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His populi fortes , Amerinus , & armisVel ràfiïïs laudande Camers.
Cicéron, Pro Sulla , c. 19 , nomme le territoire decette vGle Camers Ager : In Agro Camerti, Piceno,Gallico . Ce même territoire étoit abífi nommé AgerCamerinÙs, comme on voit dans le livre de Frontin.C’est aussi dupays qu’il faut entendre ces paroles, d’unelettre du grand Pompée à Domitius, laquelle se trouvedans le recueil des lettres de Cicéron à Atticus , aprèsla douzième du huitième livre : Coltortes qua ex Piceno& Camerino venerunt. Mais celles-ci, qui font de César,Bell. civ. 1 .1, c. 15 , In iis Camerino fugientem UlcillemHinim cum VI. Cohonibus quas ibi in prasìdio habiterasexcipït, peuvent bien s’entendre de la ville. Le P. Har-douin met Camerino dans la Marche d’Ancone , & lescartes de Magin y placent aussi Camarono , qui est: lamême chose. Les notices épiscopales ne s’accordent pas.Quelques-unes mettent ce siège dans l’Ombrie, unede 122,5 > f° us Célestin III, le met in Ducatu Spolitano
( a ) , au duché de Spolete, qui est la même chose quel’Ombrie: Une autre notice , plus récente de quelquessiécles, ne le met point dans le duché de Spolete au-quel elle ne donne que sept évêchés, au lieu de dix,que l’autre notice lui donne ; mais elle met ce siègedans la Marche d’Ancone : par où l’on peut juger queles bornes de ces provinces furent changées dans l’es-pace de tems qui s’écouia entre ces deux notices. LaMarche d’Ancone, qui n’a que huit évêchés dans lanotice antérieure, en a quatorze dans la seconde. Baillet
( b ) & le P. Charles de S. Paul ( c ), qui mettent Ca-merino dans l’Ombrie , se sont réglés fur P ancienne di-vision. Ce siège est ancien. Probus , son évêque, fut undes Pores du III e . concile de Rome sous Symmaque. IIassista encore au IV e . dans lequel on lit Carmeianenfìs ,au lieu de Camerinenfis. Hoístenius observe que dansun des manuscrits du Vatican on lit Cameritanus. Cetévêché ne releve que du S. Siège. La ville a eu autre-fois des ducs souverains de la maison de Varano. Maisla ligne s’étant éteinte faute de postérité masculine , cepetit état fut réuni à l’état de ì’Eglise sous Paul III,qui en investit d’abord Pierre-Louis Farnese. Mais ceprince s’en désista moyennant l’investiture de Parme Scde Plaisance, que sa sérénissime famille possède encoreactuellement. (*) Schelflrate , Ant. Eccleí. t. 2 , p. 747.( fa ) T opog. des Saints. ( c ) Georgr. Sacr. p. 50.
CAtVlERIUM, c’est la même que Cameria. Flu-îarque en fait mention dans la vie de Romulus. C’estauíh la même que Camaria , qui étoit une colonie descitoyens de la ville d’Albe, fondée long-tems avant laville de Rome , selon Etienne le géographe Sc Denysd’Halicarnasse , Ant. Rom. 1 . 2.
CAMERON Sc Camoron. Les Arabes appellentcn leur langue Gébal Camoron, ce que nous nommonsordinairement le cap de Comorin : ils diíent que ce Pro-montoire sépare le pays , Sc la mer des Indes , d’avecle pays & la mer de la Chine, d’où l’on peut inférerque tout ce qui est au-delà du golfe de Bengale, commeles royaumes de Siam, d’Aracan , de Pegu , de la Co-chinchine , &c. est censé, selon les Arabes , être des
appartenances de la Chine. Ils disent aussi que c’est dansia montagne de Comorin que se trouve le plus précieuxde tous les bois, savoir i’Aloës , nommé par les Grecs,Aylaloe, Sc par les Arabes Ud & AI Ud » c’est-à-dire ,le bois par excellence. Il y croît en abondance , & sur-passe en bonté celui que l’on apporte Railleurs. Abdal-moal écrit que le pays qui est autour de ce cap & decette montagne , est fort peuplé , que les Arabes Rap-pellent Bela'd Aenar, le pays du feu, Sc qu’il con-fine avec celui qu’ils nomment Belad al ful ful,e pays au poivre , qua nous appelions ordinairement lePays de Calecut, ou la côte de Malabar. * D’Herbelot,■bibliothèque Orient.
La géographie des Arabes est presque renfermée danscette partie de la terre qui est entre l’Indus, la mer desindes depuis ce fleuve jusqu’au golfe Arabique - toute• , a jv le jusqu ál Euphrate, depuis la source de ce fleuvejusqu a Caspienne, puis en suivant cette mer
par le midi jusqu’á quelque distance au-delà de l’Oxusdes anciens , qui est le Géhon d’aujourd’hui, jusqu’au
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fleuve Indus. Lorsque quelques-uns d’entr’eux ont vou-lu passer ces bornes , ils n’ont plus eu les mêmes avan-tages ni la même exactitude que lorsqu’ils ont parlé despays qu’ils connoíssoient.
CAMERONES. Voyez Camarones.
CAMERTA, ville d’Italie. On la voyoít à fa droiteen allant d ’Otricoli à Rimini, dit Strabon , /. 5 , p. 227.Comme il parle aufli de Camerinum dans la même page,on ne peut pas dire que ce soit la même ville. Ortéliusse trompe encore à ce sujet, Sc croit qu’elle étoit lamême ville que la Camaria d’Etíenne, Sc que ses ha-bitans íont les Camertes de Pline. Le premier est uneerreur évidente , quant au dernier,-ce n’est pas le sen-timent de Celiarius, ni du P. Hardouin , qui expliquentCamertes de Pline par les habitans de Camerino , quoi-que la Camerta de Strabon ne leur fût pas inconnue.
CARMERTES. Voyez. Camerino.
CAMICUS , ancien nom d’une riviere de Sicile. Del’Iflé croit qu’elle est la même que le Halycus. MaisCeliarius les distingue. Quoi qu’il en soit, cette riviereest aujourd’hui appellée Fiume di Platani. Dans lavallee de Mazare fur une montagne qui est fur la rivedroite de cette riviere , étoit une ancienne ville auflinommée Camici, au pluriel, ouC amicus au singulier.Strabon dit, /. 6 , p. 273 : il y a aussi des villes entrecelles des Barbares , lesquelles ont cessé d’être, de cenombre est Camici, résidence du roi Cccalus, auprèsde laquelle on dit que Minos périt dans une embuscade.Diodore , /. 4, C \ 80, dit ce mot au singulier. Etienneparle aussi de la ville 8 c dit, que Cocalus y avoit tenufa cour. Hérodote , l. 7 , c. 169 , dit, en parlant desCretois Sc de Minos : ils n’ont point vengé ía mort arri-vée à Camicus. Quant à la riviere, Víbius Sequester,In fiurn- en fait mention. Camicos, dit-il, par une ter-minaison grecque, riviere de Sicile, d’où la ville deCamicos borne les Agrigentíns. De l’Iíle met Camicus,dans fa carte de l’ancienne Sicile, fur une montagne &dans la Sicile moderne » il met au même lieu Plata-nelí-a Ruinée.
CAMíGARA , ville de l’Inde en-deçà du Gange ,selon Ptoloméê, /.. 7. c. 1.
CAMILET 7 E, les mêmes que Camelit^. j.
CAMlLIANUM. Voyez, dans l’article CAMErasti,
CAMUSf. Voyez. Cammin.
CAMllSsA , iíle de la côte de l’Asie Mineure , prèsde Milet, selon Pline, qui dit qu’elle étoit à 3 8 millesde Platée.
CAMlNHA, ville de Portugal dans la provinceRentre Duero 8 c Minho. A l’embouchure de cette der-niere , vis-à-vis de Guardia qui est de l’Espagng,.&dans la Galice. Cette place est fortifiée de quelquesbastions, & on a bâti un fort dans une iíle qui en estproche. Ce fort est à trois faces régulières , la quatrièmeest un bec de moineau. Une demi-lune couvre la portequi est au milieu d’une courtine, Sc la mer vient sebriser contre le pied de ce fort, qui est revêtu de ma-çonnerie. U y a toujours garnison dans Caminha , Scon en détache pour faire la garde au fort qui est dansl’ifle ; lequel a son commandant particulier. Ce fort s’ap-pelle Candela. Caminha a titre de duché.
CAMINICIUS , en allemand Caminiz. Spenersemble nommer ainsi la riviere qui passe àChemnitz dansla haute Saxe , &: va se perdre dans la Mulde » au paysqu’habitoient autrefois les peuples Dalemincíi. * Net,Germ. Med. c. 4, p. 387 Sc 389.
> CAMIMIECK. Voyez. Kaminieck.
CAMINITZA , bourg de la Morée, à dix ou douzelieues de Patras, des deux côtés d’une riviere, Sc à troismilles de la mer. Spon, dans ses voyages , t. 2, p. 4’ne doute point que ce bourg ne tienne la place de l’an-cienne ville Olenus, 8 c que la riviere qui le traversene soit celle de Pirus j que Pausanias met à quatre-vingtstades de Patras.
1. CAMINOS, lieu de la Cyrénaïque , félon An-tonio dans son Itinéraire , à trente mille pas de Bero-nice fur la route de la grande Leptís à Alexandrie.
2. CAMINOS, Ortélius blâme avec raison Tzetzesou ses copistes Ravoir défiguré deux fois nom deCamicus , ville de Sicile , en écrivant Cantines dans unendroit , Sc CamUos dans un autre. Voyez. Camicus.4 Thesaur, ïn voce Inycus.