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Tome second. C - F.
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lâcôtc de Crête on doive lire , comme íl y a beaucoupd’apparence > Dia aú lieu de Via ou de Cia , qui setrouvent dans les éditions de Daléchamp Sc de Grono-vlus. [Le P. Hardouin lit Z>ia.] Cela étant,Héraclée 8cMatium ne seroient peut-être que la même ville qui au-roit eu ces deux noms en différens tems. Strabon 8cPtolomée n'ont pas fait mention de Matium-, 8c Pliuerapporte ces deux noms tout de fuite: peut-être qu ilfaut lire Matium Heraclea fans virgule : il fe peut faireque Matium 8c Héraclée aient été deux villes differentesassez près l’une de f autre, 8c qui par conséquent repon-doient toutes deux à Piste de Dia : car cette iste qui elLaunord de Candie, pouvoit faire un triangle équilatéralavec les deux villes en question : ainst Strabon 8c Plineauroient eu raison de désigner leur position par ceste deDia, comme Strabon dit positivement qu Heraclee etoitle port de mer des Cnossiehs les plus puisians peuples deCrète , il n’y a pas de doute que Candie, seul port de merconsidérable dans tous ces quartiers, n ait etê bâtie furles ruines d’Héraclée. Suivant cette conjecture la villede Matium devroít être plus orientale. .

Quoique la ville de Candie soit negligee aujourdhui,íes murailles sont bonnes & bien terrassées , c'est 1 ou-vrage des Vénitiens : à peine les Turcs ont-ils réparé lesbrèches du dernier siège- On compte dans cette villeenviron 8oo Grecs payant capitation; leur archevêqueest le métropolitain de tout le royaume. On fait monterle nombre des Juifs à iooo. Les Arméniens n’y ontqu’une énlïfe & ne sont guéres plus de 200.11 n’y a quetrois ou quatre familles de François, un vice consul, &deux capucins qui ont acquis une assez jolie maison au-près de k mer • tous les autres habitans de la. ville sontTurcs Les environs de Candie sont de grandes 8c fer-tiles plaines enrichies de toutes sortes de grains. II estdéfendu de laisser sortir le froment de l’iste fans laper-

^ CANdÍeT[°LA NOUVELLE] forteresse del’islede ce nom, au midi 8c à environ deux milles géogra-phiques de la capitale » comipe le marque Frédéric deWit dans fa carte de cette iste. Le P. Coronellí n’enmarque rien fur la sienne ; 8c pour le dire en passant, cesdeux cartes fe ressemblent si peu que si elles ne por-toient pas le même nom, on pourroit croire que chacuna traité une iste particulière. On ne trouve dans celle duP. Coronellí presque pas un seul lieu des environs deCandie que nomme deWít. Corneille, dans son diction-naire , dit que les Turcs avoient fait construire la for-teresse nommée la Nouvelle Candie , pour resserrer laVille dans le tems qu'ils en íaifoient le blocus. II ajoutequ'ils la laissent tomber en ruine, comme leur étant inu-tile,

CANDIE, [le territoire de] grande provincede l’iste de ce nom , dans laquelle est la capitale. 11 a l’Ar-chipel au nord, la mer d’Afrique au midi, le territoirede Settia au levant, Sc celui de Rétimo au couchant.

CAND1EL ou Candeil , abbaye d hommes enFrance. Foyex. CaNDEIL, qui est le vrai nom.

CANDÌONORI, peuple de 1 Inde en-deça du Gan-ge, selon Ptolomée ,/• 7 » c ‘ l ' ,, T , j'j/-

CANDIPATNA, ville de 1 Inde en-deça du Gan-ge , selon Ptolomée, /. 7 , c. 1 , íHa met dans le pays desArvarniens, peuple qui occupoitune partie de la cote deMalabar.

CANDIS. ville médíterranée de la Medie , selonPtolomée, 1.6, c. 2, il la place entre Varna Sc Ga-BRIS.

CANDISCH, ou Candich , ou Candish; cestrois orthographes ne fe rapportent qu’a une feule pro-nonciation : ch doivent être prononcés dans ce' motcomme dans Riche : province d’Asie dans l’Indoustan,fous l’empire du Mogol. Elle a le Guzurate propre aucouchant, la riviere de Tapti, dont l’embouchure formele port de Surate , l a sépare àu ihidi de la province deBalagate, la province de Berar , Sc une pointe de cellede Malvay confinent àl’orient; celle de Chitor la ter-mine au nord-est le long des montagnes, Sc enfin la pro-vince d’Agra acheve de l’enfermer au nord. Elle est ar-rosée par deux rivières qui s’y joignent, 8c vont fe per-dre dans le golfe de Cambaye au port de Laroche- Bram-pour en est la capitale. Après elle Baterpour, Badur 8cMedapour en sont les lieux les plus remarquables. Cette

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province est nommée par le P. Catrou dans Ykifioire

f enérale du Mogol , p. 350 & 363 , le royaume DEírampour , mais il la nomme aussi la grande provincede Candis, 8c la met'fur le pied des royaumes. The-venot, Voyages des Indes , c. 42, p. 206 , met la pro-vince de Candich au midi de Malva ; mais 11 ne parlepas de la province de Candish proprement dite. II laprend dans un sens bien plus étendu, 8c dit que ceuxqui ont réduit les provinces , y ont joint le Berar & ceque le Mogol possède de l’Orixa , autre province quíest sor la côte de Coromandel ; en ce sens la provincede Candísch mérite le nom de grande. Ce qu’il en ditensuite convient donc également aux provinces de Berar8c d’Orixa , comprises sous le nom de province de Can-disch. Ces pays, dit-il, sontd’une grande étendue , rem-plis de villes 8c de bourgs très-peuplés, 8c dans tout leMogoliftan , .il y a peu de pays aussi riches que ceux-ci.Mon mémoire des revenus annuels porte que le roiMogol en tire plus de vingt-fept millions. Le P. Catrouexprime les revenus que le Mogol reçoit de cette pro-vince par un carol, onze laqs 8c cinq mille roupies; 8cen comptant le carol pour dix millions, le laq pour centmille , cela fait 11105000 > ce qui ne doit s’entendre quede la province de Candisch propre, car il compte à partles revenus de la pr8vin.ee de Berar qu’il nomme Barar j& de celle d’Orixa qu’il nomme Urecha. * C’est ordi-nairement un prince du sang qui en est le gouverneur.Le grand trafic de cette province est de toiles de coton,8c il s’en fait un aussi grand négoce à Brampour qu’enaucun lieu des Indes. On y en vend de peintes commepar-tout ailleurs , maïs l’on estime particulièrement lesblanches, a cause du beau mélange d’or Sc d’argent quel’on y fait Sc dont les personnes riches font des voiles,des écharpes , des mouchoirs & des couvertures ; maisces toiles blanches ainíi ornées sont cheres. Enfin, pour-suit le Voyageur cité, je 'ne crois pas qu’il y ait dansl’Indoustan de pays plus abondant en coton que celui-ci,qui porte aussi quantité de riz 8c d’indigo. Le mêmetrafic fe fait à Orixa , à Berar 8c autres villes de cetteprovince. * Thevenot.

CANDOLLICA. Ce nom fe trouve dans une an-cienne inscnp t ; on . Simler croît que c’est la Candalicad’Antonin , & l a CaNNabiaca des notices de l’em-pire , /èct- 58. II tient que c’est présentement la ville deS. W eit en Carinthie. Lazius la ms-t près de Judenbourgfur la riviere de Muer dans la haute Stirie; d’autres enfinla cherchent à Lawamund en Carinthie furíaDrave. Celieu, selon Antonin, devoit être fur la route d’Aquiléaâ Lauriacum , qui n’est plus à présent qu’un villagenommé Lorck sur le Danube , un peu au - dessus del’Ens. II compte 131 milles d’Aquilée à Candalica , 8cdelà i44 à Lauriacum , ce qui fait en tout 275 , qui nedifférent que de trois milles qu’il y a de moins dans letotal, dans les diverses éditions d’Antonin , 8c dansl’exemplaire du Vatican. Ce ne peut être aucun endroitvoisin de Judenbourg qui est beaucoup plus près deLorck que d’Aquilée. LaWamund est trop écarté fur ladroite du chemin. S. Weit est bien plus à la distancerequise par l’itinéraïre.

CANDOR , ( Sainte Marie de ) monastère del’ordre de S. Benoît, aux environs des montagnes deMaurienne. Il en est parlé dans les actes de l’ordre deS. Benoît à l’occafion de 8. Marin, prêtre, hermite 8emartyr, qui y passa quelque tems. * Sacul. 3 , part. 2 ,

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CANDOUMou Canduum, en grec Kaviúa,, villedelaGermanie, selon Ptolomée, l. z, c. 11. On ne fait au-'jourd’hui ce que c’est.

CANDRIA, c’est le nom moderne que les inter-prètes de Ptolomée donnent à Didaucana , ville quecet auteur met en Bithynie. Voyez, ce mot.

CANDROGARI, ville de l’Ethiopie fous l’Egyp-te , au bord du Nil, selon Pline, 1 . 6 , c. 30.

CANDUMIE. Corneille dit que c’est une, rivierede France qui arrose la Provence : qu’elle a fa f° UI ‘^ eentre les villages de Neoules 8 c de Rocbaro, &fe dé-charge dans l’Argens, un peu au-dessus de Taronnet,& cite un Atlas , qui est celui de Blaeu. Excepté lésnoms de France Sc de Provence, il n’y en.a pas un leulqui soit jìiste. La riviere qu’il veut dire fe nomme 1 As-sole-, 8 c a ses sources- dans les montagnes qui som &tt

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