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La mer nourrît autour de ces iíles beaucoup de pois-son , & sur-tout des esturgeons, dont la chair sert denourriture aux pauvres. Toutes ces ifles ont auffi plu-sieurs marais Sc fossés, ou l’eau de la mer íe répandquand la marée est haute, 8c cette eau se change peu apeu en sel par la chaleur du soleil.
Les habitans de ces ifles íont robustes, forts 8c puis-sants, ni blancs ni noirs , mais d’une couleur brune Scbasanée; ils ont le nez plat Sc large, l’esprit vif Sc sub-til , sont fort courageux, Sc ont beaucoup de penchantà la guerre. Il y reste fort peu des anciens barbares Scsauvages habitans de ces ifles, Sc ceux qui y font en-core, appellés GuaNChas par les Espagnols , se sontpolicés. Ils parlent peu 8c fort doucement, prononcentles mots entre les dents Sc les lèvres , & font de grandsmangeurs , puisqu’il y en a qui mangeroient, fans s'in-commoder , vingt lapins Sc un bouc entier dans un re-pas. Ils parlent tous > outre les divers langages du pays >fort bon espagnol. Ces ifles appartiennent à l’Espagne,qui n’y souffre point d’autre religion que la Catholi-que. Quelques-uns des anciens habitans ne voulant passe soumettre, se retireront dans les montagnes ; maisils font présentement dissipés 8c tout est soumis. Lesmarchandises qu’on en apporte, Sc qui font la richessedes habitans, font des vins, dont il passe tous les ansprès de seize mille tonneaux en Angleterre, des peauxde boucs , des sucres , &c.
Martineau du Pleffis a publié autrefois une NouvelleGéographie , ou Description exaEle de VUnivers, tiréedes meilleurs Auteurs, tant anciens que modernes, in-i 2.Amsterdam , 1700 , 3 volumes. L 5 Abbé Langlet duFresnoi s’avisa douze ans après de publier cet ouvrageavec un discours préliminaire, une liste de cartes Scd’auteurs » Sc y ajouta une géographie ancienne très-ïmparfaite , qui est contenue dans le 4 e . volume. Quoi-que cet ouvrage fourmille de fautes, le P. le Long ( a )ïi’a pas laissé de dire que c’ est la géographie lapins exaElequi ait paru jusqu’à présent. A l’occasion des Canaries , •dont on y marque à peu près la juste position, on litdans sédition de Paris, tom. 3 > p. 12.6 de ce livre, cesparoles » qui m’ont surpris : Cette position ne s’accordepas avec celle de Ptolomée , qui place ces Ifles fous unmême méridien, & entre le 10 CE' 16 e degrés de latitude.Mais il ne s’en faut pas étonner. Ptolomée étoit unFort méchant Géographe et peu exact dans lafosition des lieux. Cassini, grand astronome aufíi-bien que grand géographe , Sc par-là juge plus compé-tent du mérite de Ptolomée, dit ( b ) dans ses Obser-vations fur la longitude & la latitude de Marjeille ,que les tables géographiques de cet auteur font le plus^cau monument qui reste de la géographie ancienne.~ e l’ifle , le plus savant-géographe qu'ait produit larance, n’en parle jamais qu’avec estime, lors mêmequ il en releve les fautes. J’ose ajouter que c’est le seuldes anciens qui ait traité fa matière en géographe ; tousIeS autres comme Strabon, Pausanias, Scc. Pont traitéen historiens. La plupart n’ont écrit que des périples oudescriptions des côtes. Le seul Ptolomée a consulté leprm pour déterminer les positions. Toutes ne font pasjustes, il est vrai; mais outre que les lettres,-qui luiPrennent lieu de chiffres, ont pû être altérées , il n’avoitpas tout vu par ses yeux ; il a pû être trompé par detaux mémoires , ou par le préjugé de son siécle. II estE m excu ^ a kl e que l’abbé Langlet, qui met én Mec-5 bourg, dans la basse Saxe , Weimar, ville de la Thu-n , n 8 e » }• 4 > l- 8 , p . 72, , édit. de Paris. Personne nes elt avise de traiter de mauvais géographes les Sanson ,oús pretexte que dans leurs cartes la côte orientale dea Chine est de sept cens quatre-vingt lieues marines,e 3® au degré, plus éloignée du premier méridienj- nG 1 E effeéìivement; ou parce qu’ils font la mer. diterranée excessivement large entre la Sicile & l’A-rique, ou parce qu’ils supposent que la Californie estch' 6 z E ' ^ en marquer les côtes du nord qui font1 im riques. Nous ferions encore dans les mêmes erreurs,
11 IPÇ nk/__ • ci -
— —■ que l’abbé Langlet- êc loue les voyages du fameux Vincent leBlanc. O BiBLfíist.de la Fr. n. 163. ( fa ) Mem.de /’ Acad.Pioyale des Sciences, an. 1692. ( c ) De 30 au J.egré
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CANARII, anciens peuples d’Afrique vers le montAtlas. On les nommoit ainsi , parce qu’ils mangeoientdes chiens , selon Pline, /. $ , c. 1.
CANAS, ville d’Asie dans la Lycie, solon Pline,l. 5 , c. 27 , en grec au génitif tí K„s. Cette
ville a été épiscopale. On trouve qu ’Eugenius Cannen-sts assista , l’an 451 au concile de Chalcedoine.. Une desnotices imprimées après la géographie lacrée du pereCharles de S. Paul, met pour le quinzième siège de laLycie Cani, « k*»*. Une autre du même recueil,p. 38 &ïp , met au 16 e . rang Canni sive Acalis., , K*.,<n {?«<
Une autre notice au recueil de Schelstrate, t. 2 »p. 6jy , porte Canni jeu Alcea s Sc enfin une quatrième »t. 2. , p. 705 , porte YLi>ns, Caunus. Ptolomée met auflîCaunus dans la Lycie. * Fd. Amfterd. fol. p. 14 Sc lZ.
CANAS, Sauvages de l’Amérique méridionale, auPérou : ils y habitent une contrée entre Cusco Sc le lacTiticaca , au sud-est de Cusco. Leurs bourgades sontHatun Cana, qui est, selon Herrera, à côté du Che-min Royal 8c à deux lieues d’Ayavirí ; Cacha > ou leursrois ont un palais, Chacana, Horuto, 8cc. quoiqu’ijfasse un peu froid dans leur pays aussi-bien que danscelui des Gauches leurs voisins , ils abondent en toutessortes de grains Sc en brebis. De l’Ifle regarde les CanasSc les Gauches comme deux noms d’un même peuple.* Corn. Dict. De Laet, Ind. Occid. 1. u , c. 2.
CANASIDA, ville d’Asie dans la Carmanie , aubord <l e L mer, selon Arrien, in Indicis.
CANASTEL , ancienne peuplade d’Afrique en Bar-barie , au royaume de Tremecen. Elle est parmi des jar-dins Sc des vergers à trois lieues d’Oran vers le Levant.Sur le haut d’un roc est la forteresse de Calaa , de la-quelle je parle en son lieu. Ces peuples avoient payétribut aux Espagnols qui possédoíent Oran, principa-lement fous so gouvernement de Martin de Cordoue ,comte d’Alcaudete ; mais comme ils favorisèrent Ma-hameí Bey Sc Mami Arraez qui étoient venus attaquerOran. le comte les fit saccager, & prendre tous pouresclaves après que le siège fut levé. Leurs vergers pro-duisent beaucoup d ’Alegna , qui est un bois rouge Scle principal trafic des habitans. * Marmol.
CANASTRA. Voyez. Chaladra.CANASTRjEUM PROMONTORIUM, cap dela Macédoine dans laParaxie, c’est-à-dire, du pays au-près du fleuve Axius » selon Ptolomée, /. 3 , c. 13 , quilui donne à peu près la même latitude qu’à l’iíle de Scy-ros qui est à l’orient de ce cap. Etienne le géographeen parle aussi, Sc le nomme Canastron. Les inter-prètes de Ptolomée le nomment Canistro.
CANATH ( a ), ville de la Palestine , dans la tribude Manassé , au-delà du Jourdain. Elle prit le nom deNobe ( b ), depuis qu’un Israélite, nommé Nobé , eneut fait la conquête ; mais elle est toutefois plus connuesous celui de Canath. Eusébe dit quelle est dans la Tra-chonite aux environs de Bozra. Et par conséquent ellene doit pas être différente de Canatha , ville d’Asiedans la Cœlesyrie, selon Ptolomée, /. 5 , c. 1$. Pline,/. 5 > c - 18 , la met dans la Décapote , ce qui revientau même. C’est elle auflî de laquelle parle Josephe aupremier livre, c. 14, de la guerre des Juifs. ( s ) D. Cahn.Dict. ( b ) Nombr. c. 32 , f. 42.
CANATHA, ville méditerranée de la Médie, selonPtolomée, /. 6, c. 2.
CANATHRA, ifle de la mer des Indes , auprès 8cà l’orient de la partie septentrionale de l’ifle Tapro-bane , selon Ptolomée, l. 7, c. 4.
C AN AUGE ou Canoge, ville d’Asie dans les In-des. Elle est la capitale de la province ou pays des Mu-sulmans aux Indes, solon Ben Alvard, qui est le mêmeque Binalouardy, mort en 1358, dont la géographie»écrite en arabe , a pour titre Kharidatalagyatb, c’est-à-dire , perle admirable. Cet auteur donne à cette ville115 d. 50 m. de longitude, & 26 d. 35 m. de latitudeseptentrionale. Quelques géographes orientaux y ontplacé leur premier méridien. J’ai remarqué la memechose de la ville d’ARiM. . r ,
CANAUNA, contrée de l’Arabie heureuse, IelonPline , l. 6, c. 28.
CANAVEZ ou Cana vois, enlatín Canapicium ,pays d’Italie dans le Piémont, le l° n ë, e a Dori^-Balthéa, grande rivière qui le traverse du nord-nord-
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