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Tome second. C - F.
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commentaire de sa façon qu’il dédia au cardinal deLorraine en 1536, ceux de Píntianus le plus grand cri-tique de l’Espagne, selon le jugement de Colomies dansfa lettre à Justel, ceux d’André Schotus , ceux d’ElieVinet, en un mot , ceux des éditeurs qui ont précédéVoffius portoient Candei & non point Panckœi. II y aplus ; tous les manuscrits , toutes les éditions de Plineportent Candei. Mais aucun autre auteur n’a fait men-tion du peuple Candei en cet endroit. En voilà dé ja deuxqui les y mettent : cela suffit. Combien y a-t-il de lieuxdont un seul auteur a parlé, 8c que nous ne connoissonsque par un témoignage qui est unique ? Mais il n’y ena pas un seul qui ait placé en cet endroit de la Troglo-dytique un peuplé nommé Panchai. Ce n’est pas qu'il n’yen ait eu ailleurs de ce nom. Les anciens ont fait men-tion d’un pays nommé Panch&a ou Panchaia ; mais ilsla mettent bien loin de-là près de Memphis , commeon verra dans cet article. Voffius apporte pour preuvede son opinion un passage qui lui est doublement con-traire. II est tiré du fameux monument de Ptolomée ,qu'on appelle communément Monumentum Adulitanum•Berkelius en fit imprimer un fragment avec une tra-duction latine à Leyde l’an 1674 , Sc on le trouve en-tier dans sédition de Cosmas Indicopleustes , procuréepar dom Bernard de Montfaucon au volume de la nou-velle collection des peres , publiée à Paris en 1706. Enpremier lieu , il n’y a ni dans l’une ni dans l’autre deces éditions n«yy«Í7«;, comme le dit Voffius ; mais l’une,savoir celle de Bertius , p. 106, porte , 8c celle

de Cosmas, p. 142 , porte rOn voit que Vos-fius, pour trouver des Panchaites en quelque endroit,change un T en P , 8c un G en CH, Sc lit Panchaitaspour Tangaitas. 2.. Quand même l’ínscription nommè-rent ce peuple comme le veut Voffius, elle le met bienloin du golfe Adulitique , puisqu’il y est dit qu’il con-fine à l 3 Egypte : or,- dans toute la Topographie chré-tienne de Cosmas, qui est le livre où cette inscription-a été conservée, le nom d’Egypte ne signifie que la basseEgypte ou le Delta.

CANDEIL , Candilio, abbaye d’hommes de f or-dre de Cîteaux , filiation de Grandfelve dans le hautLanguedoc au diocèse ,8c à quatre lieues d’Alby, fondeel’an 1152. Dom Beaunier dans l’état qu’il a donné desabbayes du royaume , a eu tort de dire que celle-ci f u£reguliere.

CANDELARO, [le’ riviere du royaume de Na-ples dans la Capitanate. Elle a fa source dans l’Apennjn,d’où coulant vers le fud-est, elle fe grossit du Cervaro& de quelques autres rivières avec lesquelles elle va feperdre dans le golfe de Manfredonia , au midi de la villede ce nom : au nord de ion embouchure est un lac nom-mé les Salines , 8c au midi est un autre que l’on appelleLago Salfo, selon Magin.

CANDELOR ou Candalor, ville de Turquie enAsie près de la côte méridionale de la Natolie, à quinzelieues de Satalie vers le levant, c’est-à-dire, fur la côteorientale du golfe de Satalie. Molet, In Ptolem . dit queCandeloro est le nom moderne de Side , ville de la Pam-philie, de laquelle parle Ptolomée, l. 5 , c. 5. Cette villeeut ensuite un évêque métropolitain de la province , &le P. Charles de S. Paul rend Sidé par Scandelor ; maisBaudrand, édit 1705, qui dit qu’elle a été archiépisco-pale, a tort de la confondre avec Sídra, ou plutôt Syedra,de laquelle parle aussi Ptolomée , 8c qui fut aussi épisco-pale ; mais jamais métropole. Berthelot, dans fa carte dela Méditerranée écrit Saint Candelara, * Géog. Sacr-pag.240.

CANDENOES. [Cap de]

CANDENOS, iíle de l’empíre Ruffien , à l’entréede la mer Blanche,. Presque toutes les cartes nous l’ontdépeinte comme etant séparée d’un continent par deuxlarges bras de mer „ dont le plus large est à l’occidentde l’ifle entrejssle 8c la Laponie moscovite, 8c le plusétroit est entre cette même isie & la province de Con-dora, de maniéré pourtant qu’en certains endroits ils'élargit & est plus grand que 1 autre détroit. MM.San-son, dans leurs cartes ont rapproché cette ifl e du conti-nent vers le midi, mais ils ont fait entre elle Sc la terreferme à l’oríent un golfe beaucoup plus grand qu’elle.Enfin de P Isie a donné la véritable figure de cette ifle,qui est beaucoup plus grande qu'on ne nous l’avoit dé-

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peinte jusqu’à présent. Ceux qui la nomment terre deCandenoes disent beaucoup mieux que ceux qui l’ap-pestent ifle , quoiqu’à la rigueur on ne puisse lui refuserce nom. Elle forme la côte orientale de l’embouchurede la mer Blanche , 8c est séparée de la terre ferme àl’orient Sc au midi, par un lac qui communique à la mecdu côté du nord par un canal large de trois ou quatreWerstes, & long d’environ 90. De ce côté il fe jointau golfe de Teesca , nommé dans la langue du pays Tees-caia Gouba. Ce même lac a un autre canal qui est unecontinuation du premier , Sc n’est pas plus large ni pluslong par lequel il communique au golfe de Mezzen. Cecanal n’est rien moins qu’un détroit tel que la plupartdes cartes le dépeignent, Sc il n’est navigable que pourdes barques. L’ifle 8c le canal commencent au cercle po-laire , moins quelques minutes. L’ifle qui est là fort étroiteva toujours en s’élargissant jusqu’à la hauteur du lac,après quoi elle fe maintient dans une largeur presqueégale l’espace de cent vingt-six werstes : ía côte septen-trionale s’étend du sud-ouest au nord-est , Sc peut avoirdeux cens trente werstes depuis le cap de Barfo, qui est leplus méridional, jusqu’au cap de Candenoes qui est-leplus septentrional, & dont la latit. est 68 deg. 44 min.Le cap de Barfo dont j’ai parlé est par les 61 deg. 20 m.de longitude, Sc celui de Candenoes est par les 64 deg.45 min. de long. la côte du'nord- est de l’ifle est forthachée. Après le cap de Candenoes on trouve PEerfieHoek, c’est-à-dire, le premier coin , ensuite le cap de laCroix ainsi nommé, à cauíè d’une montagne sur laquelleon voit une croix. Après la riviere de Zicopa est unepetite presqu’ifle nommée l’ifle de Moríonowits ; enreprenant la côte occidentale 8c commençant du cap deCandenoes, on trouve à cínquante-cinq Werstes de - laune riviere nommée Toina , puis à vingt-huit Werstessie celle-là celle de Carana. Quirante-quatre werstesplus avant est celle de Coecova ; trente-six werstessprès , on voit la riviere de Kia ; 8c enfin à quaranteWerstes plus loin , on trouve celle de Polosova. De-puis l’embouchure de la Carane jusqu’au de flous del’embouchure de la Kia, la côte est bordée de rocíiescachées fous l’eau. L’ifle est couverte de quelques fo-rêts, s a plus grande largeur est d’envíron soixante &douze werstes.

Les werstes employées dans cet article font à peu-prèsla même mesure que les milles romains.

i. CANDI A, bourg d'Italie dans les états du ducde Savoye Sedans le Canavez, entre Ivrée Sc Chivas ,environ à deux lieues de l’une 8c de l’autre, selon Bau-drand , éd. 1705.

z • CANDI A, bourg d’Italíe au Mílanez ;dans laLau-meline 8c au Pavesan près du Pô Sc de Sartirane » environa dix milles de Verceil au levant d’híver, en allant versPavie. II est remarquable pour avoir été la patrie du papeAléxandre V. Ce nom a trompé quelques personnes quiont cru que ce pape étoit né dans l’ifle de Candie. * Bau-drand ,éd.1705.

CANDIDA CASA. Voyez. Casa.

CANDIDIANA, ville de la basse Mœsie. II en estfait mention dans l’itinéraire d’Antonín. Outre cela lesnotices de l’empire, seEl. 29 , mettent dans le départe-ment de la seconde Mœsie militesprimï Mœsiaci Candi-diana. . '

CANDIDIANO, riviere d’Italie dans l’état del’E-gh'fe dans la Romagne, elle fe décharge dans le golfede Venise, au-dessus du lac de Classe, au midi de la villade Ravenne. * Baudrand, éd. 1705.

1. CANDIDUM PRQMONTORIUM. Plinedonne à l’Afrique propre trois promontoires ou caps.Le premier Candidum , ou le cap Blanc; Apollinis , oule cap d’Apollon, à l’opposite de la Sardaigne ; 8c Mer-curii , ou le cap de Mercure à l’opposite de la Sicile : lepremier est présentement nommé capo Mabra , le fé-cond capo Negro ; entre ces deux est la baye de Bone ;le troisième est capo Bona.

2. CANDIDUM PROMONTORIUM, ce nomconvient en latin à tous les caps que les cartes nommentcapo Bianco , ou cap Blanc.

1. CANDIE, ifle de l’Europe dans la mer Mé-diterranée , au midi de l’Archïpel qu’elle borne dece côté. Elle a été connue des anciens fous le nom deCrete.