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Tome second. C - F.
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6s gentils, il y a-toujours des Banians, â cause du com-merce , mais il n’y ont point de pagodes publiques , Scleurs assemblées de religion se font dans la maisen d’unparticulier, fous les ordres du bramen, qu’ils y entre-tiennent pour faire leurs cérémonies. Le roi de Persey permet point que les femmes’ des gentils s’y brûlentquand leur mari est mort. II y a beaucoup de Parfis ouGuebres , mais ils font pauvres, Sc les Mahométans s’enfervent pour le plus vil Sc le plus pénible travail. Ilsvont faire les cérémonies de leur religion fur une mon-tagne, peu éloignée de la ville, où ils ont un lieu danslequel ils conservent le feu qu’ils révèrent. II y a dansCandahar les mêmes officiers que dans les villes dePerse. IIs y font les mêmes fonctions ; mais fur toutechose ils ont ordre de traiter doucement les peuples, àcause de la proximité des Mogols; Sc pour peu de vexa-tion qu’ils y fassent, ils sent rudement châtiés. * The-venot , Voyages de Perse.

CANDALE. Voyez. Kendal.

CANDALI ou Condali , selon les divers exem-plaires de Ptolomée, l. y, c. i, peuple ancien de l’In-de, en-deçadu Gange.

CANDALICA. J/ôyeis. Candollica.

CANDAMIUS MONS, montagne d’Espagne aupassage du royaume de Léon aux Asturies. Le nom mo-derne est Candannedo. Unê ancienne inscription trouvéeen ce lieu, porte ces mots Jovi Candamio. Ortélius,de qui est cet article, cite Ambroise Moralés. Baudrandqui le copie, ne cite ni l’un ni l’autre, Sc pour dégui-ser l’article, il cite Mariana.

CANDANENSIS, fiéçe épiscopal de la Lycie , se-lon les notices grecques, où il est parlé de Nicephorus ,qui a occupé ce siège. Hardouin, Collect. Cône.

CANDANNEDO. Voyez. Candamius,

CANDANUM, ville des Jaziges Metanastes, se-lon Ptolomée, /. 3, c. 7.

CANDARA, ville d’Asie dans la Paphlagonie , àtrois fchœnes de la ville de Gangres, selon Etienne legéographe. * Leunclavius donne pour nom moderneCandari & Canduraie. * Orte'l. Thés.

CANDARI, ancien peuple d’Asie dans la Sogdianeselon Mêla, /. 1, c. 2. Pline, l. 6 ,c. x 6 . Sc Ptolomée,1 . 6 , c. xr. II ne faut pas les confondre avec les Gan-Dari des Indes.

CANDASA, place forte de la Carie , selon Etiennele géographe, qui cite le seizième livre de Polybe, dontnous n’avons que quelques fragmens.

CAND AVI A, contrée de la Macédoine » dont JulesCésar parle dans son histoire des guerres civiles. Il dit,f 3 , c. 11, dans un endroit: Pompée étoit alors dans la

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de la source du Panyasus. Les Canaíuvíens 8c les Can-davíens me paraissent deux noms , dont l’un est cor-rompu de l’autre.

CANDE , bourg de France dans la Touraíne. Cor-neille dit mal qu’il est en Anjou. Le nom latin est Con-date ou Condate Turonum , Sc ce nom signifie qu’il estau confluent de deux rivières, qui sent la Loire & laVienne. II est v.is-à-vis de Montsereau , 8c il n’y a en-tre ces deux places qu’un ruisseau qui les sépare, ce quia donné lieu au proverbe :

Entre Cande & MontsereauNe repaît brebis, ne veau.

Ce lieu étoit déja une paroisse dans le IV e siécle.Saint Martin y étant pour remettre la paix entre les ec-clésiastiques du lieu, y tomba malade , S cy mourut le xiNovembre 398 , âgé de 81 ans ( a ). C’est cette mortqui a rendu ce lieu célébré. Baudrand & Baronius la met-tent a l’an 402, mais ils se trompent. Grégoire de Tours,h x°> c. 3 1 , dit positivement, que S. Martin fut faitévêque de Tours la VHP année de Valens 8c Valenti-nien, Sc qu’il gouverna cette église 26 ans 4 mois 27jours. La VIII e année de ces empereurs tombe à l’an37 1 ì ere vulgaire , il mourut dans la 27 e de sonépiscopat, ce qui fait 398. Baillet qui met 397, ne tientpas compte des quatre mois vingt-sept jours. Voyez, pour-tant le P.Petau, les PP. Sirmond, Labbe, Pagi, Sc lesBollandistes la placent à l’année 400 ( b ). Cande a unchapitra a la collation de l’archevêque de Tours. II estcomposé d’un chevecier, d’un chantre, d’un prévôt, dedix chanoines, de deux autres ( c )canonicats , dont■l’un est annexé au grand archidiaconé de Tours , Scl’autre aux religieux de Bourgueil, fans compter quatrecurés, ou vicaires perpétuels , un diacre , un seudíacre ,Sc 23 chapelains ( d ). La paroisse renferme cent feux , Scenviron 500 personnes. ( a ) Sulpice Sévere, vit S. Mar-tin. ( b ) Pat. temp. 2 part. 1. 4, c. 13. ( c ) Piganiol de laForce- Description de la France , t. 6, p. 6 p. ( d ) Ibid-.pag- 9 ^-

CANDE, ville &baronnie de France en Anjou, dansle Craonois , au confluent des rivières de Mandie Sc depErdre-.Eile est appeílée Candé en Lamee, dans l’a-veu que Jean de Laval, sire de Château-Brianten renditle 2 o Octobre de l’an 1517, àLouife de Savoye , mere de-François I, duchesse d’Anjou Sc d’Angoumois. Menardprétend qu’elle a été ainsi appeílée pour avoir été au-trefois le douaire d’une Emme veuve d’un comte d’An-jou. Cette ville est connue dans l’histoire pour avoir étéassiégée en 1106par Géofroi Martel, I! du nom > qui fut

Candavïe, Sc sortant de la Macédoine > il s’en alloit pren- tué devant cette place. Elle porte le titre de baronnie, Sc

dre ses quartiers d’hiver à Apollonie Sc à Dyrracbium.U dit ailleurs au c. 79 , Pompée avoit toujours un pas-sage ouvert par la Candavïe, pour passer dans la Ma-cédoine. Ce pays étoit borné au levant par le lac Lychní-de, aujourd’hui d’Ocrida, Sc les monts Candaviens , lelong desquels coule le Panyasus des anciens, aujour-d’hui Siomini, ou la Janina, avant que de se tournerentièrement vers le couchant. Séneque fait mention des■déserts de la Candavïe, fur quoi Juste Lipse observe

.appartient au duc de Bourbon, II y a six châtellenies &plus de quarante terres en haute justice qui en relèvent.* Piganiol de la Force. Descript. de la France, t. 6 ,

p. m-

CANDEA, Baudrand nomme ainsi en François laville Sc se royaume de l’ifle de Ceylan, que tout lemonde nomme Candy. Voyez, ce mot.

CANDEASA MOYMENTA, [ Notre Dame de Jabbaye de filles , ordre de S. Benoît en Portugal, dans

que l a partie montagneuse de la Macédoine > qui com- la province de Beira > au diocèse de Lamego dont elle est™ence a Dyrrachium est nommée la Candavïe : elle est à quatre lieues

couverte de bois. Pline , L 3 , *■ *3 * fait mention desmontagnes de la Candavie, à soixante Sc ix- ìuit mipas de Dyrrachium. Le P. Hardouin dit qu elles i pa-rent l’Albanie de la Macédoine , proprement dite. ->na-bon l.y , p. 323, les nomme CaNDAvi^MonteX.civcSctwlùi; offsç. * Ep . 31 . . i r “te

Lucain, phars. 1. 6, v. ZZi, fait mention des foretsde ce pays-là.

8 c les

Qua vafios aperit Candavia Salins.

Strabon à l’endroit cité, dit que les guerresrévoltes ruinèrent tellement ce pays > que la plupart desbourgs Sc des villages furent détruits, fans qu’on leseut encore rebâtis de son teins. Ortélius croit que lesCambuvii monter de Tite-Live, Candavia montes dontje parle ici, 8c Canaluvii montes de Ptolomée pourraientêtre les mêmes. C’étoit des parties d’une même chaînede montagnes. Les monts Catnbuniens étoient plus près

CANDEI, ancien peuple de la Troglodytique, aucouchant de la mer Rouge, peu loin de la seconde Be-renice. Pline, 1 . 6 , c. 29, dit qu’on les avoit surnom-més Ophiophages , parce qu’ils avoíent coutume demanger les ferpens. On voit assez que Pline, qui' copiesouvent Mêla , a tiré de cet auteur, l. 3 , c. 8 , ce qu’il

dit des Candéens. Les éditions anciennes portent commeil doit y avoir : Partent Candei habitant : quos exfaBoquia Jèrpentibus vescuntur Ophiophagos vacant. Pline »dit âpres lui : ìntrorjìis Candei quos Ophiophagos vacantJèrpentibus vcjci ajfueti. Cependant il a plu à Isaac Vos-sius de corrompre ce passage, Sc de substituer aux Can-déens , fur la foi de je ne fais quels manuscrits un peu-ple qu’il nomme Panchzei. Cet auteur avoit beaucoup

d’érudition & une vaste littérature, mais il avoit la mal-heureuse témérité de vouloir ramener tous les auteurs ases préjugés. Ce n’est pas qu’on ne lui ait de grandesobligations de ce qu’il a fait fur Mêla. ses exemplairesd’Olivarius qui donna une édition de Mêla, avec un