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Tome second. C - F.
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ouest; au sud-sud-est. II est borné au nord par ie duchéd’Aouste, au levant par la seigneurie de Verceil, aumidi par le Montferrat Sc par le Pô, au couchant parla province de Turin , Sc non pas le long de la petiteDoire , comme le dit Baudrand ; mais par une ligneconduite le long des montagnes , depuis la source de lapetite riviere de Malon, à l’ouest de Valperga, jusqu’àla riviere del’Orco au-dessous de Novasco. Ce paysest le même que la province d’Ivrée. On l’appelloit au-trefois le marquisat d’Ivrée. Baudrand est injuste de seplaindre de ce que Mrs Sanson,.dans leurs cartes, suppri-ment le nom présent pour y mettre celui-ci, dont il n’estplus question depuis plus de quatre siécles ; car danstoutes les cartes de ces Messieurs , tant en grand qu’enpetit, celles que je possède ont le nom de Canavez engrosses lettres capitales - Sc le nom de marquisat d’Ivréen’y est qu’en caractère plus menu. Quoi qu’il en soit,le Canavez Sc la province d’Ivrée sont un même pays ;mais il n’est pas sûr que l’ancien marquisat d’Ivrée eûtprécisément les mêmes bornes. Je parle de ce marquisatd’ívrée à l’article de la capitale. Voyez, IvRée.

CANBIANO, Corneille met une ville Sc • uneriviere de ce nom au duché d’Urbin. On y a laissé glisserun b pour un t. Il falloit écrire Cantiano.

CANCALE, ville de France dans. la haute Breta-gne , au bord de la mer , au nord-est de S. Malo , avecune rade où l’on peut mouiller fur sept à huit pieds d’eau,fond de fable ; outre la rade qui est fort bonne, il y aunpetithavre. Cancale est toujours bien fourni d’huitres,dont Corneille, dans son Dictionnaire, a fait des truites.On dit en proverbe , dans les contrées voisines : 11 ihutl’envoyer à Cancale manger des huîtres , pour dire : ilfaut l’envoyer promener. Baudrand, édit. 1705 , ne s yest pas trompé. Quelques-uns nomment Baye de Can-cale , le golfe où finit la côte de Normandie, Sc oucommence celle de Bretagne, au fond duquel est le montS. Michel ; ils terminent cette baye par une ligne tiréede Granville à Cancale .*TaJJtn , côtes de France, p> 5 y

CAN CE, riviere de France dans leVivarais, ouelle reçoit la Deume , avec laquelle elle va íe perdredans le Rhône, au-dessous d’Andance. Cette riviere estnommée Canssor dans les cartes de Santon. * Co"en-Dict. Daviy, Languedoc.

CANCËAU , port, baye Sc passage fur la côte de lanouvelle France, le même que Campseaux.

CANCHR [la] , riviere de France en Picardie. EH ea fa source en Artois , au village de Magnicourt furCanche, d’où elle coule quelque tems vers le midi, &circulant vers l’occident, elle remonte vers le couchantseptentrional, passe au vieux Hedin qu’elle laisse à gau-che , traverse Hedin, puis reçoit le Ternois : elle secharge encore en chemin de plusieurs autres rivièresqui viennent de Freffin, de Crequi, Scc. passe à Beau-rainville Sc près Montreuil, puis à Etaples, où elle for-me un port. Y- j) e [’jjle, carte de l’Artois.

C ANCHES, Sauvages de l'Amérique méridionale,dans une contrée voisine de Cusco dans le Pérou. * Usfont d’un naturel doux, industrieux Sc ennemis de latromperie. Le travail ne les rebute point, Sc ce fonteux qui ont creusé les mines de ce pays-là. Ces peu-ples font riches en brebis du Pérou. Leur terroir est fer-tile en froment, en maïs ; abondant en divers oiseaux,fur-tout en perdrix , 8c leurs rivières font poissonneu-ses. Vryez, ce que je remarque au mot C A N A s. * DeLaet, Ind. Occid. 1 - xi, c. 2.

CANCHEU.'Fòjc*. Cantcheou.

CANCHLEI, peuple qui confinoít à l’Arabie Fe-rrée du côte de 1 orient, selon Pline. Le P. Hardouincroît que c ost le même peuple que l’écriture sainte nom-me les Amalécites.

CANCÍVEN , ville de la Chine dans la provincede Xensi, au département de Jengan huitième métro-pole de la province. Llle est plus occidentale que Pékinde 8 d. x 6 m. par les 3 7 d- 20 min. de latit. * Atlas

'canCON, bourg de France dans l’Agenoïs, furla petite riviere de Toulzat, qui tombant dans la Ca-naille , se jette dans la Garonne au-dessous de Toneins.Ce bourg est fur la route de-Lauzun à Villeneuve d’A-ge«ois. * De Vide » Atlas.

CANDABARA, Davíty a trompé Corneille après

CAN

l’avoír été lui - même par des relations où les nomsétoient défigurés. Ils mettent l’un Sc l’autre une villenommée Candabara, au pays des Puttans , ou Rotan-tes ; mais Candabara n’est autre chose que Candahar :il n’y a qu’à voir l’ordre que suit Davity. II traite, 1.de Caximír, 2. de Kabul, 3. du pays des Puttans ouestCandabara. On trouve de même fur le globe d’orienten occident, tout de fuite, les royaumes de Cachemire,de Cabul Sc de Candahar.

i. CANDAHAR ( a ), province des Indes. Elle a aunord le pays de Baie, à l’orient la province de Cabul,au midi celle de Bukor, Sc une partie du Segestan quiest du royaume de Perse , Sc enfin au couchant d'autrespays de la même monarchie. Cette province est petiteSc montagneuse : elle produit cependant abondammenttous les vivres nécessaires à la subsistance des habi-tons , si ce n’est du côté de la Perse , où le terreín estfort stérile ; quelque petite qu’elle soít, elle ne laissoitpas de rapporter autrefois au Mogol quatorze à quinzemillions. Ce fut dans ce pays ( b ) que les Turcomanss établirent fous le régne de Sangiar sultan T de la racedes Selgiucides; 8 c le Tarik-Caram Almollc rapportequ’en l’an 304 de l’hégire , qui est le 91 6 de J. C. fousle califat de Moctader l’on trouva en "creusant les fon-demens d’une tour de Candahar, une cave souterrainedans laquelle il y avoit près de mille'têtes d’Arabes,attachées à une feule chaîne , qui s’étoíent conservéesdepuis l’an 70 de l’hégire ; car l’on trouva cette dateécrite fur un papier, qui étoit attaché avec un filet defoie à l’oreille de vingt-neuf des plus considérables d’en-tr’eux, avec leur nom propre. Cela fit connoître queles Mahométans avòient pénétré jusques dans ces con-trées , dès le premier siécle du Mufulmanisme. 11 y aquelques petits rajas dans les montagnes ( c ) qu’o n laissevivre en liberté, moyennant de legers tributs. Ils se sontainsi conservés par le foin qu’ils ont eu de se mettre duc °te du plus fort, lorsque le pays,a changé de maîtres.11 y a aussi un petit pays dans les montagnes, qu’o nnomme Geria, c’est-à-dire, pays des Fées, où le persAmbroise, capucin, a passé un carême en mission dansdeux bourgs, dont l’un est nommé Cbeboular , Sc l’au-tre Cosne. II a rapporté que ce pays est assez agréable,& rempli de bonnes gens; mais que les Chrétiens quiY font, n’ont que de foibles teintures de notre religion.( a ) Thevenot, Voyage des Indes, t. 2 , p. 163. ( b ) D’Her-belot, Bibl. Orient. ( c ) Thevenot, ibid.

2 - CANDAHAR ( a ) , ville des Indes dans la mon-tagne que les anciens ont appellée Paropanijús, à 34 d.de latitude, & à 83 de longitude. Thevenot ( b ) ne laplace cependant qu’au 23 d. de latit. mais il fe trompe.11 y a apparence ( c ) que c’est une des sept villes quefonda Alexandre, Sc ausquelles il donnna son nom. Eneffet, elle est appellée ordinairement Candar par lesanciens historiens de Perse, mot abrégé de celui d’Es-candar, qui est le nom que les Orientaux donnent àAlexandre. Les géographes ( d ) font partagés fur la vraiedependance de cette ville ; les uns la mettent dans lepays de Sende, les autres dans l’Inde, Sc d’autres en-fin dans la Perse : Sc comme les souverains de ces deuxderniers pays épousent volontiers le sentiment des écri-vains qui les favorisent, ils ne manquent pas de fe saisirde cette ville quand l’occasion s’en présente, & de direqu’elle lçur appartient. Ces différentes prétentions fontque le roi de Perse, qui la tient présentement, y a ( e )jusqu’à dix mille hommes de garnison, de peur de sur-prise. Elle est Tailleurs forte par sa situation , entouréede bonnes murailles, & défendue par deux citadelles.( a ) D’Herbelot, Bibl. Orient. ( b ) Voyages des Indes,t. 2 . p. 1Í3. ( c ) D’Herbelot, ibid. ( d ) Petis de la Croix ,Hist- du grand Gengizcan, 1.4, c. 7. ( e ) Thevenot, Voya-ges des Indes, t. 2, p. 163.

Le commerce qui fe fait à Candahar, tant de la Perseque du pays des Usbecs Sc des Indes, fait qu’elle esttrès-riche. Les habitans y aiment le vin éperdument,mais on leur défend d’en boire ; 8c s’il arrive qu’unMaure qui en a bû fasse quelque scandale, on le met surun âne, la face tournée vers la croupe, Sc on le pro-mené par la ville', accompagné des gens du Cotoual »qui battent un petit tambour, Sc ils font suivis des en-fans du quartier qui font des huées. Quoiqu’il n’y aitpoint de province dans l’Indoustan où l’on trouve moins

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