Band 
Tome second. C - F.
Seite
81
JPEG-Download
 

C AM

pierres. Vous croiriez que ç’a été une pluie , tant on yen voir en long Se en large. Pline, 1 . 3 , c, 4, dit sûr lemême sujet : Super que Campi Lapidei Herculìs pralio-vitm memoria. Il appelle cette campagne un monumentdes combats d’Hercule. Niger dit que ce lieu est nomméMelamborium par les anciens : mais le bon homme parleainfifaute d'avoir entendu ce qu'illisoit. §trabon nommela bise qui y souffle unifia , un vent du nord noir 4 :

Niger a pris le nom de ce vent pour un nom de pays.Ortélius remarque que Turpin , dans la vie de Charle-magne , le nomme Ayli Campi. Le nom moderne estLa Crau.

CAMPI MACRI, lieu de la Gaule Cispadane. Tite-Live, 1.42., c. 32, en parle, 8c Strabon auíìi, liv. 5 , pag.216, mais quelques exemplaires de ce dernier portentNíix. f a; vJtfar.i-, a u lieu de Columelle , 1. 7 , c. 2,

les met vers Modene Sc Parme; Léandre dit que c’estprésentement Valle di Montirone , entre Carpi Scla Mirandole au duché de Modene.

CAMPI MAGNI, lieu d’Afrique dans le pays deCarthage. C’est-là qu’Asdrubal Sc Syphax furent défaitspar Scipion qui y commandoit les armées Romaines,comme Tite-Live nous l’apprend , /. 30, c. 8.

CAMPI PHLEGRAT Voyez. Forum Vulcani.

CAMPI STELLATES. Voyez. Stellatis Ager.CAMPI TAURASINI. F^Taurasini.

CAMPI T 1 BERIANI. Frontin en fait mention dansson livre des Colonies. Les Champs Tibériens qui font,cerne semble, entreTibur [Tivoli] 8eleTibre, furentmesurés par Tibère César, p. 120, édit. Gomes.

CAMPI VETERES , ancien lieu d’Italie dans laLucanie. Voyez. Veteres.

CAMPIANO , place forte d’Italíe dansl’étatdu ducde Parme, sur le Taro > au pied de l’Apennin, à douzemilles de Pontremoli au septentrion , Sc à six milles dubourg de Val de Taro. Elle étoit au prince de Val deTaro qui la vendit au duc de Parme en 1682. Les cartes lanomment Campiano , mais le vrai nom est Compiano.

CAMPIDONA. Voyez. Kempten.

CAMPICNE. Voyez Campine.

CAMPILLO > ville d'Espagne dans la nouvelle Cas-tille. Elle est de six à sept cens feux, selon Davity, copiépar Corneille. Ce n'est qu'u n village, selon de Piste»

• à P orient du Xucar , entre Alarcon Sc Iniesta.

CAMPINE , [la] en latin Campania 8 c Campinia , enflamand de Kempen ; contrée des Pays-bas, partie fous ladomination des Provinces-Uníes des Pays-bas ; partiedans Pévêché de Liège. Heda, écrivain, qui avoit dili-gemment feuilleté les archives .d’Utrecht, a publié uncatalogue des vassaux de cette église [deVaJfis].Voyez Du-cange, au mot Vassi 8 c Vassalli ;] Sc quoique cettepiece ne soit pas aussi ancienne qu’il le prétend , elle estdu douzième siécle.On y lit que toute la Campine, jusqu’àTournoutervoerde, est possédée à titre de bénéfice del’Evêque d’Ctrecht, par son maître-d’hôtel , le duc deBrabant. Elle répond à une grande partie de l’ancienpays des Menapiens, qui étóient entre la Meuse Sc l’Es-caut. D’ancíens auteurs Pont appellée Campania. Go-uefroi Wendelin qui a très-utilement travaillé fur lesloix Saliques , a recueilli beaucoup d’autorítés , pourfaire voir que ce pays a été nommé Taxandrie , pen-dant plusieurs siécles. On est accoutumé de chercher lesTaxandri dans l’endroit ou est la Zélande , mais ilfaut distinguer les tems. Lorsque les Francs d’au- delàle Rhin, surnommés Saliens , virent que les Romainsretiroient les garnisons, ce qui arriva, selon Zozime,sous Plonoríus 8c Théodoric le jeune, ils profitèrent decette occasion, firent des établissemens, engagerent'd’a-bord les nations maritimes «^secouer le joug des Ro-mains , persuadés qu'ils ne seroient jamais tranquillespossesseurs de cette terre, tant qu’ils ne se rendraient pasmaîtres de la mer, comme Zofime lé marque. Les peu-ples Taxandri étoient le plus à leur portée, Sc vraisem-blablement ce furent les premiers qu’ils mirent dansParti, avec les Menapiens qui étoient derriere eux ;. inspirèrent les mêmes principes de liberte aux Ar-moriques. On établit |e siège de cette République, quileíormoitainsien-deçà du Rhin, entre la Meuse, la De-rnier òc 1 Océan, comme Wendelin le prouve clairementpar les loix Saliques. Rien n’empêche que le nom deiaxandue, qui d’abord étoit particulier à une contrée

C A.

maritime, n’aít été souvent employé pour signifier toutela nouvelle république, de même que le nom de HollandeSc de Hollandois qui est le nom propre d’une feule pro-vince , est souvent employé pour signifier toute la Répu-blique des Provinces-IJ nies. Cependant le nom des Me-napiens ne se perdit pas d’abord pour. cela, Sc il est faitmention de Pagus Menapicur fous les rois Carlovin-giens. Celui de Campania ou Ceimpinia subsista aussi très-long-tems avec les deux autres, Sc il,leur a survécu étantprésentement le seul en usage. Le docte Alting ( a ) , dequi sont ces remarques , ne croît pas qu’elle ait eu ja-mais plus d’étendue que n’en a le pays qu’il nomme deKempen qui est la Campine. Sur quoi il faut remarquer :

1 Que les premiers commencemens du royaume'deFrance , doivent se prendre entre l’Escaut Sc la Meuse ,dans cet espace qui est entre ces deux rivières., ferméau midi par une ligne imaginée depuis Anvers jusqu’ailpays de Liège. 2. Que la Campine des anciens n’est passeulement ce que Baudrand,Longuerue Sc quantité d’au-tres appellent aujourd’hui le Kempenland , qui n’estqu’une des quatre parties de la mairie de Boiduc, puis-que le territoire de cette ville 8c celui de Bréda étoienteux-mêmes de la Campine » comme le dit Aiting »phomme qui avoit le mieux étudié l’ancienne géogra-phie du Pays-Bas.' II y a donc une extrême dilíérencepour l’etendue entre la Campine ancienne Sc ce que nosauteurs François entendent par le mot de Campine.Grammaye ( b ) , qui a composé six dialogues touchantla Campine , observe qu’elle a eu autrefois titre de du-ché > que Dragon fils de Charlemagne est qualifié duc daCampin e ; mais qu’on ne fait quelle étendue avoit cspartage du second fils d’un si grand empereur, parce quece titre s éteignit avec lui. 11 n’a pas de répugnance àcroire que les noms d’Oyrfchot , Oyrle Sc autres dedivers lieux de ce pay.s-là, viennent du mot Oyr , ou Hoirqui signifie héritier. Quoiqu’il en soit, poursuit-il, aprèsles ravages des Normands, la Campine fut possédée pardes comtes , 8c il le prouve par les armes du pays. Ona déja remarqué que les ducs de Brabant la possédèrentensuite à titre de fief de l’élgisc d’U trech. ( a ; Notit.Germ ■ hifer. part. 2 , p. 35. ( b )- Taxandrià , p. 23.

2. CAMPINE BRABANÇONNE , petite contréefiu Brabant Hollandois , dans la mairie de Boiduc. Onn’y trouve que la feule ville d’Eyndhove ; mais elle ren-ferme beaucoup de villages, & plusieurs bourgs , dontles pl us considérables font Oyrschot, Oyrle, BergheickSc Leomel, * Corn. Dict.

3. CAMPINE LIEGEOISE. Voyez le comté de

Lootz.

4. CAMPINE ou CatMPigne , petit pays d’Espa-gne, dans l’Andalousie, onl’appelle aussi la VandaMo-risCA ; c’est une des quatre parties du territoire de Sé~ville» au midi, par-delà le Guadalquívír. Les principalesplaces font :

Lebrixa, Alcala de Cuadaíra,

Utrera , Villa Martin.

CAMPION, ville de la Tartarie , au royaume deTar.gut, dont elle est la capitale , taux frontières de kChine, entre le désert sablonneux nommé Chamo , S cHoanho ou la riviere Jaune. * De l’IJle , Atlas.

CAMPITION, ville du Chenu. Elle fut d’abordsoumise aux Tartares, ensuite aux Huns : les Chinoisenfin s’en rendirent les maîtres , auffi-bien que de sonterritoire. Du tems de Paul, qui la nomme Kantcheou »c’étoit la'principale ville du Tangout; il y avoit desChrétiens, des Mahométans, des Idolâtres. Ceux-c!étoient des bonzes de Fo , comme il le paraît par le récitde ce voyageur. Leurs idoles faites de terre ou de boisétoient dorées. II y en avoit de très-grandes .autour des-quelles on en voyoit de plus petites dans une posturerespectueuse : leurs prêtres gardoient la chasteté. Oncomptoir dans ce pays les années par Lunes , & danschaque Lune, il y avoit cinq jours que l’on regardoitcomme des jours de fêtes. On ne tuoit aucun animal ,on s’abstenoit de manger aucutie viande. La polygamie yétoit en usage, Sc il étoit permis de répudier la ^ ernm j"dont on se dégoûtoit : ils épousoient leur belle-m-re » <-même leur parente au second degré.

C AMPLI, ou Campolï, ville d’Itabe , au royaume

de Naples, dans PAbruzze Ultérieure. au pied desMonts , fur un ruisseau qui se rend peu âpres dans le

Tome II, L