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Tome second. C - F.
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pas un pays » mais une ville qui est Heídelberg, capi-tale du Palatinat. Munster l’explique d u Bergstrafs.

1. CAPELLE, ou Capell, petite ville d’Allema-gne, furie bord occidental du Rhin, vis-à-vis de Lohn-stein & de l’embouchure de la riviere du Lohn dans leRhin, au-dessus de Coblentz. * Zeyler, Carte de la haute"ïlesse & de l’archevêcjhé de Mayence.

2. CAPELLE (la), petite ville,de France en Picar-die dans la Tierache, fur la frontière du Pays-bas Sedu Hainaut ( a ). C’étoit autrefois une des clefs Se unedes plus fortes places de toute la Picardie ; mais sesfortifications ont été rasées. Elle fut prise par les Espa-gnols en 1 <5 3 < 5 , Se f année d’après, le cardinal de la Va-lette la reprit fur eux ( b ). Ce n’est plus qu’un bourg àune lieue de la riviere d’Oife, à cinq de Guise au levant,Se à quatre d’Avesne vers le midi. ( a ) Piganiol dé laForce, Desc. de la France , t. 3 , p, 47. ( b ) Baudrand ,édit. 1705.

3. CAPELLE (la) Capella. Abbaye d’hommes dePerdre de Prémontré dans le haut Languedoc, à troislieues au midi de Toulouse, près de la Garonne.

CAPENA, ancienne ville d’itaiie, dans la Toscaneancienne, entre les Veiens 8 c le Tibre. C’étoit dans leterritoire de cette ville qu’étoient le bois 8 c le templede F.éronie : Voyez, ce mot. Títe Live , l. 5 , c. 1 o, ditOn eut alors plus d’une guerre à soutenir en même tems,chez le's Veiens, à Capéne, chez les Faleres 8 c chezles Volsques. 11 dit ailleurs, /. 22, c. 1. On manda dedivers endroits qu’il y étoit arrivé des prodiges ; q u aCapena on avoit vu p a rostre en plein jour deux lunes -êcc. Ce fut un municipe , comme il paroît par une ins-cription trouvée fur le mont S oracle 8 c publiée par Gril-ler, p. 4 66, n. 6 .

V. M. SELîCI CLEMENTIS SEVIR!

MUNìCIPIO CAPENAT.

Etienne écrit Capinna. Dans un fragment de Caton on

lïtCAPiNA, pour le nom de la ville, 8 c CapíNaTESpour celui deshabitans, tant de la ville que du territoire.I ite-live , l. 5, c. 8, nomme ceux-ci Ca pénates. Lepassage est d’autant plus remarquable , qu’il détermineoù ils étoient. La guerre , dit-il,'devint d’autant pinssérieuse, que les Capenates Sc les F-disques arrivèrenttout à coup. Ces deux peuples de l’Etrurie fe voyant lesplus proches des Romains âpres la cìéfaite des Veiens ,crurent qu’ils feroient les premiers attaqués. J’ai dejadit que le bois 8c le temple de Féronie étoient dans leterritoire de Capéne. Tite-Live le marque en plus d’unendroit, L 27, c. 4, Sc L 33, c. 26. Virgile, Mneid h1. 7, v. 697, nomme ce bois Capenì Luci.

.CAPENA PORTA. Les Anciens ont ainsi nomméune des portes de la ville de Rome > qui est aujourd’huila porte de saint Sébastien, à cause de l’églife de ce saintC’est-la que commence la voie Appienne. On a cherchél’origine de ce nom. Marlien avoit avancé qu’il venoitd’une ville nommée Capene , bâtie par Itaius auprèsd’Albe, Sc citoit Solin, comme garant. Ortélius a fortbien remarque que Solin n’en parle point, 8 c que lacitation est fausse. L^e sieur Roffi , dans fa descriptionde Rome ancienne, ne laisse pas de dire : Fà coft chia-Tnata 0 délia citta di Capena. , che Italo' fabrico prejsoaílba, comme raconta Solino , Sc le même auteur ajouteune autre opinion qui dérivé ce nom d’un bois des Mu-les , nommé en latin Camœnarum Fucus. Elle fut auffiappellee la Torte Appï enne du nom du grand chemin,qui commençoit en cet endroit. * Dcscrezxione di Bornaartnea , p. 47.

CAPENAU, bourg de France en Languedoc, audiocèse dè Carcassonne- G’est ce qu’en dit Baudrand. Ledénombrement du royaume de France ne parle pointde Capenau 5 maïs il met Cafendu, ville de 118 feuxdans le meme diocèse. Ces deux orthographes ne meparaissent designer que le même lieu qui est situé auprèsBarbeyrac fur ì’Aude au-dessous de Carcassonne. Lagrande carte des généralités de Montauban Sc de Tou-louse le nomme Cappendeza. Le vrai nom est Ca-fendu.

I. CAPER ou Caprus, riviere d’Asie dans la Syrie,

CAP

félon Ptolomée, l. 6 , c. 1. Cet auteur marque trois ri-vières qui lomboient dans le Tigre ; fçavoir le Lycus ,le Caper Scie Gorgus; toutes les trois entre les villes deNinus 8 c de Seleucie, à pareille distance l’une de Pau-vre , & dans Perdre où elles font nommées ici : de forteque le Lycus étoit le plus proche de la ville de N inus »le Gorgus plus près de Seleucie Sc le Caper entre deux.Polybe dit, / 5, c. 51. Hermias étoit d’avis que l’onmarchât le long du Tigre, & que ce fleuve 8 c deux au-tres rivières, le Lycus Sc le Caper, servissent de retran-chement à l’arméè. Nous avons déja remarqué plusieursfois que les Grecs avoient porté en Assyrie des nomsusités ailleurs, Sc aufquels ils étoient accoutumés; caron trouve encore le Lycus Sc le Caper dans l’Asie mi-neure, Voyez, l’article suivant.

2. CAPER ou Caprus , riviere de PAsie mineureen Phrygie dans la Cibyratique. Pline ,/. 5, c. 29, diten parlant de Laodicée : elle est fur le Lycus ; l’Afopus.Sc- le Caper baignent fes côtés. Strabon , /. 12 , p. 578,dit aussi en ^parlant de la même ville; c’est-là que leCaper 8c le Lycus fe perdent dans le Méandre. "Unemédaille de Commode représente le nom Sc le génie deLaodicée, Sc 2 rivières expressément nommées Aricoc,Kain> c. '

CAPERNAUM. Voyez. Capharnaum.

CAPERSANA, lieu Voisin de Zeugrna., ville deSyrie. Ammien Marcellin , /. 18, p. 139, édit. Linde-írog. en fait mention. Ortélius doute si ce n’est point lamême chose que Capessana qu’il nomme plus bas aul- 2i , p. 202, 8 c qu’il dit être située au bord de l’Eu-phrate. L’histoire mêlée, selon le même géographe, faitmention de Capess a , qui peut bien n’être pas différent.Lliéodòret dans la vie de Salaminus , met ce lieu versl’occident de ce fleuve.

CAPERTURI , ancien lieu d’Asie. L’Itinéraíred’Antonin le met fur la route d’Antioche à Eméfe, en-tre Niaccaba Sc Apamée , à 24000 pas de la premiere ,& à 20000 pas de la seconde.

CAPÉS o.u Caps, les Maures disent Cabez, ville‘l’Afrique dans la province de Tripoli. Marmol, t. 2 ,f- 6, c. 38, écrit Capez. Cette ville est grande Sc an-tienne, Sc l’une des premieres que les Romains bâtirenten Afrique. Elle est dans le golfe que fait la mer Médi-terranée entre les Esfaques Sc les Gelves. Elle est fer-mée de vieilles murailles fort hautes , Sc a une belle for-teresse près de l’embouchure d’une riviere d’eau chaude.

( D’Ablancourt ajoute que Ptolomée met cette riviere à38 degrés 40 min. de longitude , & à 32 degrés 45 m."n„de latitude. II devoir dire que Ptolomée place le Tri-ton que l’on croît être la même riviere à 38 degrés 48minutes de longitude, Sc à 30 degrés 45 min. de latitude;car c’est ainsi qu’on lit dans Pouvrage de ce géographe./. 4, c. 3. Quant à la ville même que le même auteurnomme Cape ouTacape, il lui donne 38 degrés 50min. de longitude, 8 c 30 degrés 30 minutes de latitude.(C’est fous le nom de Tacapé qu’elle fut très-illustredu tems des Romains). Les Goths Payant prise, ytinrent long-tems garnison; mais les successeurs de Ma-homet entrant en Afrique la ruinèrent, Sc depuis, ellefut encore ruinée fous un calife de Carvan ; 8c quoi-qu’elle fe soit rétablie , elle est si incommodée descourses des Arabes, qu’elle a été long-tems déserte.Ceux qui y demeurent aujourd'hui, sont de pauvresgens fort noirs dons la plupart s’adonnent à la pêche,ou au labourage. II y a en cette contrée de grands lieuxplantés de palmes; mais les dates fe féchint auffi-tôt Scne durent pas toute l’année comme celles de Numídie.Les terres sont légéres Sc sablonneuses, où l’on ne re-cueille que de P orge , encore bien peu. La principalenourriture des habitans est de racines douces , commedes amandes que l’on mange cuites Sc détrempées »comme les Indiens mangent les patates.

CAPES, ( Golfe de) golfe de la mer Méditerranéefur la côte de Barbarie au pays de Tripoli. II prend lenom de la ville qui y est située. * Dapper , d’Afrique,p. 200.

CAPES ou Cap, riviere d’Afrique fur la côte deBarbarie , au pays de Tripoli. O n croît que c’est le T ri- 1ton des anciens. Elle a fa source du côté du midi dans undésert sablonneux près du Mont Vassalat, Sc fe jette dans

la mer près d’une ville nommée auffi Capés. On dit que