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blíé par André Schott, fait mention d’une colonie ainsinommée, établie par Latinus Syìvius. Ortelius doutes’il 11e faut pas lire Capena.
CAM'ENEC, bourgade du royaume de Hongriedans EEsclavonie fur le Danube à l’occident 8 c à deuxpetites lieue's communes de PeterWaradin. II n’est re-marquable que parce qu’il a plu a quelques modernesd’y chercher Y A cumin c um des anciens , que d’autrescroyent trouver à Salankemen qui est plus bas aux confinsde la Servie. * Baudrand , édit. 1682.
CAMENI-POYAS. Baudrand , Maty Sc Corneilleappellent ainsi des montagnes de la Moscovie septen-trionale vers la riviere d’Qbi , en allant du côté cle laDuina. Ils ajoutent qu’on les nomme ainsi., comme quidiroit la ceinture du monde , que leur sommet est ap-pelle Stolp. Sur quoi Baudrand cite Mercator Sc Her-berstein : mais Mercator , dans fa carte de Ruffie , écritCamenoi-Poyas , 8 c ajoute, c’est-à-dire , la ceinturecle la terre , ce font les monts Hyperborées des anciens.II étend ces montagnes depuis l’Gbi jusqu’à la rivierede Petzora, le long du détroit de Waigats. Le baronde Herberstein , ambassadeur de Ferdinand , lieutenant-général de P Empire fous Charles V, son frere , l’an352 6, dit , après avoir parlé du fleuve de Petzora *Aux environs de çe fleuve , font des montagnes & desroches qui s’avancent jusques dans la mer. Les Russiensles appellent ZiEMNoiPoiAS-, c’est-à-dire, la ceinturede la terre. Leurs cimes font pelées Sc fans herbe acause des vents continuels qui y soufflent » Sc Ion t laplupart du tems couvertes de neiges. 11 y croît des cèdres,(ou plutôt quelques arbres qui ressemblent aux cèdres)autour drsquels font des zibelines très-noires ; Sc desoiieaux de proie de différentes espèces font leurs nidsfur ces montagnes , fur-tout des faucons blancs qui ontle vol très-rapide.'On en apporte en Moscovie, Sc legrand duc s’en sert pour la chasse. Ces montagnes, queles anciens ont nommées monts Hyperborées, Sc fur lasituation desqueiles ils font si peu d’accord,existent véri-tablement dans l’empire de Moscovie. Elles font cou-vertes de neiges endurcies par la gelée qui les font pa-r-oître blanches, Sc il est très-difficile aux voyageurs deles franchir. On dit qu’elles font si hautes que quelqueshommes, commandés pour cela par le prince de M° s *co vie > furent 17 jours à en monter une , encore u?purent-ils pas atteindre au sommet. 'V Fier. Moscov. ScTÎp~tores, p. i 6 y.
Si l’on considéré que l'on n’a commencé à connostrebien l’empire Russien que depuis le commencement dece siecle-ci, on ne s’étonnera point que cet ambassadeurn ait point parlé de ces montagnes avec la même exacti-tude que les géographes d’apréfent. Ces montagnes fontdans le pays des Samoyedes. Elles commencent à lapointe occidentale qui forme le golfe qui est à l’em-bouchure de l’Obi. A l’extrémité est le fort de Sco-P,ou le fort d’Obi. Elles courent trente lieues françoifesvers le midi, puis environ autant vers le sud-ouest j us *qu’au lac Kiratis , d’où fort ia riviere de Soba , quiva fe joindre à l’Obi, delà , tournant vers l’ouest l’es-pace de soixante lieues, elles vont fe joindre à uneautre chaîne de montagnes qui s’avance vers le midi;de forte que plus elles s’éloignent de i’Obi, plus elles«'écartent de la rrer. De l’Iíle , qui les marque très-bien dans ía carte de la Tartarie » ne met point leurnom.
CAMENíTZ, ville de Pologne avec un évêchésuffragant de Gnesne , selon une ancienne notice. * Hfaut bien fe garder de confondre ce siège avec celui deCammin en Poméranie , comme fait Baudrand. Celui-ci fut fondé par MieciflaW l an 966 , au lieu que celuide Cammin ne fut transféré dans cette ville de Wollin,on il etoi't auparavant, que l’an 1188. Voyez Cammin.* Sckelstrate , Ant. Ecoles t. 2 , p. 764.
CAMENIZ, ville de la haute Luíace. Elle étoitpassablement grande , Sc fut consumée par le feu il y aquelques années. C est une de celles qu’on appelle lessix villes. On fabrique dans cette ville, qui est situéefur l’Ilster a huit lieues au levant de Dresde , beaucoupde draps & de toiles. Hexapolis• * Hulner » Géogr.Frag. p. 595.
CAMÉNTS , abbaye d’hommes , ordre de Cîteaux »
CAM
dans la haute Silésie fur la Neiss au territoire de Franc-kenstejn ; elle fut d’abord habitée par des chanoines ré-guliers , Sc donnée à l’ordre de Cîteaux en 1249.
1. CAMERA, ifle de la mer Rouge » selon Vincentle Blanc Sc Corneille, je íerois porté à croire que c’estla même que Camaran. Mais cette derniere est furdescôtes de l’Arabie , au lieu que Vincent le Blanc donneCaméra à l’Abyssinie ; d’aiileurs le voyageur cité lesdistingue Sc parle de toutes les deux. Après avoir parléde Camaren , qui est, dit-il, au Seque , c’est-à-díre ,au Cheie, il met de l’autre côté, fur la côte d’Ethio-píe, Dalascia ou Dalaca , Ercoco , Mazuan ou Mezua•f Majsova j , & au-dessus Ibrani, puis encore plus haut,ajoute-t-il, il y a l’ifle de Caméra , lujette aussi au PrêtreJean , qui a deux bons ports , i’un au midi , l’autre aulevant. Elle a de bonnes eaux, Sc un beau puits à deuxcens pas de la mer, dans une cour remplie d arbres frui-tiers , Se ce quartier s’appelie la Magoudu ou Magot ,ou il y a vingt ou trente maisons qui ont chacuneleurs petites barquettes pour jette r en mer quand bonleur semble , Sc vivent ainsi de pêcherie, L'Atlas dede Wit marque à peu près en cet endroit une ifle nom-mée Megeti elle me paroît la même. Je ne la crois pasnon plus différente de celle que de l’íile nomme M.ar-queti.* Voyages, i part. c. 8 , p. 27 Sc 28.
2. CAMÉRA, Le bienheureux Boniface , recteur de^université Sc évêque de J Laufane, fe retira dans ía vieil-lesse dans un lieu nommé Caméra, où il mourut l’an1266, au bout de quinze ou seize ans de retraite, commeon lit dans fa vie. * Le P. Ferrari a cru que Caméraétoit un village de la Franche-Comté , au diocèse deLausane. Mais il fe trompe, Caméra est le lieu nomméprésentement la Cambre ou Camfre à une petitedemi-lieue de Bruxelles ; ce prélat étoit né à Bruxelles,& il choisit fa retraite dans fa patrie : il n’y a rien deplus naturel. La Cambre ou Carnere est présentementune abbaye de religieuses de l’ordre de Cîteaux ; & cequi prouve l’erreur du P. Ferrari, c’est que son corpss’y garde encore à présent. * Baillet , Vie des Saints au19 février.
z. CAMERA [ la Torre de ] , ou de Cambia ,petite ville d’Afrique fur la côte orientale de Barbarie, augolfe de la Sydre » à i'entráe Sc à Ecrient du golfe de"Fini, Quelques-uns prétendent que c’est la tour d’Her-cule Hífax,hénç arjjyoí de Ptolomée , /, 4, c. 4 , du moinsses interprètes balancent entre Caméra Sc Corcuera ,qui est un peu plus au nord. De l’ifle écrit ces deuxnoms Samlra Sc Carcou&a, 8 c n’en fait que deuxvillages.
CÁMERE ou Ca m are, caries exemplaires varient,petit champ auprès de la riviere Crathis, qui coule euCalabre. Ovide dit dans ses Fastes , /. 3 , v. 581.
Efi prope piscofis lapidofì- Crathidis amnesEarvus ager , Cameren incola turba vocat.
La fuite Sc ce qui précede, font voir que ce lieuétoit au bord de la mer. Sc près de l’embouchure d e cetteriviere.
CAMERIA ou Camerium, le premier estde Tite-Live, /. x , c. 38; le second est de Pline,/. 3 , c. 5 , ancienne ville d’ítalie au territoire des Sa-bins.
CAMERINA, c’est la même ville de Sicile queCamarina, auprès de laquelle étoit le marais dont j’aíparlé à l’article Camarana. Voyez Camarana 2.
CAMERINO, ville d’ítalie dans l’état de l’églife, &dans la Marche d’Ancone aux confins de EOmbrie.Elle estancienne. Les géographes Grecs, comme Strabon ScPto-lomée qui en ont fait mention, ecrivent Ca ma rinum »mais les géographes Latins écrivent tous constamment laseconde syllabe de ce mot par un e. Ortélius la confondmal-à-propos avec la Camerium de Pline qui étoit prèsdu Latium au territoire des Sabins , Sc non pas dansl’Ombrie , où étoit Camerinum. Cette derniere ville estdésignée dans le livre de Pline par le nom de ses habi-tans qu’il nomme Camertes. Cicéron, pro Balbo , c.20, parle aussi d’eux fous le même nom. Neque Igu-ninathim neque Carnet tiam- feedere ejfe exceptant- SiliusItalicus ,J- 8 / v. 462 , dit aussi t