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Tome second. C - F.
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étoíent entre les deux villes de Brunswick Se de ^fer-níngerode. Je le répété. Campsanì est un nom qui ne setrotìve.dans aucun exemplaire de Ptoiomáe , l. z, c. n.Les éditions latines, telles que celle dè Cologne i54°>

Sc celle des Aides, portent C amant , que les copistes ontécrit au lieu de Camavi, qui se lit dans le grec KAMA-Tctl, ce font ceux-là que Ptolomée place au-dessous desCherusques jusqu’au mont Melibocus; Sc il aisé de voirque Kamaïoi de Ptolomée est une faute pour xamaïoí»

Sc que les Camavi dont íl parle, font les Chamavi dontla premiere lettre a été changée. Ainsi la conjecture deCiuvier devient fans fondement. Les Campfiani de Stra-bon n’étant que nommés , il est inutile de chercher ceque ce,peut être que le pays qu’ils occupoient, Sc sesbornes. Je ne fais fur quelle autorité s’est fondé d’Au-difret dans fa géographie, f. 3 , p. 10, lorsqu’il prétendque les Campíaniens demeuroient en partie dans le du-ché de Magdeb'ourg & de la principauté d’Halberstadt;qu’on y comptoir entre les lieux les plus remarquablesMcjovium , que la plupart des interprètes veulent quece soit Magdebourg, & Pheugarum qui est fans contre-dit Haiberstadt. Pheugarum 8c Mefuium font nomméespar Ptolomée, mais il ne dit point à quel peuple cesvilles appartenoient. Strabon parle du peuple Campfîa- .ni » 8c ne dit point quelles étoient leurs villes. * Ger-man. Ant. 1 . 3 , c. 19 , p. 80.

CAMP SOUDAIN, en latin Campus Solidanus,

8c quelquefois Campus Subitaneus , monastère de Franceen Normandie, au pays de Caux. Voyez. Saint Saen.

* Baiîìet , Topogr. des Saints, p. $69.

CAMPUS, comme ce mot latin ne veut dire quechamp ou campagne, il entre dans la dénomination la-tine des noms qui font nommés en espagnol ou en íta—talien campo > Sc en françois Champ. II y a eu desChamps distingués par les écrivains sacrés.

CAMPUS MERULfE , c’est-à-dire, le Champ duMerle , c’est aussi ce que signifie le nom moderne queles Allemands lui donnent Amserff.ld. C’est une cam-pagne de la Servie que l’on nomme aussi Amesfeld ,par corruption de nom. Voyez. Merul® Campus.

CAMPUS PIORUM , lieu de la Sicile , auprès deCatane. Solin * dit qu’on lui donna le nom de Champdes p;eux , àcaufede la piété de deux jeunes hommes, quiporterent leurs parens, pour les dérober aux flammesdu mont Etna, dont ils furent garantis. Pour conserverà la postérité un monument de cet amour filial, on ap-pella en latin le lieu où étoit leur sépulcre Campus pio-r«wz. *Chap. 5. Edit. Salmas. Voyez aussi Valere Ma-

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CAMPUS SOLIDANUS, Campus Subitaneus.Voyez. Camp Soudain.

CAMPYLIS ou Campiitnus. Elíen * nomme ainsiune riviere des Indes au-delà de laquelle il ajoute queles fourmis ne passent point. * Animai, 1 . 4.

CAMPYLUS , riviere de Gréce dans l’Etolíe. Dio-dore d,e Sicile, /. 19 , dit que Cassander y étoit campélorsqù’il défit les Etoliens. Les Romains l’ont. appa-remment connue fous quelqu’autre nom.

CAMSUARE , province de l’Amérique méridio-nale. Le comte de Pagan, dans fá description historiqueSe géographique de la riviere des Amazones, dit quecette province a Rio Negro au midi, le grand Ama-zone à l’orient, Sc la grande province de Guyane auseptentrion. Comme toutes les plaines de ces contréesfont élevées, elles ne font point sujettes aux déborde-naens , Se abondent en toutes choies > principalement enarbres d’une grosseur 8e d’une longueur prodigieuse.Entreles opulentes nations qui habitent cette province , ondistingue les Aguates, les Aguagapes , les Jamnes Seles Catupatabes , fans parler des Garan Cafanes , quifont une province fur le commencement de la rivieredel’Orenoque en sortant du grand Cake t a. On ne trouveaucuqe trace de cette province dans la description très-circonstanciée de l’Amazone par le P. d’Acunha , quoi-qu il parle aussi de Rio :Negro .' «Bailleurs la situationdes rivíeres , suivant leur cours orienté d’âpres les plussures relations , ne peut compatir avec les bornes que

le comte de Pagan donne à cette province. * Corneille,Diction.

CAMUDOLANUM, Fby«?z, Camulodunum.

CAMUL ou Gamoul. Voyez. Hami.

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CAMULIANA , cuCAMULIANUM » ville ancienne & épiscopale de,l’Asie mineure dans la Cappadoce premiere. Une an-cienne notice compte entre le.‘. évêchés de la CappadoceCamulianorum, dont le nominatif est Camu-liana. Cédrene en fait auísi mention. On trouve dans le5 e . concile général, Bafilius Jujìinianopolitamts Carrai -lïanorum Pr&Jul , entre ceux qui y souscrivent, d’où leP. Charles de S. Paul, p. 245 , conclut que Camulianaétoit le même siège que la nouvelle Justinianople, maisHolstenius veut que l’on infère , quondam entre Jufri-nianopolitanus Sc Camulianorum ; cela change le sensqui fera alors que Basile , évêque de Justinianople ,avoit été auparavant évêque de Camuliana. 11 semblequ’ilfaut entendre le quondam , ou ci-devant d’Holsteniusdu changement de nom arrivé à cette église , plutôt quedu passage d’un siège à un autre ; car dans la huitièmecession de ce concile , ce même évêque est qualifié Jujli -nians, nov.t Camulianenfìum episcopus.

1. CAMULODUNUM , ancienne place d’Angle-terre, selon l’itinéraire d’Antonin, fur la route de VentaIccriorum, à Londinum , c’est-à-dire de Caste r fur leruisseau de Wentfar à Londres, à six milles du lieu nom-mé ád ansam , 8c à neuf milles de Canonium. L’Ano-nyme de Ravenne, /. 5 , c. 3 1, fait mention de Ca-muL odulo Colonia , félon ie manuscrit de la biblio-thèque du roi , imprimé avec les notes du P. Porche-ron; f exemplaire du Vatican porte Manulodulo Co-uoNiA’ Ces deux exemplaires mettent encore un autreCamulodunum , Sc l’on ne doute pas qu’il n’y eutdeux villes de ce nom ; mais les íavans ne font pas d’a-cord ss> r leur situation. Ptolomée , /. z , c. 3 , place fousles Brígantes Camulodunum Sc fous les Trinobantes Ca-ffiiidolûnum . Tacite parle de Carnalodunum , ou l’on avoit;envoyé depuis peu une colonie de Vétérans, qui, ou-trageant un peuplp qui n’étoit pas encore accoutumé àl’esclavage , lui firent naître l’envie de secouer le joug.On P eut lire le passage dans fauteur. * J’ai cru voirqu’il y est question d’une colonie établie chez les Trí-nobai’tes. Pline, /. z , c.y 5 , met l’iíle de Mona , quie st celle d’Anglefey, à deux cens milles de Camaldu-nn'0 > "ville de la [Grande] Bretagne. 11 est clair queces noms ont été estropiés par les Romains. 11 s’agítde réduire tous ces auteurs au véritable nombre desvilles qu’ils ont désignées. Ptolomée place Camudoìa-nv.ffi fous les Trinobantes , qui répondoient aux comtésd’pssex , de Middlefex 8c de Hertfordshire. Tacite metchez ce même peuple Carnalodunum Colonie > Sc l’A-nonyme de Ravenne nomme aussi Camuìoduno Colonia.C’est donc la même dont eux Sc Antonin ont parlé. Cedernier servira autant que les anciens à découvrir favraie situation. * Annal. L 14, c. 31 & juiv. & c. 7,de U traditEHon de d’ Ablancourt.

Quelq Ues _ uns ont cru que c’est Coechester : maisCambden prétend que c’est Mai.don.. Gale le réfute àson tour. Camuìoduno, dit-il ( a ), est abrégé ainsifur les médailles Camu. On a déja dit ailleurs que lariviere, nommée Carn par les Bretons Sc Camus par lesLatins, a fa source aux frontières du comté d’Essex.Elle passe auprès d’une coline [ Dunum ], au sommetde laquelle font des restes d’une ville Romaine , au-dessous d’Audley - End , à un mille du bourg de Wal-den, en tirant vers l’bccident. Du nom de cette riviereSc du mot Dunum, qui signifie colline, les Romains ontfait lèur Camulodunum , c’étoit le Valdenburgh desSaxons. Cette colline est présentement nommée Ster-bury-Hill. On y a trouvé une médaille d’or de Cíau-dius César, une coupe d’argent d’un ouvrage , d’unpoids 8c d’une figure qui en prouvent l’antiquité. Celaconvient à ce que dit Tacite , qu’ô 11 avoit érigé-là untemple au divin Claudxus. íl y a un concours de tracesq.uí persuadent que cette célébré colonie Romaine etoiten cet endroit - là. Elle est fur deux grands chemins »dont l’un va vers lè nord , l’autre au nord-est chez esIceniens , par lequel ont venoit de Venta Jccnorum »selon la route marquée par Antonin. Les bornas e acolonie, Sc ce que les Romains appelloien t ager Arci-finius (ì°) , font encore marqués dans le non ] ~ ìc en -Des tombeaux, des cercueils fe trouvent a Barclow,qui est 1 ’ad Ansam de l’itinéraire , a six milles du lieuque nous cherchons ici. On a détenu ans les champs* Tem- lí> U