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Tome second. C - F.
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13 2 CAP

CAP DE NOLI (le), dans la mer Méditerranée,fur la rive de Genes, environ à un mille a l’est d u vil-lage de Varigouste, Sc à quatre milles a u sud-sud-ouestde* l’iíle de Brazily. Ce cap est une grosse pointe fortescarpée 8c unie 'fur le haut ; elle s’avance un peu enmer. Vers la moitié de fa hauteur il y a un hermitage.Du côté de l’est du cap Noli, il y a un peu Renfon-cement Sc une plage de fable, fur le bord de laquelleest le village de N oli. * Michelot, Port. de la Méditer,pag. 90.

CAP DE NON (le). Cap d’Afrique au royaumede Maroc, dans la province de Sus Sc vis-à-vis les istesCanaries. II est ainsi nommé parce qu’on croyoit autre-fois ne pouvoir pas naviger plus loin, comme qui di-roit, pas plus loin. Ce cap est le Chaunaria extrema dePtolomée.

x. CAP DE NORD (le), en Norwege fur la côtede l’Océan septentrional, Sc dans la Finmarche, fur lesconfins des états de Suéde. Ceux du pays le nommentNoorkin , & les Hollandois Noortkaep. I1 s’avancefort au septentrion dans l’ifle de Nagger.

2. CAP DE NORD (le), c’est le nom que les na-vigateurs François ont coutume de donner à celui dela Guiane, à cause qu’il est le plus remarquable de cettecôte, Sc qne ceux qui y ont affaire, y vont prendre or-dinairement la connoissance de la terre. Ce cap est ou-tre le a & le 3 e degré de latitude septentrionale , Sc en-tre le 3 27, & 3 28 e degré de longitude. * ÌFoodes Ro-gers, relation de la Guiane, t. 2, p. 247.

z. CAP DU NORD (le), partie septentrionale dePiste du cap Breton dans P Amérique septentrionale.Toute la côte des environs n’est presque que rocherscouverts de sapins, mêlés de quelques petits bouleaux.11 s’y trouve quelques anses de fable , où à peine íepeut retirer une chaloupe. Cette côte est dangereuse.II y a cependant au cap du Nord une place assez avan-tageuse pour un vaisseau qui peut y faire faire sa P e "che. * Denys , Descript. de l’Amérique septentrionale,t. x, c. 6.

CAP d’OBY (le), en Moscovie, au pays des Sa-moyedes; il s’avance dans l’Océan septentrional, P reSde l’embouchure de la riviere d’O’by, environ à cinqcents mille pas de la bouche de la mer Blanche au le-vant.

CAP ONEGA (le), dans la partie septentrionalede l’Onega. II s’étend dans la mer Blanche, Sc est situéà 64 degrés 30 min. de latitude septentrionale , Sc a54 degrés 25 min. de longitude. * De Ville, carte deMoscovie.

CAP d’ONEILLE (le) , dans la mer Méditerra-îiee fur la rive de Gènes , vingt milles à l’est -quart-nord-est, z degrés vers le nord du cap de l’Est de S.Rome» Sc 3 milles vers l’est-sud-est du Port-Mauríce.Ce cap est une grosse pointe ronde, sur laquelle il y aune tour de garde qui est ronde, & un hermitage au-«1 essous d.u côté du nord-est, avec une autre tour. Onl’appestc aussi quelquefois Cap de Dian , à cause qu’ilest entre Oneille Sc Dian, Sc par conséquent communentr’eux.^ Du côté du nord-est de cette pointe, il y aun peu d enfoncement Sc une plage de sable, où par lemilieu est le village de Dian. * Michelot, Port. de laMéditer, p- 87.

CAP D’ORLANDE(le) , sur la côte septentrio-nale de la Sicile, environ 15 milles vers l’ouest du capCalvao. Entre les deux la côte est fort haute' 8c escar-pee, 8c presque au milieu on voit la petite ville deNazo. Le cap d’Orlande est une grosse pointe qui sem-ble isolée; il y a íùr ce cap un château Sc au-destùsU ne petite ville. * Michelot , Portulan de la Méditerra-née , P- t2Ç.

CAP ORLOGONES (le), c’est la partie la plusorientale de la Laponie Moscovite; ce cap forme l’em-bouchure de la mer Blanche, Sc est si tu é vers les 67degrés 10 min. de latitude íeptentrionale , & à <5o de-grés 58 min. de longitude. * De l’Ijh, Carte de Mos-

C °CAP D’QRMUS (le), en Perse au royaume de cenom, Sc près la ville d’Ormus fur la bouche du golfe dePerse : Sc vlà-L-vxs du cap de Mosandan Sc de l’Arableheureuse.

CAP

CAP d’OROPESO (le), dans la mer Médíterra*née, fur la côte orientale de l’Espagne, 8c environ centmilles au nord » 5 degrés vers l’est du cap de S. Mar-tin. C’est une grosse pointe fort haute. En avançant unpeu dans les terres par le travers de ce cap, il y a unegrosse montagne en pain de sucre, qu’on appelle le montd’Oropeso , qui se voit de fort loin, sur-tout lorsqu’onvient du côté du sud; d’un tems clair on la voit mêmedu cap de S. Martin. Presque fur la pointe de l’ouestdu cap d’Oropeso il y a un petit château qui paroît com-me une grosse tour ronde, Sc vers l’ouest du château ily a une grande anse dans laquelle on peut mouiller pourles vents de nord-ouest jusqu’au nord-est : on y est pardix à douze brasses d'eau fond de fable vaseux. Versle sud de la pointe la plus avancée de ce cap, environdeux milles, il y a une roche fort dangereuse , à laquelleil faut prendre garde. Du coté du nord de cette pointeenviron trois milles » est le village d’Oropeso ; il y aune tour de garde entre cette pointe 8c le village. * Âfr-chelot, Port. de la Méditer, p. 35.

CAP d’ORTEGUERE (le), en Espagne en Ga-lice, dans la partie la plus avancée vers le nord, fur lacôte de la mer de Biscaye. Les habitans le nommentle Cap d’Ortegal. II est à 12 lieues de la Corogneau septentrion.

CAP PADRON (le), en Afrique íùr la côte duroyaume de Congo » Sc à l’embouchure de la riviere deZaire, du côté du midi.

CAP DE PALMAR (le), en Afrique, dans labaffe Guinée, fur les frontières du royaume de Con-go, Sc près de l’embouchure de la riviere de Zaire,dans la mer du Congo.

CAP DE PALMEIRAS (le), dans l’Inde, deçà

10 Gange, au royaume de Golconde, Sc fur la côte oc-cidentale du golfe de Bengale, aux frontières de l’étatdu grand Mogol. On l’appelle autrement le Cap de

Segogora.

CAP DES PALMES (le), ou Cabo das Pal-mas, est en Guinée, à 4stegrés 15 min. de latit. sep-tentrionale. Au couchant de ce cap, il y a trois petitscoteaux ronds, Sc un peu plus avant fur la terre-fermeon voit un petit bocage de palmiers , qui étant fur unlieu un peu élevé se découvre de fort loin, Sc a faitdonner à ce cap le nom de Caho das Palmas. Derrierece cap est une baye , où il y a un bon abri pour lesvaisseaux, contre les vents de sud. Au levant de cettebaye, une lieue d’Allemagne plus loin, on découvreun écueil qui est au-dessus du rivage, Sc qui s’avancevers la terre-ferme comme une longue montagne. Vis-a-vis de la pointe occidentale du cap des Palmes , estuue grande chaîne de rochers à fleur d’eau, qui va dusud-est à l’est pendant une lieue Sc demie de mer, Sctrois au-delà un banc de fable qui a 10 ou 11 brassesde profondeur. Les vaisseaux qui vont d’est Sc qui cin-glent dans l’espace d’entre deux, font én danger. Levillage de Gruva qui sert de bornes à la côte du Grainest a trois lieues au levant du cap des Palmes. * Dap -per, Afrique, p. 275.

Toute cette côte étant bourbeuíe Sc pleine d’écueils,

11 faut tenir la mer tant qu’on peut. La saison la plusfavorable aux mariniers est Février, Mars Sc Avril.L’air est serein Sc calme , 8c les zéphirs y règnent. Maisfur la fin du mois de Mai, 8c quelquefois même dèsle commencement il s’éleve des vents de sud Sc desud - est qui causent des orages furieux, accompagnésde tonneres , d’éclairs Sc de grosse pluie , ce qui duresouvent 8 ou 9 mois de fuite, c’est-à-dire jusqu’à lafin de Janvier. Les saisons les plus à craindre íbnt leséquinoxes, lorsque le soleil y darde perpendiculaire-ment. Le pays, rapporte abondamment du millet, ducoton, du riz, de l’excellent vin de Palme Sc sur-toutde la graine de Paradis ou Melegette. La plante quiporte cette graine a les feuilles épaisses de quatre pou-ces de long 8c de trois de large. La tige du milieu estfort haute, 8c il en fort plusieurs filamens qui se répan-dent en ligne oblique sur toute la feuille, comme danscelles de l’arbre qui porte le girofle ; le goût des tigesSc du fruit tient de celui du clou, mais il n’est pas tout-à-fait si fort. Ce fruit est ovale Sc de la grosseur d’unefigue : l’écorce est souple, de couleur roussâtre ou d’uu