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Tome second. C - F.
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c-AN

Canis , ce quîrevientau même: Cynose n Grec& Canisen latin , veulent dire da Chien. Le P. Hardouin croîtavec bien de la vraisemblance que cette riviere , dontf embouchure est dans le golfe Persique , n'est point dif-íérente du fleuve nommé Lar , par Ptolomée, 1 . 6 , c.j,Sc Falg par les Arabes , selon le géographe de Nubie >P a g‘ 54 -

2. CANIS, ou la Riviere du Chien. Corneille,égaré par d’autres auteurs qu’íl a copiés, croit que cetteriviere est 1 ’Adonis des anciens , mais il se trompe. Lariviere du Chien est le Lycus des anciens, aulieu queleur riviere à?Adonis', est présentement la riviere d ’A-hraham. Voyez, aux articles Abraham , Adonis , 8 cLycus.

CANIS LUCTUS , ou les -pleurs du Chien , lieu deGrece dans Piste d’Egine. AElien, /. 10, c. 41 , en faitmention dans. son histoire des animaux.

CANIS SUSPENSUS , c’est le nom d’un château deFrance dans le Languedoc, entre Narbonne Hc Carcas-sonne , mais plus près de cette derniere que de l’autre.Ce lieu se nomme aujourd’hui Capfendu ou Can-pendu. Pierre > auteur de l’histoíre des Albigeois , ena fait mention, dans le chapitre trente-quatre. On trouvedans d’anciens titres un Raimond de Cane fuspenfo ,âc dans la chronique des évêques d’Albí & des abbés deCastres, publiée par dom Luc d’Achery, il est parlé dece lieu à l’article de Roger XXI, abbé de Castres, quivivoit en 1560.

De Cane fuspenfo Miles, carus Ludovico,

Prìncipis ante fores enfe trium cecidit.

Ce Louis est Louis VII, dit le Jeune.

^ Piadr. Valefei. Not. Gall. p. 124. .

CANISE ouKanischa, ville de la baffe Hongrie,au comté de Salavar, Sc fur la petite riviere de Sala en-tre des marais. Elle est petite , mais forte » aux fron-tières de la Hongrie Autrichienne. Elle appartenoit auxTurcs depuis l’an 1600 qu'ils la prirent ; quelque temsaprès elle devint célébré par les belles actions qu’y fitle duc de Mercœur, seigneur François , qui commandoïtl’armée Impériale. Les Allemands la reprirent en 1690,après un blocus de plus de deux ans, Lc les T ures la cédè-rent par la paix de Carlowitz à l’empereur. Elle n’eststu’à un mille d'Allemagne de la Styríe à deux de lafrontière d’Esclavonie Sc de la O rave , Sc à six au levantde Varasdin, en allant vers le lac Balaton, dont elle estù quatre de ces mêmes milles Sc vers Albe-Royale, se-lon Pierre Duval.

, CANI8I ou Canisy, bourg de France en Norman-dle - au diocèse de Coutances , près de la ville de S. Lo.II a titre de marquisat. ^ Corn. Dict.

CANISIA REGIO, contrée dont le comte Marsillyfdt mention dans fa chronique. On croît que c’est le paysou e st Kanischa. * Ortelius , Thesaur.

t CANISTRO, petite ville de la Turquie, en Eu-*°Pe, dans la Macédoine, fur la côte de l’Archipel, prèsdu cap de ce nom 8 c de Cassandría, entre le golfe de 8a-lonique Sc celui d’Aíomama. * Baudrand, éd. 1705.

2 - CANISTRO, [le cap de] est la pointe la plus orien-tale de la presqu’ifle qui est au sud-ouest du golfed’Aio-tnama , 8c le promontoire Can astRìeum des anciens.

CANIVAGGIO, bourg d’Italie dans l’iste de Corse,& dans fa partie septentrionale.

. *• CANNA , petite ville de l’Eoìide, selon Pompo-mus Mêla, /. 1, c. iS. II y avoít auffi une montagne Scun cap dont le nom se trouve diversement exprimé dansms livres des anciens historiens. Car on le trouve écritoana, ou au pluriel, Canal Strabon observe qu’o n^oit anciennement nommé aï, c’est-à-dire, la Chèvre,LySgvz] toute la montagne que de son tems o q appelloit

Ana 8c Can je. Voyez, cet article.

-- CANNA , ville de la Cappadoce, dans la Lycao-

V r;'i, Ptolomé . e n-í.c .6

T ANNA, l’itinéraire d’Antonin met un lieu de_!„(i m ? ntr ® Cyrre Sc Edesse ; mais outre que cette routeíbse da / n f.sexemplaire du Vatican: elle est si con-

le S éditions de Surita Sc de Bertius, qu’oq nepeut guéres y faire de fond. ^

CAN 113

CANNA DISTRUTTA, Voyez. Cannes.

CANNABA, lieu de Syrie fur la route de Nicopolísà Edesse, selon Anton!n, qui compte 40 milles de Can-naba à cette derniere ville.

CANNjE. Voyez. Cannes, dont il est le nomlatin,

CANNAGARA, ville dé l’Inde au-delà du Gange,selon Ptolomée, /. 7., c. 2.

CANNALICUM. Voyez, Canalicum,

CANNANEFATES. Voyez. Caninefates.

CANNARES , province Sc peuple de l’Amérique;méridionale dans l’audience de Quito. Les habítans fontbeaux & bienfaits. Ils portent les cheveux longs , maisliés par nœuds : & accommodés fur la tête en forme decouronne, ce qui sert à les distinguer de leurs voisins.Ils font habillés de draps de laine & de coton , Sc de-meurent dans la maison à filer, tandis que leurs femmesqui font belles Sc fort portées à l’amour , s’emploient laplupart du tems aux ouvrages rustiques 8 c à d’autresexercices d’homme. Cette- province est longue 8 c largeSc un peu froide, mais commode pour la chasse des cerfs;Sc des lapins , des perdrix, des tourterelles Sc autres oi-seaux. Elle est arrosée de plusieurs rivières , Sc a produitautrefois de grandes richesses. Pedro de Cieca rapporteque l'on en tiroit presque autant d’or que de terre » Scqu’en i 544 ° n y trouva de si riches mines, qu’en fort peude tems elles donnerent plus de huit cens mille ducatsaux habítans de Quito. Le terroir porte assez bien lefroment Sc l’orge, Sc est propre pour la vigne. Il y avoitanciennement dans cette contrée des maisons de muni-tion des rois du Pérou, comme il s’en voit de dix en dixlieues par le pays , Sc l’on y gardoit toutes sortes d’ar-mes Sc de vivres. Ces maisons étoient jointes à un palaissomptueux appellé T homebomba ou Tumipampa , situé surle confluent de deux riviere*, dans une large plaine d’en-viron douze lieues de circuit. Rien ne peut égaler lamagififieence d’un temple que l’on y voyoit. II étoít dé-dié au soleil Sc bâti de grosses pierres , dont quelques-unes étoient noires, Sc d’autres de couleur de jaspe vert.Les portes étoient ornées de peintures ,. & enrichies d’é-meraudes enchâssées dans l’or. Les murailles de ce templeSc celles du palais du roi étoient au - dedans couvertesd’or, avec diverses figures gravées. Les toits n’étoíentque de paille , mais travaillés de telle maniéré , qu’ilspouvomnt durer un siécle. On gardoit dans ce palais untrésor d’or Sc d’argent qui valoit des sommes immenses.Ce somptueux édifice dont les pierres avoient été ame-nées de Cusco par un chemin aussi long que difficile , estaujourd’hui presque tout tombé, Sc il ii’y reste qu’unefort grande masure. * Corn. Dict. De Laet, Ind. occid.7. 10, c - 10.

CANNES, abbaye de France au Languedoc. Voyez,

CauNES.

CANNES, lieu ancien d’Italie dont on ne voit plusque les ruines dans la Fouille. Les habítans du pays lenomment Canna Distruta ; mais tous les auteursFrançois qui parlent de ce lieu ou de la bataille qu’An-nibal y donna aux Romains, le nomment Cannes , dumot latin Canna. Ce n’étoit pas une ville , comme ledit Baudrand, qui cite Tite-Líve 8 c Pline ; mais aucunde ce s deux auteurs n’a même dit que ce fût un bourg.Mati Sc Corneille ont .cru fur la foi de Baudrand, Scfans examiner la citation, que c’étoit une ville. Florus,/. 1, c. 6 , dit expressément que Cannes étoit un villagede la Fouille, qui n’étoit pas connu avant que la grandedéfaite des Romains lui eût donné du relief. Canna.Apuliœ ignobilisVicvs , fedmagnitudine Clddis emerfït.Tite-Live, /. 22, r. 43 , lui - même , bien loin d’avoírdit que ce fût une ville, dit en termes formels , quece n etoit qu’u n village. Prestez, dit-il, parles destins,ils partirent pour aller annoblír Cannes par la défaitedes Romains. Annibal étoit campé près de ce village.Ad nobïlitanâas Clade Romana Cannas urgente fato ,profecii funt. Prope eumV ICUM Hannibal cafira poste -rat. Silius Italiens, /. 1, v. 50 & 51 , nomme Cannesle tombeau de l’Italie.

Dum Cannas tumulum Hesperiœ , Camptimque entore

Aufonio merfum fublimis Lapyga cernam• ^

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