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avoit alors douze maisons principales où l’empereur selogea avec toute sa cour. 11 y bâtit un château. Pline,/. 3 , c. 6, dit : Tiberii principis arce nobíles Câpres.* Anal. 1 . 4, c. 6y, Sc c. z o. Trad. d’Abiancourt.
Elle a présentement une petite ville dans fa partieméridionale, qu’on appelle auflî Capri , où est un évê-ché suffragant de i’archevéché d’Amalfi, avec un sortchâteau sur un rocher. Ses habítans font francs de tou-tes sortes d’impositions à cause de la garde qu’ils fontdans Piste. II y passe tous les ans une fi grande quan-tité de cailles, que c’est, dít-on, le principal revenu del’évêché , d’où vient que quelques-uns Pont appellé enriant Pevêché des cailles \ Vescovado delle Quai!le. Jou-vîn de Rochefort dit qu’au mois de Mars , qui est labonne saison , on ne les vend à Naples , qui les tirede-là, que quatre ou cinq fols la douzaine. II ajoutestue cette iste est longue de six milles ou environ, lar-ge de deux, Sc qu’elle a ses deux bouts couverts demontagnes , qui font une vallée au milieu cù la villede Capri est située ; & enfin qu’ii y a une source d’eauadmirable pour sa grosseur Sc pour sa bonté. * Bau-drandjè dit. 1705.
2. CAPRÉÉS, marais ou Romulus disparut, prèsde Rome, selon Plutarque.
CAPRENSIS, siège épiscopal d’Afrique. La no-tice épiscopale, n. 53 I e met dans la Mauritanie Cése-riense.
CAPREOLUM, lieu d’Italie au pays des Sabins,fur la voie Saiarienne, à treize mille pas de Rome , furle bord du Tibre. II en est parlé dans la vie de S. Ge-tulius, citée par Ortelius.
CAPRESE, village d’Italie en Toscane, dans leFlorentin. C’est où Narsis défit Totila, roi des Goths.Il est situé à la source de la Marecchia aux confins duduché d’Urbin, à deux lieues du Tibre, selon Cor-neille qui ne cite aucun auteur.
CAPRETiE, ancien peuple de P A fie proprementdite. Pline, /• 5 > c - 3 ° 3 en P ar ‘ e comme d’un peuple quine subsistoit déja plus de son tems. Apamie fat bâtiePar Seleucus dans leur pays.
1 : CAPRI Alt. j f° y ‘~ Caprées «.
CAPRIA) lac cPAfie dans le voisinage de Perge >dans la Pamphylïe , selon Strabon, /. 14 , p. 667 , quidit qu’il étoit assez g ra nd.
CAPRIANUS MONS, montagne de Sicile prèsd’Héraclée, selon Ortéiius , qui cite un fragment duZ6° livre de Diodore, publié par Henri Etienne.
CAPRILIA, ou Câpre.® , ou Capr® Paludes,c’est le nom du lieu où Romulus fut mis en pièces par,les Sénateurs jaloux de son autorité. Ce lieu étoit prèsde Rome. Tite-Live, /. i. c - I( G nomme ce lieu Ca~pr-e Palus, Ovide, Fast. 1 . 2, v. 491 , dit Câpre.t.
Est locus-, antiqui Câpres, dixere paludem,
C’est Festus qui fournit le nom de Caprilia.
CAPPJMA, petite ville d’Asie dans la Carie , se-lon Diodore de Sicile, /•
CAPRI-MONS, ou Caprjemons (O .c’est le nomd’une ancienne maison royale de Lothaire. Charles leSimple en fit don avec quelques autres domaines auduc Gilbert. Flodoard la place fur la Meuse vers les con-fins du diocèse de Liège. L’auteur qui a écrit des mi-racles de S. Remacle ( b ) fait mention de cette maisene n ces termes : Per id tempus à Caprs-montis Caflello,C- 10 nos ut conferrcmus Normardca rabies compiderat .. redire proberabamus. Elle est nommée Capti-vons dans les lettres de Gerbert. II y a long - temsssue cette maison ne subsiste plus ; elle fut détruite parNotger, évêque de Liège, qui s’en étoit emparé. Oncn place l’époque à Tannée 980. Adrien Valois , notit.GalL p. 124, dit que le nom vulgaire est Chievh.^mont ou Keuermont. ( a ) De re diplomat. 1 . 4. k- 2 57-' P Benediêï. p. 501.
, , .HIPORIIJS, ancíen nom d’un port de la
l’Arh « 6 i ^omponius Mêla, /. 2, c. 2, le met entre1 Athos & le Strymon.
j- INSULA. S. Grégoire le Grand
dit qu elle est dépendante pour le spirituel de la ville ad
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Novas. Ortélíus juge qu’il faut la chercher quelque parevers la Pannonie. * Epifi- 1 - 7. Epis. 9 & 10.
CAPRON, évêché fous la métropole d’Edesse, se-lon Guillaume de Tyr. C’est apparemment le mêmesiège qui est nommé Garron 'ou Carron , .dans lanotice du Patríarchat d’Antioche ; & ce mot Carronn’est dans cette notice qu’au lieu de Carrha , qui setrouve dans celle de Hiérocles. * Schelftrate , tom. 2,pag. 712 & 739.
CÁPRONCZA, en latin Copronitz.a, selon Bau-drand, édit 1705 , petite ville de Hongrie dans l’Es-clavonie, avec un fort château fous la puissance de l’em-pereur aux frontières de l’empire du Turc, à cinq mil-les d’Allemagne de la Save > au septentrion , en allantvers Canise , dont elle est éloignée de deux milles.
CAPRULENSIS SEDES, siège épiscopal d’Istriedans le Patrïachat de Grado ; il est nommé Caprtj-liensis dans une autre notice. C’est Caorle. Le con-cile de trente fait mention de JEgidiits falsetta Capru-lanus. * Schelfirate, t. 2, p. 750 Sc 763.
1. CAPRES » ou Capros. Voyez. Caper.
2. CAPRE S, port de la Cherfonnése, ou pres-qu’iíle dru mont Athos. Il y a au même endroit uneifìe de même nom, selon l’abréviateur de Strabon, l. 7.
CAPS. Voyez. Capes.
x. CAPSA,' ville d’Afrique dans la Bízacéne. Quel-ques exemplaires de Ptolomée, /. 4, c. 3 , portent Camp-fa. La nocice d’Afrique met entre les évêques de Biza-cène Vindemialis Capfensìs, Sc 8. Augustin contre lesDonatistes parle de Donatule de Capse [Gapfe], Onne fait si c est la même que Marins prit. Sc dont Sal-luste , c- 9 1, a parlé. Bochart, Georg. Sac. 1 . 1, c. 24,assure qu’elle ne Test pas, & s’appuie íùr un géogra-phe Arabe , qui met à peu près au même lieu que Pto-lomée une Capse qu’il décrit ainsi : Jolie ville entou-rée de murailles , avec une rivière qui passe auprès »Scc. Sc au milieu une fontaine nommée Tarmid. Cene peut être la Capse dont parle Salluste, puisque lesaffiégeans furent obligés d’apporter de l’eau de fort loin.Celle dont il est ici question, est la même qu’Antoninmet entre Teìepte Sc Tacape, Sc dont il marque ainsila route :
Telepte,
Gemellas,
Çremellas ,
Capse,
Thaserte ,
Aquas TacapinaSj
Tacapas ,
Elle étoit fur une petite rivíere qui tombe dans lagolfe que forme à son embouchure le fleuve Triton.On ne peut nier que Massmisse avança- fort loin versl’íntérieur du royaume de Nurmdie, Sc que Juba leposséda de mêníe. Le savant évêque d’Oxfort, qui atravaillé fur le concile de Carthage tenu par seint Cy-prien , dit de Telepte Sc Segeontes qu’elles étaient danslaNumidie Bizacéne, c’est-à-dire, dans la partie de laBizacéne dont les Numides étoíent maîtres. Spon, Mis-celU Erud. antiq. p■ 162, rapporte cette építaphe»
M. ANTONIO M. F.SERGIA PATERNIANO.
N A T. C APS A.
Ce qu’il lit comme si c’éto itNatione Capfa , & l’entendde la Capse de Jugurtha. Cette építaphe que rapporteauflî Cellarius, Geog. anc , /. 4 , c. 4, ne leve ^ucunedifficulté' ma;s le géographe Arabe est décisif. Cequ’a-joute Cellarius , que si la Capse de Saiuste & celle dePtolomée sent différentes, il faut entendre celle dontparle l’épitaphe de celle de la Bizacéne, est de fort bonsens. Car celle de la Numidie fut détruite par Céfor,on ne fait pas qu’elle ait été rétablie. Ëaudrand à î’arti-cle Caps oú Capes, dit que son nom serin est Cape,Tapaca, Tapace Sc Capfa. Ne diroit-on pas, à 1 enten-dre , que Tacape , ( car c’est ainsi qu’il fout lire ce nom »qu’il bouleverse deux fois de fuite), étoit e nom d uneville nommée auflî Capfa ? Cependant il y av°it ÍOjXante-
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