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Carthage. Le savant Bochart croît que c’est le mêmèlieu , Sc que ce mot vient de uVrtëì? Canath-El, c est-a-dire., le bien de Saturne. Ainsi Canthele ou Canthelíasera le VicusSaturni où logea S. Cyprien, comme il estdit dans fa vie écrite par Ponticus; Sc le nom latin n’estqu’une traduction du nom Phénicien. Maís le passage dela vie de S. Cyprien éclaircit la position de ce lieu ; caril y est dit que la ville où il fut envoyé en exil étoít Cu-rubis ( Curubitana Civitas ) que le lieu où il étoít logéétoít nommé Vicus Saturni, entre Veneria 8 c Salaria.On fait d’ailleurs que Curubis étoít une ville maritimeprès de Carthage. C’est don c dans son territoire qu’il.faut chercher Canthele. Veneria étoít un chemin qui me-noit de Carthage à Aphrodisium, c’est-à-dire ,à la villede Vénus , Sc Salaria en étoít un autre qui menoit deCarthage aux Salines. Ainsi Canthele étoít entre cesdeux grands chemins. * Chanaan, l. i , c. 24 p. 530.édit. Cadom.
1. CANTHI SINUS, golfe de la mer des Indes , àl’embouchure du fleuve Indus , selon Ptolomée, l. 7 ,c. 1.Ce n’est pas le golfe de Cambaye , comme le croient faus-sement ses Interprètes ; car l’Indus qui doit avoir ses em-bouchures dans le golfe de Canthi , ne tombe point danscelui de Cambaye; Sc ce dernier que Ptolomée distinguetrès-bien du premier, est nommé par cet auteur Bari-gaz,enus , de Barigaza, ville qui n’en étoit pas éloignée.Pour celui dont il est ici question , il prenoít ce nom deCanthi, ville dont je parlerai cí-après. Arrienle nomme.Baraces à cause de l’iste Barace qui étoit au nord dupromontoire Malée, Sc qui a été jointe au continent deGuzurate, ou détruite par la mer. * Féripl.
2. CANTHI STATIO, port de mer des Indes aucouchant de l’embouchure'la plus occidentale du fleuveIndus, vers l’endroit où est à présent la ville de Uobilou de Dioul. Mais les éditions de Ptolomée varient;car dans celle des Aides on lit Canthinau Stathmus,qu’il faut diviser ainsi : Canthi Naustathmus , c’est-a-dire , Canthi, port ou rade pour les vaijfeaux. Celle deBertius retranche Canthi, Sc ne met que Naufi'athmus.
CANTHORUM, Kwtò,, pour Acanthon. soyez.ce mot.
CANTIA. Voyez. Cantium.
. t CANTlANO , riviere d’Italie dans le duché à’f*’bín. Elle prend là source un peu au nord de Gubío d’ouelle coule à Cantiano , passe à Cagli, 8 c va fe rendredans le Métro au-dessus de Fossombrone. Magin, carted 7 Italie.
, 2 - CANTIANO , petite ville d’Italie, au duchéd’Urbin, fù r l a riviere du même nom, au midi de Ca-glí. Magin, carte d’Italie.
CANTIENS , ancien peuple de l’iste d’Albion. Lesauteurs modernes s’accordent assez fur l’étendue depays qu’il occupoit. Le P. Briet, Par ail. part. 2 , /■ 2 »p. 177, le borne au comté de Kent en Angleterre,Sc lui donne pour villes :
Durovernum, Cantorberí,
Dubris , D ouvre,
Rhutupû c ou Rhutupis, RichboroW,
Jlurobrevis, Durobriva ou Durobrus , Rochester,Durolenum , Leneham.
II y ajoute les ist es ;
Toliapis, Sheppye, à l’embouchure de la Tamise»Thanatos » Thatiey ou Tanet.
D’Audífret, t. i,p. 55 îInet ensemble les Cantíens»Lc les Trínobantes , & leur donne les comtés de Kent,d’Essex, 8 c de Middlefex; mais le partage est aisé afaire, Sc le P. Briet qui les sépare donne Essex Sc Mid-dlefex aux Trínobantes. Les Cantiens furent les pre-miers chez qui Jules César prit terre; Sc il parle d’euxSc de leur pays en plus d un endroit de ses commen-taires, /• 5 » c - I 3 . í - 7 '’ &c. Ptolomée ne donne aux
Cantiens que trois villes, savoir Londinium , Darver-num Sc Rivtupix , encore fe trompe-t-il d l’égard de lapremiere , qui n’etoit pas aux Cantiens; mais aux Tri-nobantes. Le Cantium des anciens, m le pays de Kentdes modernes ne s’étend point jusqu a Londres. Lesautres lieux font fournis par 1 itinéraire d .Antonin, q U jest ce que nous avons de. plus exact pour 1 anciennegéographie .de la Grande-Bretagne.
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C A NT IL L A N A , bourg & château d’Espagnedans l’Andalousie près du Guadalquïvir , Sc à vingtmille pas au-dessus de Séville vers Cordoue. Baudrand,édit. 1(582 , croît que c’est la Basiliîpo d’Antonin.Baflippo est à l’ablatif, & a Bafilippum au nominatif.Voyez. Basilippum. * Baudrand, édit. 1705.CANTIMPRÉ.fVyrx Cantipré.
CANTIN, cap d’Afrique dans l’Océan au royaumede Maroc.
C A NTIOEBIS, ancienne ville de la Germanieprès du Danube selon Ptolomée , /. 2, c. 11. Appiencroît que c’est Amberg.
CANTIPRÉ, Cantipratum, [abbaye de] dechanoines réguliers de S. Augustin ; elle fut bâtie dansun des fauxbourgs de Cambrai, vers l’an 1180. Ellereconnoît pour ses fondateurs Roger de Wavrin, évê-que de Cambrai, Sc Hugues d’Oify. Celui - ci donnalos dixmes de IVagengnuel l’an 1186. Peu de tems aprèsle même Hugues confirma â cette abbaye la donationde deux parties des dixmes de Marquion , faite parEustache, seigneur de ce lieu. Le même seigneur donnason bois de la Vacquerie , & en 1189, il y ajouta lesFours [Fumes] qu’il avoit en fa terre de Crevecœur;fa femme Marguerite & plusieurs autres seigneurs, fi-rent encore de grands biens à ce monastère. * Le Car-pentier , Hist. de Cambrai Sc du Cambresis , part. 2chap. 1 ;.
Onfeme aujourd’hui, Sc l’on moissonne dans les lieuxou la plupart des édifices de cette abbaye étoíent situés.Us furent ruinés par la furie des soldats en 1580. Lesreligieux fe font ménagé de la tranquillité, en fe reti-rant dans un lieu plus éloigné des frontières. Ils fe fontétablis dans leur prieuré de Belinghen proche de laville de Halle, fur les confins du Hainaut*. Cette ab-baye jouit de seize mille livres de revenu. * Piganiolde la Force, Descript. de la France, t. 4, p. 162.
1. CANTIUM, nom ancien que les Latins ontdonné au pays de Kent dans la Grande-Bretagne. Maisst semble à quelques - uns que César donne une plusgrande étendue à ce qu’il nomme Cantium , au senti-ment d’Ortélius, qui croît que ce Romain a entendupar ce nom toute la partie de l’iste qui s’avance vers.l’orient. Mais il n’y a qu’á l’entendre. Le Cantium deCésar comprenoit ce qui s’étend vers l’orient au midide l’embouchure de la Tamise , vis-à-vis de la Gauled’où.César étoit parti pour faire le trajet. Ce sentimentest vrai; maïs fi on étend cette côte orientale jusqu’augolfe de Boston, ce sentiment n’est pas juste, ni con-forme à l’idée que César, comment. I. 5, donne lui-mê-me de son expédition , puisqu’il ne dit point qu’il aitpassé la Tamise. Le Cantium des anciens est le mêmepays que Bede nomme Cantia*. César dit que ses ha-bitans étoient les plus civilisés de tous les Bretons ; queleur pays étoit le long de la mer, Sc que leur maniéréde vivre n’étoít pas fort différente de celle des Gaulois.* Hifl. Ecoles. 1 . 1, c. 2(5, Sc 1 . 2, c. 3.
2. CANTIUM PROMONTORIUM. promon-toire fur la côte orientale de la Grande-Bretagne > prèsde Rutupix, qui est Stonar, lieu situé dans la partie mé-ridionale de l’iste de Tbanet. Cambden dit que c’estaujourd’hui RichboroW. Ptolomée, /. 2, c. 3 , fait men-tion de ce cap, Sc ses interprètes jugent que c’est North-Forland ou le cap qui est au nord - est de la même iste.
. CANTOGILCS ou Cantogilum, lieu 8 c mo-,nastere de France en Auvergne , en français Chan-teuge: des lettres de l’an 935, rapportées par Justel,en font mention. * Valef. Notit. Gall. p. 124.
CANTON, endroit d’un pays ou d’une ville, dis-tingué du reste. On dit dans le premier sens que lepays de Caux est un canton de la Normandie, qu’il ya en Champagne des cantons qui produisent de meil-leur vin que les autres; dans le second, on dit que dansles villes de Rome, d’Avignon, il y a un canton des-tiné pour les Juifs.
CANTON fe dit aussi d’une province : le CorpsHelvétique est une république composée de treize can-tons , Sc de leurs alliés. Voyez. Suisse.
CANTON , province de la Chine. C’est ainsi queplusieurs écrivent. Mais les personnes qui écrivent exac-tement, écrivent le nom de la province 8c de la capi-tale de Qu A N TON. Voyez, ce mot.