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voisins des cercueils de pierres remplis d’os brûles jquantité de médailles, des pavés, des fortifications an-ciennes à l’une Sc à Pautre Chersterford , a Castle Camp s,à Shedy-Camps; Sc ces forts ressemblent à ceux queTacite dit avoir été aux environs de Camalodunum■ Ajou-tons pour surcroît de preuves, que ce pays est auffi sain& aussi fertile qu'il y en ait ailleurs. C est ce que l'onvolt représenté fur une médaille d’or de Cunobelinus quia tenu fa cour en cet endroit ( c ). D’un côté, on y voítun cheval galopant avec ces lettres Cuno; de Pautre,un épi avec ces lettres Camu , que nous avons déja ditêtre fur les médailles l’abréviation de Camulodunum. Lecanton où est Waíden est très-fertile ; d’un côté on yvoit des vallées parfumées de faffran, d’où vient le nommoderne de Saffron Walden , Sc quoiqu’on n’en aitapporté en ce pays , 8c qu’on n'ait commencé à Py semerque long-tems après P expulsion des Romains > cela nelaisse pas d’être une preuve de la bonté du terroir, lefaffran ne pouvant venir dans les tertes maigres ; desmontagnes couvertes de bois, des plaines d’une vasteétendue, très-propres pour la chasse Sc pour le plaisird’une coursé de cheyaux, qui semble être signifiée parle cheval représenté fur la médaille de Cunobelinus ,tout cela fait une agréable variété , qui a pu engagerles Romains à y mettre unexolon ìe ,\_Amœnitati pru íS ~quam ustui consttlebatur k Ducibus Romanis, dit Tacite, JSc les rois des Trinobantes à y établir leur cour. Ceuxqui cherchent Camulodunum à Maldon , fans autre preuvequ’une légere ressemblance de nom , n’y sauroient mon-trer aucune antiquité romaine ; Sc le pays y est si P eufertile , que les habitans font obligés .de se fournir debleds étrangers. Ceux qui ont prétendu que cette colo-nie étoit à Colne-cester, n'ontpas fait réflexion à l’étran-ge disproportion des distances. De plus , ils supposent,ce qui n’est pas, que Colonia Sc Camulodunum écoie ntdes'lieux différens j ce qu’Antonin ni P Anonyme d eRavenne ne disent point. II faut avouer qu'il y a eu au-trefois un poste ou une ville des Romains à Colne-cester , mais ils ne le nommoient pas Colonia. Le vrainom de ce lieu étoit Colanea ou Colania que l'on utdans Ptolomáe, Sc que l’on trouve défiguré dans l’Ano-nyme de Ravenne, où ce nom est écrit Calunio. Uneinscription, rapportée par Gruter , fait mention de ColoraVibtricenfis qus. ejì in Britannia Camalod.uni. .Cette c0 ~Ionie victorieuse sert à expliquer le prodige de la statuede la Victoire , rapporté par Tacite à l'endroít cité. ( a IInAnt. itìn. p. 3 , ( b ) Front, de Coloniis'. ( c ) Dio. 1 -
2. CAMLLODUNUM.Ptolomée, liv. 2, chap- 3 'donne aux Brigantes une ville qu'il nomme ainsi. C'estla même que P Anonyme, déja cité , distingue très-bí ende Pautre en appellant celle-ci Camulodono , Sc celle del’article précédent Camulodulo Colonia. Antonin la nom-nomme Camboduno,ou Campoduno, CampoDQ-NUM 8c Campadunum, selon divers manuscrits , furla route à VAlo ad Fortum ritupas , c’est-à-dire du rem-part qui étoit au nord de la Bretagne romaine jusqu’aStenar. On y lit;
Eluracum aujourd'hui Yorck,-
Calcaria M P IX. Tadcastet-
Camboduno M P XX. Almonbury-
Manucio M P XVIII. Manchester-
J’ai déja remarqué que la Camulodunum des Trino-bantes, de laquelle il est parlé dans l’article précédent,avoit une statue de la Victoire, Sc qu’une inscriptionde Gruter fait mention de la Colonie Viblrix qui est àCamalodunum en Bretagne. Cela se concilie très-bíen Jjnais voici une difficulté : Ptolomée dit, Eboracum jEegio VI- Vicirix , Camunlodunum. Quelques manus-crits d’Antonin mettent auffi dans ce même pays la sixiè-me iéasion a 17 d - buracum. Un manuscrit de la biblio-thèque du roi de France porte :
Eburacm,m
L . vict M P M XVII.
Une autre place auffi ViElr. ímmmédiatement aprèsEbnracitm , quoiqu’avec une distance différente, Sc com-me le grand chemin & plusieurs ouvrages des Romainsse retrouvent encore auprès d’Almondbury, on ne peut
douter que ía sixième légion n’y ait été cantonnée du-rant Pété. Etoit-elle donc dans ces deux endroits ? rienn’empêche qu’elie n’y ait été fucceffivement, ni qu'elleaitportéle nomde'l’un de ces postes à Pautre. Ilyamemeune conjecture ingénieuse sur ce sujet. Strabon, /. 4,p.. 20(5, met dans la Vindélicíe Briganiium Sc Campo-dtirtum, qu’il nomme ainsi tout de fuite. Antonin, dansune route qui traverse auffi la Vindélicie, met
Roflrum Nemavia
Campodunum M P XXXII.
Nemaviam M P XVI.
Brigantiam M P XXIV.
On voit bien que ces deux auteurs ont voulu parler
des mêmes lieux situés dans la Vindélicie. Il est remar-quable de retrouver en Angleterre Eboracum Brigan-tium , à peu de distance de Campodunum. La conjec-ture dont j’ai parlé , consiste en ce qu’il ne feroit pasimpossible que la sixième légion, surnommée Vicirix »eut apporté ces noms en passant en Angleterre Scvenant de la Germanie, où vraisemblablement elle avoitfait quelque séjour après que Civilis eut été défait parCéréalis. On a même une inscription , rapportée parGale , qui marque qu’elle ne passa en Piste de laI Grande Bretagne que fous l’empire d’Hadrien, Sc qu’ellevenoit d'Allemagne. Un officier y est qualifié Tris.Mil. Leg. VI. Vict. Cum. qua ex. Germ. in Bri-Tan. transiit ; il y est dit que cet officier avoit euUne charge dans la maison de Pempereur Hadrien Imp.Divi Hadriani ab Act. Sénat , Qujestor. Prov.Narb. II avoit exercé ces charges Sc quelques autresavant son passage en Angleterre , comme le porte l’ins-cription ; mais il faut avouer que cette inscription , furlaquelle cette conjecture est fondée, ne s’accorde pasavec l’histoire. II est parlé des Brigantes dès l’empire deGland lus, Sc par conséquent long-tems avant celui d’Ha-drien ; c’est même à leur occasion que Tacite parle dela colonie des Vétérans qu’Ostorius envoya à Camalo-dunum qu’on avoit pris fur les Barbares, comme je l’aísise dans l’artícle précédent. * In Anton. Intin. p. 47.
CAMUNEN. Voyez, l’article suivant.
CAMUNÎ, ancien peuple des Alpes. Strabon, /. 4,P- 20 6, les joint aux Lépontiens. Pline en fait auffiuiention ; leur pays garde encore leur ancien nom , ScRappelle Val di Camonica.
CAMUNLODUNUM. Voyez. Camulodunum.
CAMURISARBUM, ville de la Cappadoce dansle Pont, assez loin de la mer, selon Ptolomée, l. 5 , c. 6.
CAMUS , ville de la Celefyrie , selon Polybe, 1. 5.t 1 CANA, ancienne ville de la Palestine en Gali-lée , dans laquelle Jésus-Christ fit son premier miracle.O- Elle étoit dans un terrein plus élevé que Caphar-naum, ville située fur la mer de Tibériade, carl’Evan-géliste se sert du mot de descendre pour aller de Canaen cette ville : & rogabat eum ut descenderet & stanaretfilium ejus .... v. 49. Descende priusquammoTiattir filiusmeus .... adhuc eo descendenteJervi occurrerunt ei. Eu-sebe de Céfarée parle de deux villes de Cana ( b ), i’unedans la tribu d’Ephraïm , Pautre qu’il nomme Can an,jusqu’à la grande Sidon , dans la tribu d’Aster ; c’efi danscelle-ci , ajoute-t-il,’ qui Notre-Seigneur & Dieu J. Cachangeai’eau en vin-C’étoit la patrie de Nathapael. S. Jé-rôme paraphrase à fa maniéré plutôt qu’il ne traduit Eu-fébe ; je mettrai ici ses propres termes , parce que desfavans illustres , tels que Cellarius Sc le P. Bonfreriusles ont expliqués à contre-fens. Cana us que ad Sidonemmajorem : EST QUIPPE ET ALTERA , AD CUJUSDISTINC-tionem major HffiC dicit u R. F«if autem Cana in tribuAster, ubi Dominus nofler atque Salvator a quam con-vertit in vinum ; unde & Nathanael verus ÍJraèlita Sal-vatoris teflimonio comprobatur » & est hodie oppidulumin Galihca gentium. Ces mots est quippe altéra , 8cc.signifient seulement, selon leur sens naturel, qu’il yavoit deux villes de Sidon , l’une surnommée la grande,& Pautre la petite. Ces deux favans se font imaginésque cette distinction de grande Sc de petite regardoítdeux villes également nommées Cana. Mais il est visibleque s’il y a distinction, elle doit appartenir à des villesnommées Sidon- Le P. Bonfrerius, qui trouve cet arti-cle de S. Jérôme fort embrouillé , tâche d’y faire unecorrection , qui, si elle étoit admise, le rendrait très-