie 8c FHírcanie, fans fe rapprocher ; puis se rejoignantdans un même lac , ils tombent par une même embou-chure dans le golfe d’Hírcanie. Voffius avoue que Mêlas’est trompé , cet aveu coûte cher d’ordinaire aux com-mentateurs. II est certain présentement qu’il n’exíste au-cune rivíere qui ait la source 8c l’embouchure, telles queles doit avoir le Cambyses de Mêla. Comme l’Araxe 8cle Cyrus arrivent à la mer Caspienne dans un même lit,Voflìus semble croire que Mêla auroit voulu désignerl’Araxe. Mais les sources de ces deux fleuves ne fontnullement voisines. Le P. Hardouin, soupçonnant quePtolomée a parlé du Cambyses fous un autre nom, croitque c’est le Soana de cet auteur , mais il remonte trophaut à l’extrémité septentrionale de F Albanie ; le Cam-byíès doit être plus près du Cyrus. Ptolomée ne remar-que aucune riviere entre F Albanus-Fluvius , ou rivíered’ALbanie 8c le Cyrus. II n’a donc point parlé du Cam-byses , qui étoit entre deux, selon Pline, qui dit Gasnts& Albamts : deínde Cambyses .... Mox Cyrus. Ce quidétermine le rang de ces rivières. Mercator, qui étoiten peine de savoir où mettre cette riviere, la place aumidi oriental de l’Araxe, c'est-à-dire, hors de F Alba-nie , où l’on doit la chercher. De Fille la met beaucoupmieux au nord du Cyrus, ce qui s’accorde avec ce qu’endisent les anciens. C’est la premiere en remontant lacôte vers le nord, la ville de Scamachie est au bordméridional de son embouchure; Cette riviere que l’onnomme présentement) S c h ans ja , arrose encore les vil-les de Sienra 8c de Chíla. Le Soana de Ptolomée estle Terkj.. Le Cafius est le Niscowa, 8c F Albanus-Flu-vius est le Cohan. Le pays qui étoit entre le Camby-ses, le Cyrus 8c les montagnes , est nommé Ca viby-sene par les anciens. Ptolomée met une riviere deCambyses dans la Médíe , 8c c’est celle que Mercator atracée comme je l’ai dit; mais je crois que c’est la mê-t me que celle de Pline déplacée. Quant à la Cambyseneque Strabon met auprès de la riviere Alazon, cela nedérangé rien, cette riviere tombe dans le Cyrus , auxfrontières de la Cambysene.
CAMBYSU, ville au fond de la mer Rouge, dansle golfe d’Heroopolis, c’est-à-dire, dans cette partieae la mer Rouge, que les Israélites passerent à sec sousla conduite de Moïse. Pline, l. 6, c. 29, dit, qu’on ytransporta les malades ; 8c qu’elle étoit entre Nelos 8c
Marchadas , deux lieux dont les autres géographes neparlent guéres. 6 s
CAMECHIA, ville de F Albanie, selon Ptolomée,
rïí'^r L ’ anden àrpréte lit Mamechia.
^•‘-MEIA. Voyez. Cama.
1 ?à.l. 14, dit en parlant des
habitans de Nocerra en Italie , Nucerini covnomine Fa-vomenjes & Camelani. La difficulté est de savoir si Fa-
C A M 6 o
vonienfes & Camelani íont deux surnoms des citoyensd’une feule ville, nommée par les anciens Nuceria 8cFavonia , ou s’il y a eu deux villes nommées égalementNuceria, l’une surnomméeFavonsa, Sc Fautre Camilia-na. Le P. Hardouin est pour ce dernier sentiment. II s'ap-puie même de Fautorité de Holstenius, qui dit que dansun ancien acte il est fait mention de Camilianum prèsde Nocera. Ces lieux étoxent dans l’Ombrie.
CAMELARIA, nom latin de Chameliere. Voyez,ce mot.
^ CAMELÉE, ville d’Asie dans la Cochinchine, sil’on s’en rapporte à la carte du Tonquín, dressée par Da-niel Tavernier, frere du fameux voyageur, grand voya-geur luí-même, & fur les mémoires de qui on a une re-lation du Tonquín » imprimée au troisième volume desvoyages de Tavernier;• Corneille dit en citant Taver-nier , que c’est une ville du Tonquín; il fe trompe fauted avoir remarqué qu’il y a plus que le Tonquín dans lacarte. Le Tonquín est borné par la riviere qui est entreGuafai 8c Sanfoo. Cette derniere est de la Cochinchi-ne, 8c Camelée est beaucoup plus au midi, & par con-séquent plus éloignée du Tonquín. Les côtes iont malorientées dans cette carte, qui est la feule choie quisoit dans cette relation pour la géographie. Dê Fisse àqui cette carte n’étoït pas inconnue, n’a pas jugé à pro-pos de s’en servir beaucoup dansl’idée générale duTon-quin, qui fait partie de fa carte des Indes.
C'AMELFORD , bourg d’Angleterre dans la pro-vince de Cornouailles près du canal de Bristol > à cinqlieues du bourg de Launston. Ses députés ont séanceau parlement, t Baudrand , édit. 1703.
CAMELIACUM ou Camiliacum, bourgde France où étoit une ancienne maison royale, Sc le' chef-lEu d’un territoire considérable dans le Beauvoisis.II en est parlé dans de très-anciens titres rapportés párDoublet, p . 687 , datés de la quarante-troisiéme annéede Clotaire le Jeune , qui répond à Fan (>25 de J. C.II en est auffi fait mention dans les gestes du roi Da-gobert ; dans une ordonnance de Charles le Chauve ,datée de Chelles la vingtième année de son régne, dansdes ssttres-patentes de Clovis II, données en faveur deFabbaye de S. Denis , 8cc. II y a long-tems néanmoinsque ce lieu a cessé d’appartenir aux rois de France. CarSuger > dans la vie de Louis le Gros, met le château[ Cnmeliacum^ au^nembre des biens possédés par Ma-thieu , comte de Beaumont. Depuis ce tems-là » des sei-gneurs particuliers, qui Font possédé, en ont pris lenom t 8c c’est d’où vient Forigine de la maison de Cbam-bly , qui s e trouvé aujourd’hui divisée en plusieursbranches , Sc qui n’a rien diminué de son ancien lustre,ni de ses richesses. Ce lieu est connu encore à présent sousle nom de Chambly VAuberger , gros bourg avec châ-teau, à une petite lieue de la rivíere d'Oise 8c de Beau-mont- * D e re Diplomat. 1. 4, p. 236.
CAMELIDES. Pline, l. 5 , c. 31 , nomme ainsi deuxííles de l a mer Méditerranée fur la côte d’Ionie dansle voisinage de Milet. Le P. Hardouin conjecture qu’elîesétossut ainsi nommées à cause de quelques éminencesqui ressembloient aux bosses que les chameaux ont furle dos.
CAMELIONE , en italien Monte Camelione ,e n latin Cerna ou Cemenus Mons ; partie des Alpes ma-ritimes , entre le vicariat de Barcelonette 8c le marqui-sat de Saluces ; mais elle communique son nom à toutescelles qui ferment la vallée de Barcelonnette du côtédu midi, 8c qui s’étendent jusqu’aux sources du Var 8cdu Vardon, Sc aux confins de la Provence. * Baudrand ,édit. 1705.
CAM ELIT Aï,, peuple d’Asie, à trois journées deF Euphrate, selon Strabon, /. 16, p. 748. L’építhéte deDoubles , qu’il leur donne , n’est pas fort claire, .& Ca-saubon a raison de trouver de l’obscurité dans ce pastage.
CAMELOBOSCI , peuple d’Asie dans la Carma-nie, selon Ptolomée, 1 . 6 , c. 8. „ .
CAMELOCOMI, peuple de F Arabie, selon Etien-ne le géographe. ,
CÁMELODUNUM , Lloyd lit ainsi ce mot dansl’itinéraire d’Antonio , Sc l'explíque par Duncastre.Voyez Camulodunum. . .
‘CAMENA, le petit livre de Forigine romaine, pu-