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la couleur Sc pour la figure ; ils ont le bec 8c les ergotsfaits de même. Ils se perchent sur des troncs d’arbres oufur deâ branches sèchent qui donnent sur l’eau dans les■criques, les rivières, ou au bord de la mer j 8c dès qu’ilsvoient quelque petit poisson auprès d’eux, ils y volentà fleur d’eau , l'enfilent avec leurs ergots 8c s’éleventaussi-tôt en l’air fans toucher l’eau de leurs ailes. Ilsn’avalent pas le poisson tout entier , comme la plupartdes autres oiseaux qui en vivent, mais ils le déchirentavec leur bec Scie mangent par morceaux. * Supplémentdes voyages de Dampier, t. 3 , p. 106.
Les lacs, les criques 8c les rivières abondent en toutessortes de poissons ; en muges , ínouks , tenpounders,tarpons , cavallies > parricotas ; ceux-ci font des poissonslongs , 8c leur corps a la rondeur du maquereau. Ils ontle museau fort long Sc les dents aiguës, ils peuventavoir huit ou dix pouces de circonférence , & trois piedsSc demi de long. 11 s se tiennent ordinairement dans lesbras de mer qui font entre les iíles ou dans la mer auprèsdu rivage. Ils dotent fur l’eau & prennent le hameçonavec avidité ; ils tâchent même de mordre les hommess’ils en trouvent dans l’eau. Leur chair est ferme Sc debon goût ; mais il est dangereux d’en manger, car quel-ques personnes en ont été empoisonnées. Les gars éontronds ; mais moins longs 8c moins gros que les precé-dens. Ils ont un museau long Sc ossu, de même que l'em-pereur; mais celui-ci l’a plat Sc dentelé des deux côtes enforme de scie ; le gar au contraire l’a rond, uni Sc pointucomme une lance, 8c long d’un pied. Ces gars s’olun-cent avec une telle force , que leur museau perce quel-quefois les côtés d’un canot, fait de l’arbre qui porte lecoton, Sc les hommes mêmes craignent souvent d enêtre percés au tiavers du corps. Les maquereaux d'Ls-pag.ne ont la même figure que les nôtres. La raye f e “-de trois especes ; savoir la raye piquante, celle dont lapeau sert à faire des râpes, Sc la raye qui saute. On.nemanque pas de tortues ni de veaux-marins. Les alffg a “torts y font aussi fréquens que dans aucun autre en-droit du monde. On peut voir dans le supplément desvoyages de Dampier, t. 3 , p. 113 , la différence qu'H Ya entre l’alligator Sc le crocodile.
i. CAMPEN, en latin Campi 8c Çampena , selonEmmius, hist. de Frise, L x Sc 18. Cette ville est dausla république des Provinces-Unies, dans la province oeEiffel au bord occidental de cette rivíere , mais la cita-delle est du côté oriental. Anciennement ( a ) 1 ’Iísel nepaffoit pas à Campen. Autrefois il alloit de Buchorst seperdre dans la même embouchure que le Wecht, à 1 en-droit que l’on appelle Zwolsch diep , à présent il se dé-tourné tout d’un coup du côté de Campen Sc de la mer.L’ancienlffel détourné par les travaux que fit faire Dtu-sus, Sc enfermé entre des digues , étoit à la gauche dunouveau, 8c distinguoít le Weluve d’avec le Salland;mais comme le Weluve ne s’étend plus fi loin , Eiffel est.entierement dans le Salland. Quelques-uns ont cru quele port nommé Navalía par Ptolomée , étoit le memeque Campen. 11 y a plus d’apparence qu’il est à l’em-bouchure commune de l’ancien Iffel Sc du Wecht dansle lac Flevus , que fur le nouveau lit qui étoit alorsbouche , 8c où est Campen. On ignore présentement l’o-rigine de cette ville. Selon de Longuerue ( b ) > elle étoitfondee avants an 1000, puisque l’empereur QthonlHla donna a 1 eglise d’Utrecht. Pontanus, dans son his-toire de Gueldre, /. 6, rapporte des lettres datées del’an 1280, ou Campen se trouve nommée àvec DeventerSc Zwol, mai s la derniere. Elle a présentement le fé-cond rang & Deventer le premier. Elle se joignit avec cesdeux villes aux villes anséatiques (*). Le canal de Druses,ayant commence a se répandre dans le lac Flevus parJ’autres ouvertures différentes de l’ancien lit, [ on nefait fi cela se fit par le travail des hommes, ou par l’im-pátuosite des íìolsJ Campen se trouva très-avantageu-sement située pour le commerce d’outremer. L’arméede la République la prit en 1578 so r les Espagnols .qui n’ont pu la reprendre depuis ce tems. Les Fran-çois s’en rendirent maîtres en 1672. Ils l’abandonnerent■l’année suivante. Onl’a fortifiée depuis; mais les sablesqui se sont amassés à Eembouchure de Eiffel ont presquebouché ce port, qui n’est plus accessible qu’à de petitsbâtimens. Ses principales églises font celles de S. Ni-colas Sc de Notre-Dame. Cette derniere est ornée d’une
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belle 8c haute tour , d’où. l’on peut voir la ville d’En-chuyse quand l’air est serein. Sa figure est celle d’un arcdont la rivíere est comme la corde. Corneille dit quecette ville est renommée pour avoir produit le fameuxThomas à Kempis , que l’on croît auteur du livre inti-tulé > de r Imitation de Jej'us-Chrifl. II est vrai que Tho-mas passa la plus grande partie de fa vie dans EOverisesel , mais il n’en -étoit pas. Sa patrie étoit Kempen,petite ville très - différente de celle-ci, Sc qui est dansl’électoratde Cologne. De grands hommes se sont trom-pés fur la patrie de ce saint. auteur. Le cardinal Beilar-mín ( d ), Wagenseil dans son histoire universelle ( e ),l’auteur du Naudœana l’appelle Belga ou Flamand , sansdire d'e quelle ville il étoit3 mais on voit bien qu’ils onteu moins d’égard au lieu de fa naissance, qu’au long sé-jour qu’il a fait dans un monastère de chanoines régu-liers, non pas de Campen , mais auprès de Zwol , aumont de Sainte-Agnès. L’auteur de fa vie , qui est au-devant de l’imitation latine, dit qu’il naquit à Kempi,%ui est un petit bourg au territoire & diocèse de Cologne : ses ■■traducteurs Italiens & Espagnol le disent aussi. MM. dePort-royal se sont aussi mal expliqués dansl’avertiíìementqui précédé leur traduction. La plus commune, opinionest.discnt-ils, que c’est Thomas à Kempis chanoine régu-lier de l’ordre de S. Augustin, dans l’archevêché de Co-logne. Us confondent fa naissance Sc fa vie religieusepassée auprès de Zwol, à la montagne de Ste Agnès ,dans le diocèse d’Utrecht. ( a ) Âlting , not. Germ. Inf.2 part. p. 34. (Q Descript. de la Fr. 2 part.pag. 34/ ( c )Alting , ubi suprà. ( d ) De Script. Eccl.ef. ad ann. 1460.U) Saecul. 15. ”
Campen se glorifie d’avoir donné la naissance à AlbertEighius, plus illustre encore par son érudition profonde6c variée, que par l’amitié qu’eut pour lui le pape Adrienqui étoit d’Utrecht. Leur liaison s’étoit formée en Flan-dres. Albert le suivit, en Espagne 8c à Rome. Les papesClément VII 8c Paul III, successeurs d’Adrien , l’hono-terent de leur estime.
2. CAMPEN , Vêtus Campus , abbaye d’hommes,ordre de Cîteaux, dans l’électorat de Cologne, fur unemontagne, vers les frontières du duché de Gueldre , 8cfondée par Frédéric archevêque de Cologne en 1122. .
CAMPER, pays d’Afie , dans l’iste de Sumatra, àEextrémité la plus orientale du royaume d’Achem auxconfins 8c au nord du royaume d’Ándragiri. Quelques-uns écrivent Campar, ( a ) d’autres Canper ( b ), d’au-tres Camparan ( c ). Cette contrée est ainsi nomméed’une ville, ou á’un bourg situé à l’orient méridional dubras de mer qui va à Siaqua, 8c détache quelques pe-tites illes d’avec la grande. Camper est par les 120 deg.de longitude ordinaire Sc 25 min. de latitude-nord. LesBatauringues font des rochers dont le Bocas de Camperost parsemé. ( a ) Vander Hagen , second voyage parmiceux de la compagnie Holland. t. 3 , p. 110 Sc 111 ( b ).Ue l’Iste, carte des Indes ( c ). Voyages de la compag.Holland. t. 1, p. 276.
CAMPI. Voyez, Campen.
CAMPI FENECTANI. Voyez, Fenectani. ■
CAMPI LAPIDEI, c’est-à-dire, i.es Campagnesdes Cailloux. Strabon, I.4, p.i82dít : entre Marseille& Eembouchure du Rhône est une campagne ronde d’en-viron cent stades de diamètre, Sc à pareille distance dela mer : on la nomme [c’est-à-dire, la campagne
des Cailloux] car elle est pleine de cailloux gros commele poing , au-dessous desquels il croît de l’herbe Sc de-quoi paître abondamment le bétail. Au milieu il y a del’eau des salines 8c du sel. Tout le quartier d’au-dessusest exposé aux vents , mais cette campagne est sujette àun horrible vent de bise , qui , dit-on , remue Sc faitrouler ces cailloux, renverse les hommes de dessus leursvoitures, Sc leur enleve leurs armes 8c leurs habits. Onpeut voir dans Strabon l’explication d’Aristote Sc de Pos-íidonius,, qui ont tâché de rendre compte de la maniérédont ces pierres sont venues ; on y trouvera aussi des versd’Eschyle qui a orné poétiquement cette matière. Lafable n’avoit pas laissx échapper cet endroit, Sc Mêla, 1 .1 »c, 5 , n’a point dédaigné de la rapporter en prose. Lechamp que l’on appelle des Cailloux , dit-il, dans le-quel Hercule ,combattant contre Albion & Geryon , filsde Neptune, étant venu à manquer de flèches, il invo-qua Jupiter, qui pour le secourir envoya une pluie de
pierres.