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CANAR, promontoire cFAfrique fur la Méditer-ranée , dans la Mauritanie Tingitane. Antonio , dansl’exemplaire de l’itinéraire qui est au Vatican, écrit Pro-montorio Cannar , 8c le met à .... mille pas des fix ifles »$c à cinquante mille pas du promontoire de Russadi. L’e-ditíon de Bertius porte Cannarum , Sc remplit la lacune dunombre de trente , qui est la distance de ce cap aux fixifles. * Or tel. The saur-
CAN ARA , royaume dAfie dans l’Inde en-de çà duGange fur la côte de Malabar: Davity dit, que ce paysest nommé Tulimar , par Barboíà Sc pat Texeira Uroyaume des Chatins, parce que les villes font gouvernéesparles bourgeois mêmes, qui íont tous marchands. C’estaux confins de ce royaume que les Persans 8c les Arabesterminent l’Indoustan ou f Inde, puis donnent des nomsparticuliers aux pays qui suivent le long de la mer seu-lement , car dans les terres il y a plufieurs grands royau-mes compris fous le nom général de l’Inde. * Descrip-tiongénérale de PAJte , p. 553.
Ce pays confine, selon Fauteur cité, du côté du nordavec le royaume de Cunkan ; du côté du midi avec leMalabar, Sc est borné à Foccident par la mer des Indes.Les lieux peuplés fur la côte de Canara font Ancola,Egorapan, Mergeu , avec un fleuve de même nom.Onor ouHonor, capitale d’un royaume ; Baticalaaussi capitale d’un royaume Sc Mayandur qui est de faîurisdiction. Et tirant plus avant vers le midi, Bendor;Bracelor ou Barcelor 8c Bacanor; puis Carcara, Carvate,Mangalor » Mangeiron , Combata nommée par BarbotaCumbala, fur la frontière du Cananor, Sc Cangerecora, parlaquelle coule une riviere de même nom , qui sert de con-fins au Malabar. Dans le pays on trouveGarcopa assez pro-che d’Onor, dont le prince est sujet du roi de Narsinge.Quelques-uns la nomment Garcopa , fur la frontière deGoa, donnant au roi de ce lieu les ports de Bairu,Vera, Bacanor, Vidiperan, Mangalor, Scc.
De Fille, dans fa carte des côtes de Malabar St deCoromandel, borne le royaume de Canara du côté duseptentrion par celui de Vifapour, Sc plus particulière-ment à la riviere d’Aliga , fur laquelle fe trouve An-cola, vers son embouchure; du côté du midi ses bornesfont un peu au-dessous Sc au midi de la ville de Ca-ri anor : il lui donne les montagnes de Gâte à Forient,Lc la mer de Malabar ou des Indes au couchant. Ainsile royaume de Canara comprend ceux
d’Onor, de Bandel 8c
de Baticala de Cananor.
Les principales villes & comptoirs le long«st tirant du septentrion au midi sont,
Baticala ^ Capitales des royaumes de même mBarcelor, où est une loge hollandoííè.
Moresfort , forteresse aux Hollandois.
Mangalor ,
, fort des Malabares,j fort de Calbara ,
Le fort de Rani » Sc
Cananor , capitale du royaume de même nom.
Dans les terres on trouve »
Gorcopa ,
Gogoulin ,
Bednour, capitale du royaume de Bandel,
Mangale.
Le pays abonde en riz noir, qui est meilleur & 1
m que le blanc que l’on vend au menu peuple. Les ]
mes y croissent bien autour des rivages. II y a des fri
^ ^ quelque bétail. II s’y trouve aussi du j
vre. î jj avtty.
font noirs ou bruns. Les femmes yvent-*L anS £tand travail, Sc fans íàge-femme. Ellesnés îáns dans F eau froide aufli-tôt qu’ils í
dp Feaii f e .j ent tout nuds, Sc ne les nettoyent qu’afipnrs d’-priT’ 6 ’ ce 5 ui renc ^ robustes 8c alertes. I, j . r eu * "vivent jusqu’à cent ans lans avoirmalades, m perdu aucune dent. 11s se hasardent sur
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rivières dans des almadies ou petites barques, fairesd’une feulé piéce de bois, creuíé au milieu, qui,pou-vant à peine tenir un homme, font sujettes à être ren-versées par le moindre vent ; mais le Canarin qui esthabile à nager, vuide la barque, la remet en ion aíliete,rentre dedans, Sc continue son voyage. Le menu peu-ple s’entretient fi mal, que la plupart d’èntr’eux fontmaigres, secs, fans force ni courage, Sc font si misé-rables , qu’ils fe jetteroient dans le feu pour avoir àmanger.
Tous les habitans des villes font marchands; maisceux des villages qui font nommés Canarins Sc Corum-bíns , va'cquent à l'agriculture, Sc à la pêche, Sc entre-tiennent les palmes d’Inde qui portent le coco. 11 y ena parmi eux qui n’ont d’autre métier que de laver lelinge ; on les appelle Maynates. D’autres font nommésPatamates : ce font des messagers par terre en temsd’hyver, lorsque la navigation est trop dangereuse.
Ce menu peuple fe tient dans des maisonnettes cou-vertes de chaume , dont l’entrée est si basse , qu’il n’estpas possible qu’un homme y passe tout droit: leurs meu-bles font une natte étendue par terre pour y coucher,un creux qui leur sert pour y battre le riz, 8c un potou deux pour le cuire. Ce font les plus misérables detous les Indiens ; ils ne mangent que du riz. Leur. cou-tume est de garder quelques cheveux fur le sommet dela tête , rasant tout le reste. Leurs enfans vont tout nudsjusqu’à l’âge de huit ans, où ils commencent à se cou-vrir les parties naturelles de quelque piéce de drap ; Scles femmes ceignent leur corps d’un linge qui leur pendjusqu’aux cuisses » en portant une partie retroussée furl’épaule.
Ils observent en leurs mariages les mêmes cérémo-nies que les Décaníns Sc les Cunkaníns. Le mari étantmort, son corps est consumé par le feu. La femme, entémoignage de grand deuil, coupe ses cheveux > romjttousses ornemens Sc atours qui font de peu de valeur,n’étant que de verre. Leur langage est différent de ce-lui de Décan Sc de Goa. Leur religion est la même quecelle dès Décaníns. II fe fait a Garcopa près d’Onor »une grande procession, à laquelle viennent plusieurs Ca-narins. L’on y porte une pagode fur un char, devantlequel marchent plusieurs baladines Sc chanteuses, quigagnent de la prostitution de leur corps , l’entretien dela pagode; Sc plusieurs íè mettent fous les roues pourêtre brisés.
CANARANE, royaume des Indes , avec une capi-tale de même nom, de laquelle Vincent le Blanc ditdes merveilles. MM. Sanfon dans leur carte d’une partiede l’Inde au-delà du Gange, marquent cette ville íur lamême riviere qui coule plus bas à Pegu, presqu’à dis-tance égale de Pegu Sc de la ville d’Ava, qu’ils pla-cent fur une riviere plus orientale, au lieu que c’est toutle contraire. Rien n’est moins exact que. l’Asie de cesMeneurs, Sc on peut leur reprocher de n’avoir pas assezprofité des nouvelles découvertes que les missionnairesJésuites ont faites dans cette partie de Funivers. DeFlfle qui en fait un docte Sc judicieux usage, n’a eugarde de barbouiller íès cartes des rapports chimériquesde Vincent le Blanc. Aussi ne trouve-t-on dans la sien-ne ni ville ni royaume de Canarane.
1. CANARIE [la], iíle de F Océan Atlantique auvoisinage de F Afrique. C’est la même dont j’ai parlédans l’article précédent. Cette iíle comme je viens dedire, fut ainsi nommée íèlon Pline > dans fin bifb. I. 6 ,c. 32, a cause de la grande quantité de chiens que l’ony trouvoit, Sc qui étoient d’une grosseur étonnante ( a ).Ainsi elle a retenu son ancien nom, Sc Fa communiquépar la suite des tems aux autres ifles voisines, dont elle >est la plus méridionale, la plus grande, 8c la plus ri-che. Elle fut découverte en 1483, par Pierre de VeraEspagnol. Son circuit est de quarante lieues, Sc fa ca-pitale s’appelle aussi Canarie; ses autres villes fantGual-dera Galder; Sc Guia, Guia ( b ). Outre les vins renom-més qu’elle produit en quantité, Sc ausquels elle donnele nom , il y a aussi une grande abondance de froment;de Forge, du maïs, des fèves, des pois, ^ es ,, co f es *ces derniers font une forte de grain qui reflem e eau-coup.au maïs, 8c dont on engraisse les terres, n y trou-ve des pommes, des poires, des prunes, des cerises,d’excellentes pêches, des abricots, des guavas, des gre-
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