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Trontin. Eíle est fort petite , quoiqu’elle ait un êvê- amiral, & de l’autre côté de rifle, où les navires n’ontché suffragant de l’archevêque de Chiéti, & qui est uni pas un si bon abri. Ces deux places ont de la grave,à perpétuité à celui d’Ortone, Sc elle diminue tous les mais pas assez pour se passer de vigneaux. La troisièmejours. Elle avoit autrefois un château nommé Castel place est à la petite entrée du côté de la baye de Cam-Nuovo, qui fut ruiné dans les guerres des Arrago- seaux, celle-là n’a point de grave. Toutes les entréesnois. Elle n’a que vingt-quatre petites terres dans son de côté Sc d’autre font dangereuses, car il faut que lesterritoire, qui est éloigné de douze milles de la côte du navires passent entre des rochers. La côte y est fortgolfe de Venise. Baudrand » /à 1705, la nomme en poissonneuse. * Denys , Descript. de l’Amer. feptent.latin Camplum■ t. 1, c. 5.
CAMPO BASSO, grande bourgade de. la Capíta- La baye de Campfeaux a huit lieues de profondeur,nate, vers la frontière de la comté de Molife. Elle est Sortant de Campfeaux 8c entrant dans la baye le longriche 8c bien peuplée , 8c a une foire célébré. de la côte , on trouve trois lieues durant des roches ,
CAMPO D’ANDEVALO , ou d’Andevallo. ensuite une grande anse qui a une ifle au milieu , der-Voyez, Andevallo. riere laquelle les chaloupes fe peuvent mettre à cou-
CAMPO DE MONTïEL. Voyez. Montïel. vert. A trois lieues de cette anse on trouve une petite
CAMPO MARINO. Voyez. Cliternia. riviere abondante en saumons, elle monte bien avant
CAMPO MAJOR, ville de Portugal dans PAlente- dans les terres, mais il n’y a que les canots qui puissentjo, à trois lieues au nord d’EIvas , Sc à deux des confins y aller. Au côté gauche de cette riviere , il y a des ter-de l’Estramadure, fur une plate-forme au-dessus d’une res hautes., couvertes de beaux arbres, 8c le long de lacôte, avec de bonnes murailles 8c un château : cette ville côte proche de l’eau il y a une quantité de pins. Au côtéa un prieuré fort riche, 8c 1200 habitans. * Corn. pict* droit les terres y font plus basses 8c couvertes aussi de& Descr. fumar. del Reyno de Portugal. bois. En montant la riviere on trouve des prairies où
CAMPO SANTO PIETRO , ville d’Italíe dans Pherbe vient de la hauteur d'un homme. A deux lieues
le Padouan, fur la riviere de Píonegio, qui tombe pou plus avant on voit la riviere de Chedabouctou. Voyez, ceaprès dans le Mufone, selon Magin. * Carte du P a ~ mc^L En sortant de Chedabouctou, allant à Pentrée du
douan. pefTt passage de Campfeaux, Pon passe quatre lieues de
CAMPODTJNUM. Voyez. Cambodunum. terres hautes 8c de rochers qui vont en descendant jus-
CAMPOLATUM. Voyez. Gamboulo. qu'à une petite ifle, Sc là les terres sent plates > maré-
CAMPONA, dans l’itinéraire d’Aiîtonín. Símler cageuses Sc pleines de petits étangs d'eau salée. Unecroit que c’est Koppel fur le Danube, près de Bude lieue plus avant on trouve une autre baye, dans la-dans la basse Hongrie. Voyez. Campania i AOrc/.Thef. quelle entre un grand courant de marée ; Pentrée enCAMPONI, Pline, /. 4. c. 19, met un peuple de est étroite, parce qu’il y a au-devant une barre de fable,ce nom dans la Gaule, en Aquitaine ; fur quoi le P- 8c les chaloupes n’y peuvent entrer que de pleine mer.Hardouin insinue que ce pourroít bien être l’origí ne Le dedans , où tombent deux petits ruisseaux , asseichebourg de Campan sur l’Adour dans la Bigorre - du presque de bassé mer. On nomme ce lieu la Rivieremoins le lieu 8c le nom ne différent pas beaucoup- Mouton. La chasse est excellente dans les terres qui
CAMPOS, ou Tierrade Campos, en latin Cam- sent bonnes. Le pays y est agréable;. les bois y sontpenfes ager , Campefìris tracius , ou Camporum Tr act us , beaux 8c toute la côte est de même, jusqu’à l’entrégpetite contrée d’Espagne , au royaume de Léon, entre du petit passage de Campfeaux, qui est entre la terre-Benavente, Salamanque 8c Valadolid. ferme Sc l’ifle du cap Breton, où paroít un gros cap
CAMPO VERI A. Voyez. Ter- Veeré au mot de terre rouge. A huit ou neuf lieues de-là on rencon-Veere. tre un grand cap fort haut, toute la côte est aussi haute
CAMPREDON, ville d’Espagne, en Catalogne, 8e consiste en rochers couverts de grands sapins. Au basavec un château assez fort au pied des monts Pyrénées, de ce cap, qui est escarpé , il y a une anse où les vais-aux frontières de France 8c du comté de Rouffillon » f seaux qui vont dans la baye de S. Laurent pour fairehuit lieues de Vich au septentrion, 8c à douze de 6i- leur pêche, 8c qui arrivant à la côte de trop bonne heu-rone au couchant d’Eté. Elle fut prise en 1689 par les re, ne peuvent entrer dans la grande baye de Sf Lau-François.qui en ruinèrent les fortifications. Le P. Briet rent à cause des glaces, viennent chercher ce petit pas-Sc d’autres géographes prétendent que c’est la Seben- sage, 8c se mettre à l'ancre dans cette anse pour laisserdunnni de Ptolomée; mais j’aíme mieux dire avec de passer les glaces. Ce lieu s’appelle Fronsac. QuoiqueMarca que Sebendunum est aujourd’hui Besalu. II Y a I e courant soit extrêmement fort dans ce petit passage,dans la ville de Campredon une abbaye de Bénédictins les glaces n’y^incommodent point les vaisseaux à causenon reformés, sous le titre de Notre- Dame A Baudrandt d’une grande pointe qui avance, Sc détourne la maréeedit. 1705. qui pourroit les aporter. Elle les rejette furie cap Bre-
CAMPSA. Voyez. Capsa. kon. Cet endroit est le plus étroit du petit passage , 8c
CAMPSANI, ancien peuple de la Germanie, se" H n’y peut avoir que la distance de la portée d’un bonlonBaudrand, édit. 1682, qui cite Ptolomée. C'est en- canon. Sortant de cette anse, avant que d'en passer lacore une des fausses citations de cet auteur. Ce peuple pointe, il y a des étangs d’eau salée, où on trouve quan-est inconnu a Ptolomée. Mais Campjìani peuple de la tité de bonnes huitres 8c fort grosses.
Germanie est de Strabon. Voyez. Camsiani. CAMPSIANI, Strabon , /• 7 , p- 291, parlant des
CAMPSARI. Voyez. Mampsarus. peuples de la Germanie, dit : Les autres moindres na-
1. CAMPSAS, Agathias, au deuxième livre dé sem tions des Germains sent lés Cherusques, les Chattes,
histoire, parle d une ville de ce nom qui fut prise en les Gamabriuns , (j pour les Gambrivii■ des autres au-Italie par les Goths. teurs,] les Chattuaires. Vers l'océan font les Sicam-
2. CAMPSAS, village de Phrygie auprès d’Apa" bres,les. Chaubes, les Bucteres ,les Cimbres, les Cau-mée. Métaphraste en parle dans la vie de S. Tryphon. ces, les Caulces 8c les Campsiens. ^ j rS
CAMPSEAUXou Camseaux , baye de l’Amérique , !tz H Kseíço», L r s, H K*S2-
septentrionalé, fur la cote orientale de l’Acadiè , au KapvseaAi, Scc. Voilà Punique passage de l’antiquité
midi de liste du cap Breton. C’est proprement un ha- où il soit parlé de ce páiçle. Baudrand, édit. 1682 ,vre qui peut avoir trois lieues de profondeur > 8c qui du uret un peuple qu'il nomme Campsani , fur le compte decap commence la grande baye de S. Laurent. Ce ha- Ptolomée, lequel n’en parle point, après quoi il en mar-vre n’est compose que d un nombre d’istes, dont il y q ue les limites qui étaient, dit-il, entre la ville deen a une grande d environ quatre lieues de tour , où Brunswick 8c Werníngerode dans la basse Saxe, 8c citeil y a ruisseaux 8c fontaines. Elle est couverte d’assez pour témoin Cluvier. II ne falloit citer que ce dernier,beaux arbres , mais la plus grande partie ne consiste Si Baudrand avoit examiné les choses de plus près , ilqu’en sapins, dont les pêcheurs font leurs échaffaux, auroitvuque Cluvier ( a ) ne trouve le peuple Campsanipour sécher la morue. Cette ilie est dans le mili eu des dans Ptolomée que par une fausse correction de laquelleautres 8c forme deux havres, l un pour 1 amiral ou pre- jl n’avertit pas, 8c qui peut passer pour une falsificationmier navire arrive, & c’est le plus proche de l’entrée du texte de Fauteur Grec. Cluvier suppose que les Camp'du côté de la mer : l’ancrage du navire est entre deux s a »i fo nt p l ac és par Ptolomée entre les Cherusaues 8cistes, ou il est en sûreté. L’autre havre est pour le vice- le mont Melibocus • Sc delà il conclut que les Campsani