CAP
drîx glu y íbntauíïi grosses que les geíínotes de France : ily en a de quatre sortes. Les bœufs & les moutons fepren-nentplus avant dans les terres chez les Sauvages dupays 3mais ce trafic eft réservé à ceux de la campagne, qui lesachetent pour un peu de tabac, Se qui les revendent en-suite aux habitans du cap Sc aux étrangers qui viennenty chercher des rafraîchissemens. On y volt des mou-tons qui pesent jusqu’à 80 livres , 8 c qui font de très-bongoût. On y trouve aussi des civettes, beaucoup de chatssauvages , des lions & des tigres qui ont de très-bellespeaux , & principalement des singes qui viennent quel-quefois par bandes de la montagne de la Table, jusquesdans les jardins des particuliers , en enlever les melons& les autres fruits. II y a vers Pest, à 9 ou 10 lieues duca P - une chaîne de montagnes pleine de lions , d’éle-phans, de rhinocéros d’une grandeur prodigieuse. On as-sure y avoir trduvé la trace d’un pied d’éléphant, laquelleavoit deux pieds Sc demi de diamètre , & qu'on y a vuplusieurs rhinocéros de la grosseur Se de la grandeur d'unéléphant médiocre. On y voit des chevaux & des ânesd'une rare beauté : les premiers ont la tête extrêmementPetite 8 c les oreilles assez longues. Ils font tout couvertsde bahdes noires 8 c blanches , qui leur prennent de hauten bas de la largeur de quatre doigts , Sc qui font uneffet fort agréable. Pour les ânes ils font de toutes cou-leurs , ils ont une grande raie bleue fur le dos depuis lal ête jusqu'à la queue, Sc le reste du corps comme le chevalsemé de bandes assez larges , bleues, jaunes, vertes, noi-res 8c blanches, toutes fort vives.
Les cerfs y font en si grande abondance qu’on les ytrouve en troupes, comme les moutons. Iln’y a pas tantde tigres, ni de lions que de cerfs, mais il y èn a beau-coup , à le grand nombre des peaux de ces animaux quel’on trafique au cap suffit pour en convaincre. Ils nes’ar-rêtent pas tellement dans les bois qu'ils no viennent'Pielquefois jusques dans les terres habitées, où ils atta-quent les hommes.
On trouve au cap quantité de très-bons poissons,en tr’autres des mulets, des dorades, des foles. On yv-oît beaucoup de loups marins. II y a aussi des pinguins.Oe font de gros oiseaux aquatiques, fans ailes qui sont-presque toujours dans l'eau» Sc qui font de véritablesAmphibies.
L’an 1681, Vanderstel établit une nouvelle colonie,composée de ouatre-vingt-deux familles à neuf ou dixlieues avant dans les terres, Sc lui a donné le nom de^ellenbok. Quelques-uns assurent qu'il y a des minesd'or au ca p_ On y a trouvé des pierres pesantes , oùAVec le microscope, on découvre de tous côtés de peti-tes parties qui ressemblent à del'or.
A plus de cent milles du cap les Hollandoís ont trouvél! ne fontaine d’eau chaude > qui est merveilleuse pourguérir toutes sortes de maladies , même les désespé-rée? , pourvu que les malades en boivent Sc qu’ils s'yuaignent. t JVoodes Rogers, íbid. p- iZi- ^
Les originaires du pays ont une idée très-confufe deDieu. Il s égorgent en son honneur des vaches 8e desbrebis • ^ont ils lui offrent la chair 8c le lait en sacrifice,p°ur marquer leur reconnoissarice envers cette divinité,qui leur accorde tantôt la pluie , tantôt le beau tems,relon leurs besoins. Ils n’attendent point d’autre vie aprèscelle-ci. Avec tout cela ils ont de bonnes qualités. IlsÍQnt plus charitables Sc plus-fidèles les uns envers lesoutres qne ne le font ordinairement les Chrétiens. L’a-uultere & so larcin font chez eux des crimes capitaux,qui fe punissent toujours de mort. Quoique chaquenomme ait la liberté de prendre autant de femmes qu'ílsen peuvent nourrir , il ne s’en trouve pas un > mêmeparmi les plus riches, qui eu ait plus de trois. * VoyagedeSiam, lbid. p, 70.
Ces peuples font partagés en diverses nations quion . t routes les mêmes mœurs. Leur nourriture ordi-naire est le lait & l a chair des troupeaux. Chacune deces nations a son chef ou capitaine auquel elle obéit,fans V>T ge e ^ A héréditaire & passe des peres aux en-sion' _ e ^ aux aines qu'appartient le droit de fucces-•Tnn/lpc ?our leur conserver l'autorité 8c le respect,'ilsf héritiers de leurs peres , les cadets n’ayant
pomt 4 autre héritage que l’oblígatíon de servir leursaines. Leurs habits ne font que de simples peaux detaouton avec la lame , préparées avec Fexcrément de
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vaches 8c une certaine graisse qui les rend insupportablesà la vue Sc à l’odorat. La premiere nation , en langagedu pays s’appelle Sonquas. Les Européens appellent cespeuples Hotentots , peut - être par.ce qu’ils ont conti-nuellement ce mot à la bouche , lors qu'íls rencontrentdes étrangers. Voyez. Hotentots.
CAP DE BONNE -FORTUNE, [le] dans lamer Blanche. Ce cap est une des pointes de la ccteseptentrionale du pays de Duina : il s’étend dans lamer íùr une ligne parallèle au cap Pentecôte > Sc fetrouve situé au 65 e deg. 50 min. de latitude nord , 8cprécisément entre les 60 8c 61 deg. de longit. * DePljle,Carte de Moscovie.
!• CAP BRETON, dans l’Amérique septentrionale»dans l’ifle de même nom. C’en est la partie qui regardele fud-est. Ce font tous rochers, entre lesquels on’nelaisse pas de mettre des navires à l'abri pour la pêche qui yest très- bonne. Toutes les terres de ce pays-là ne valentguéres, quoiqu'il y ait de beaux bois dans le haut desmontagnes , comme bouleaux , hêtres , sapins en grandnombre, 8c quelques pins. A Denys, Descr. de l’Amér.feptent. t. 1, c . 6.
Baudrand n’approuve pas ceux qui donnent dans lescartes le nom de Cap Breton à toute l'ifle, qu’il prétenddevoir être nommé Gaspey. Le Cap Breton est, dit-il,dans la nouvelle France, & dans la partie orientale de PisteOaspey^dansle golfe de S. Laurent, entre lacôtedel’A-cadie Se Piste de Terre-Neuve.C'est de-íà, ajouíe-t’il, quela plupart des cartes récentes nomment mal-à-propos l’istedu Cap - Breton/cette ifle de Gaspey, où est ce cap , àquoi il stiut prendre garde. Inobservation est non-feu-lement mutile, mais fausse. Ce ne font pas seulementles cartes modernes qui nomment cette ifle , Pifle duCap Breton, l es auteurs qui ont le plus fréquenté & faitconnoitre ce pays-là, comme Champlain, Denys, le ba-ron de la Hontan, Sec. En un mot, les écrivains du XVISc du XVII e siécle , ne parlent point autrement. Touss’accordent à distinguer Piste du Cap Breton de Gaspey»qui est beaucoup plus avant, & n’est pas une isle, maisfur la cote d’une presqu’iste, a laquelle ce lieu donne lenom cle Gaspesie. C’est un usage fixé long-tems avantBaudrand qui s ' e st trompé dans fa décision.
2. CAP BRETON, bourg maritime de France, dansl’électi° n des Lannes (non dansl’Armagnac, comme ladit le petit Dictionnaire géographique portatif) géné-ralité d'Audi, gouvernement de Guyenne. Les habitansde ce bourg sont de très-bons marins , Se les fables dece pay s Produisent d’excellens vins. Les vaisseaux quîne peuvent entrer dans le port de Rayonne , dans ung,- os tems , à cause de la difficulté de la barre , n’ontd'autre ressource que de venir échouer fur les côtes sa-blonneuses du Cap-Breton : si le vaisseau ne fe relève, onfauve au moins l'équipage & quelquefois les marchan-dises- * Mém. dressés Jur les lieux.
CAP BRÛLÉ, [le] dans P Amérique méridionale.II est situé sous le 14 e degré 30 minutes de latitude. II esthaut Sc souvent couvert de nuages ; rrraís Pintérieur dupays est bas , quoiqu’il y paroisse quelques petites hau-teurs- II en sort de rudes bouffées de vent, qui rendentle havre un des plus fâcheux qu’il y ait dans toutes cesmers, & qui obligent quelquefois les vaisseaux qui vien-nent y charger du vin & du charbon pour Calíao , àrebrousser jusqu’à Paraca. Pour entrer dans le havre ,il faut ranger de près les rochers qui font fous le cap •amener tous les voiles, à la réserve de celle d’avant,qui doit être bourcée à mi-mât ; tenir les ancres prêtes,Le donner fond aussi-tôt qu’on le peut : si le vent tombe0 n passe outre , l’on mouille près du rivage par-tout oùl'on veut, 8c l’on amarre le vaisseau à terre.avec un gra-pin. D'ailleurs on n’y trouve ni eau» ni bois. Lorsqu’onveut sortir on peut courir entre Pifle 8c le continent fansaucun danger, ■f Suppl. des Voyages de Woodes Rogers,to'm. 2. p. 53.
CAP DE BRULLE, [le]dans la mer d’Egypts &dans' le quartier oriental de Beheira ; c’est par lé moyende certaine eau qui s’y vient rendre dubras orienta uNil, & d’une pointe de terre qui s’est avancée en mer,que ce cap s’est formé. *,Dapper , Afrique, P-54-
CAP DE BUSCH, bourg de France en Guyenne8c dans le Bourdelois. On l’appelle plus souvent tete deBusch.