CAP
Peau en est si chaude qu’on n’en sçauroít boire avantque de l’avoir laíiTé reposer une heure. Près de la villed’Elham elle forme un lac appelle le Lac des Lepreux ,parce que ceux qui font infectés de cette maladie, gué-rissent en buvant de son eau.
CAPÉS ou Kapés, peuple d’Astíque fur la cote dePOcéan , près de la montagne de Sierra Lionna. Cefont les anciens habitans du pays. Ils font les plus in-génieux de toute la Guinée, 8c apprennent facilementtout ce qu'o n veut; mais comme leur pays fournit suf-fisamment à leur entretien, ils aiment l'aiíè & le repos ,& font ennemis de la guerre. Ils ont pour voisins d au-tres Nègres, qui s’appellent Kombas-Manés, c est-à-dire Antropophages. Ceux-ci l’an rZoz. firent irrup-tion dans le pays de Capés, pour s enrichir du pillage ;mais attirés par la fertilité du terroir , us résolurentde s'y habituer , Sc chassèrent les Capes de tous les en-droits , où ils trouvèrent bon de s’établir, mangeant lesuns, 8c vendant les autres aux Portugais. Ces malheureuxvaincus, venoient se jetter eux-mêmes entre les brasdes Portugais, les priant de les prendre pour esclaves ,afin de fe sauver des mains de ces barbares , qm fontdevenus depuis un peu moins farouches.^ Dans chaquevillage il y a une grande maison íeparee des autres,où l'on met les jeunes filles, asm d’être instruites pen-dant un an par un vénérable vieiLard. A la fin de 1 an-née , toute cette troupe de filles fort en pompe au sondes instrumens , pour s’aller rendre dans certaines places,où elles dansent en présence de eursperes 8c de plusieursjeunes uens, qui, le bal fini, chossisseim pour leurs fem-mes , celles qui leur plaisent le plus ; aptes quoi, 1 épouxfait quelque présent au pere & au maître de la fille.Voyez. Sierra Liovna. Les Capes 8c les Kombas-Ma-nés ont leurs rois qui rendent la justice eux-mêmes ;pour cet esset, il y a une grande cour dans leur Palaisnommée Fiincos , où ils donnent audience : le roi étantassis fur un trône élevé , & ses conseillers rangés fur dessièges plus bas à ses côtés. Là comparaissent les partiesaccompagnées de leurs procureurs Sc de leurs avocats,parés de diverses fortes de plumes avec des sonnettesaux pieds Sc des dards aux mains fur lesquels ils, s’ap-puient, Sc un masque fur le visage pour parler avec plusde liberté, 8c fans être connus; ensuite le roi ayant prisl’avís de ses conseillers , prononce la sentence. Ce roin’est à proprement parler , qu’un viceroi des rois deQuoja ou Cabo-Monte , qui depuis qu ils íe font empa-rés du pays de Sierra-Lionna , y envoient un gouver-neur avec titre de Dondagh, qui signifie tou*Dapper,de l’Afrique, P . 249. Bellin, côte de Gumee.
CAPESSANA. Voyez. Capersana.
CAPESTAN, petite ville de France au bas Lan-guedoc, au diocèse de Narbonne ( a ) a deux lieues decette ville , vers le septentrion proche de la rivierred’Aude. Son nom est formé du latin caputstagni, c’est-à-dire , la tête ou le commencement de F étang. Cetteville qui n ’a que ( b ) 267 feux appartient ( c ) aux ar-chevêques de Narbonne, qui y ont fonde un petit cha-pitre 8c une église assez belle, bâtie depuis l’an 1272,fur le modèle de la métropole de Narbonne. Le canalroyal pour la communication des deux mers , passe dansle territoire de Capestan. ( a ) Baudrand, éd. 1705. ( b )
Dénombrement du royaume de France , t. 2, p- 273. ( c )Corn. Dict.
CAPEZ. Voyez. Capés.
CAPílTERUM, place force aux pieds des monta-gnes, selon Cedrene, cité p a r Grtélius. Elle étoit voi-sine de Théodosiopolís dans la Thrace, & est nomméeCaîeti Arx , ou la forteresse de Capet par Curo-palate.
CAPEUS, baye particulière dans le golfe Persiquefur la côte d’Arabie , selon Pline, /. 6 , c. 28 , qui ymet les Gaulopes Sc les Chatenes.
CAPHAR, ce mot en Hébreu "> signifie un vil-Ege, une bourgade. Delà vient qu’il fe trouve asse zsouvent avec un autre terme , qui est le nom propre &distinctif d u village ou de la bourgarde.
Le nom Caphar est quelquefois joint à un nom deville, parce qu’il est souvent arrivé qu'un village s’estaggrandi, 8c est devenu ville.
CAPHAR ou Caph a ra , village ancien de la Pa-lestine dans ía Tribu de Benjamin. * Jojue , c. 18 , v. 26.
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CAPHAR-ABÍS ( a ), château de l’Idumée dontparle Josephe ( b ). Cerealis tribun des troupes Romai-nes prit cette place avec très-peu de monde. La Ge-mare ( c ) parle d’une place considérable de Plduméeméridionale nommée Gáphar-Bisch. Ce devoit êtreune grande ville 8c non une simple forteresse. (-1) /). Cal-met, Dict. ( b ) De bello /. 4, p. 33. ( c ) Gemer. Babyl.Gittim. 57, 1.
CAPHAR-ARIA, c’est-à-dire le village du Lion ,entre Jérusalem 8c Ascalon, suivant les tables de Peu-tinger. C est peut-être la Capharorfa de'Ptolomée.
* Gemer. Babyl. Gittim, 57, i.
CAPHARATH , village de Galilée que Josephe fit
fortifier, comme il le dit dans fa vie. * Gemer. Babyl.Gittim , 57, 1.
CAPHAR-BARÏCA ou
CÀPHAR-B ARU CHA, c’est-à-dire village de Bé-nédiction ; village de la Palestine dans la tribu de Juda.S. Epiphane ( a ) le met fur les confins des pays d’Eleu-théropole 8c de Jérusalem , Sc à trois mille d’Hébron.II écrit ce nom zaSa^apiFa , au lieu de quoi quelques-uns ont voulu lire àj s*pÇeipi%#, né sçachant pas que Ca-bar est là pour Caphar. Son nom lui vient peut-être, ditReland ( b ), parce qu’il étoit voisin de la Vallée de Bé-nédiction. Saint Jérôme dit ( c ) , que Sainte Paule yétant montée, fe souvint de la caverne de Loth, &vit l’endroit où étoient autrefois Sodome 8c Gomorre.On croît que le patriarche Abraham accompagna jus-ques-là les Anges qu’il avoít eu l’honneur de recevoir8c qui aboient à Sodome. ( a ) AdverJ. H<creJ.\..i , p. 291.( b ) 'FaUfl. p. 685. ( c ) Faralip. 1 . 2, c. 20, v. 26.Epith. PaitU.
CAPHARCHANANIA, les docteurs Juifs mettentce lieu aux confins de la haute Sc de la basse Galilée.Quelqués-ùns la prennent pour Cana, comme l’auteurdu livre Juchasin. * Reland, Palœst. p. 687.
CAPHAR CHITTAIA. Les Taímudistes croientque ce lieu est le même que Ziddim , dont parle le li-vre de Josué , c. 19 , v. 35, Reland doute si c’est laCapHARCotia de Ptolomée.
CAPHARCOTIA ou Caparcotia , c’est de cettederniere façon que ce mot est écrit dans Ptolomée, l. 5,c. 1 6- C’étoít une ville de la Palestine dans la Galilée;mais les exemplaires de cet auteur varient extrêmement.
' Celui des Aides ou de Moíet, qui est le même, porteCaPARctoni. Molet ajoute Caparcotia , selonFexemplaïre grec. C’est > selon lui, la même chose queCapharnaum. Les éditions de Noviomagus 8c de Ber-tius ne font mention ni de Caparcloni , ni de Caparcotia *8c mettent à la place le nom de Caparnaum. Cependantc’est une erreur géographique assez grande ; car Capar-cotia de Ptolomée n’est point différente de Caparcotani ,entre Scythopolis Sc Césarée de Palestine , selon la ta-ble de- Peutinger, Sc par conséquent, ce' ne peut êtreCapharnaum, Caparnaum ou Capernaum > qui étoit bienloin de-là, près du Jourdain au nord occidental de la merde Tibériade.
CAPHAR-DAGON, ou le village de Dagon dansla Palestine , entre Diospolís Sc Jamnía, selon Eusebe ,
V0C67YL Zqèc&vicy,
CAPHAR-ETHvE A, lieu de la Palestine, dans leterritoire de Samarie. C’est le même que Caparetzea.Voyez, ce mot.
CAPHAR GAMALA , lieu de la Palestine, à2 oooo pas de Jérusalem. Lucius prêtre, félon D. Cal-met, DiEl. (qui se trompe, il devoit dire S. Lucien,martyr du V. siécle ). a écrit l’histoíre de Pinvention descorps de S. Etienne & autres qu’il trouva par le moyend’une révélation. Il étoit de Caphar-Gamala. II sembleajoute D. Calmet, que ce lieu prenoit son nom de 6 a-maliel, qui en étoit le propriétaire : ( il y aurait toutlieu de soupçonner au contraire que Gamaliel prenoitson nom de Gamala,) 8c qu’il y fit enterrer S. Etienne,
* Bellarm. Descript. Ecclesi ad ann. 420.
CAPHAR-JAMA , c’est le nom que les,Taímudistes
( a ) assurent que l’on donna à la ville de Palestm e ^om-mée auparavant Jabneel ( b ) dans la tríbude ep tali,( a ) Gemar. Hierosol. Megilla.íoì. 7 0 » c " I- ^ ) dofue,c. 19, v. 33. ...
CAPHAR-LAKITIA, les Rabíns disent quel’em-pereur Hadrien mit des corps de gardes en trois lieux ;